Shot

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One Shot. Rien de plus, rien de moins. De son vrai nom Noam Bekker, étudiant à ses heures perdues, Shot n' a aucune limite. Il mène sa vie sans futilité, entre son petit boulot et ses grosses soirées. Les filles ? Pas de sentiments, il va droit au but et sans espoir de lendemain. Mais quand une rencontre vient bouleverser son équilibre, toute son existence risque d'être réduite à néant...

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EAN13 9782374473628
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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SHOT Roman
DAGUETTE
SHOT Roman
ISBN format papier978-2-37447-363-5
ISBN numérique : 978-2-37447-362-8
Mars 2018 - Imprimé en France
© Erato–Editions -Tous droits réservés
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1
Assis sur le rebord de la fenêtre, je fume tranquillement ma clope. Il me sut de pencher légèrement la tête pour apercevoir tous les guignols qui se précipitent à leurs cours du soir.Putain, je suis entouré de nazes dans cette fraternité ! Mis à part une poignée de potes, tous étudiants à Sigma III, aucune autre personne ne mérite que je m’intéresse à elle. Je n’aime pas les gens, sans pour autant être agoraphobe ou une connerie du genre. Non, c’est simplement que je les trouve sans intérêt. J’en viens à repenser à m on père. Lui aussi était solitaire, comme moi. Il n’aimait que lui-même et ne s’en portait pas plus mal. Jusqu’au jour où il s’est foutu un +ingue dans la bouche Enfoiré ! Pour héritage, il m’a laissé sa tronche. Je lui ressemble comme deux gouttes d’eau : des cheveux bruns que je porte assez longs pour avoir ce style coiffé-décoiffé, les yeux marron, le regard dur et une barbe de trois jours que j’entretiens pour le plus grand plaisir de ces dames. — Shot, mec, tu viens avec nous au lac ?! La voix de mon pote Riley me sort de ma rêverie. Je jette mon mégot par la fenêtre – dommage pour ceux qui traînent en dessous – et me tourne vers lui, une main glissant dans mes cheveux, comme à mon habitude. — Ouais, j’en suis ! Il ressort presque illico de ma piaule et je cherch e un pantalon à mettre pour sortir. Du linge est éparpillé un peu partout dans la chambre : c’est le gros bordel ! Matt n’a pas rangé, pourtant je lui ai dit de le faire ! J’attrape un jogging noir et en7le un tee-shirt de la même couleur après l’avoir reni+é pour être sûr qu’il soit propre. Quand j’ouvre le tiroir de ma table de nuit pour y prendre mon téléphone, je saisis le médaillon que mon père m’a oert quand j’étais gosse et le fourre dans ma poche. C’est un peu comme un porte-bonheur, ou plutôt un moyen de ne pa s oublier mes rancœurs, ma haine et ma déception vis-à-vis de ce type. Je saute dans ma paire de baskets et quitte la pièce. Je remonte le long couloir de la fraternité et je ne croise que des têtes de cons. La plupart d’entre eux savent qu’il vaut mieux baisser le regard en ma présence. L’autre jour, j’ai cassé les dents à un petit connard qui m’avait 7xé trop longtemps à mon goût. Une patate et il a fait un KO technique, le type. Je ne dis pas que je suis un gros costaud, pas du tout même, il me semble être dans la norme : un mètre quatre-vingts, soixante-quinze kilos, tout ce qu’il faut là où il faut… C’est simplement que je suis u n nerveux, un sanguin. Il ne faut pas me chercher, c’est tout. — Salut, Shot, roucoule une nénette quand je passe devant le self, tu vas où, pressé comme ça ? minaude-t-elle avec une position aguichante qui en dit long sur ses intentions. Encore une qui a envie de goûter ma queue. J’ai