Trahison parfaite

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Trois mois se sont écoulés depuis que le voile s’est levé sur l’identité des bourreaux de Chloé. Si la page semble être tournée sur cette période de sa vie, Chloé se trouve confronter à une réalité aussi douloureuse qu’insoupçonnable. Austin lui apparait sous un jour nouveau ; il se dévoile plus sombre, plus manipulateur. Accablée par cette trahison dévastatrice, reprendre sa vie d’étudiante n’est pas chose facile pour elle. Blessée et humiliée, son besoin de solitude deviendra plus fort que l’amitié.
Mais attention à ne pas se rendre vulnérable, car les monstres rôdent toujours, attendant le moment opportun pour assouvir leur vengeance.


***



Extrait :


La mine grave, il traverse la pièce pour se laisser tomber sur le canapé. Si jusqu’ici, il avait ignoré Austin, il lève enfin les yeux vers lui et l’accable de reproches dans un regard sévère.
— J’attendais de toi que tu la surveilles et tu l’as laissée se jeter dans la gueule du loup sans même m’en informer.
— Je soutiens Chloé dans son initiative. Je crois sincèrement qu’elle a raison.
Mon père saute du canapé pour se planter comme un piquet face à Austin.
— C’est encore une de tes brillantes idées, sans aucun doute !!!
— Arrêtez, c’est ridicule ! C’est moi qui en ai parlé à Austin...
— Laisse tomber, Chloé, me dit ce dernier, les bras fermés sur son torse, la posture clairement provocante. C’est une vieille habitude dont le shérif ne peut se défaire : Austin Harris est toujours dans les coups fourrés, n’est-ce pas, Éric ?

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EAN13 9791034805679
Langue Français

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INAVOUABLE Tome 2
Jenny Louise INAVOUABLE
Tome 2 Trahison parfaite Couverture :Néro Publié dans laCollection Vénus Dark, Dirigée parElsaC.
©Evidence Editions2018
Prologue La douceur de ce mois de juin fait planer un air de vacances sur le campus universitaire du Wyoming. Les étudiants vaquent à leurs occupations dans une ambiance mêlée d’excitation et d’appréhension. L’année arrive à son terme et les examens de n de semestre battent leur plein. L’enjeu est énorme pour chacun d’entre nous : valider notre année dépendra de nos bons résultats. Réajustant mon sac autour de mes épaules après avoir quitté le bâtiment qui accueille les séances de mon groupe de soutien aux victimes de viols, je trottine le long des marches. Celles-ci franchies, d’un pas léger, je prends la direction de ma résidence d’étudiants, lorsqu’une voix suave et rassurante, tant elle m’est familière, vient chatouiller mes oreilles : — Ma Chloé ! Le sourire aux lèvres, je pivote sur moi-même et découvre Austin, mon bel amour, venir à moi. Les dents enfoncées dans l’intérieur de ma joue, je le contemple, conquise par sa silhouette aux formes alléchantes. Sa tenue est des plus basique : un jean et un tee-shirt moulant et le tour est joué, mais rien ne vaut la simplicité quand on a son aisance et sa nonchalance. — Bébé, dis-je dans un soupir charmé. Ses bras puissants s’enroulent autour de ma taille et me soulèvent dans les airs pendant que sa bouche fonce sur la mienne et m’emporte dans un baiser fougueux et passionné. — Tu m’as manqué… — Toi aussi. Comment c’était, ce soir ? — Bien. Nous avons beaucoup échangé, c’était très enrichissant. Il y avait une nouvelle lle ce soir, elle m’a beaucoup peinée. — Je sais que tu ne peux rien me dire, mais j’imagine que certains récits doivent être durs à entendre. — En fait, elle n’a pas dit un mot. Non, c’est son attitude qui est troublante. En de nombreux détails, elle me fait penser à moi, elle est visiblement terrorisée et extrêmement réservée. Elle m’a réellement touchée et j’aimerais l’aider, mais je ne sais pas comment agir. — Laisse-lui le temps de se familiariser avec ce groupe et ses membres. Tu es la preuve vivante qu’il peut aider les victimes comme vous. Si tu veux lui être utile, gagne sa confiance pour le moment. — Je dois énormément à ces réunions et je vais veiller à ce qu’il en soit de même pour elle, également. Les doigts s’entrelacent aux miens et Austin se met en route en m’attirant derrière lui. — Et où va-t-on d’une démarche si pressante, monsieur Harris ? Il jette un regard par-dessus son épaule et la complicité que je lis dans ses jolis yeux me fait frissonner. — Au paradis, ma Chloé… Au paradis… Je glousse en accélérant ma foulée. Au pied de ma résidence, je me retrouve transportée contre lui. Nos rires se mêlent l’un à l’autre tandis que je me niche dans son cou, mes dents mordillent la peau ne sous son oreille. — Austin, j’ai tellement envie de toi. Sa réponse n’est autre qu’un grognement impatient, presque frustré. Il parcourt les quelques mètres qui nous séparent de ma petite chambre avec un empressement re7étant dèlement son envie dévorante.
