The Howlers, tome 1 : Amour Sauvage

-

Livres
160 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

L’entrée à l’université se révèle compliquée pour Julis. Après une trahison amoureuse, elle s’attire les foudres de « La meute », la bande de garçons les plus craints du campus.


À leur tête, Kaydy, arrogant, cruel, dangereux, s’est donné pour mission de la pousser à bout.


Malgré elle, Julis va plonger dans un monde dont elle ignore tout et va devoir revendiquer sa place.


Ensemble, ils vont se battre pour accepter l’inévitable.


Sous les étoiles et la lune, suivez le hurlement du loup, il vous mènera tout droit aux portes du danger... Ou à l’inverse, en plein coeur de l’amour.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 96
EAN13 9782378160654
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
The Howlers, tome 1 : Amour Sauvage [Marie Luny]
© 2018, Marie Luny. © 2018, Something Else Editions . Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © Adobestock.com Illustration : © Caly Design ISBN papier : 978-2-37816-064-7 ISBN numérique : 978-2-37816-065-4 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
À toutes mes amies fans de Bit-Lit et de ce genre d ’amour possessif et viscéral. Ce livre est pour vous.
Prologue Julis — Julis !!! Je me retourne vers la voix qui vient de crier mon prénom à travers le couloir du lycée. Les sourcils froncés, je vois ma meilleure a mie Mawen se frayer un chemin à travers la marée humaine présente à l’interclasse. — Qu’est-ce qu’il se passe ? lui demandé-je lorsqu’ elle arrive à mon niveau. Elle a le visage rouge et est carrément essoufflée. Elle se p lie en deux et tente de reprendre sa respiration. Après quoi, elle me dit tout sourire. — C’est bon !! — Qu’est-ce qui est bon ? — Notre chambre… on l’a ! — Quoi ??? Mes yeux s’ouvrent en grand et je la fixe médusée. Elle hoche la tête et réplique. — Oui, oui, regarde !! Ma mère vient de me l’apporter ! Je lui arrache la lettre des mains et je la lis pui s la relis. Effectivement, c’est écrit noir sur blanc, dans quelques mois, nous serons les loca taires d’un logement étudiant. C’est tout simplement fabuleux et c’est heureuse qu e je la serre dans mes bras. — Tu vas voir, ça va être super la fac !! — Oui, j’ai tellement hâte ! La sonnerie retentit et nous ramène à la réalité. N ous n’avons pas encore fini le lycée et même si nous sommes prises à l’université, nous devons encore terminer l’année scolaire. Je me saisis de mes livres et je ferme la porte de mon casier. — On se voit à la cafet’ ? me demande Mawen, tandis qu’elle ouvre son propre casier. — Oui, à tout à l’heure. Je vais l’annoncer à Smith . Il va être super content. T’imagines, nous trois, ensemble, à la fac. C’est l e must du must ! — Oui !! Je laisse Mawen, à son casier et je me dépêche de r ejoindre mon cours de biologie. J’arrive juste avant que le prof ne ferme la porte et me glisse dans la salle en m’excusant de mon retard. Puis je rejoins ma place au milieu de la pièce. Smith m’envoie un sourire avant de se pencher vers moi. — Alors ma puce, comme ça, on arrive en retard… — Chut, c’était pour la bonne cause. Mawen a reçu u ne lettre d’UV, on a notre chambre ! Smith me décroche un énorme sourire avant de m’offrir discrètement un baiser. — Je suis content pour vous ma puce. On va bien se marrer à la fac. — Oui, je pense. Effectivement, j’ai ce que j’ai toujours voulu, je vais intégrer la fac que je voulais et de surcroît avec ma meilleure amie et mon petit-cop ain, les deux personnes après mes parents que j’aime le plus. J’ai tout pour être heu reuse et je compte bien profiter de chaque opportunité qui va s’offrir à moi. L’univers ité représente un renouveau et je vais en faire bon usage.
