Un accusé trop séduisant - Hanté par le doute
432 pages
Français

Un accusé trop séduisant - Hanté par le doute

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Description

Un accusé trop séduisant, Rita Herron
 
Silencieuse, BJ dévisage Cash Koker. Des cheveux trop longs, une barbe de plusieurs jours, un regard sombre et intense… Malgré elle, elle se sent attirée par son nouveau client et doit faire un effort pour se ressaisir. Pas question de se laisser distraire, les charges qui pèsent sur Cash — meurtre, rapt d’enfant — sont trop lourdes. Pourtant, au fond d’elle-même, elle sent que l’affaire est bien plus compliquée qu’elle n’en a l’air et qu’il va lui falloir tout son talent d’avocate pour défendre cet homme qui clame son innocence et qui, avec son passé de délinquant, a tout du coupable idéal.
 
Hanté par le doute, Lena Diaz
 
Les bras passés autour de la taille, la femme se balance d’avant en arrière, fixant le corps de l’homme qui la menaçait d’un couteau et que Chris vient d’abattre. Stupéfait, ce dernier surprend alors son expression : loin d’être furieuse ou bouleversée, elle semble soulagée, voire heureuse. Sentant alors ses cheveux se dresser sur sa tête, il est gagné par un doute terrible : certes, il est policier et ce n’est pas la première fois qu’il tue un homme, mais jamais en revanche il n’a eu ainsi l’impression d’être manipulé. Se pourrait-il que sa séduisante voisine se soit servie de lui pour se débarrasser de son richissime mari ?

