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Ryan Conner

De
480 pages

La plupart des loups solitaires sont dangereux. Mais Ryan Conner doit réviser son opinion lorsqu’il rencontre Makenna Wray, qui consacre sa vie à aider des solitaires en détresse – et qu’elle lui amène un jeune cousin recueilli dans son refuge. Sensuelle et pleine d’humour, Makenna semble prendre plaisir à l’irriter, surtout lorsqu’elle refuse de parler de son passé. Ryan est persuadé qu’elle est son âme sœur – et il est bien décidé à s’unir à elle, même s’il doit pour cela faire preuve de patience. Mais lorsqu’un alpha sinistre commence à tourner autour de la jeune femme, Ryan est prêt à sortir ses griffes...


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CHAPITRE PREMIER
Rien de mieux pour casser l’ambiance que la découverte d’un métamorphe inconscient devant sa porte. De surprise, Makenna Wray fronça les sourcils, cligna deux fois des yeux, en s’attendant presque à le voir disparaître. Mais non, il était toujours là, preuve que le vendredi treize portait la poisse. Elle tâta du bout du pied le corps allongé dont émanait une forte odeur de loup mais il ne réagit pas. Elle s’accroupit à ses côtés et devina à son apparence qu’il devait avoir dans les seize ans, même si son odeur dénotait quelqu’un de plus jeune. Puis elle remarqua près de sa tête une flaque de sang trop petite pour faire croire à autre chose qu’à une blessure superficielle vite guérie, comme chez tous les métamorphes. La jeune femme aperçut également des traces de vomissures sur les vêtements de l’adolescent mais pas ailleurs. De toute évidence, ce n’était pas là qu’il avait dégobillé. Au vu de ses observations, elle comprit qu’il avait chuté dans l’escalier menant à son appartement situé en sous-sol. Elle aurait pu craindre qu’il ait été poussé si elle n’avait pas repéré deux autres odeurs bien fortes de bière et de drogue. Soûl et défoncé, il s’était sans doute assommé en tombant. Quel idiot ! Elle ne savait pas trop quoi faire, sinon ce qu’on attendait de n’importe qui dans de pareilles circonstances comme vérifier si le type respirait encore et appeler les secours. Elle entendait clairement battre le cœur du garçon inconscient, elle pouvait donc rayer cela de sa liste. Quant à appeler les secours, ce n’était pas si simple. Les meutes étaient des groupes très indépendants qui protégeaient farouchement leur intimité. Elles n’appréciaient pas du tout, et c’était parfaitement compréhensible, que des étrangers s’intéressent de trop près à leurs affaires. Et encore moins quand il s’agissait d’une louve solitaire comme elle. Makenna était réticente cependant à l’idée d’accueillir un inconnu chez elle. Son appartement était son territoire qu’elle se devait de protéger. Alors oui, elle hésitait à se mêler des affaires d’une meute de métamorphes. Mais en examinant de plus près le garçon, elle remarqua sa maigreur et ses vêtements défraîchis dégageant des relents de moisi, caractéristique des métamorphes sans abri. Makenna se demanda si cet adolescent n’était pas en réalité un loup solitaire comme elle. Elle pouvait se tromper, bien entendu. En revanche, elle ne pouvait pas le laisser là. Cet endroit n’était pas du tout sûr pour un garçon inconscient ou pas. Et honnêtement, Makenna n’avait jamais pu résister à la tentation d’aider une personne en difficulté. Elle déverrouilla donc sa porte, et des deux mains, elle attrapa le jeune homme sous les aisselles, le traîna à travers son appartement et sa chambre, et le laissa retomber dans la douche. Puis elle fit couler de l’eau froide. Il toussa, crachota, et secoua la tête. Il essaya de se lever mais ses jambes se dérobèrent sous lui. De ses yeux injectés de sang, il lui adressa un regard sauvage et ahuri. — T’es qui, toi, putain ? lui lança-t-il. — La personne qui t’a trouvé inconscient devant sa porte, rétorqua-t-elle sèchement. Et toi ? T’es qui, putain ? — C’est vrai, ça ? demanda-t-il en plissant les yeux.