Toujours maintenue contre son torse, j’introduis un peu maladroitement ma carte dans le lecteur et ma porte se déverrouille. Austin me conduit à l’intérieur, vide de toute présence et, d’un coup de pied vif, la fait claquer bruyamment avant de poser au sol. Ses iris d’un bleu limpide et parfait me toisent avec une avidité dont je serais incapable de me passer aujourd’hui. Je me sens si belle, si sensuelle à travers ce regard-là. Souriant béatement, conséquence de l’e8et que j’ai sur lui, sur son désir, j’entreprends de défaire mon chemisier, puis, une fois qu’il tombe sur la moquette, je m’intéresse au bouton de mon jean. Austin se dévêt avec le même élan, sans jamais cesser de m’admirer. Lorsque nous sommes tous deux en sous-vêtements, dans une parade lascive, Austin s’approche de moi, ses doigts se referment sur la chair de mes fesses et me hissent jusqu’à mon lit d’une taille ridiculement petite. — J’ai pensé à ce moment toute la journée, m’avoue-t-il, en me scrutant de toute sa hauteur, alors que je suis étendue sur mon couvre-lit. — Pourquoi cette nouvelle ne me surprend-elle pas ? demandé-je, en faisant glisser mon pied le long de sa cuisse, remontant vers son entrejambe. — Tu me rends dingue, mon petit soleil… Après s’être doucement faulé sous ma culotte, il la fait descendre sur mes jambes. J’en fais de même avec son boxer et constate qu’il est déjà dur, le voir ainsi dressé devant moi pour mon seul plaisir ne fait qu’accroître ma propre excitation. Me redressant sur le matelas, je m’installe sur les genoux, lui o8rant le spectacle de mon postérieur dénudé. Il l’effleure et poursuit son exploration jusqu’à l’attache de mon soutien-gorge, qu’il retire. Je sens son gland se présenter à mon ouverture déjà humide. Austin se presse contre moi avant d’empoigner mes seins durcis. — Ma Chloé, tu sais que je t’aime, n’est-ce pas ? Je hoche la tête, désireuse de le rassurer. Dans une lenteur bienveillante, il me pénètre et la sensation d’être comblée de sa présence m’arrache un long et intense gémissement de plaisir. Toujours avec cette même prudence dont Austin fait preuve dans nos rapports intimes, il remue avec délicatesse a<rmant son emprise sur mon corps. Cherchant à me donner plus d’aplomb, j’enroule mon bras autour de sa nuque et saisis le cadre de lit en bois. Grâce à cet appui, je peux rejoindre mon superbe amant dans un rythme encore languide, savourant les émotions naissantes de cet échange intense. Chacune de nos rencontres nous en7amme davantage, nous conduit sur le chemin très vaste du plaisir, nous rendant plus haletants. — Tu es sublime ainsi, je ne pourrai jamais me lasser de la vision de ton corps nu. Voir la convoitise s’attiser dans ses yeux alors qu’il me 7atte de ses coups de reins est telle une nécessite pour moi. Je me tourne alors vers lui afin de me plonger dans son regard. — Tu es trempée, bébé, dit-il avec émerveillement. — Je n’en peux plus, Austin, lui susurré-je alors que cette vibrante tension s’installe dans mon bas-ventre. — Aimerais-tu jouir, mon soleil ? — Je t’en prie. La cadence de ses va-et-vient se fait plus assidue tandis qu’il agace mes tétons, il n’ignore pas à quel point ce geste m’emporte dans la déraison. Je me cambre dans ses bras et m’empale plus vigoureusement sur lui. — J’adore mon ange, marmonné-je,pour l’encourager à persister dans ces agissements. Sa main abandonne mon sein pour caresser mes lèvres pulpeuses, un doigt s’insinue entre elles, je le suce langoureusement tandis que nos regards sont ancrés l’un à l’autre. L’orgasme gronde entre mes cuisses, il menace de me briser, je suis proche de lui céder la victoire. Lorsqu’il explose en moi, je ne romps pas le contact visuel entre nous, lui offrant la vision de mon plaisir. — Austin, lâché-je dans un souffle concupiscent, encore aux prises de ma délectation.