Chapitre 1 Julis Cinq mois plus tard Mawen, tu pourras ranger ton bordel, s’il te plaît. — Ouais… Je lâche un soupir en voyant qu’elle n’a visiblemen t pas envie de bouger de son lit. Allongée, elle pianote sur son téléphone et ne daig ne même pas me regarder. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais en un mois à pe ine, on s’est quelque peu éloignées. Nous qui étions plus qu’heureuses d’habiter ensembl e, cela se révèle être très compliqué. N’ayant pas choisi la même spécialité, n ous n’avons aucun cours en commun ce semestre. Alors que j’ai pris sciences de l’environnement, Mawen elle, a choisi sciences de la santé. Elle veut devenir infi rmière. Pour ma part, je ne sais pas encore, mais je veux que mon futur travail soit en lien avec la nature. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je me suis toujours sentie à l’ aise à l’extérieur bien plus qu’enfermée dans un bâtiment. J’aime les grands esp aces, avoir la liberté de mes mouvements et surtout entendre les bruits de la nat ure, le chant des oiseaux, le souffle du vent. Tout ça a un effet apaisant sur moi. C’est pourquoi, je ne supporte plus le bazar qui rè gne dans notre chambre. Elle est déjà petite, avec tout juste la place pour deux lit s simples, deux bureaux et deux armoires, alors si en plus, elle est prise d’assaut par le bordel de Mawen, ça en devient étouffant, en tout cas pour moi. Visiblement, cela n’affecte en aucune manière ma meilleure amie. — Mawen… — C’est bon, Julis, je vais ranger après. Je décide de capituler, de toute manière, c’est imp ossible de la faire changer d’avis. Mawen est têtue et ne laisse personne lui dicter sa conduite. L’heure qui s’affiche sur ma montre me fait réaliser que je vais être en reta rd à mon cours de biologie. Je fourre rapidement mon livre dans mon sac à dos, puis enfil e une petite veste avant de rejoindre la porte. — Bon, à tout à l’heure. — OK. La porte claque derrière moi alors que je m’élance dans les escaliers. Je traverse en courant le campus afin de rejoindre le bâtiment de biologie. Par chance, le prof n’est pas encore arrivé et je peux souffler en m’installa nt à ma place dans l’amphithéâtre. Après avoir déposé mes affaires devant moi, j’atten ds en zieutant les diverses personnes qui pénètrent dans la salle. Lorsque mes yeux remarquent un duo de filles entrer et s’installer l’une à côté de l’autre, une boule de tristesse m’obstrue la trachée. Mawen et moi étions comme ça, il y a quelques mois à peine. Que nous est-il arrivé ? Je ne comprends pas. Nous étions si proches, et ce, depuis la rentrée en maternelle. Je pensais notre relation indestructible, et pourta nt, elle me semble s’effriter de plus en plus à mesure que les jours passent. Nous sommes à la fac depuis un mois et nous ne part ageons presque plus rien. Après je sais qu’elle me reproche de ne pas vouloir sortir, ni de vouloir m’intégrer aux autres. Mais ce n’est pas comme si elle ne me conna issait pas. J’ai toujours été comme ça, un peu solitaire, en retrait. Je n’aime p as la foule et me sens vite mal à l’aise avec des personnes extérieures. Elle a été h abituée à ce trait de ma personnalité et ne s’en est jamais plainte jusque-là. Mais j’ima gine que maintenant, la donne a changé. Elle veut vivre et moi, je l’en empêche. Ce ne sont pas mes paroles, mais bel et bien les siennes.
J’avoue que je les ai accusées durement et me suis sentie un peu trahie. Mais comment lui en vouloir ? Elle a raison. Je suis blo quée avec mes peurs alors qu’elle ne souhaite qu’une chose, profiter à fond. Maintenant, j’ai l’impression de n’être qu’un boulet pour elle. Enfin même si, j’imagine que l’am itié change, du moins qu’elle s’adapte et évolue, j’espère juste que dans notre c as, elle perdurera longtemps encore. Malgré ça, ce qui me rassure, c’est qu’avec Smith n ous filons toujours le parfait amour. J’ai tellement de chance de l’avoir. Nous sommes en semble depuis un an et nous projetons même de nous marier à la fin de nos étude s. C’est lui qui le souhaite plus qu’autre chose, mais j’admets, ne pas être contre l’idée, loin de là même. Je l’aime tellement que je ne dési re que ça, être sa femme pour le restant de mes jours. Mais bon, chaque chose en son temps, pour l’instant, je dois survivre au cours de biologie et surtout à leurs présences. Leurs ? C’est eux. Le groupe de quatre mecs qui entre dans l’amphithéâ tre comme s’il leur appartenait. Ils forment un quatuor des plus énervant et flippan t. Si je devais les situer dans la hiérarchie du campus, ils se trouveraient tout en h aut, au sommet. Ils ne sont pas les stars de l’équipe de foot ou quelques sports que ce soit, non, ils sont juste les mecs les plus méchants et craints de la faculté. Les gens s’ écartent sur leur passage et baissent même les yeux, ce qui est franchement nul, mais bon , qui suis-je pour juger ? D’autant plus que je le fais aussi. Alors qu’ils remontent