Sorry not sorry

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147 pages
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Skylar Miller, vingt-cinq ans, sort d’une relation tumultueuse avec Téo. Épaulée par ses amis, Milie et Jet, elle se laisse vivre entre son boulot de standardiste et ses soirées au Marquee, la boîte de nuit de Jet.


Un soir, elle rencontre le ténébreux Declan Gilmore, un homme secret, mystérieux qui, après lui avoir offert une nuit magique, disparaît pendant des jours. Skylar, tombée amoureuse de Declan, est bien décidée à découvrir ce qu’il lui cache.


Mais est-elle vraiment prête à tout savoir de lui ?
Et s’il n’était pas celui qu’elle pense ?

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EAN13 9791034811090
Langue Français

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La romance sous toutes les coutures: Vénus Bleu= Young romance Vénus Rose= Romance classique Vénus Orange= Feeling good Vénus Pourpre= Romance historique Vénus Gris= Romance policière VénusDark= Dark Romance Vénus Jaune= Homo-romance Vénus Rouge= Romance érotique
Helene Caruso Sorry not sorry Couverture :Maïka Publié dans laCollectionV énusRouge Dirigée parMarie-Laure Vervaecke
©E videnceEditions2019
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1 Se laisser aller Skylar Miller se débattait au milieu de sa penderie, les fesses en l’air, moulées dans son jeans slim Guess, et jetait ses paires de chaussures les unes après les autres. Un désordre sans nom régnait dans sa chambre, mais elle s’en chait bien. Elle s’était xé une mission et comptait bien atteindre son but. Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes qu’elle retournait tout sur son passage, sans succès. — Milie ! Où sont mes chaussures roses ? brailla-t-elle à l’intention de sa colocataire et meilleure amie. Trop occupée à explorer son dressing , elle ne l’entendit pas arriver derrière elle. Telle une aventurière bravant le danger dans le dédale d’une grotte piégée, Milie s’e/orça de trouver des bouts de moquette visibles pour y poser ses pas. — Quelle paire de chaussures roses ? Toutes tes paires de chaussures sont roses, Paris Hilton, la railla-t-elle en s’adossant au mur. Skylar sursauta et porta la main sur son cœur. Celui-ci battait à une vitesse bien trop élevée et elle tenta de se calmer. V ing t-cinq ans, ce n’était pas un âge pour mourir d’une crise cardiaque, qui plus est au beau milieu d’un dressing rempli de fringues hors de prix. — Putain de merde, Milie ! Tu m’as foutu une de ces trouilles ! Son amie leva un sourcil et afficha un air faussement choqué. — Seigneur Dieu, quel grossier personnage ! Qui veux-tu d’autre que ce soit ? Le mec du troisième ? Skylar ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. Elle pouffa : — Kyle-le-vicelard ? Merci bien ! Tu te souviens la fois où tu as préféré attendre sous la ;otte devant le hall de l’immeuble parce qu’il venait de relever son courrier et le lisait en espérant que tu entres. Je suis sûre qu’il t’aurait coincée dans l’ascenseur, ce gros dégueulasse. Milie se laissa g lisser le long du mur et s’assit par terre, à hauteur de son amie. Skylar, tête la première et cul en l’air, farfouillait de nouveau au milieu de dizaines de paires de chaussures. Milie soupira et lui claqua les fesses. — Je me souviendrai toute ma vie de cet instant horrible où j’ai préféré ruiner ma permanente plutôt que de me faire peloter par ce cintré. Bon, ce n’est pas que je n’aime pas ton cul, Chérie, mais si on pouvait se parler les yeux dans les yeux, ce serait bien plus pratique, qu’en penses-tu ? Skylar sortit du placard, les joues rouges comme des tomates. Lasse, elle se laissa tomber à côté de s on amie et contempla le désordre. La pièce n’était pas très grande. Une large fenêtre laissait entrer le soleil du matin, son lit placé juste dessous était déjà fait et sa table de chevet croulait sous les livres. Les murs beiges apportaient une sensation de chaleur et la moquette blanche donnait un effet lumineux. Elle secoua la tête : — Qui aurait cru que j’avais autant de fringues et de pompes ? Milie balaya également la chambre du regard en grimaçant. — Je suis sûre que si tu revendais tout ce que tu ne mets pas, tu pourrais rembourser la dette d’un pays…
