Tristesse au paradis

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251 pages
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Tristesse au paradis est le premier roman de Grâce Minlibé. Cet ouvrage a reçu le prix SILA de l'édition 2018 du Salon International du Livre d'Abidjan, la mention spéciale du prix Bernard Dadié du Jeune écrivain 2018 et le Prix Horizon 2018 décerné par l'Association Akwaba Culture. Cet ouvrage raconte l'histoire d'une jeune femme. Cyrielle est folle. Cyrielle est sincère. Elle est heureuse. Heureuse d'aimer...aveuglément. Puis, l'histoire explose en plein vol. Dans une rare violence dont elle a du mal à se remettre.

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Date de parution 01 janvier 2017
Nombre de visites sur la page 201
EAN13 9782916532707
Langue Français

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TRISTESSE AU PARADIS
GRÂCE MINLIBÉ
TRISTESSE AU PARADIS
Roman
Vallesse Éditions 01 B.P 2290 Abidjan 01 Côte d’Ivoire
© Vallesse Éditions, Abidjan 2017 ISBN : 978-2-916532-70-7 Toute reproduction, quel que soit le procédé, est interdite sous peine de poursuites judiciaires.
REMERCIEMENTS
Au Créateur pour cette passion qu’il m’a donné et son soutien inébranlable. À Carole Andrée, Taman Abi, Jocelyne, Elsa Gabala, Mankan Koné. Merci pour vos relectures, merci d’avoir accordé votre temps à mes person-nages et leur histoire. Que votre diligence soit récompensée. À Mohamed Kamagaté pour l’inspiration du titre de cette histoire. Aux lectrices assidues du tome 2 de ma chronique sur Facebook : Lenni, Sabine, Fabienne, Sophie Fanny, Thesye, Nancy, Sabykal, Félicie, Marina Moutsinga, Lala Asha, Kylie. Merci d’avoir cru en moi. À Vallesse Éditions qui a réalisé ce rêve d’adolescente. C’est un plaisir de travailler avec vous.
PRÉFACE
Tristesse au paradis. C’est le roman que propose Grâce Minlibé. Son premier dans le genre. Mais à quoi nous renvoie cet oxy-more ? À un sujet banal. Une histoire habituelle. En effet, quoi de plus ordinaire que les amours d’une adolescente de 15 ans ? Cyrielle est folle. Follement amoureuse du beau Wilfried. Il est l’homme de sa vie. Elle croit en leur amour. Le seul pro-blème, leur différence d’âge. Willy est un adulte de 26 ans. Une situation qui les oblige à vivre en cachette leur idylle. Seules quelques amies de Cyrielle en sont informées. Après le bac, la jeune lle part poursuivre ses études en France. La distance qui la sépare de Willy n’émousse en rien son amour pour lui. Grâce à l’Internet, ils le vivent au quotidien et pro-jettent même de se marier. Cyrielle est sincère. Elle est vraie. Elle est heureuse.Heureuse d’aimer…aveuglément.Le bonheur est en elle, dans son regard, dans son attention, dans chaque battement de son cœur. Puis, l’histoire explose en plein vol. Dans une rare violence dont elle a du mal à se remettre…
DansTristesse au paradis, on est de plain-pied dans un univers complexe : le sentiment amoureux. L’intrigue empruntée à la littérature sentimentale fait apparaître l’étendu de ce que peut être le jeu de l’amour. Toute l’hypocrisie, les faux-semblants et la naïveté qui en découlent quelquefois.
Le récit de Grâce Minlibé ne verse pas pour autant dans le folklore populaire des histoires d’amour, tel qu’on les lit souvent. Elle n’écrit ni pour faire joli, ni pour laisser rugir. Son œuvre vise plutôt à cerner les délices de l’amour, mais aussi à en souligner les ravages. La jeune auteure scrute ainsi les destins qui s’entremêlent et se démêlent, qui se consument dans les feux de l’amour. Comme pour paraphraser Martin Heidegger, l’auteure semble indiquer que dès qu’une femme est née, son cœur est déjà assez vieux pour comprendre ce qu’est l’Amour... et en subir les affres.