Son regard s’était rapidement adouci, dévoilant une agitation intérieure qui aurait pu être la sienne au même âge. — Ça va, ta tête ? s’enquit-elle en fermant le robinet, prise de pitié pour lui. — Ça me fait un peu mal, répondit-il en se tâtant le crâne et en esquissant une grimace. Tu es une métamorphe. Une louve, ajouta-t-il en écarquillant les narines. — Oui, mais tu n’as pas répondu à ma question. Qui es-tu ? — Je m’appelle Zac, se présenta-t-il d’un air suspicieux. — Et moi, Makenna. Que faisais-tu ici ce soir ? — Je ne me souviens de rien, dit-il en passant une main tremblante dans ses cheveux emmêlés. J’étais à une soirée, puis une bagarre a éclaté et je suis parti…, expliqua-t-il sans achever sa phrase en lui adressant un regard suspicieux. J’ai dû prendre la mauvaise direction pour rentrer chez moi. Il faut que j’y aille. Ma meute va s’inquiéter. — T’es un loup solitaire, non ? Les solitaires avaient mauvaise réputation parmi les métamorphes, ils inspiraient la méfiance. Si certains métamorphes vivaient à l’écart de la meute, ce n’était pas toujours parce qu’ils l’avaient choisi. Dans la plupart des cas, leur destin était même loin d’être enviable. En règle générale, les gens pensaient que les solitaires étaient des loups qui avaient été bannis parce qu’ils avaient commis des crimes impardonnables, voire odieux. Loin de la sécurité du groupe, ils étaient des proies faciles pour les autres métamorphes. Certains solitaires devenaient même des tueurs à gages pour gagner leur vie et assurer leur propre protection. Mais le fait d’appartenir à une meute n’était pas non plus gage de sécurité ni de protection. — Non, non, pas du tout, lui balança-t-il, un éclair de panique traversant ses prunelles. — Cette fête, hier, laisse-moi deviner… C’était chez Tariq, non ? — Tu connais Tariq ? demanda-t-il en serrant les lèvres. — Je connais Tariq. Tu aurais intérêt à l’éviter. Tariq était une espèce d’enfoiré qui recrutait des solitaires pour ses multiples trafics. — C’est mon ami, se hérissa Zac. — Parce qu’il t’a donné de l’alcool, des drogues, de quoi manger et une piaule ? C’est ça qu’il fait, il cherche des solitaires comme toi, il s’occupe d’eux, leur donne l’impression de faire partie d’un groupe. Puis tout d’un coup, il te dit : « Hé, tu sais, tout ça, c’est pas gratos. Maintenant, tu dois me rembourser. » Et ce qu’il te demandera de faire en échange de ses largesses ne sera pas très agréable, tu peux me croire. — Comment tu sais ça ? — J’ai aidé plusieurs de ses recrues au fil des ans. — Pourquoi aides-tu des solitaires ? s’enquit-il, méfiant. — Parce que j’en suis une et qu’il y a eu des gens pour me tendre la main. Et maintenant, je vais t’aider. Plus tôt ce même jour, Makenna avait aidé un solitaire de dix ans à intégrer une meute dont les membres faisaient partie de sa famille éloignée. C’était pour cela qu’elle se sentait particulièrement en forme en arrivant chez elle, jusqu’à ce qu’elle trouve le jeune homme prostré devant sa porte. — Comment ? — Je vais t’emmener dans un endroit où tu seras en sécurité. — Ça n’existe pas ! s’exclama-t-il en ricanant. — Je ne vais pas te demander d’avoir confiance en moi. Tu n’as aucune raison de le faire. Je vais juste t’inviter à m’accompagner quelque part. — Ouais, où ça ? s’enquit-il en léchant ses lèvres gercées.
