Tombé en disGRÂCE

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149 pages
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Description


Je suis enfin à la maison après avoir surmonté la maladie et la mort de mon frère. Mais être à la maison est définitivement différent. Ma meilleure amie (la seule personne en vie qui désormais connait mon secret) a un nouveau petit ami qui a un ami, Shane Maxton : bad boy tatoué, dieu du rock et très agréable à regarder. Il est aussi le garçon plus arrogant, et égoïste de New York, le genre de coup d’un soir.


Mais cela n’a aucune importance pour moi, car j’ai passé toute mon existence à rechercher l’amour de ma vie, mon ange. Et ça, il n’y a rien que Shane Maxton puisse faire pour le changer.

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EAN13 9782376764564
Langue Français

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Publié par JUNO PUBLISHING 2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt Tel : 01 39 60 70 94 Siret : 819 154 378 00015 Catégorie juridique 9220 Association déclarée http://juno-publishing.com/ Tombé en disgrâce Copyright de l’édition française © 2019 Juno Publishing Copyright de l’édition anglaise © 2012 Christine Zolendz Titre original : Fall from Grace © 2012 Christine Zolendz Traduit de l’anglais par Hortense Baron Relecture française par Valérie Dubar, Rafaël Rivière Conception graphique : © Tanya pourMore Than Words Graphic Design
Tout droit réservé. Aucune partie de cet ebook ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing : http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-456-4 Première édition française : janvier 2019 Première édition : juillet 2012 Édité en France métropolitaine
Table des matières Avertissements Dédicace Chapitre 1 Chapitre 2
Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10
Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 À propos de l’Auteur Résumé
Avertissements Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés d e façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence. Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
Dédicace Celis ne pouvaient pas. Sautons ensemble de lavre est dédié à tous ceux à qui on a déjà dit qu’il falaise. Et à mes filles. Rêvez toujours grand.
Tombé en disGRÂCE Mad World #1
Christine Zolendz
Chapitre 1 Lebip-bip-bip de la petite machine qui surveillait so n cœur mourant me réveilla. J’ouvris lentement les yeux, et comme toujours, il était là à me regarder. Je me levai d’où j’étais assise et me penchai près de lui, plaçant ma main sur sa joue. — Laisse-toi aller. Je comprends. Il lutta pour respirer et marmonna quelque chose qu e je ne pouvais pas entendre. Je souris quand même. — Vas-y, Jake. Tout ira bien, ne reste pas pour moi. Une larme solitaire s’échappa de son œil et sa respiration s’arrêta. Les moniteurs déclenchèrent leurs alarmes perçantes. Je reculai tandis que les infirmières et les médecins inondaient la pièce, mais je savais qu’il était trop tard. Il était parti et j’étais complètement seule à nouveau. Les voix se brouillèrent et le temps sembla ralenti r alors que je me dirigeai vers le hall. Seigneur, ma place n’était plus ici. C’était mon enfer personnel à moi. Quelqu’un coupa les sons atroces du moniteur cardia que et des vagues d’horreur me submergèrent en réalisant soudainement que Jacob était mort. La vie devient-elle plus facile à un moment ? J’avais regardé pendant si longtemps, impuissante, une maladie vicieuse aspirer la vie de son esprit autrefois fort. Les mains tremblantes de Jacob, et sa peau d’ictère démontraient son incapacité à combattre l’invisible ennemi meurtrier. Une personne pouvait-elle se sentir plus impuissante et insignifiante qu’en regardant quelqu’un qu’elle aimait mourir lentement ? Chaque nuit, j’avais voulu prendre sa place, mais j’étais toujours là et Jacob était parti. Je n’avais jamais cru aux vœux de tou te façon. Je plaçai ma main sur le cadre de la porte et regar