D’un air désolé, Skylar se leva en soupirant. Un regard à sa montre lui arracha un nouveau soupir. — Si je continue, je vais être en retard. Tant pis pour mes chaussures, je vais en choisir d’autres. Milie se leva à son tour. Passant un bras autour des épaules de son amie an de l’entraîner vers la sortie, elle demanda : — Et sinon, quelle paire de chaussures cherches-tu ? — Mes baskets Puma. Tu sais, celles avec les rubans qui font oÇce de lacets. Je les ai payées une blinde et je les adore. Elles sont confortables et tellementgirly. Passant devant la salle de bain, Milie y poussa Skylar et t tourner son index devant sa tempe pour faire comprendre à son amie qu’elle disjonctait. — Ha. Celles qui sont dans le placard de l’entrée ? Je te signale que c’est toi qui les as rangées à cet endroit quand tu as fait le ménage ce week-end. Skylar sauta au cou de Milie et la couvrit de baisers sur tout le visage. Les deux jeunes femmes se mirent à rire et Milie se débattit comme elle put. — C’est bon, c’est bon. Allez, file à la salle de bain si tu ne veux pas être vraiment en retard. S’engouffrant dans la pièce, Skylar hurla à son amie : — T’es vraiment la meilleure, Milie ! Je ne sais pas ce que je ferais sans toi ! Son amie sourit et répondit en hurlant encore plus fort : — Inutile de me passer de la pommade, il est hors de question que je t’aide à ranger tout le bordel que tu as foutu dans TA piaule ! *** Lorsque Skylar arriva au siège de Global Inc., la société spécialisée dans le matériel informatique haute technolog ie qui l’employait en tant que standardiste, elle sourit. Elle adorait son job. Certains disaient que ce n’était pas un travail très passionnant, mais elle s’en chait. Elle aimait être le premier rempart en tre l’interlocuteur et le personnel du building . Dans l e hall, elle croisa Patrick, un des commerciaux. Il la déshabilla du regard, mais elle n’en t pas état. Elle avait toujours eu beaucoup de succès avec les hommes, qui se retournaient rég ulièrement sur son passage. Grande, ne avec une taille de g uêpe, elle avait des jambes interminables qu’elle sublimait rég ulièrement avec des talons aig uilles de plusieurs centimètres. Son visage portait de ns traits rehaussés de pommettes roses et de grands yeux bleus. Ses long s cheveux blonds étaient ns et marqués d’une frange, qu’elle coi/ait sur le côté, et lui donnaient un air de femme-enfant. Aujourd’hui, elle avait décidé de porter un jeans slim bleu marine, un chemisier bleu ciel et ses fameuses baskets Puma qu’elle avait si diÇcilement trouvées. S’avançant vers son bureau à l’accueil, son sac à main Louis Vuitton placé sur son épaule, elle salua Patrick. — Hey, salut, Patrick. Comment vas-tu ? Tu devrais fermer la bouche, ça te donne un air de poisson mort. Son collèg ue ferma la bouche par ré;exe et s’approcha du comptoir où il s’adossa. Sans se préoccuper de lui, Skylar posa son sac à ses pieds, s’assit sur sa chaise et installa son oreillette. Levant les yeux vers un Patrick rouge écarlate, elle souleva un sourcil : — Oui, Patrick ? Je peux faire quelque chose pour toi ? Il se racla la gorge et plongea un regard qu’il devait espérer sexy dans celui de la jeune femme. — Eh bien, je me disais que toi et moi, on pourrait peut-être sortir dîner ce soir et laisser faire les choses. Réprimant un sourire, elle soutint son regard. D’un air très sérieux, elle répondit :
— Patrick, ta proposition est vraiment très… flatteuse… Mais ce soir, je suis prise. — Demain soir, dans ce cas, proposa-t-il. — Je suis également prise demain soir, et le soir suivant, et celui d’après, ainsi que tous les soirs de mes prochaines vies. Bonne journée, Patrick. Par chance, un appel entrant se fit entendre et elle décrocha rapidement. — Bonjour et bienvenue chez Global Inc. Que puis-je faire pour vous ? Patrick s’attarda quelques instants et finit par partir non sans lui avoir jeté un regard affamé. Pauvre crétin. Le reste de la journée se déroula tranquillement et vers dix-sept heures, Skylar commença à ramasser ses affaires. Prenant son téléphone en main et quittant son poste, celui-ci bipa. Salut. Toi et tes baskets roses avez fini le boulot ? — Milie Skylar aÇcha un large sourire. Milie était son amie depuis la primaire et elles ne s’étaient jamais quittées. Une fois adultes, elles s’étaient promis de prendre un appartement