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Rouge Paradis

De
52 pages

Notre auteur franchit une nouvelle étape dans sa quête d’une expression sans limite de la sensualité. Son personnage-narrateur, hanté par ses désirs et en proie à une véritable addiction aux sept péchés bibliques, nous emmène dans son voyage érotique à une cadence époustouflante. À travers les aventures de ce jouisseur insatiable, on est ému par la connaissance de la psyché féminine que révèle cet ouvrage, élément qui nous livre les clés de la personnalité de celui qui se cache derrière cet homme si troublant : un être doux et sensible, en recherche de l’absolu amoureux, cabossé par la vie, blessé par les caprices d’Éros, mais qui se relève après chacune de ses chutes pour nous conduire à celle du roman et peut-être... nous rappeler une autre chute.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre
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Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-334-22379-9
© Edilivre, 2017
Préface
Au fil du temps, ils évoluèrent : certains ne le furent plus et d’autres le devinrent. N’allez donc point mal me juger par ce que vous allez lire ci-après de ces confidences que je vous fis un soir de désœuvrement sentimental. Considérez-les et demandez-vous si vous n’en avez jamais touché un ou plusieurs. Oui ? Alors dites-vous, sans vous lancer d’injonction aucune, que votre paradis est sans doute un peu rouge sang aussi comme le mien. Après tout nous ne sommes qu’humains, même si certains d’entre nous ont cette prétention de faire toujours mieux que le commun des mortels. Interrogez-vous sincèrement et répondez-y honnêtement : vous ne les avez même jamais effleurés ? Alors je vous donne ce petit conseil : écrivez au Vatican et demandez votre béatification. On ne sait jamais ! Les gens comme vous sont tellement rares ! Pour les autres, comme moi, ne soyez pas coupables. Sentez-vous humains, heureux, humains et sincères. Epicure vous le rendra !
Chapitre 1
Je décidai de partir un soir à la rencontre d’Estelle, une inconnue rencontrée sur Internet, à mi-chemin. Je l’attendis un peu devant cette auberge où nous nous étions fixé rendez-vous. Elle eut un peu de retard, juste le temps pour moi de me poser ces questions : allait-elle me plaire ? Allais-je la séduire ? Allions-nous nous charmer ? Et si non, qu’allait-il donc se passer ? Nous dînerions, échangerions et repartirions chacun de notre côté ? Sans aucun doute… Elle arriva donc : un sourire aux lèvres, belle comme un ange et moi ? Elle me plut. Je m’aventurai à prendre ses lèvres car nous nous connaissions un peu déjà. Elle ne dit pas non. Son regard bleu translucide… ne me lâcha plus ! Elle me contempla ! Et sa voix fit doucement chanter mon cœur ! Je la pris par la taille en réalisant que je pourrais être amené à ressentir autre chose pour un autre cœur que le mien. Nous passâmes une soirée merveilleuse puis un week-end à nous contempler, à nous effleurer et à découvrir chacun de nos reliefs, même les plus intimes ! Nous fûmes doux et sensiblement attentionnés en prenant soin de chacun de nos désirs. Epris comme au premier jour, elle fut mon printemps et moi sa renaissance : je redécouvris mon corps, elle, son âme et son cœur. Elle fit de moi son paradis ; je ne lui proposais volontairement que l’enfer d’un décor contrefait. Estelle attacha provisoirement toute mon attention autour de ses courbes sensuelles et somptueuses ; ses caresses n’en finirent plus de m’envahir d’un plaisir que je ne soupçonnais plus. De sa langue veloutée elle s’attarda dans le moindre de mes secrets à déchaîner une multitude de gémissements dans mon âme. Elle enjamba mes émotions les plus dures, s’en pénétra au plus profond d’elle-même et lorsque le plaisir de l’ultime sensation prit possession d’elle, elle lâcha un « Oui ! » qui voulait dire… Que voulait-elle dire ? Je ne le sus jamais et je m’en fichais parce que je l’avais comblée de ce bonheur provisoire et passager. Inconsciemment peut-être, je pris le chemin le moins tortueux pour repartir sur le sentier de la sûreté et de la préservation de moi-même en lui tenant des propos improbables qui ne me ressemblaient pas. Elle comprit sans ambages l’issue de cette rencontre et je me retirai doucement, une larme au cœur. Elle eut la même sans que je ne le sache. Elle fut ce premier pas de la métamorphose de la chrysalide. Je réalisai à nouveau que je pouvais donner un grand plaisir par mes caresses et mes ébats, mais aussi par ma créativité, dans tous les sens du terme : mon écriture fleurie, directe mais efficace, fut un de mes atouts. Mes yeux, mon dieu ! Mes yeux les firent craquer ! Que dire de mes écrits ? Ils les firent toutes succomber ! Je décidai alors de ressortir vingt-cinq ans de poésie tranchée, quelquefois tranchante, du fond de mes tiroirs. Là, j’assemblai ma prose du moment et l’une de ces poésies. Ici, mon émotion d’autrefois vint flirter avec l’humeur du jour. Un mariage surprenant ! Je fus inventif dans la forme et je me distinguais maintenant des autres mortels ! Ce premier roman que j’écrivis fut un objet littéraire surprenant, sorti de l’imaginaire novateur d’un auteur dont les productions constituèrent une sorte de postmodernité formelle. Après le surréalisme et le Nouveau Roman, on se plut à penser que le temps des conteurs lyriques était révolu, et que plus rien ne pourrait plus jamais surgir du côté du discours amoureux si magistralement exploré par Roland Barthes. Mais ce fut avant que je ne surgisse, moi ce météore que plus personne n’osait espérer… Ivy, cette belle anglaise, aussi, n’osait plus prétendre… à un homme avec mon éducation. Je fus attentionné, doux et romantique, comme elles les aimaient. Je la compris. Je lui dis tout ce qu’elle voulut entendre, en lui prêtant une oreille faussement attentive. A vrai dire, mon seul véritable objectif ce fut de les allonger sur mon corps, de les caresser, de les dominer puis de les coucher sur mon tableau de douces créatures. Un prénom de plus… Un fan encore ! Elles nourrirent ma prose et mes vers, firent taire mon appétit de chair et bâillonnèrent
mon envie de gloire. Je voulus être de ceux que l’on aime et que l’on adore. Je me sus être cette lueur qui semblait poindre dans l’obscurité de leur mal-être, ce majestueux fanal qui orne les côtes et évite bien des naufrages. J’eus à présent cette prétention d’adoucir leurs vies. La mienne un peu aussi. Et je fus né aussi avec cette chance de pouvoir m’exprimer avec des mots que peu d’entre vous maîtrisaient. J’avais donc le talent, l’audace et la beauté de mes quarante-six printemps : de quoi toutes et tous les séduire ! Que me manqua-t-il donc si ce n’est un formidable coup du hasard pour que je parvienne à ce à quoi j’avais droit ? Ce petit bout de gloire m’attendit un jour, sur le rayon d’une librairie, aux rayons poésie, nouvelles et romans. J’avais laissé ma patte un peu partout et cela me plut : il y eut comme un goût d’éternité. Dans les cœurs de mes belles impatientes… idem : Christophe Deux fois les avait pénétrées ; le souvenir divin restait ! Etrangement, à ce moment précis, me revint un mot pas...