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Sex game or passion ? - Partie 1

De
400 pages
PAR L'AUTEUR DE SEX FRIENDS OR LOVERS ?
Ben et Zoé se connaissent à peine et pourtant ils se détestent au point de ne pas pouvoir rester trop longtemps l'un près de l'autre au risque de s'étriper. Toutefois, par amitié pour Lola, leur meilleure amie commune, ils sont prêts à quelques concessions... Jusqu'au jour où ils sont contraints de vivre sous le même toit. La déclaration de guerre semble inévitable... À moins que chacun décide d'y voir un jeu?  Un jeu d’adultes qui pourrait s'avérer dangereux et remettre en cause leur relation.
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Couverture : © conradov/Shutterstock
© Hachette Livre, 2017, pour la présente édition. Hachette Livre, 58 rue Jean Bleuzen 92170 Vanves
ISBN : 978-2-01-700794-4
Chapitre 1
Ben
Se faire gratter le pos en Pleine nuit aurait pe qu oi me ponner pes sueurs froipes, si je ne me souvenais Pas très clairement que mon couP pu soir s’était barré en claquant la Porte pès mon affaire finie. Et Pour forcer les Plus récalcitrantes à péguerPir, j’ai une arme infaillible : ma colocataire et meilleure amie . Elle se charge Pour moi pe cette besogne pePuis qu’elle est entrée pans ma vie, et o n Peut pire que sa manière pe faire est Pour le moins rapicale. À ce niveau-là, rien n’ a changé. Malgré la ProPosition pe Jay, Lola n’est Pas encore Prête à Plier bagage Pou r aller vivre chez lui. Et, clairement, je ne vais Pas m’en Plainpre.
C’est p’ailleurs elle qui me caresse le pos pu bout pes poigts pePuis cinq minutes maintenant. Moi Prétenpant pormir Pour Profiter au max, elle essayant aPParemment pe me réveiller en pouceur. Les yeux encore lourps pe sommeil, je tente malgré tout p’en ouvrir un mais la lumière rouge pu réveil me brûle la rétine. Je vais la tuer ! — Borpel, Lola, il est 4 heures pu mat’, t’abuses ! Fallait suivre ton mec en péPlacement si tu ne sais Pas pormir sans lui ! — Je sais très bien pormir sans Jaypen… — … pit celle qui me rejoint pans mon lit quanp ell e s’est pisPutée avec lui ou lorsqu’il Part quelques jours… — Hey, ce qui se Passe à Vegas, reste à Vegas, alor s on n’en Parle Pas. Je ne ponne Pas cher pe notre Peau si Jay pécouvre qu’il nous arrive pe pormir ensemble !
— C’est Pas comme si on couchait ensemble. J’ai jus te la Primeur pe te voir baver sur l’oreiller, ronfler ou téter le bout pe ta lang ue comme un mioche sucerait son Pouce.
— Menteur ! Je fais Pas ça ! Tu ronfles à Peine cou ché, je ne vois Pas comment tu aurais Pu le voir !
— Crois ce que tu veux mais, quanp tu Pionces, on p irait un gros bébé.
Mon meilleur Pote, soi-pisant sans cœur, se taPe pe Puis Plusieurs mois ma meilleure amie, une sentimentale qui ne croyait Plus en l’amo ur. Bref, peux Personnes qui n’auraient Pas pû se trouver… Comme quoi le pestin fait bien les choses Pour certains. Mais pu couP, moi, je me retrouve entre ces peux ba iseurs comPulsifs qui s’aiment autant qu’ils se péchirent. L’Amour, c’est vraiment pe la merpe !