Il y a tellement d’amour, de respect, d’adoration entre nous et sentir la ferveur de ces émotions me donne les larmes aux yeux. Délicatement, sa paume épouse la forme de ma joue, sa respiration vient s’échouer au creux de mon oreille. — Je t’aime, dit-il, tout en continuant de me pilonner. Rien ne sera jamais plus précieux que nous, que ce que nous éprouvons l’un pour l’autre. Tu es merveilleuse, mon ange. Son corps se tend à une vitesse fulgurante, signe évident que sa propre jouissance tente de lui imposer son dictat, de le faire plier à son tour. — Tu es à moi… Sa prise sur mes formes se précise, se raffermit. — Ma Chloé, brame-t-il, alors qu’il se répand au plus profond de moi. Tu es mon paradis… L’a8ection dont Austin fait preuve autant dans ses gestes que dans ses paroles est toujours aussi forte entre nous. Même après des mois à faire l’amour et à nous découvrir, il éprouve ce besoin incontrôlable de me conforter, de m’apprivoiser. Pourtant, je suis une jeune femme très épanouie dans son intimité et tout ce que nous vivons est tout simplement incroyable ! Bien évidemment, nous ne perdons pas une occasion de nous lier l’un à l’autre de la plus intime des manières. Austin, grâce à sa patience et à sa bienveillance, a su, au l du temps, gagner ma conance et ainsi me rendre ma joie de vivre, ma dignité et ma féminité. Mais s’il a changé le regard que je portais sur mon corps, en contrepartie, je lui ai o8ert une tout autre vision du sexe. Cela va bien au-delà d’un échange physique entre deux personnes qui ressentent une forte attirance. Entre nous, c’est une rencontre, une fusion entre deux âmes profondément dépendantes, s’accomplissant dans le désir de cet être capable de vous combler, de vous transporter bien au-delà de vos propres limites. Enchevêtrés l’un dans l’autre, nous protons de cet instant de bonheur, laissant nos respirations s’apaiser calmement. — Austin ? — Hum… Je souris en entendant l’adoration, la joie et la satisfaction dans son intonation. — Je t’aime. — Moi aussi, ma puce. Me tenant toujours par la taille, Austin nous allonge sur le lit, rabat ma couette sur nous avant d’enfouir son nez dans mes cheveux. — Comment te sens-tu ? — Comment pourrais-je être autrement que parfaitement bien ? Je perçois son sourire contre ma tempe. — Comme moi, tu dois être impatiente que nous en finissions avec cette année universitaire. — Tu n’as pas idée… — Je te promets de te faire vivre de merveilleuses vacances et de te faire oublier l’année qui vient de s’écouler. Je sais qu’elle a été pénible pour toi. — Mais j’ai encore deux examens très importants… — Je ne l’ai pas oublié, ma Chloé. Cependant, je n’ai aucun doute sur le fait que tu vas assurer, tu as bien travaillé, j’ai confiance en toi. — Espérons que tu aies raison. — J’ai raison et dans trois jours, tu auras l’esprit libre quand nous partirons à l’aventure ! s’exclame-t-il avec un incontestable enthousiasme. — Ce voyage va être fabuleux !
