Sur la route de la guérison, tome 2

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143 pages
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La guérison.
Elle n’est pas aussi facile qu’elle n’y paraît. Après un road trip qui a fait renaître dans le cœur de Matthew et Hailey l’espoir d’une vie meilleure, faire face à leur passé reste l’ultime étape pour les rapprocher. Après avoir perdu foi en la vie et en l’amour, ils vont se rendre compte que se relever et avancer est un combat de chaque instant. Pourtant, ensemble, ils seront plus forts.
Et peut-être est-ce leur seul espoir d’être heureux à nouveau ?

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Nombre de lectures 18
EAN13 9791096785384
Langue Français

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Sur la route de la guérison, tome 2
[Lili Sky]
© 2017, LiliSky. © 2017, Something Else Editions. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Aurélie P. ISBN papier : 979-10-96785-38-4 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait totalement fortuite.
Playlist
*** Sam Tinnesz -Glass Heart Son Lux -Your Day Will Come Fleurie -There's a Ghost Bishop Briggs -River
Halsey -Control Jaymes Young -Come Back for Me
Sia -cheap thrills Adèle-Daydreamer
Lindsey Stirling -Shatter Me(ft Lzzy Hale) Matt Woods- In the Dark
Over the Ocean -I Will Be Silent
Owsey & Resotone -A Smile from The West
Owsey -And Then I Woke Up
Casting Crowns -Broken Together
***
« Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison. » Harry Potter -Albus Dembledore
Prologue Hailey J’ai froid et une douleur lancinante me vrille le c râne me donnant une envie de crier, mais aucun son ne franchit la barrière de mes lèvre s. Allongée, ma joue est collée contre, ce qui semble être, un sol dur et râpeux. Je ne vois rien. Tout est noir. J’aimerais ouvrir l es yeux mais je n’y parviens pas. Je ne peux seulement qu’imaginer ce qui se passe autou r de moi par rapport aux perceptions d’agitation que je perçois : des bruits de pas, mais également des bribes de conversations qui me paraissent tellement loin q u’elles résonnent comme un écho à mes oreilles. C’est seulement après plusieurs minut es, qui m’ont paru interminable, que je me sens soulevée du sol sans que je ne puisse co ntrôler aucun des mouvements de mon corps. Il a l’air si léger, comme s’il ne conte nait plus une once de vie. J’essaie de le contraindre de bouger mais mon action reste vain e. Je souhaite qu’une sensation d’apaisement se succèd e à la douleur que je ressens lorsqu’on me bouge. Et comme si ce n’était pas déjà assez pénible comme ça, un flash de lumière passe devant mes paupières et vient ampl ifier mon mal de tête. Désormais, j’ai l’étrange impression de flotter mais étonnamme nt, je n’ai pas peur alors que je le devrais sans doute. La douleur a disparu, laissant place à la sérénité. La lumière réapparaît de nouveau devant mes yeux, elle devient plus intense et me fait le même effet que lorsqu’on ouvre les volets lors d’une matinée très ensoleillée. Je suis peut-être morte. Est-ce vraiment ça que l’o n ressent lorsque c’est la fin ? La blancheur lumineuse se dissipe pour me laisser d istinguer une vision plus claire et bien différente de la réalité. Des médecins sont penchés au-dessus de quelqu’un. Je me déplace avec difficulté pour discerner la person ne et je constate avec effroi que cette personne… c’est moi… Je suis étendue, inerte, sur une table. Mon visage et mes vêtements sont maculés de sang. Toutes les personne s présentes dans la pièce agissent avec rapidité, mais je peux ressentir leur état de stress. Je suis vraiment morte alors ? Je suis incapable de détourner les yeux de la scène . Ma propre scène. Mon acte final. Ça me fascine autant que ça me terrifie. Non ! Je ne peux pas mourir… Je ne veux pas ! Matthew… Je ne sais pas pourquoi je pense à lui mai ntenant mais je ressens l’envie puissante de le revoir une dernière fois. Je veux s entir sa peau contre la mienne, entendre sa voix me dire que tout ira bien. Et égal ement réaliser les projets qui commençaient à naître dans mon esprit. Je ne peux p as partir sans accomplir chacune de ces choses. C’est impossible ! C’est trop tôt ! Tout à coup, une chaleur dense se répand sur toute la surface de ma poitrine. C’est très désagréable mais pas douloureux. Toutes ces bo uffées ont un intervalle régulier. J’observe les médecins s’affairer rapidement sur mo n corps. Je n’ai pas le temps d’en voir plus car mon corps est comme aspiré dans un trou d’air. Étourdie, je ne distingue plus rien et l’obscurité s’abat de nouveau sur moi…