beau chercher dans mes souvenirs, il ne me semble pas l’avoir baisée celle-là. Par contre, Riley est déjà passé dessus, pensé-je en retenant un sourire. — On va au lac avec les gars, ça te dit de venir, euh... ? Je suppose qu’elle sait déjà que je lui propose de m’accompagner juste pour assurer ma nuit. — Marissa ! Ouais, je vais chercher des copines et on vous rejoint plus tard ? Super, je rêve d’une bonne pipe pour me sortir les pensées morbides qui me persécutent de la tête. — OK, à plus ! lui lancé-je sans plus de cérémonie avant de continuer mon chemin, ravi de savoir que ce soir je ne m’endormirai pas frustré et sur la béquille. Je claque mon poing contre ceux des potes que je croise et me retrouve rapidement dehors. Le campus est grand. Ce qui est appréciable, c’est que les fraternités sont éloignées les unes des autres. Donc nous ne sommes pas obligés de nous croiser sans arrêt, particulièrement avec les membres de « Sigma I » avec lesquels Riley, Mike et moi ne sommes pas copains. Ce sont des abrutis qui obéissent au doigt et à l’œil à Tyler, le plus ancien de la frater’. Ils le vénèrent et lui lèchent tellement le cul qu’ils ont une haleine de chiottes. Je traverse l’allée et, une fois sur le parking, je monte dans ma Nissan GTR. Putain, j’adore ma caisse ! Elle est rapide, nerveuse, tout comme moi. Mon smartphone sonne au moment où je m’apprête à démarrer et, lorsque je vois le nom de ma mère sur l’écran, en deux secondes, je sens monter la pression. Je jette le téléphone sur la banquette arrière.
Putain, elle veut sûrement encore me tirer du pognon ou me demander une bouteille. Fait chier, j’ai pas encore touché mon salaire et le peu qu’il me reste, je ne veux pas qu’elle le boive ! Je démarre ma bagnole et fonce en direction du lac, avec pour seule certitude, celle de baiser la petite Marissa ce soir. Une fois à destination, je me félicite intérieurement d’y être arrivé vivant. J’ai roulé à cent cinquante km/h sur la petite route qui mène en ville et j’ai bien dû serrer les fesses deux ou trois fois dans certains virages. Parfois, je me dis que c’est de mon père que je tiens cette envie de crever et de dé7er la vie. Mais il n’y a que comme ça que je me sens vivant ! J’aime sentir le danger, avoir le cœur qui s’aole au moment où l’adrénaline grimpe doucement, c’estvivre. — Oh ! Shot est sorti de sa piaule !! crie la voix de mon pote Mike derrière moi. — Ouais, j’ai sauté ta sœur et je suis venu dès que j’ai pu ! balancé-je avec ironie. Les éclats de rire de ceux qui sont autour de nous ne se font pas attendre et Mike fait mine de me mettre un coup de poing sur l’épaule, mais il arrête son geste à quelques centimètres de ma peau. — Ma sœur ne perdrait jamais son temps avec une pourriture comme toi ! lance-t-il, tapant sur mon épaule en guise d’accolade. Les potes qui me touchent savent qu’ils peuvent le faire. Je ne suis pas tactile et je supporte mal le contact. Faut dire que ma mère ne m’y a jamais habitué ; j’ai grandi sans savoir ce que ce représentent les câlins, la tendresse, les baisers. J’ai plutôt connu les cris, l’alcool, les larmes et la solitude. Je me dirige vers l’espace que les gars ont aménagé au bord du lac. Ils ont fait un feu entouré de pierres. Certains ont garé leur voiture juste devant pour pouvoir s’asseoir confortablement et écouter la musique tandis que les +ammes jaillissent vers le ciel. D’autres ont apporté des sièges pliants et discutent près du feu, une bière à la main. Je m’installe à même le sol en remontant mon jogging sur mes mollets, sors mon paquet de clopes de ma poche, mon briquet, mes