Austin remue sous moi à la recherche d’une position plus confortable. — J’en ai assez de ce plumard ! — Il va te falloir encore un peu de patience, bébé. Bientôt, nous dirons au revoir à cette chambre ridicule et l’année prochaine, nous aurons notre propre appartement où on sera assurément mieux installés qu’ici. Du bout des doigts, il vient chatouiller mon flanc. — J’ai hâte de vivre avec toi, marmonne-t-il, en me mordillant le cou. Je ris en me débattant. Quand il cesse, je suis assise sur lui. Il cajole mes cuisses pendant que je redessine chacune des formes de son torse. — L’autre soir, j’ai bavardé avec l’un des étudiants qui s’entraînent avec nous à la boxe et selon ses dires, ces logements sont relativement sympas. Un peu étroits, mais pratiques. — Tout ce que j’en sais pour le moment, c’est qu’ils ne sont pas donnés. D’ailleurs, Sloan a eu une réponse pour son job ? — Pas pour l’instant. — Sans son salaire, il nous sera très difficile d’assumer le loyer. — Tu n’as pas tort. Cela dit, je ne me fais pas vraiment de souci. Il y a beaucoup d’o8res d’emplois sur le campus et même si elle ne continue pas dans ce café, elle pourra trouver une autre place. Cela dit, ce serait vraiment dommage, le salaire est vraiment intéressant. — Ce n’est pas compliqué de faire mieux que la paie de misère que l’on se fait à la bibliothèque. — Oui, et j’aimerais continuer à y travailler, mais j’ai peur de rencontrer des problèmes liés à l’argent… Ne te prends pas la tête avec ça ! Si c’est le cas, nous aviserons, mais je suis là, tu n’es pas seule alors, déstresse. OK ? J’acquiesce d’un geste de la tête. — Heureusement que mes parents m’ont aidée. Sans eux, je n’aurais pas pu faire notre road-trip ni prendre cet appartement. — Ils ont assuré, c’est vrai ! Je m’étends de nouveau sur son corps. — Encore cinq minutes à se câliner, après je commence à réviser, lui appris-je dans un bâillement. — Tu devrais te reposer. Tu es épuisée, ma puce… — Je ne peux pas. Je dois vraiment relire mes cours. — Comme tu voudras, capitule-t-il, en parcourant ma peau de doucereuses caresses. L’effet est immédiat, je m’endors, bercée par les battements de son cœur. ** Quand j’émerge de longues minutes plus tard, je suis seule dans le lit. Un coup d’œil aux alentours m’apprend qu’Austin est assis à mon bureau, le nez plongé dans ses bouquins. — Pourquoi m’as-tu laissée dormir ? — Tu étais fatiguée et tu avais besoin de sommeil. — Je devais surtout réviser !!! Rapidement, j’enfile un pantalon ample et un débardeur qui traîne au pied de mon lit avant de m’y asseoir, munie de mon sac de cours. J’en sors mes di8érents livres et classeurs et me lance dans mes révisions. Dans un silence studieux, nous travaillons pendant plusieurs heures. C’est Austin qui le rompt en premier, se levant de sa chaise.
— Il faut aller manger, Chloé ! — Pas encore, dis-je sans lever les yeux de ma copie. Je n’ai pas terminé. — Non, ça su<t ! Tu dois être en forme demain ! Un bon repas et une bonne nuit de sommeil, c’est tout ce qu’il te faut pour le moment. — Laisse-moi travailler ! Si tu as faim, alors va manger, mais laisse-moi tranquille. Mon livre se referme brusquement devant moi, l’imposante silhouette d’Austin me surplombe. — J’ai dit stop, mademoiselle Stanton ! — Je tiens à éclaircir les choses entre nous, si je me plante, tu en seras l’unique responsable… — J’ai confiance en toi, en tes capacités, et tu devrais en faire de même. La mine boudeuse, je me redresse et passe une tenue plus appropriée. Une fois que nous sommes tous les deux prêts, nous quittons ma résidence et prenons la direction de la cafétéria. Le portable d’Austin lui annonce l’arrivée d’une notification. Il l’allume. — Zack et Sloan nous attendent pour manger. Ils sont déjà sur place… — Super ! Main dans la main, nous avançons à une allure soutenue quand j’aperçois au loin une silhouette frêle qui déambule tel un fantôme et celle-ci m’évoque étrangement quelque chose. Fronçant les sourcils, je regarde plus précisément à qui appartient cette démarche incertaine et hasardeuse, comme celle de quelqu’un qui cherche son chemin. Je comprends alors qu’il s’agit de Meredith dont je viens de faire la connaissance dans mon groupe de paroles. Son comportement que je qualierais de suspect m’exhorte à aller lui parler. Après avoir expliqué à Austin mon besoin de m’assurer que ma nouvelle camarade va bien, nous avançons jusqu’à elle, avant que je ne l’interpelle : — Salut, Meredith ! — Bonsoir, Chloé ! — Tu vas bien ? Pour être franche, tu sembles un peu perdue. Cette fille me touche plus que je ne peux l’expliquer. Certainement que je vois en elle un reflet de la Chloé apeurée et seule que j’étais, il y a quelques mois. Son regard d’un vert pétillant s’est terni d’un profond désarroi. À travers sa tenue vestimentaire, je comprends cette nécessité de s’e8acer, de devenir invisible. Ses habits amples et informes me renvoient une impression de déjà-vu. Le manque de soin porté à ses cheveux, l’absence de maquillage me prouve clairement que Meredith met tout en œuvre pour ne pas attirer le regard des gens sur elle. Malgré son apparence amaigrie et ses yeux cernés, elle demeure d’une très grande beauté. — Oh, non. À vrai dire, ma colocataire a de la visite. Je dois seulement leur laisser un peu d’intimité. — D’accord… La perspective de la laisser à son sort me fend littéralement le cœur. Je ne peux m’y résoudre. — Écoute, nous allions rejoindre nos amis pour manger un morceau. Ne voudrais-tu pas venir avec nous plutôt que rester là à errer ? Je la vois réfléchir un instant avant d’accepter ma proposition. — Je suis ravie. Je te présente mon chéri, Austin Harris, lui dis-je, en enroulant mon bras autour de la taille de ce dernier. Son regard est bien plus fuyant quand elle s’adresse à Austin pour le saluer. — Austin, je te présente Meredith. — Je suis content de te connaître, Meredith. C’est bien que tu viennes dîner avec nous. Tu seras mieux en notre compagnie. Elle lui répond d’un sourire timide.