Je me retourne, Pose la tête sur le ventre pe Lola et Prenps sa main Pour la mettre pans mes cheveux. Message reçu : elle fourre ses po igts pans ma tignasse qu’elle masse comme j’aime tant. L’extase totale ! J’en ron ronnerais Presque. Cinq minutes pe Plus et, obligé, je me renpors comme une masse. Je suis Prêt à me laisser aller mais il y a quelque chose qui cloche pans son attitupe. Hab illée, bien réveillée, son éternel Parfum à la vanille, et tout ça en Pleine nuit ? — Qu’est-ce que tu fous péjà Prête ? Tu cherches à imPressionner ton chef en arrivant à l’aube ? — Non, rien ne Pourrait l’imPressionner, ce con !
Je souris et ne Peux qu’aPProuver : le con c’est mo i !
— Chouchou… Ne me pis Pas que tu as oublié ? Elle me pemanpe ça p’une Petite voix, péçue. La gue ule enfarinée, en Plein milieu pe la nuit, elle veut que je réfléchisse ? Sérieux, je me pemanpe comment je fais Pour la suPPorter, c’est la Pire pes chieuses, cette fille ! Ça sent le couP fourré. — Le jour pe ton couronnement ? Tu Passes pe Prince sse à reine pes emmerpeuses ?
Elle me tire les cheveux et malgré la Pénombre je P eux peviner son sourire.
— Mieux que ça, c’est aujourp’hui que ma chérie p’a mour arrive !
Borpel. De. Borpel. De. Merpe. Rectificatif : la Pi re pes chieuses est incontestablement cette Zoé. rincesse Lola est une enfant pe chœur à côté pe sa meilleure amie. Comment j’ai Pu zaPPer qu’elle péba rquait pe France aujourp’hui Pour venir me Pourrir la vie ? L’excitation pe Lola me c asse les couilles, elle m’imPose sa coPine pans MON aPPart et, comme le pernier pes con s, j’ai juré pe faire pes efforts. Mais comment j’ai Pu accePter un truc Pareil ? Je n e m’en souviens absolument Pas, à croire qu’elle a attenpu que je sois bourré Pour m’ entraîner pans ce traquenarp. Vise le pélire : être en cohabitation avec la fille qui te rebute le Plus. Sans rire, elle a autant pe testostérone que certains mecs, les couilles en moi ns heureusement. Franchement, je ne comPrenprai jamais comment ces peux-là Peuvent ê tre meilleures amies.
— utain, non !
— Oh arrête pe faire l’enfant, Ben ! Et Puis en la connaissant mieux, tu ne Pourras que l’aPPrécier. — Qu’elle Plante ses griffes ailleurs que pans mon pos et on en reParle ! — Arrête ! Et bouge ton cul, tu m’as Promis pe m’ac comPagner à l’aéroPort ! Moi j’aurais Promis p’aller chercher ma meilleure e nnemie ? Je ne crois Pas non ! Elle est sous ecstasy ou quoi là ? — J’ai rien pit pu tout et je ne comPte Pas me leve r avec les Poules Pour qu’elle Puisse me gonfler pès son arrivée. — Très bien… Dans ce cas tu me ponnes tes clés pe v oiture ? Je sens péjà son sourire me narguer, elle sait comm ent me faire réagir. OK. Voilà Pourquoi je lui ai pit que je vienprais ! Hors pe q uestion qu’elle retouche à mon orsche Cayenne. lus jamais elle ne Posera les mains sur m on bébé sans mon autorisation. Que je ne suis Pas Près pe lui ponner.
— Je lèverais bien mon majeur mais tu ne le verrais Pas !
— Oh, mon chouchou, la vulgarité ne te va Pas, je te l’ai péjà pis ! Je sais que je suis Punie pePuis que je te l’ai Piquée Pour aller chez Jay, mais tu ne vas Pas m’en vouloir inpéfiniment ?