— À un refuge pour solitaires. Tu y seras en sécurité. Tu ne seras pas obligé de rester si tu n’en as pas envie. Mais tu y trouveras tout ce dont tu as besoin : à manger, des vêtements propres, et un lit. — C’est quoi, l’embrouille ? — Tu devras prendre une douche. Tu ne sens pas la rose. L’adolescent, un assez beau garçon, esquissa presque un sourire. — Je ne serai pas obligé de rester ? — Non, expliqua-t-elle en secouant la tête, tu peux rester uniquement le temps de manger, de prendre une douche et d’enfiler des vêtements propres si tu veux. Mais si tu retournes voir Tariq, ta vie deviendra un enfer pire que ce qu’elle a été jusque-là, tu dois me croire. — OK, je te suis, dit-il après un bref moment de silence. — Sage décision.
CHAPITRE2
La filature n’était pas toujours une activité palpitante. Au moins ce mec-là était-il agréable à regarder. Il avait les yeux noirs, le regard charbonneux, la mâchoire carrée, les épaules larges, et des tablettes de chocolat bien sculptées que laissait deviner son tee-shirt gris foncé. Une expression dangereuse, menaçante venait compléter son visage buriné. Il était sérieusement canon pour une fille attirée par les hommes taciturnes à la beauté sauvage, ce qui était justement le cas de Makenna. Et en prime, il dégageait à chacun de ses pas une grande force et une totale confiance en lui. Ryan Conner. Chaque fois qu’elle repérait un tuteur potentiel pour un de ses protégés, Makenna faisait son enquête, fouillait sur Internet et interrogeait ses multiples sources de renseignements. Elle avait ainsi découvert que Ryan était un lieutenant respecté, membre d’une puissante meute, et réputé être un excellent pisteur. Tout cela était plutôt bon. On le décrivait comme un homme stoïque, intrépide, froid. Makenna avait pas mal d’intuition quand il s’agissait de cerner la personnalité des gens. Elle savait voir au-delà des masques et des armures, et Ryan Conner lui faisait une excellente impression. Estimant avoir plus de chances de lui adresser la parole dans un lieu public que d’être autorisée à pénétrer dans son territoire, elle avait suivi sa Chevrolet Suburban jusqu’à une petite rue commerçante de la ville. Garée de l’autre côté du parking, elle l’observait impatiemment tandis que, debout à la portière de son SUV, il parlait dans son téléphone portable. Elle avait tout prévu. C’était simple, dès qu’il rangerait son téléphone, elle s’approcherait, se présenterait, lui expliquerait de quoi il retournait et zut… voilà qu’il s’éloignait. Elle grimaça en le voyant disparaître dans une ruelle.Merde. Pourquoi les choses étaient-elles toujours aussi compliquées ? Elle sauta prestement hors de sa Mustang, traversa le parking, lui emboîta le pas, le chercha partout et… Où était-il passé, merde ? Elle s’avança encore un peu, pénétrant dans l’obscurité de la ruelle.Mais rien. Putain.Il lui faudrait maintenant… Une grande main calleuse et chaude lui enserra soudainement la gorge par-derrière en même temps qu’un corps massif la propulsait vers l’avant, l’emprisonnant contre un mur de brique dont la surface rugueuse lui râpa la peau. — Pourquoi me suis-tu ? entendit-elle alors proférer dans un grondement menaçant par une bouche chaude dans le creux de son oreille. Ce souffle tiède et cette voix rocailleuse dans son cou firent subitement monter en elle un désir irrépressible. Une réaction immédiate, primaire et totalement inopportune. C’était parfois gênant d’être une fille aussi sensuelle. — Tu sais, très peu de gens peuvent se vanter d’avoir réussi à me suivre d’aussi près. Tu es douée. Il n’avait fait aucun bruit. Makenna avait beau être habile à ce petit jeu, il était encore plus fort qu’elle. — Réponds à ma question, lui ordonna-t-il après un bref silence. Makenna eut l’impression qu’elle était parvenue à le surprendre. Pensait-il que sa brusquerie allait l’effrayer ? Elle aurait dû avoir peur de ce mec d’au moins un mètre quatre-vingt-cinq, doté d’une force sauvage, qui l’enserrait contre