feuilles et mon shit. — Hey, Shot ! Tu feras tourner ? m’interpelle Riley assis sur le siège passager de sa caisse. Il est en train d’écouter une station de radio qui diffuse du rap. Je relève la tête et arque un sourcil au moment où mon majeur se lève en son honneur. — Dans tes rêves ! balancé-je en roulant mon joint. Pas moyen, c’est mon dernier. Après celui-là, je n’ai plus rien en réserve et je vais devoir attendre ma petite paie de mécano pour aller me ravitailler. Je bosse au garage du coin depuis un an maintenant. J’y suis bien obligé, car quand tu viens à l’université avec un père mort et une mère alcoolo comme bagage, autant dire que la bourse d’études, tu peux te la carrer dans le cul ! Je ne suis pas le petit mec BCBG avec de belles chemises repassées com me Matt. La petite soirée au lac se passe tranquillement, Marissa et ses copines arrivent quelques heures après. J’ai eu le temps de fumer mon joint – que j’ai bien évidemment partagé avec Riley, je ne peux rien lui refuser, c’est comme un frère – et de boire trois ou quatre vodkas. — Salut toi, me chuchote Marissa au moment où elle s’installe au sol à côté de moi. Je la détaille de la tête aux pieds sans me cacher. Elle porte une jupe en jean si courte qu’elle ne laisse pas de place à l’imagination et son haut, ma foi, aussi court que transparent, ne cache rien de ses tétons roses. Je ne parle même pas de ses chaussures ! La longueur des lanières qui remontent sur ses mollets pourrait me servir à tout autre chose... Je remarque un tatouage qui dépasse de son débardeur au niveau de son épaule, et, sans même lui répondre, je glisse mon index sous la lanière du top pour faire glisser la bretelle. Un petit hoquet de surprise sort de sa gorge puis elle comprend que je veux voir son dessin. Une rose. Mouais... Pourquoi m’attendais-je à mieux ? — Ça te plaît ? demande-t-elle en battant des cils. Non. Mais si je te le dis, tu ne voudras plus sucer ma queue... — Hum.., soupiré-je en passant volontairement mon doigt sur son téton déjà durci au moment où je replace sa bretelle sur son épaule. Elle a un petit sursaut et je sais d’expérience qu’elle est déjà prête. Sa culotte est sûrement déjà trempée.
— Tu veux qu’on se trouve un endroit tranquille pour discuter ? me demande-t-elle alors que je bois une gorgée de ma vodka chaude et dégueulasse. — Ouais, dis-je en me levant, non sans mal après tout ce que j’ai ingurgité. Je suis quand même doué parce que je vais baiser cette 7lle alors que j’ai dû lui sortir quoi ? Cinq mots ? Peut-être six ? La grande classe. Marissa se lève à son tour et je mate sans discrétion ses hanches qui ondulent jusqu’à ce qu’elle me passe devant en frôlant volontairement ma queue déjà droite dans mon jogging. Une fois que j’ai 7ni de faire jouir la petite brune contre un arbre, elle remonte sa culotte aussi mouillée que sa chatte et elle me lance : — Waouh, c’était trop bon ! On va se revoir ? Je vire la capote dans les bois, puis remonte mon p antalon. Je tâte mes poches à la recherche de mes clopes et en allume une dès que je trouve mon briquet. Tout en recrachant ma première bouée, je passe machinalement ma main dans mes cheveux qui retombent sur mon visage et lui dis : — Non, avec moi, c’est « One Shot ». Elle pince les lèvres et, déçue, me jette : — Forcément, tu ne l’as pas volé, ton surnom... Juste un coup, hein ? Je m’éloigne d’elle, la laissant se recoiffer seule dans la forêt, et énonce d’une voix forte : — Ouais, juste un seul coup, One Shot. Et au fait, les roses sont pour les femmes qui se respectent. — Connard ! hurle-t-elle, alors que je suis déjà loin.