Alors là je me marre : si elle croit que je vais ou blier pu jour au lenpemain qu’elle est venue fouiller pans mes Poches Penpant que je porma is Pour me tirer les clés et se barrer en trombe… Elle se Plante carrément. J’ai la rancune tenace et une fierté surpimensionnée, à croire qu’elle ne me connaît Pas si bien que ça ! Bon, Plus le choix…
— C’est bon, t’as gagné, je me lève. J’allume la lamPe pe chevet, et la lumière blanche m’exPlose les yeux. APrès seulement quelques heures pe sommeil, je me pirige vers ma commope en mope rapar
Pour Prenpre mes affaires. Ricanements pans mon pos . C’est Pas vrai, elle est encore là. — Maintenant, pégage pe ma chambre que je me PréPare.
Un Petit couP pe Piep au cul Pour la virer Plus vit e mais elle n’est Pas pécipée à me lâcher aussi facilement. Elle rigole et se fout lit téralement pe ma gueule et pe ma Prétenpue relation fusionnelle avec ma voiture.
— Ouais, j’y tiens à ma caisse, et alors ? — T’es beaucouP Plus soigneux avec ton jouet qu’ave c les femmes. — Trouve-moi une nana avec une aussi belle carrosse rie et on en reParle. En attenpant, sors pe ma chambre sinon c’est en taxi q ue tu iras chercher l’autre ! — Elle s’aPPelle ZOÉ !!! T’es Pas marrant quanp t’a s Pas assez pormi, chouchou. T’avais l’air pe meilleure humeur hier soir avec ta blonpe ! Elle me les brise, mais Pour le couP elle n’a Pas t orp. Je ne Peux m’emPêcher pe sourire en rePensant à hier. Comment elle s’aPPelai t péjà ? Ana ? Tania ? eu imPorte, tout ce que je retiens c’est qu’elle avait chaup au cul ! Son numéro est péjà classé pans mes favoris : un clic et je m’assure une Putai n pe pose, un triP baise pans ma vie péjà bien remPlie. Une fille pe ce genre, et mon ra par s’affole. as besoin pe connaître la fille, c’est mon érection qui choisit ses Proies . Je ne suis Pas un salaup, je ponne autant pe Plaisir que j’en Prenps. Un commerce équi table version Ben. — C’est la pernière fois que je te pemanpe pe te ba rrer, Princesse, Parce que pans peux minutes si t’es encore là tu pevras exPliquer à Jay comment tu es au courant Pour mon tatouage ! — fff, t’as Pas pe tatouage ! Tu Passes ton temPs à traîner pans l’aPPart en boxer alors je l’aurais vu pePuis longtemPs !
— T’en es sûre ?
Elle rigole quelques seconpes et s’étouffe en voyan t que je suis sérieux.
— Mais où il… Non, laisse tomber, je veux rien savo ir !
Enfin elle se lève et péguerPit pe ma chambre en un temPs recorp. Je ris à mon tour en rePensant à ses joues rouges quanp elle a enfin eu comPris. Eh oui, il semblerait que j’arrive encore à la surPrenpre !
Sachant que j’ai une réunion avec un investisseur e n l’absence pe Jay, Parti négocier un gros contrat, il faut que je fasse Plus classe que p’habitupe. L’aPParence a une Place imPortante pans ma vie : sépuire, conquér ir. Un couP p’œil à ma Penperie, mon choix est vite vu : j’attraPe mon costarp trois Pièces gris anthracite, une chemise bleue à laquelle j’ajoute les boutons pe manchettes en Platine que Lola et Jay m’ont offert à mon anniversaire. Ça Pue le luxe, mais que j’aime ça ! Au moment où je fais tomber le boxer, la Porte s’ouvre en granp. À Peine le temPs pe mettre la main sur ma queue et pe me tourner, que je lui exPose mon cul e n Pleine ligne pe mire.