lui par-derrière, immobilisant son corps mince contre ses larges épaules et sa tête dans le creux de son cou. Elle était sa prisonnière. Sa louve aurait dû se sentir menacée mais ce n’était pas le cas. Elle était sans doute un peu distraite par la puissance de l’énergie animale qui vibrait sous la peau de cet homme ainsi que par le délicieux parfum qu’il dégageait : noisette bien mûre, bois de santal fumé, et une sexualité sombre. Makenna ne put faire autrement que trouver cela bien agréable. — D’accord, dès que tu m’auras relâchée. La jeune femme aurait été parfaitement capable de se dégager toute seule de l’emprise du beau lieutenant, mais elle jugeait préférable de lui laisser croire qu’elle était sans défense. — Je te relâcherai dès que tu m’auras répondu. — Il faut juste que je te parle. — Alors parle, lui intima-t-il en posant le pouce sur sa gorge d’une façon terriblement excitante. — Écoute, j’ai beaucoup de choses à faire, alors si… — Qui t’envoie ? À quelle meute appartiens-tu ? Makenna préférait ne pas lui révéler d’emblée qu’elle était une solitaire de peur qu’il ne l’éconduise brutalement. — Personne ne m’envoie. Il faut juste que je te parle. — Je te donne cinq minutes, lui lança-t-il après un bref instant de silence. — Il m’en faudra au moins dix. — Je veux dire que tu as cinq minutes pour me convaincre de ne pas briser ce joli petit cou, lui expliqua-t-il en resserrant un peu son étau. Il ne plaisantait pas, la jeune femme le comprit à son timbre de voix. Bien sûr que non. Après tout, il ne la connaissait pas, elle l’avait suivi, et il avait tous les instincts d’un lieutenant. En s’en prenant à lui, c’était toute sa meute qu’elle menaçait, et lui et ses camarades n’hésiteraient pas un seul instant à éliminer le danger qu’elle représentait pour eux. — D’accord, si tu veux vraiment que je m’en aille sans t’avoir expliqué de quoi il retourne, soit. En revanche, tu ne sauras jamais ce que j’ai à te dire et qui est suffisamment important pour que je te prenne en filature. Ryan émit un grognement qui semblait signifier : « Et alors ? » — Damian Lewis était ton cousin, non ? Ryan ne répondit pas mais Makenna comprit qu’elle ne s’était pas trompée. — Tu sais sans doute, reprit-elle, qu’il est décédé il y a six ans. Sa compagne aussi, peu après. Elle n’a pas survécu à la rupture de leur lien d’union. La meute s’est chargée de leur fils Zac, ajouta-t-elle en se léchant les lèvres. Il s’est enfui il y a six mois et refuse catégoriquement d’y retourner. Il vit dans un refuge pour solitaires depuis quatre mois. Peux-tu me relâcher maintenant ? demanda-t-elle à Ryan qui ne disait toujours rien. — Non, lâcha-t-il en caressant de nouveau du pouce la gorge de la jeune femme, exacerbant le désir qui montait en elle. En quoi est-ce que cela te concerne ? Tu es de la même meute que lui ? — Non, lui expliqua-t-elle. Je suis bénévole au refuge. — T’es une solitaire ? lui demanda-t-il dans un grognement. Makenna poussa un soupir en sentant son étreinte se resserrer sans toutefois lui faire mal. Il s’agissait plutôt pour lui d’affirmer son caractère dominant. — C’est bon, j’ai compris. Tu es un grand méchant loup et tu en as une bien plus grosse que moi. C’est bon, tu m’impressionnes, je le reconnais. — C’est vrai ?