2
Je monte dans ma caisse et démarre presque immédiatement. J’ai la nausée à cause de toutes les vodkas que je me suis envoyées. J’ouvre les vitres, histoire de prendre un peu l’air avant de partir. Riley s’avance vers ma caisse et s’appuie des coudes sur l’encadrement de la fenêtre. — Mec, tu rentres déjà ? Je ne suis pas certain d’arriver en vie chez moi, mais ouais, je veux me tirer de là... — Ouais, on s’voit demain, lancé-je en remontant ma vitre pour qu’il enlève ses bras tatoués de ma caisse. — Et oublie pas que Tyler se pointe avec une pétasse demain, on va lui faire la misère. De quoi il me parle, lui ? Il comprend que je ne saisis pas quand il me voit froncer les sourcils. — T ’as pas vu son Facebook ? Ty se pointe avec un soi-disant pur avion de chasse, faut essayer de la niquer ! Non ?! Je ris amèrement avant de cracher : — Et passer après ce connard de Tyler ?! Non merci. Des pétasses, j’en saute quand j’en ai envie, pas besoin qu’il me les apporte sur un plateau. Sur ces belles paroles, j’attache ma ceinture et qu itte le lac. Je suis incapable de visualiser la ban de blanche au milieu de la route. Je roule un peu au pif et si je me plante, c’est que mon heure était venue. *** La journée de mardi s’est déroulée comme prévu. Je me suis réveillé sans savoir comment j’ai fait pour atterrir dans mon pieu. Le petit Matt était déjà debout et il avait soigneusement plié ses petites a4aires en laissant tout mon bordel de mon côté. Quel connard ! Puis, je suis allé en cours, j’ai dormi pendant la psycho. La journée tout ce qu’il y a de plus banale Et me voilà de nouveau à la fraternité en train de me demander où ils sont tous passés. D’habitude, Riley, Mike et moi nous retrouvons au Middle. C’est le bar de la fraternité, notre repère avec Mike et Riley. J’y suis depuis quinze bonnes minutes et je ne vois personne. Ce n’est qu’en consultant mon Facebook que je me souviens que Riley m’avait parlé de la pétasse de Ty. Merde, ils sont tous en train d’aller lui lécher le cul à cette petite ! Je me lève, jette une pièce sur la table pour ma bière et tourne les talons, direction ma piaule. Au moment même où je me tourne, je percute un petit corps tout chaud. — Putain, tu peux pas regarder où tu vas, gamine ?! crié-je sans même m’assurer qu’elle va bien. — Excuse-moi, je ne regardais pas où j’allais, je suis perdue..., dit-elle d’une voix aussi petite que sa taille. Sérieux, elle mesure quoi ? Un mètre cinquante, à peine !? Je la reluque sans gêne et me délecte de la vue de ses seins en poire. Elle est plutôt jolie, petite blonde, simple, mais sexy à faire péter la braguette. — OK gamine, tu vas où ? lui demandé-je, m’étonnant moi-même d’avoir encore envie d’entendre sa voix bandante. Elle pince sa bouche et je la vois qui mate les tatouages que j’ai sur les bras et dans le cou en mordillant sa lèvre inférieure. Putain, mais c’est qu’elle m’exciterait ! — Je dois retrouver Tyler Kith au lac, je suis... Je lève la main devant son visage en lui coupant net la parole pour cracher : — J’me fous de qui tu es, dégage ! Elle écarquille ses yeux de surprise et sa bouche tremble, un peu comme si elle retenait ses larmes. — Je... j’ai... pardon..., chouine-t-elle, choquée par ma vulgarité, je ne voulais pas t’importuner. M’importuner ? Mais qui emploie encore ce mot, sérieux ? — Ouais, bah tu m’importunes, alors bouge !! Non, mais, manquerait plus que j’aide ce connard de Ty à baiser son coup de ce soir !
Elle continue son chemin en baissant le regard. Cette petite blonde n’a même pas tenté de se défendre. Tyler ne va en faire qu’une bouchée, pensé-je en me rendant à la fraternité.