Tristesse au paradisest une œuvre qui parle aux jeunes avec des mots de jeunes. Le plus remarquable réside sans doute dans la sincérité de la construction de ses personnages. On vit leurs émotions. Grâce Minlibé met un nom sur chaque chose, même celles que l’on garde enfouies au fond de soi. L’attitude morale de Wilfried, les questionnements douloureux de Cyrielle. Tout cela, elle le dit avec pudeur. Sans la moindre exhibition. La romance émeut à tout point de vue.
À la réexion, n’est-ce pas à nous-mêmes que Grâce Minlibé nous révèle ? Elle a réussi à xer le plus simplement possible toutes les nuances de sa pensée. Elle a su discerner avec une ex-trême lucidité la valeur de l’Amour.
Rarement œuvre romanesque emporte aussi impétueusement. L’écriture de Grâce Minlibé est d’une exquise délicatesse. Fluide et ferme. Nerveuse par moments, mais ne se laisse ni affaiblir ni corrompre. C’est une écriture pleine de tendresse et de réalisme.
Il y a dans cette œuvre, quelque chose de viviant.Tristesse au paradisn’est pas seulement de la littérature. C’est la vie. Et tant mieux pour tous ceux qui guetteront, désormais, avec intérêt, la sortie des publications de Grâce Minlibé !
Adiaffi Jean Brunel Critique littéraire
1.
«Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore.» George Gordon
ème Paris, XVII arrondissement, le 28 mars 2013. Je sortis de la bouche du métro Wagram, empruntai le chemin qui menait au café « Aux caves de Prony ». Je marchais les mains enfouies dans les poches de mon manteau. Un manteau à la n du mois de mars… Pour cause, une saison hivernale qui s’allongeait, refusait de céder sa place au printemps, au re-nouveau.J’ôtai mes mains de mes poches an de pousser la porte du café qui était comble. Chacun s’y trouvait pour une raison particulière qu’engendrait l’hiver, passer le temps, se réfugier, se retrouver, s’épancher. – Bonsoir madame, me dit un serveur. Il y a une table libre juste ici, si vous êtes toute seule. – Non, merci. J’ai rendez-vous avec quelqu’une. Elle doit être déjà là. – Très bien. Le serveur se dirigea vers une table. J’en protai pour balayer la pièce du regard. Je cherchais mon amie Emi. Je m’avançai vers la table où elle était assise.
– Ben dis donc, le froid ne passera pas par toi ! s’exclama-t-elle. Je souris. Je portais un col roulé, un gilet et un chandail par-dessus. J’avais deux écharpes autour du cou et un bonnet sur la tête. – Tu sais bien que je suis frileuse, répondis-je. J’ôtai mes écharpes. Il faisait une de ces chaleurs dans ce café ! – Tu prends quelque chose ? – Je prendrai un café pour me réchauffer. – Toi et tes rimes, dit-elle en riant. Je lui s un clin d’œil : « ma vie est faite de rimes, depuis qu’il m’a plongée dans l’abîme. » Elle t signe au serveur qui vint prendre nos commandes. – Un café… – Allongé, précisai-je. – Un café allongé pour la jeune dame et un thé vert à la menthe pour moi, s’il vous plaît. Il repartit. Emi entama la conversation. – Je savais très bien que cette coupe de cheveux t’irait à merveille. Mets-toi de prol s’il te plaît. Tu es magnique, Cyrielle, ajouta-t-elle quand je m’exécutai. Tu devrais faire cette coupe plus souvent. Je soupirai. Elle avait procédé par insinuation pour que je fasse cette coupe de cheveux. La semaine dernière, elle n’avait cessé de m’envoyer des messages :