dai en arrière. « Ne me ressuscite pas. Ne pleure pas pour moi quand ce cancer aura gagné. Ne me donne pas un enterrement pour rappeler ce qui m’a tué ». Ils étaient en train de donner l’heu re de la mort ; il était 3 h 16. Les chiffres me firent froncer les sourcils, ou peut-être était-ce simplement le fait que je savais que Gabriel se tiendrait juste devant la porte. — Bonjour, Gabriel, murmurai-je avant même de franchir la porte. Mes entrailles se tordaient en nœuds tandis que je me tenais devant lui. — Grace. Je levai les yeux et fis de mon mieux pour sourire. J’essayais de retenir les larmes qui bientôt inonderaient mes yeux. Gabriel était toujours aussi beau. Il était parfait, peu importe l’endroit et le moment. Il était appuyé contre les murs blancs du couloir de l’hôpital et sa perfection les rendait sales à côté de sa peau bronzée et impeccable. — Que vas-tu faire désormais, Grace ? — Oh, Gabriel, la même chose. Continuer à respirer et mettre un pied devant l’autre. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, je viens de perdre mon frère et j’aimerais être seule. Je frissonnai lorsque je frôlai accidentellement son bras en passant devant lui. Gabriel le tendit et toucha doucement mon épaule. — Je suis désolé pour ton frère, Grace. Je suis désolé pour tout cela. Je m’arrêtai et me tournai vers lui. Même si sa voix avait semblé pleine de tendresse, ses yeux
bleus et glacés ne contenaient aucune émotion. — Merci, Gabriel. Je suis certaine que je le reverr ai un jour. Après tout, nous devons tous mourir, n’est-ce pas ? Mon sarcasme dégoulinait de chaque mot. Je ne pouvais pas dire ce que je voulais. Combien de fois pouvais-je dire que j’étais désolée ? Combien de fois allais-je regarder la mort prendre tout le monde en me laissant ici ? Que pourrais-je endurer de plus alors que j’avais déjà enduré beaucoup plus que d’autres ? Combien de fois avais-je souhaité que la mort vienne pour moi ? Même dans la mort, je ne serais pas autorisée à me reposer, n’est-ce pas ? Le chagrin s’était infiltré dans mes veines. C’était tout ce que je savais ; tout ce que je ne saurais jamais ; une éternité ici sur terre. Ses longs doigts élégants frôlèrent ma joue. — Je suis vraiment désolé pour Jacob, Grace. J’aimerais pouvoir faire quelque chose. Je sais à quel point il comptait pour toi. Pendant une seule nanoseconde, peut-être même moins, ses yeux me lancèrent un coup d’œil fumant, comme s’ils essayaient de me dire quelque chose de distinct de son expression vide. Il se retourna pour partir, mais je sentis sa timide tentative de vouloir faire quelque chose peser lourd entre nous. — Cela n’a rien à voir avec Jacob, Gabriel. Oui, mo n frère est parti, et il me manquera, mais cela a à voir avec ma présence ici, toujours seule. Je suis soulagée que Jacob soit parti. Il se meurt depuis des années à cause de ce cancer. Aucun être humain ne devrait souffrir comme cela. Être ici est atroce, Gabriel, mais je suis toujours là ! Alo rs, s’il te plaît, ne sois pas condescendant. Ne viens pas me voir aussi souvent en me jetant des regards froids et me dire que tu aimerais pouvoir faire quelque chose, alors que je sais que tu ne le peux pas. À moins que tu aies un conseil à me donner, je vais continuer à faire ce que j’ai toujours fait, à savoir avancer pas à pas et faire mon deuil. Je me détournai de lui, les larmes aux yeux. Bien sûr, Jacob me manquerait. Quelqu’un comme Gabriel ne comprendrait jamais aucune de ces horribles émotions humaines ni toute cette douleur. Je voulais seulement que cela se termine. Je voudrais simplement ne plus exister dans ce monde ou dans aucun autre monde. Je voulais simplement, eh bien, peu importe, ce que je voulais, n’est-ce pas ? En un mouvement rapide, Gabriel m’attrapa et me for ça à lui faire face. Son expression paternelle sévère se transforma en un sourire tendre. Son comportement me fit sursauter de telle sorte que mes genoux cédèrent sous moi. Je n’avais jamais vu Gabriel