Chapitre 1 Matthew Une semaine ! Une putain de semaine pendant laquell e je me suis résigné à rester cloitré dans cette foutue chambre de motel à attend re, dans l’espoir qu’elle revienne. Une semaine que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Je m’étais même mis à espérer qu’elle resurgisse ne serait-ce que pour m’envoyer des insultes – que je mérite amplement – pour avoir agi comme le dernier des sal auds. Sauf qu’elle n’est pas revenue. Pourquoi l’aurait-e lle fait d’ailleurs ? À plusieurs reprises, j’ai saisi mon téléphone pour l’appeler mais je me suis ravisé à chaque tentative. La façon dont je me suis comporté m’a fait me sentir minable et ça me tord les tripes. J’ai honte. J’ai seulement été un gros con qui a réagi avec impulsivité mais qui a tout simplement pété un plom b car je ne savais plus quoi faire pour qu’elle reste. Mais la voir avec ce type a été la goutte de trop et je n’ai pas pu m’empêcher de lui balancer tout un tas de choses ho rribles. L’expression qu’affichait son regard m’a littéralement cloué sur place et m’a fait comprendre qu’elle ne me le pardonnerait certainement jamais. Il ne s’est pas passé un jour sans que je ne me mor fonde en regardant encore et encore nos photos. Son sourire me manque, tout me m anque chez elle, putain ! Je deviens complétement fou ! J’étais très loin de me douter que son absence allait être aussi dure et aussi douloureuse. Quelque chose s’es t brisé en moi. Malgré ce foutu silence et mon état désespéré, je n ’ai même pas été me saouler. J’ai décidé de ne plus toucher à cette merde d’alcool pu isque visiblement, ça ne m’a jamais vraiment porté secours. Ce n’est tout simplement qu ’un écran de fumée qui masque temporairement la douleur en lui accordant une sati sfaction éphémère. Mais cette fois, je fais le choix d’y faire face. Allongé sur le lit, les bras croisés derrière ma nu que, je saisis mon téléphone et me demande une millième fois ce qu’elle est en train d e faire en ce moment. Mon cerveau divague et se met à l’imaginer dans les bras de l’a utre connard, à rire et me maudire. Cette pensée me tue et me donne la nausée, bordel ! Rien que de la savoir avec lui, j’ai envie de tout péter dans cette pièce, pour me défou ler et me soulager de toute cette frustration. Je l’ai perdue. C’est de ma faute. Ma putain de faute ! Ma mâchoire se serre douloureusement jusqu’à me fai re mal mais je m’en moque, cette douleur m’offre une distraction bienvenue. Je ferme les yeux, retenant ces foutues larmes qui me brûlent les paupières et me narguent. Son visage revient à chaque fois que je les ferme, et me souvenir d’elle renforce to ujours un peu plus mes remords. Elle ne reviendra plus, elle m’a quitté. Je l’ai déçue e t il est trop tard. Je ne la mérite pas. Cette évidence me provoque un immense accablement. Je pousse un long soupir plaintif et sursaute lorsque je sens soudain mon té léphone vibrer sous ma main. J’ai l’impression de rêver quand je vois son nom s’affic her sur l’écran. Mon estomac se noue. C’est comme si l’univers avait senti ma détre sse et qu’il m’avait envoyé une réponse. En dépit de ce moment que j’ai attendu tou te la semaine, j’appréhende subitement de lui parler, de subir de multiples rep roches mais je ne dois pas rater cette occasion. Je me redresse et me racle la gorge avant de décrocher. — Allo ? soufflé-je. Je resserre ma main autour de mon téléphone, impati ent d’entendre le doux son de sa voix. Mais cellequi retentit n’a rien à voir av ec la douceur du timbre d’Hailey. — Allo, Matthew ? me demande une voix masculine avec une certaine hésitation. Je le reconnais immédiatement et je me demande pour quoi il m’appelle. Pourquoi ce n’estpas Hailey? — Qu’est-ce que tu veux et comment ça se fait que tu appelles de son téléphone ?