Sortilège

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Français
248 pages
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Description

Ndèye Marie est assistante de direction au cabinet d'expertise comptable 3E. Enfant d'un couple de cadres moyens, elle ne rêve que d'une chose : épouser son séduisant patron… Mais Souleymane Sané ignore totalement sa présence et ne se doute même pas de l'amour sans retour qu'elle éprouve pour lui. Comment l'attirer à elle ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ndèye Marie ne s'avoue pas vaincue. Avec l'aide de la téméraire Khoudia, elle va mettre en place une stratégie sans faille en vue de ferrer son homme. Son plan lui réservera bien des surprises...

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2010
Nombre de lectures 1 013
EAN13 9782363900036
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,03€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Cet ouvrage a été édité grâce au Fonds d’Aide à l’Édition du Ministère de la Culture et des Loisirs
Illustration de couverture :
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Éditions Nara
© Les Éditions Nara Almadies Villa n° 12 Dakar - (Sénégal) Tél : 77 181 57 57 e-mail:editionsnara@yahoo.fr
ISBN :
CollectionsIGnaRE
Je t’ai filé une chanson douce comme un murmure de colombe à midi.
Léopold Sédar Senghor, Chant pour Signare,In NOcTuRnES.
Note De l’ÉDiteUr
Ah l’amour ! Que de sensations ce mot suggère ! Il rythme le monde, notre quotidien, nos vies. Aimer est la plus belle chose qui puisse nous arriver. Décliné en vers par tous les poètes du monde, chanté par les plus belles voix que l’humanité ait connues, il se conjugue à tous les temps, se traduit dans toutes les langues et se retrouve chez tous les peuples. L’Afrique, continent riche de son passé et de sa culture, ne saurait être en reste, car comme le disait un célèbre poète de chez nous, «l’émotion 1 est nègre et la raison hellène» C’est cette vision particulière de l’amour que Les Éditions Naravont essayer de véhiculer, de faire découvrir au monde à traversla Collection Signare,pour rappeler ces belles et gracieuses dames de notre histoire, ces élégantes de nos belles cités de Gorée et de Saint-Louis, qui vécurent la volupté, l’art d’aimer et d’être aimé. La Collection Signarese veut le porte-étendard de notre perception de l’amour conforme aux réalités de notre beau continent africain. C’est là un défi à relever ; nous espérons, chers lectrices et lecteurs, que vous nous aiderez à tenir vaillamment, la promesse de nos rendez-vous mensuels.
1 Léopold Sédar Senghor.
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Dix sept heures ! La fin de sa journée de travail au bureau. Ndèye Marie rangea automatiquement dans une chemise le dossier qu’elle venait d’impri-mer. Elle le mit en évidence sur un coin de sa table avant d’éteindre sa machine. Ce jour-là au moins, elle allait sortir à l’heure de la descente normale. C’était fou ! La charge de travail était infernale dans ce cabinet d’expertise comptable, les 3E ! Ses deux collègues et amies de travail, Adama et Michèle, allaient venir la chercher d’un moment à l’autre. Elles avaient l’habitude de rentrer ensemble. Michèle, une des auditrices du cabinet, possédait une voiture et les déposait régulièrement chez elles. Elle était là, justement : - Ah ! Ndèye Marie, je ne pars pas maintenant. J’ai un dossier à finaliser, vous serez donc obligées de prendre le bus ou le taxi. Je suis désolée, l’informa-t-elle. - Ce n’est pas grave, on se débrouillera, lui répondit-elle avec un sourire contrit. - Le Beau exige que je le lui remette avant de partir, ajouta Michèle sur un ton conspirateur. Le cœur de Ndèye Marie bondit à l’évocation de ce nom.
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Le Beau était le surnom donné à Souleymane Sané. Directeur du département d’audit, il était l’associé et le fils du directeur et fondateur du cabinet 3E… et l’homme qu’elle aimait ! D’un amour non réciproque, malheureusement. Mélancolique, elle n’entendit même pas la suite des commentaires de sa collègue : - Hé, tu m’écoutes Ndèye Marie ? s’entendit-elle rappeler. Elle sursauta : - Pardon, tu disais ? - Le Beau, il nous prend pour des machines. Il pense que tout le monde peut suivre son rythme de travail démentiel. Franchement, il n’a pas de cœur, ce type, conclut-elle. - J’en ai un, comme tout être humain, mesde-moiselles, retentit une voix froide et calme, derrière elles. Surprises, elles se retournèrent et virent l’intéressé qui les fixait froidement : - Excusez-moi, c’est que je voulais dire… bafouilla Michèle, confuse et gênée. - J’ai parfaitement compris vos paroles, l’in-terrompit-il, glacial, avant de se tourner vers Ndèye Marie. Il fixa ses beaux yeux d’un marron glacé sur elle. Je peux avoir le dossier SOMIX, mademoiselle ? - Bien sûr, monsieur, répondit-elle en le lui tendant. Alors qu’il saisissait le document, leurs doigts se frôlèrent. C’était comme si une décharge électrique lui avait traversé le corps.
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