— Oui. — Tu mens, lui dit-il en approchant davantage sa bouche, lui mordillant presque le lobe de l’oreille. Je n’aime pas ça. Ne t’avise pas de recommencer. Ryan Conner la relâcha alors avant de faire un pas en arrière. Makenna put se retourner et le regarder en face. Le lieutenant plongea son regard dans les grands yeux couleur cognac mouchetés de noir de la jeune femme qui l’affrontèrent calmement. Il y perçut quelque chose de sauvage, et ressentit une sorte de coup à l’estomac qui ne fit qu’amplifier le profond désir oppressant qu’il avait éprouvé dès l’instant où il avait senti l’odeur de cette solitaire. C’était un joli brin de fille. Elle étincelait avec ses bracelets et ses longues boucles d’oreilles. Elle était mince et son corps souple s’accordait parfaitement au sien. Il avait très envie de passer les mains dans sa longue chevelure coupée en dégradé, ondulée, aux tonalités or, cuivre, rouge sombre et même violet, lui rappelant le feuillage des arbres à l’automne. Tandis qu’elle se tenait là si délicieusement originale et féminine à la fois dans une robe bordeaux un peu rétro qui mettait en valeur ses belles jambes lisses et bronzées qu’il aurait aimé sentir s’enrouler autour de sa taille, il aurait facilement pu ne pas remarquer sa force et ses yeux qui ne rataient rien. Mais Ryan savait reconnaître le danger. Cette jeune femme avait quelque chose… d’indomptable. Il l’avait intimidée ?Vraiment ?idée le fit presque s’esclaffer d’un rire Cette sceptique. Elle s’était retrouvée avec un loup agressif dans le dos, lui enserrant la gorge, la plaquant contre un mur et elle n’avait pas réagi. Putain, son rythme cardiaque ne s’était même pas accéléré. Il doutait que cette fille soit jamais décontenancée. Il avait même l’impression que s’il l’attaquait, elle se déchaînerait sur lui, non pas comme une guerrière entraînée mais plutôt comme une bagarreuse de rue et qu’elle se battrait sauvagement sans ménager les coups tordus. Le fait qu’elle soit une solitaire aurait dû atténuer l’excitation qu’il éprouvait. On ne devait pas faire confiance à cette engeance, tout le monde le savait. Mais sa queue n’en tenait aucun compte. Et cela ne freinait en rien l’envie de la posséder qui planait sur lui comme une caresse sensuelle. Le même besoin s’était emparé de son loup. Autrefois, Ryan aurait décrit son loup comme un animal relativement placide. Mais Ryan avait été capturé, emprisonné et torturé par une meute rivale il y avait de cela quelques années et son loup avait changé. Toujours sur la défensive, il était devenu plus dur, plus introverti aussi. Une chose cependant ne changeait pas : quand son loup voulait quelque chose, c’était là, tout de suite. Il refusait d’attendre. Et il voulait cette jeune femme et s’impatientait. — Qui es-tu ? — Je m’appelle Makenna Wray. — Pourquoi n’es-tu pas venue me voir plus tôt au sujet de ce garçon ? — Zac ne m’a donné son nom de famille qu’un mois après que je l’ai recueilli. Il m’a fallu ensuite encore deux mois pour le convaincre de me laisser essayer de l’intégrer dans une nouvelle meute. J’ai eu du mal à remonter son arbre généalogique et à trouver des membres de sa famille. Il n’y en a pas beaucoup. Tu sembles être le plus apte à devenir son tuteur. Les membres de la meute du Phénix ont la réputation d’être dangereux et très puissants, mais aussi loyaux et très protecteurs les uns envers les autres. Zac a besoin de se sentir en sécurité, désiré. Il est persuadé que vous ne voudrez pas de lui. Ryan se chargerait de lui, bien évidemment. Il n’avait pas bien connu Damian et n’avait jamais rencontré le garçon, mais il faisait partie de sa famille. — Je suis d’accord pour le prendre tout de suite.