sourire ainsi. Il m’enlaça dans ses énormes bras de bronze et me chuchota dans les oreilles. — Tu es la personne la plus forte que j’aie jamais connue. Tu as été brisée plus de fois que quiconque, et pourtant tu gardes… Je veux tellement te sauver… Son étreinte me calma. Je m’écartai lentement de ses bras, essayant de me distancer de lui. La tendresse avait disparu et la figure paternelle sévère se tenait devant moi comme si ce petit écart d’encouragement et de tendresse ne s’était jamais produit. — Merci, Gabriel. Et c’est là que je le laissai. Debout dans un coulo ir d’hôpital, au milieu de nulle part, pensant que j’étais la personne la plus forte qu’il ait connue. Comme si j’avais eu le choix.
Chapitre2 Je continuai à marcher jusqu’à ce que je me trouve debout au milieu du parking de l’hôpital, mais je n’arrivais pas me souvenir où était ma Jeep. Je ne me rappelais pas quand était la dernière fois que j’avais quitté l’hôpital. Les rayons du soleil semb laient m’assaillir du fait de m’être cachée si longtemps. Je fouillai dans mes poches pour trouver mes clés et me demandai si je devais retourner dans la chambre de Jacob pour récupérer mes affaires. En cliquant sur l’alarme des clés, je réussis à trouver ma Jeep, et après être montée à l’intérieur, je m’assis lourdement sur le siège du conducteur. J e jetai un coup d’œil sur la banquette arrière où mon étui de guitare était appuyé contre la vitre ar rière. Qui pouvais-je tromper ? Tout ce que je possédais était dans ce véhicule. J’avais simplement besoin de partir, alors je démarrai le moteur. Je me dépêchai de sortir du parking comme si mon tu yau d’échappement était en feu. J’avais plus de 400 kilomètres à parcourir et je voulais y arriver le plus vite possible. En route vers l’I -90 de New York, je mis les gaz aussi fort que possible. Je plaçai mon téléphone dans le berceau du haut-parleur sur mon tableau de bord et appelai Lea grâce au kit mains libres. — Grace ? Qu’est-ce qui ne va pas ? répondit la voix désincarnée de ma meilleure amie. — Jake est parti, alors je suis sur le retour. Ma chambre est-elle toujours vide ? — Oh, Gray. Cela me toucha qu’elle m’appelle par mon surnom. — Bien sûr qu’elle est vide. Je ne sais même pas quoi dire. Jake était… — S’il te plaît, ne dis rien. C’est fini et il ne souffre plus. Je serai de retour ce soir. — Conner et moi allons regarder le groupe de son ami jouer plus tard. Envoie-moi un message quand tu rentreras et je t’enverrai l’adresse au cas où tu aurais envie de sortir. Oh, Lea, tu es tellement habituée à mes épisodes stoïques. Peut-être qu’une nuit de musique et d’alcool serait la réponse à mes prières, ou du moins cela engourdirait mon esprit de cette dure vie. — Conner, hein ? Cela me semble bien. Je suis presque sur l’I -90. Nous nous verrons tout à l’heure. — Oh, tu roules vite, n’est-ce pas ? Ne te tue pas, s’il te plaît, je sais que tu as un désir de mort, mais j’aimerais te revoir, et en un seul morceau. D ’ailleurs, j’aimerais vraiment que tu rencontres Conner. Sa voix trahissait ses sentiments à son égard et cela me fit sourire. Lea était une si belle âme. Elle méritait de trouver quelqu’un qui pourrait la faire sourire. — Je ne conduis pas vite, mentis-je. J’ai vraiment hâte de rencontrer Conner aussi. Je raccrochai et poussai la Jeep pour aller encore plus vite. Le trafic était inhabituellement fluide et je me retrouvai à glisser entre les voitu res comme si j’étais invisible. Si seulement je pouvais être invisible, ou du moins ne pas ressentir ce monde triste. Si seulement je n’avais pas à être si… humaine. Dans le réconfort et la solitude de mon siège avant, alors que je traversais le monde flou, mes larmes coulaient. Je séparai mon esprit de mon corp s comme je le faisais toujours, et laissai le chagrin remplir mon âme. Le ciel s’assombrit lentement alors que mon monde s’inclinait vers la lune. De grands nuages sombres s’assemblèrent au-dessus, entassant les cieux qui s’ouvraient. La grêle