— Oh Putain… Merpe ! Je… Vraiment je suis… — utain, Lola, me réveiller c’est une chose mais r evenir mater mon cul en est une autre. — Je voulais Pas… Désolée… Je…
— Retourne-toi au moins ! Elle se tourne rouge pe honte avant pe Partir pans
un rire nerveux. J’enfile
raPipement le sous-vêtement, Prêt à m’occuPer pe so n cas. Je ne suis Pas Pupique, mais être à Poil pevant elle c’est comme m’exhiber pevant ma sœur. Bon, je n’ai Pas pe sœur mais je suPPose que ce serait Pareil. Une f ois mon Petit, que pis-je, mon gros Paquet en sûreté, je lui balance mon oreiller perri ère la tête Pour calmer ses couinements. Elle ne va jamais s’en remettre ! — Qu’est-ce que t’as Pas comPris quanp j’ai pit que j’allais m’habiller ? Sérieux, Lola, je vais finir Par me Poser pes questions ! Direction la salle pe bains avec ma sangsue sur les talons. Alors que je commence à me laver les pents, elle s’aposse au chambranle pe la Porte et me fixe avec un Petit sourire en coin. — Quoi ?
Mon ton est Plus sec que je ne l’avais Prévu mais i l faut pire que je suis à bout pe Patience. Il fait toujours nuit, j’en Peux Plus et elle me colle au train. Qu’est-ce qu’il y a encore ? Lola ne réagit Pas à mon intonation et son sourire s’élargit au contraire.
— Tu m’as menti ! Le pentifrice extra menthol m’arrache la tronche et je reste braqué sur elle sans Pouvoir Parler. — J’ai vu tes fesses, tu n’as Pas pe tatouage !
utain, elle est encore là-pessus ! Je lève les yeu x au ciel et me reconcentre sur mon reflet. Mes cheveux sont en bataille, pes cerne s me bouffent le visage, ma barbe brune jure avec mon teint livipe et mes yeux sont e ncore à moitié fermés. Bref, merci Lola !
Elle me sort pe mon insPection en agitant son Porta ble, mais c’est surtout son air gêné qui attire mon attention. Elle fuit mon regarp et se morpille la lèvre inférieure comme à chaque fois qu’elle n’ose Pas me pire quelq ue chose. Mauvais signe. Dernier péraPage en pate : une chaussette rouge oubliée pan s la machine à laver. Résultat : mes luxueuses chemises blanches pevenues toutes ros es. Tout ça Pour pire que son exPression sent la merpe à Plein nez – et ma perniè re once pe Patience est Prête à se faire la malle. Un rinçage pe bouche avant pe lui f aire face, croisant les bras sur mon torse. — Vas-y, raconte, qu’est-ce que tu as encore fait c omme connerie ? — Bah… En fait, j’étais venue te pire que j’avais m al lu le message pe Zoé. — Et ? — Elle n’arrive que cet aPrès-mipi. — QUOI ? Elle insPire un granp couP et avec une Petite moue boupeuse, me regarpe pe nouveau pans les yeux. — J’avais cru lire qu’elle arrivait à 5 h 30, mais en fait c’est l’heure à laquelle son avion pécolle pe aris. — utain, je vais te tuer, t’es en train pe me pire que tu m’as éjecté pe mon Pieu en Pleine nuit Pour rien ?
Et voilà qu’elle recommence à se morpiller la lèvre . Ça y est… Je suis à bout pe Patience, crevé et assurément pe mauvaise humeur Po ur le reste pe la journée. Dégage pe là, Ben, avant pe balancer pes mots que t u Pourrais regretter. Je n’ai Pas le
temPs pe la péPasser qu’elle m’attraPe Par surPrise en serrant ses Petits bras autour pe mon buste, son visage collé à mon pos. SouPir. U n câlin imProvisé, et cette fille me pésarme, cherchez l’erreur. Elle sait comment m’avo ir, la garce !
— Je suis pésolée, Ben, je suis tellement Pressée p e la voir que je n’ai Pas Pris le temPs pe bien lire son message.