toutes les deux et avaient tenu parole. Milie avait fait jouer ses relations, un vieil ami de ses parents, et celui-ci leur avait dégotté un s uper appartement en plein cœur de New York. Son amie avait passé son diplôme d’inrmière et avait ouvert son cabinet à quelques rues de chez elles. De son côté, après des études littéraires, Skylar avait trouvé ce travail de standardiste chez Global Inc. et elle travaillait pour eux depuis trois ans maintenant. Salut. Yes. Soirée glace-chocolat-éclats de pistaches ? Tu lis dans mes pensées, Sky. Je serai rentrée dans une heure, une suture de dernière minute. Ça marche. À plus. La jeune femme blonde sortit sur le trottoir et res pira l’air à pleins poumons. Elle était heureuse. Son histoire avec Téo était terminée depuis quelques mois maintenant et même si, quelquefois, elle ressentait un petit pincement au cœur lorsqu’elle tombait sur une photo d’eux ou un objet qu’il lui avait o/ert pendant leur relation, elle savait qu’elle avait pris la bonne décision en quittant cet homme indèle. Et maintenant, elle comptait bien se laisser vivre !
2 Le Marquee La semaine était passée à une allure folle. En ce vendredi soir, Skylar pensait déjà à la soirée qu’elle allait passer avec Milie. Elles iraient certainement manger un morceau avant d’aller danser auMarquee. Leur ami d’enfance, Jet Bailey, en était le propriétaire. Son père, Austin, était un riche promoteur immobilier très demandé à New York et il avait toujours été très dur avec Jet. Après des études de commerce brillamment réussies, il avait dé)é son )ls en lui con)ant leMarquee. À l’époque, c’était un petit club sans grande enverg ure. Mais à force de travail et d’acharnement, Jet en avait fait une des boîtes les plus branchées de New York. Il n’était pas rare d’y voir des célébrités dépenser des fortunes pour une soirée. Plusieurs fois, pour dépanner Jet, les )lles lui avaient sauvé la mise et avaient fait oce de serveuses. En gage d’amitié, elles avaient leur entrée auMarquee. Posant son oreillette sur le support destiné à recharger la batterie, Skylar rangea un peu son bureau, puis s’étira dans son fauteuil. Lundi, Global Inc. accueillerait un groupe de la délégation chinoise venu visiter les locaux et s’inspirer de la manière de travailler américaine. Une succursale ouvrait dans deux mois à Pékin et c’était avec plaisir que la jeune femme avait préparé leur venue. Elle avait réservé leur hôtel et avait déjà préparé la salle de réunion où M. Foller, le PD G, interviendrait. Un calepin et un stylo 6oqués du logo de Global Inc., parfaits pour prendre des notes, étaient disposés autour de la grande table en verre. Un siège en cuir était relig ieusement avancé à chaque place et Skylar sortirait une bouteille d’eau qu’elle distribuerait à chaque participant le moment venu. La sonnette de l’ascenseur indiqua que quelqu’un arrivait à l’accueil. Skylar se redressa sur son siège et pria silencieusement pour que ce ne soit pas ce lourdaud de Patrick. Il n’en manquait pas une pour la drag uer et elle devait prendre sur elle pour ne pas l’envoyer balader à chaque fois. Lorsque les portes s’ouvrirent, un homme d’âge mûr en sortit, suivi d’une jeune femme munie d’un bloc-notes. L’homme s’avançait à grandes enjambées et l’assistante trottinait derrière lui pour suivre la cadence, ses talons claquant sur le carrelage. me — Vous voudrez bien prévenir M Peabody, la comptable, que les chèques devront être prêts pour quinze heures. Non ! Pour quatorze heures. Puis vous appellerez notre agence de Paris, les derniers plans reçus sont corrects, mais je pense qu’ils peuvent être améliorés. Passant devant le comptoir, l’homme s’arrêta pour saluer Skylar. — Bonsoir, mademoiselle Miller. La semaine n’a pas été trop fatigante ? lui demanda-t-il avec gentillesse. La jeune femme lui rendit son sourire. — Bonsoir, monsieur Foller. Tout s’est bien passé, merci. Le PD G était adorable avec ses employés. Il avait t oujours un mot agréable pour tout le monde. Il s’approcha de l’accueil et s’accouda au bureau. D’un air espiègle, il toisa Skylar. — Que font les jeunes de nos jours, un vendredi soir ? Ils vont danser ? À votre âge, j’allais boire un verre a uMcSorley’s avec les amis et on bavardait pendant des heures. Nous refaisions le monde ! Ha, la belle époque !