3
Quand j’arrive dans la chambre, Matt est assis sur son pieu, son PC ouvert sur les genoux. Il lève les yeux vers moi au moment où je rentre, puis replonge aussi vite sur son écran. Ses cheveux blonds impeccablement coiffés en arrière me donnent envie de le frapper. — Salut, Shot, dit-il à voix basse en fixant son ordinateur. — Ta gueule, lui balancé-je en m’écroulant sur mon lit. Je )xe le plafond sale et commence à peine à me mor fondre silencieusement sur ma misérable vie quand le bruit des touches de son clavier me monte à la tête. — Putain, arrête ça !! crié-je en lançant sur lui un linge sale qui traîne sur mon pieu. Il me regarde avec un air paniqué en essayant d’aligner trois mots : — Je dois terminer ça pour demain, c’est une dissertation sur... — J’m’en branle !! Arrête de taper sur tes touches ou alors tes dents finiront incrustées sur ton clavier ! Merde, j’ai horreur de ce bruit : tac-tac-tac-tac... Ça me rend dingue ! — OK, je vais aller travailler au Middle... — En voilà une bonne idée ! Allez, roule. Il se dépêche de ranger son ordi et se faufile hors de la chambre sans me regarder. Bon caniche. J’enlève mon tee-shirt sale, le jette au sol et repose mon regard sur le plafond. J’arrive même à voir des fissures que je n’avais jusque-là jamais remarquées. Je récupère mon téléphone dans ma poche et constate que ma mère ne m’a pas rappelé. J’en viens à me demander si elle n’est pas morte dans ses chiottes, avec une bouteille vide à côté d’elle... En regardant mes tatouages, la rose fanée sur mon bras gauche attire mon attention. Ce dessin évoque la merde qui me sert de mère. Ça peut paraître dur comme représentation, mais c’est pourtant ce qu’elle est à mes yeux. Je continue la contemplation des œuvres incrustées sous ma peau et mon regard arrive aux racines qui s’enroulent jusqu’à mon poignet. Je me souviens du jour où je suis allé me faire tatouer : j’étais en pleine période de doute, de désespoir. J’avais envie de me trouver, de savoir qui j’étais vraiment. Et je suis comme cette racine qui va et vient, court d’un côté puis change de direction pour aller ailleurs. Je ne sais pas vraiment ce que je veux, mais lorsque j’ai un objectif je suis déterminé. — Shot ?! crie Riley en entrant dans ma piaule comme un déjanté, putain t’as baisé la Marissa hier et tu ne m’as rien raconté ?! Mon pote Riley est complètement taré et je pense qu e c’est ce que j’adore chez lui. Nous sommes pareils, aussi fous l’un que l’autre. C’est un grand brun aux yeux marron sauf qu’il est bien plus taillé que moi : il a les épaules larges et les abdos dessinés. — Putain, mec, tu pourrais frapper avant d’entrer ! Imagine que je sois en train de me branler, ou même de baiser cette Marissa ! Il rit avec moi et on claque nos poings l’un contre l’autre, c’est notre poignée de main à nous. — Tu as encore tiré un coup, hein, One Shot ! Pourquoi tu ne m’as pas raconté ? Tu sais que j’aime bien les détails, bordel ! Qu’il est con ! Je me marre à le voir s’agiter comm e un gosse. C’est vrai qu’à la base, Marissa est son coup à lui. Il me l’a dit en la voyant débarquer hier soir au lac. Il se l’est tapé la semaine dernière. — J’t’ai rien dit parce qu’il n’y a rien à dire, mec. Je l’ai sautée contre un arbre, à la va-vite, même pas le temps de kiffer le moment, expliqué-je à Riley en me relevant pour aller allumer une clope. — Putain, mec, elle jure que t’es un coup d’enfer, qu’elle n’a jamais autant joui de sa vie et toi t’es là, en mode « Ouais... bof... ». Merde, quand c’est moi qui l’ai sautée, elle n’en a jamais reparlé ! Il éclate de rire comme un fou et commence à mimer la gestuelle d’une femme en rut. Il passe ses doigts sur sa poitrine inexistante et fait mine de jouir comme une pucelle :