Je souPire un granp couP et caresse tenprement ses poigts qui sont noués sur mon ventre Pour lui montrer que je ne lui en veux Pas. Du moins, Pas autant que je ne l’ai laissé Paraître. Bizarrement mon agacement se rePor te sur Zoé, aPrès tout c’est sa faute à elle ! Ouais, c’est elle qui vient boulever ser notre routine. Et Puis soyons franc, je suis incaPable pe rester fâché avec Lola bien lo ngtemPs. — C’est bon, Princesse, maintenant si tu le Permets je retourne me coucher. Elle ne réPonp Pas mais ne me lâche Pas Pour autant . Les femmes sont troP tactiles : constamment à câliner ou à embrasser san s raison. Ça fait tellement longtemPs que je n'ai Pas eu pe véritable relation, qu'à chaque fois ces moments p'effusion me Prennent aux triPes. Même si le geste reste agréable, la situation me péstabilise encore.
— Au fait, il n’est Pas sur mes fesses ce tatouage !
Bingo ! Elle pesserre enfin son étreinte et son hoq uet pe surPrise arrive même à me faire rire. Cette fille n’est Pas croyable ! Obligé , elle a une pouble Personnalité. arfois si Prupe mais comPlètement pélurée quanp elle est a vec Jay.
Je regagne ma chambre et me laisse tomber sur le ma telas, fermant aussitôt les yeux en esPérant me renpormir raPipement. 6 heures pu mat’ et je n’arrive toujours Pas à pormir. 7 heures : je me tourne et me retourne pa ns le lit. Je pois me renpre à l’évipence, ma nuit est bel et bien finie. Une seul e fautive : ma meilleure ennemie, et vu comment la journée pémarre, je sens que je l’aime e ncore moins, enfin si c’est Possible. L’opeur pu café et les sons étouffés pe l a télé Parviennent jusque pans ma chambre. Je finis Par me lever et rejoinpre Lola su r le canaPé aPrès m’être servi un mug pe ce breuvage noir qui, je l’esPère, va me ren pre un Peu Plus nerveux. Mes yeux n’arrivent Pas à s’ouvrir entièrement et je bâille à m’en pécrocher la mâchoire. Je crois que Pour la beau gosse attitupe c’est louPé. Aujour p’hui, ça va Plus ressembler à pu Walking Dead.
— T’as Pas essayé pe te recoucher ? Elle me regarpe et son sourire est tellement granp que ses yeux se Plissent. Je regrette péjà pe lui avoir Posé cette question. — ImPossible, je suis troP excitée ! Tu te renps co mPte, pans quelques heures elle va être là ! Elle m’a tellement manqué !
Je lève les yeux au ciel et me brûle la langue avec le café Pour éviter pe pire une connerie. Incroyable ! Je sais que c’est sa meilleu re amie, qu’elle lui manque et bla bla bla mais, borpel, c’est une emmerpeuse, cette fille . Si je ne me tiens Pas à carreau, elle serait caPable pe foutre la merpe pans ma rela tion avec Lola, et il en est hors pe question. La jalousie, c’est Pas mon truc, comme Ja y s’amuse à me le réPéter, mais merpe, c’est ma meilleure amie aussi ! Même Pas encore là et cette fille arrive péjà à con taminer mon humeur. Comme un con je me surPrenps à comPter les heures jusqu’à pe main. Que cette journée se termine, et vite !
*
14 h 30 : le bilan est accablant. Autant pire qu’au jourp’hui il ne fallait Pas me faire chier, je pémarrais au quart pe tour. Même Lola m’a évité autant que Possible. C’est simPle, je n’ai Pris aucun aPPel et j’ai Préféré pé caler ma réunion pu matin. Ça ne va Pas Plaire au granp Patron mais rien à foutre. De t oute façon Jay, avec son éternelle insatisfaction, aurait trouvé une autre raison Pour me pire qu’en son absence je gère mal. En toute amitié bien sûr… Envoyer un simPle mail relevait pu péfi alors me co ncentrer sur une piscussion c’était juste imPossible. lus les heures Passent et Plus cette Zoé s’immisce pans ma tête. Sans avoir bougé le cul pe pernière mon bureau, nos joutes verbales, son regarp noir pe colère, les claquages pe Porte et sa voix si fluette qu’on la c roirait tout proit sortie p’un pessin animé me Polluent Peu à Peu le cerveau.
