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Tu verras quand tu m'aimeras

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34 pages

Dans un style franc et spontané, Laura SREBOT égrène ses souvenirs de l'école primaire, puis du collège. Elle parvient à capter les menus détails qui marquent la transformation de la petite fille en jeune femme. C'est l'âge de toutes les découvertes, des amitiés fusionnelles et des premiers émois amoureux. Au fil des classes, cette bonne élève pleine de curiosité et d'entrain apprend à se connaître en se confrontant aux autres. Une bonne partie de son temps libre est consacrée au sport – passion transmise par son père – ou encore à la danse et au théâtre. D'un tempérament bien trempé, elle se décrit comme « rebelle » et « déterminée » toujours en train de questionner l'autorité des adultes. Fleur bleue et romantique comme sa mère, elle tombe souvent amoureuse. D'abord subjuguée par Samuel, de quelques années son aîné, elle s'entiche ensuite du beau Gustave, puis de Hugo, un cancre menteur qui la fait souffrir. Avec une pointe de nostalgie, elle se remémore également ses nombreux voyages en famille, en Crète, en Slovénie, sur l'île de la Réunion, ou dans un chalet alpin.



© Styl'List images / Etienne List


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Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-21806-1

 

© Edilivre, 2016

Tu verras quand tu m’aimeras

Après le divorce de mes parents, j’avais déménagé avec maman pour habiter avec un nouvel homme, qui deviendrait par la suite mon beau-père. La première fois que je l’avais rencontré, c’était en sortant du train et, en lui faisant un câlin, j’avais vomi sur sa nouvelle veste. J’étais malade à cause du trajet, je n’avais pas fait exprès… C’était un voyage assez long, de 500 kilomètres exactement, cinq heures de train.

Son filleul, Samuel, a été mon premier amour. Lors de notre rencontre, il avait 7 ans, et j’en avais 5 ; deux petites années d’écart. Les parents de Samuel étaient les meilleurs amis de mon beau-père. Il avait connu le père de Samuel à l’âge de 8 ans et, depuis, ils étaient inséparables. Ils jouaient au basket-ball ensemble. Samuel était né en avril et moi en mars ; deux mois qui sont proches comme nous l’étions, un an après notre rencontre, lorsque, pour notre anniversaire, nous sommes allés dans un parc d’attractions. C’était romantique, nous nous tenions la main timidement. Il neigeait, ce qui rendait ce moment magique. La fête des jonquilles, la soirée couscous et la fête de la tarte flambée, nous les fêtions ensemble. Je me souviens de la fête des jonquilles à Gérardmer ; le défilé des chars était vraiment beau. Quant à la soirée couscous, je ramassais au sol des bouchons de bouteilles d’eau, ça m’amusait. J’étais toute contente ; en les vendant aux personnes que je connaissais, j’avais récolté sept euros !

J’étais petite, j’ignorais alors que des bouchons usagés de bouteilles d’eau ne se vendent pas. Et la tarte flambée, que c’était bon ! Alors une fête qui lui était dédiée… Miam ! Miam !

Lorsque j’étais en CE1, j’avais une nourrice. Son fils se nommait Loïc, et il avait des sentiments pour moi. Nous regardions dans sa chambre sa série Manga. Cependant, le garçon le plus brillant de la classe, Jonathan, m’appréciait beaucoup aussi. Nous étions les meilleurs élèves de la classe. Nous voulions tous les deux avoir les meilleures notes, aussi nous étions en compétition. Jonathan m’écrivait des petits mots d’amour, les pliait en deux et demandait aux autres de me les passer pour que je les lise. Le professeur ne s’en rendait pas compte, et heureusement ! Il m’écrivait tellement de mots que son feutre rouge avait fini par ne plus fonctionner et il avait dû passer au rose. Pour moi, c’était un dilemme, je devais choisir entre Loïc et Jonathan… Finalement, j’avais décidé de préserver mon amitié avec chacun de ces deux garçons en ne choisissant ni l’un ni l’autre. C’était le meilleur choix que je pouvais faire.

Un jour, Hugo, un élève caractériel en difficulté scolaire, avait mis le professeur hors de lui. Ce dernier avait jeté ses craies au sol, grimpé sur le poteau de la classe, puis était allé vers la porte pour monter dessus en prenant appui sur la poignée, qui avait cédé. Son visage était rouge et un peu de sueur perlait de son front. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état. Hugo était fier de lui, ça l’amusait d’énerver les autres. Le professeur faisait tout son possible pour l’aider mais, lui, préférait l’énerver. Mon beau-père connaissait Hugo puisqu’il nous accompagnait lorsque nous allions, avec l’école, à la piscine municipale. (Mon beau-père pratiquait le squash trois fois par semaine avec un de ses copains.) La maman d’Hugo était également accompagnatrice. Elle était grande et fine ; une sportive qui adorait le handball. Quand elle me voyait, elle me souriait et me parlait gentiment.

Pendant les vacances de printemps de mon année de CE2, Samuel, ses parents, mon beau-père, ma mère et moi avions loué un beau chalet dans les Vosges. Nous avions fait de belles promenades. Le paysage était magnifique, avec ses arbres, ruisseaux, chemins fleuris… Quand Samuel faisait ses devoirs, j’essayais de comprendre ses leçons et, tous les soirs, nous regardions ensemble son dessin animé préféré. Samuel inversait souvent les adjectifs qualificatifs, du coup il disait : « Mon préféré dessin animé. » C’était amusant… La nuit, Samuel et moi dormions dans des lits individuels et nous avions chacun notre sac de couchage. Un soir, alors que je voulais qu’il me fasse un bisou avant de dormir, j’étais tombée de mon lit, ce qui avait provoqué un énorme bruit. Il m’avait alors demandé ce qu’il s’était passé et j’avais simplement répondu que j’étais tombée. Je m’imaginais qu’il allait m’aider à me relever, me demander si je ne m’étais pas fait mal puis me faire un bisou, mais non… Il m’avait juste dit : « d’accord » et s’était endormi. Sacré Samuel ! Insaisissable ! Le lendemain, lors du petit-déjeuner...