Le ton prévenant et rassurant d’Austin me laisse penser qu’il a compris que la jeune femme devant nous est celle dont je lui ai parlé un peu plus tôt dans la soirée. Je le remercie d’un regard énamouré. Cet homme est, sans aucun doute, la plus belle incarnation de la bonté. Nous reprenons notre chemin vers le réfectoire et je prote de ce moment pour questionner à ma nouvelle camarade sur sa vie sur le campus. J’apprends qu’elle suit un cursus en histoire, qu’elle vit dans une résidence non loin de la mienne. Au vu de ce qu’elle me rapporte, sa camarade de chambre n’est pas franchement un cadeau. Il n’est pas rare que la pauvre Meredith soit contrainte de quitter leur chambre à sa demande. J’ai, à cet instant, une pensée pour ma chère Sloan, ma chance est inouïe d’avoir rencontré une personne aussi formidable qu’elle. Arrivés dans la salle de restauration, nous localisons nos amis Sloan et Zack et marchons jusqu’à eux. Comme d’habitude, ils se bécotent amoureusement et je les trouve réellement mignons. Leur histoire d’amour semble se dérouler à merveille. L’un comme l’autre, ils sont toujours pleins d’attentions et apparaissent comme vraiment épanouis ensemble. Je suis heureuse qu’ils se soient trouvés et ce n’était pas gagné, car ma meilleure amie ne comprenait rien de l’intérêt que lui portait Zack. J’ai dû lui ouvrir les yeux et, heureusement, elle a fait un pas vers lui. Après cela, il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils lent le parfait amour. Je fais rapidement les présentations entre eux et ma nouvelle amie, Meredith, puis nous allons chercher notre repas. L’ambiance est étrange à notre table ; toutes les personnes assises autour de moi ont des examens très importants demain et le stress qui en découle est palpable ici. — Tu as eu du nouveau pour ton poste, Sloan ? la questionné-je, espérant ainsi rompre ce silence ambiant qui devient trop pesant à mon goût. — La réponse n’est pas encore o<cielle, mais oui ! Mon chef d’équipe m’a clairement dit qu’il voulait me garder, il attend la confirmation de son supérieur. — Voilà une très bonne nouvelle ! — Oui, je ne veux pas m’emballer pour l’instant, mais c’est très encourageant pour la suite. Ma tentative pour adoucir les tensions qui nous paralysent tous paraît fonctionner, car, l’instant d’après, tous les membres de cette tablée se mettent à papoter joyeusement. Meredith, quant à elle, reste silencieuse. Je n’ai pas de mal à imaginer que de se retrouver au milieu de tous ces inconnus ne la met pas à l’aise. — Tu as probablement des examens à venir toi aussi ? l’interrogé-je, dans le but de l’inciter à se mêler à la conversation. — Oui. — Tu appréhendes ? — Pas plus que ça. Je suis bien plus inquiète à l’idée de m’endormir sur ma copie. — Penses-tu que ta colocataire en a pour longtemps ? — Probablement ! Comme à chaque fois… Je sens une inquiétude sincère quant à cette nuit qui s’annonce très courte pour elle. J’ai peut-être un moyen de lui venir en aide… — Meredith, je dois dormir chez Austin cette nuit, donc si tu veux profiter de ma chambre, ça ne me gêne absolument pas. — Sérieusement ? — Bien sûr ! Il serait vraiment regrettable que tu te plantes à ton examen pour une histoire aussi bête, surtout en sachant que mon lit sera inoccupé cette nuit. — C’est très gentil, Chloé.