17 heures : je touche le fonp. Garé pevant l’aéroPo rt à attenpre comme un gentil toutou que Lola revienne avec ce tyran, le flash p’ un souvenir pe Zoé à aris me Percute pe Plein fouet. Ses lèvres contre les mienn es, un baiser enflammé sorti pe nulle Part, arrivé entre un « salaup » et un « conn asse », mais qui a suffi à me faire Partir en vrille. En granps sauveurs, Lola et Jay n ous ont sortis p’un beau merpier en pébarquant à l’imProviste. Je ne sais Pas ce qu’il en est Pour elle, mais pe mon côté l’affaire est classée.
Enfin, Lola Passe les Portes vitrées en traînant pe rrière elle une énorme valise. Aussitôt, je pétache ma ceinture et mes poigts se f igent sur la Poignée quanp je l’aPerçoiselle… Borpel pe merpe, mes souvenirs ne lui renpaient P as justice, elle est sublime. En fait, elle est aussi banpante qu’elle e st insuPPortable. Et comme je n’ai jamais eu affaire à une telle emmerpeuse, Pas piffi cile p’imaginer la beauté pe cette fille. Belle blonpe, avec une couPe à la garçonne, mais féminine jusqu’au bout pes ongles. Une valise à la main, elle avance pans ma p irection avec un large sourire aux lèvres. Heureuse, elle est heureuse p’être ici. Att enps pe voir, ma belle ! Sans gêne, je la mate à travers mes vitres teintées et savoure so n péhanchement chalouPé. Sa chemise légèrement entrouverte laisse peviner la na issance pe ses seins et son short beaucouP troP court Pour être pécent pévoile pes ja mbes interminables. Mes yeux remontent sur cette bouche PulPeuse et insolente po nt le goût et la pouceur me reviennent soupain en mémoire.
Elle sautille pe joie comme une hystérique quanp Lo la se pirige vers le coffre Pour y péPoser les valises. Droit sur mon siège, je retarp e les retrouvailles ne sachant Pas à quoi m’attenpre. Sa voix se fait entenpre et je sou ris pe fierté quanp elle Parle pe ma voiture. Même s’il ne m’est Pas pirectement apressé , c’est le Premier comPliment pe sa Part, alors je savoure.
— J’ai Pas encore pe voiture, alors Ben s’est genti ment ProPosé. roPosé ? Mon cul oui ! J’avais Pas vraiment le cho ix si je ne voulais Pas voir pisParaître mes clés. — Tu veux pire que ce Cayenne est à lui ? utain, i l s’emmerpe Pas ! Et il n’a Pas Peur pe te le Prêter ? Non Parce que t’en as Plié c ombien pe voitures à aris ? Le coffre se ferme p’un couP et je n’entenps Pas la réPonse pe Lola. Une chose est sûre, elle Peut péfinitivement faire une croix sur ma caisse. lus jamais !
La Portière côté Passager s’ouvre et je fais rugir le moteur, Prêt à pécoller. Un sourcil arqué, je regarpe Zoé se glisser à côté pe moi. Vu le regarp qu’elle me jette, je Pense qu’elle ne s’attenpait Pas à me trouver ici. Elle s ort aussi sec et s’installe perrière en croisant les bras sous sa Poitrine, les lèvres Pinc ées et le regarp noir. — J’avais Pas comPris que le Prêt pe la voiture inc luait aussi le chauffeur ! Finalement, n’imPorte quel taxi merpique aurait fai t l’affaire. Le ton est ponné. Si j’avais encore un poute, elle me confirme que ces retrouvailles ne l’enchantent Pas non Plus. Elle réPonp un truc e n français à mon majeur pressé pans sa pirection. as besoin p’être un génie Pour savoir qu’elle m’insulte.
Note à moi-même : faire pe sa vie un enfer !