toute la salle et partent s’ asseoir tout en haut, j’entends l’assemblée chuchoter le surnom qui leurs est affub lé. Effectivement, j’ai découvert lors de mon premier cours avec eux, qu’ils se faisaient appeler « La meute ». Pourquoi ? Je ne sais pas. J’imagine que ce n’est pas sans raison et au vu de leur réputation, je suis tentée de dire que ça doit venir d’une histoire sordide. Ces quatre mecs sont… Je ne saurais même pas dire ce qu’ils sont en fin de compte, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils usent et abusent de leur pouvoir. En un mois, ils ont réussi à faire craquer plusieur s filles qui se sont retrouvées à pleurer toutes les larmes de leurs corps. Non pas p arce qu’ils leur ont brisé le cœur, mais parce qu’ils les ont brisées tout court. Ils o nt tendance à s’attaquer verbalement aux autres et lorsqu’ils ont une cible dans leur vi seur, la pauvre proie se retrouve submergée de paroles infectes et venimeuses. Il n’y en a aucun pour rattraper l’autre, pourtant à ce que j’ai pu constater, il y a un chef et lui est vraiment, mais alors vraiment le pire. Il dégage un je ne sais quoi qui est effra yant, voire même terrorisant et bizarrement paralysant. — Le prof n’est pas là !!! Avec son annonce, le mec qui vient d’entrer dans la pièce capte l’attention de toute l’assemblée. Comme personne ne bouge, il renchérit. — Non, sérieux, il n’est pas là ! Constatant que beaucoup se lèvent de leurs chaises, j’en fais autant. Après avoir rangé mes affaires dans mon sac, je quitte ma rangé e et descends en direction de la porte. Tandis que j’atteins celle-ci, un frisson se propage le long de mon échine et fait dresser les poils sur ma nuque. Mon estomac se tord et ma respiration s’emballe. Une alarme se déclenche en moi et me pousse à fuir rapi dement. Sans oser me retourner, je me dépêche de sortir du bâtiment. Puis, traverse l’immense pelouse qui me sépare de ma chambre. Une légère brise souffle et fait flo tter mes cheveux blonds. M’arrêtant en plein milieu, je ferme les yeux, offre mon visag e aux derniers rayons du soleil de la journée et laisse cette douce caresse m’envahir. Un calme salvateur prend possession de mon être et je m’y abandonne complètement. Lorsq ue je me sens enfin pleine et rechargée, je reprends ma marche.
Tout en avançant, mes pensées sont focalisées sur « La meute ». Ces mecs sont vraiment nazes. Ils dégagent une aura menaçante qui repoussent les gens et s’en servent pour faire régner la terreur au sein du cam pus. Le jour où ils vont tomber sur plus fort qu’eux, je rigolerai même si je pressens que ce n’est pas demain la veille. En tout cas, pour ma part, je préfère être le plus loi n possible d’eux. Certes, je ne les connais pas, mais je ne souhaite absolument pas les connaître. Mes pas me ramènent devant ma chambre pendant que m on cerveau lui est toujours bloqué sur les toquards, c’est donc à demi-conscien te que j’ouvre la porte et c’est peut-être pour cela aussi, que je ne fais pas tout de su ite attention à ce qui se passe devant moi. Mais le « Oh putain » prononcé par Smith me ra mène cruellement à la réalité. Mes yeux se posent sur une scène que je n’aurais ja mais, mais alors jamais pu imaginer, même dans mes pires cauchemars. Smith est debout avec le jean aux chevilles alors q ue Mawen est à quatre pattes devant lui sur son lit. Il a les mains sur ses hanc hes, et leur position ne laisse aucun doute sur ce qu’ils s’emploient à faire. Plantée à l’entrée de la pièce, je ne peux tout sim plement plus bouger. À cet instant, je me sens me vider petit à petit. Mon cœur s’arrêt e, mes poumons se relâchent et je jurerai mourir. Ma vue se brouille, mes oreilles bo urdonnent et tout mon corps se met à trembler d’effroi. La bouche ouverte, et les yeux é carquillés, j’assiste totalement meurtrie et impuissante au coït de ma meilleure ami e et de mon copain. Dans un geste d’autoprotection, j’imagine, je recule et sors. Smi th et Mawen s’écartent et alors qu’elle se couvre avec une couverture, lui remonte son pantalon prestement. — Ma puce… L’entendre m’appeler comme cela a pour mérite de me faire sortir de ma torpeur. Sans demander mon reste, je prends mes jambes à mon cou et me carapate. Je dévale rapidement les escaliers avant de sortir de l’immeu ble. Puis sans savoir où aller, je me mets à courir.