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Date de parution 01 décembre 2017
Nombre de lectures 4
EAN13 9782280373661
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Prologue
Après des mois à rechercher ses frères jumeaux enlevés à la naissance trente ans plus tôt, Ray avait une bonne et une mauvaise nouvelle à annoncer à ses deux aînés, Maddox et Brett. Ilhésitauninstantavantdedéciderparlaquellecommen&cer. — J’ai retrouvé l’un des jumeaux, lança-t-il finalement, d’une voix embarrassée. Maddox fronça les sourcils. — Ça n’a pas l’air de te faire plaisir… — Où est-il ? ajouta Brett à la hâte. — Les deux bébés ont été abandonnés il y a trente ans sur les marches d’une église à une heure de route de Pistol Whip, déclara Ray. L’un a été adopté. L’autre, qui était malade, a été placé dans un orphelinat. L’infirmière qui l’a soigné l’a baptisé Cash. Cash Koker. — Où est-il ? insista Maddox. Ray s’approcha du tableau en vinyle blanc où se tro uvaient les indices qu’il avait accumulés au cours de ses recherches. Il y punaisa une photo. — J’ai utilisé des clichés de nos parents et de nou s trois, puis un logiciel de fusion d’image et de morphing pour tirer une espèce de portrait-robot des jumeaux : le voici. Maddox observa la photo. — Menton décidé, chevelure noire… — Front large et bien dégagé, ajouta Brett. Yeux en amande. Il a tous les traits des McCullen. — Continue, intima Maddox. Ray toussota avant de reprendre la parole. — J’ai effectué une recherche pour identifier et lo caliser les hommes d’une trentaine d’années ressemblant à ce portrait-robot. Dans un p remier temps, comme vous pouvez l’imaginer, j’ai ciblé les fichiers de police de personnes disparues ou recherchées, ainsi que les fichiers de la police judiciaire — empreintes g énétiques et digitales, traitements d’antécédents judiciaires. C’est comme ça que j’ai retrouvé la trace de Cash Koker. — Tu es certain que c’est l’un des jumeaux ? Qu’il est biologiquement notre frère ? l’interrompit Maddox. — Oui. Son ADN est enregistré dans le fichier des e mpreintes génétiques et il est identique au nôtre. Un nouveau test de fratrie devr ait être nécessaire, mais ce sera une formalité. — Cash Koker est-il au courant ? interrogea Brett. — Non. Un silence tomba. Maddox croisa les bras. — Tu as retrouvé Cash Koker parce qu’il est dans le fichier des empreintes génétiques. À quel titre ? Ray ne put retenir un soupir. — C’est la mauvaise nouvelle… Cash Koker a été arrêté à l’adolescence à la suite de troubles à l’ordre public et de bagarres diverses. — Mais moi aussi ! s’exclama Brett. Et malgré ça, mon ADN n’est pas dans ce fichier qui centralise les traces et les empreintes génétiques liées à des infractionsgraves! Crimes, actes de violence ou de barbarie, et j’en passe ! Je repose donc la question : pourquoi Cash Koker est-il fiché ? Ray soupira de nouveau, puis plaqua un autre cliché de Cash Koker sur le tableau. C’était, cette fois, une photographie d’identité judiciaire. — Parce qu’il vient d’être arrêté pour meurtre.
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— Je vous répète que je suis innocent ! Cash plaqua les mains sur la table de la salle des interrogatoires. Il était furieux contre le shérif Jim Jasper qui, persuadé de sa culpabilité, le harcelait. Le shérif se fondait sur deux indices prétendument irréfutables : la présence du sang de Sondra Elmore, la victime, sur ses mains à lui et j usque sous ses ongles, ainsi que ses empreintes digitales sur l’arme du crime — son couteau. Mais comment est-ce possible ?ne cessait de se demander Cash depuis son arrestation quelques heures plus tôt. — Regardez cette photo ! insista le shérif Jasper d’un ton implacable, en la lui tendant. Sondra Elmore n’avait que vingt-deux ans. Elle était jeune et belle, mais vous lui avez pris la vie ! Cash déglutit avec difficulté. De Sondra, il avait admiré la chevelure blonde miellée retombant en cascade sur ses épaules, ses prunelles d’azur vibrantes et son rire joyeux. Mais sur ce cliché, le sang empoissait ses beaux cheveux, et son regard était vitreux, figé. Le désordre de sa tenue, le sang sur son chemisier blanc et ses mains prouvaient qu’elle avait lutté contre son meurtrier. — Je ne l’ai pas tuée ! Je suis innocent ! répéta Cash. Sondra était ma meilleure amie ! — Votre meilleure amie ? s’exclama le shérif d’un ton incrédule. Il croisa les bras et se renversa contre le dossier de sa chaise. Cash en profita pour le détailler. Il ne connaissait le shérif que de vue. L’homme était assez séduisant, à peine plus âgé que lui. Il rencontrait un certain succès auprès des femmes et affichait de ce fait une arrogance qui déplaisait fortement à Cash. Le shérif était ivre de pouvoir, et ce, dans tous les domaines. Il reprit la parole. — Lester Elmore, le père de Sondra, affirme que vous n’étiez pas seulement desamis. Le shérif insista sur ce dernier mot et Cash s’obligea à prendre sur lui. Lester Elmore était imbu de sa personne et particulièrement odieu x. À la tête d’une immense fortune, il payait les ouvriers de son ranch une misère. D’ailleurs, ceux-ci ne restaient chez lui que le temps de trouver un emploi mieux payé chez un rancher moins exigeant. — La preuve en est que vous avez eu une liaison avec sa fille, et que vous êtes le père de son enfant né il y a trois ans, insista le shérif. Je ne fais que répéter les propos de Lester Elmore. — C’est faux ! s’exclama Cash. Je ne suis pas le pè re de Tyler. Un test ADN le prouvera ! Pour autant, il aimait le petit garçon comme s’il avait été son propre fils. — Alors, qui est le père ? questionna le shérif Jasper. Cash soupira. — Je n’en sais rien… Sondra ne me l’a jamais dit. Jasper bondit de sa chaise et prit Cash par le collet, le forçant à se lever aussi. — Lester Elmore est un rancher respecté dans cette partie du Wyoming. Moi, je le crois quand il affirme que vous étiez l’amant de sa fille et le père du petit. Sans le lâcher, il reprit la photo du corps de Sondra. — Vous êtes coupable, Koker ! Nous avons retrouvé du sang de Sondra sur vos mains et l’arme du crime avec vos empreintes. De plus, la caméra de vidéosurveillance du motel vous a filmé, au moment où vous entriez dans le motel po ur la rejoindre dans cette chambre où son corps a été retrouvé ce matin.
La veille, lui et Sondra avaient effectivement convenu d’un rendez-vous dans un bar, récapitula Cash en son for intérieur. Sondra lui av ait téléphoné et avait demandé à la rencontrer. Troublée et contrariée, elle voulait lu i parler de toute urgence, mais pas par téléphone, car c’était trop grave, avait-elle précisé d’une voix tendue. Inquiet, Cash y avait consenti sans poser de questions. Il était arrivé le premier, et Sondra, peu après. Le bar étant bondé, ils avaient préféré sortir avec leur boisson pour parler au calme. Ensuite… Il ne savait pas. À la vérité, il ne se souvenait absolument de rien jusqu’à son réveil à l’aube dans cette chambre de motel. Il s’était vu allongé à côté de Sondra qui avait été égorgée. Sous le choc, il avait appelé le 911 et, aussitôt après, le père de Sondra. Pas un instant il n’avait songé que ce dernier l’accuserait du meurtre de sa fille et que le shérif Jasper l’arrêterait séance tenante. — Je vous conseille de dire la vérité au lieu de me faire perdre mon temps ! grommela justement celui-ci. Vous avez eu une dispute d’amoureux ? Cash resta silencieux. Rien de ce qu’il dirait ne c onvaincrait le shérif Jasper de son innocence, d’autant que les indices et le témoignage de Lester Elmore, qui le détestait, l’accablaient. Elmore était respecté et fort influent dans cette partie du Wyoming. Et s’il était persuadé de sa culpabilité, il déploierait toute son énergie pour lui faire passer le restant de ses jours en prison. — Je vous répète que nous n’étions pas amants…, lâcha Cash avec lassitude. Et puis… Pourquoi serais-je resté à côté d’elle après l’avoir tuée ? C’est absurde. Il ne comprenait pas comment il s’était retrouvé dans une chambre de motel avec Sondra. Ils n’étaient pas amoureux, ils n’étaient pas non plus amants et ne l’avaient jamais été. — Abus d’alcool, dispute d’amoureux qui a dégénéré, crime passionnel, énonça le shérif d’une voix sans chaleur. — Pourquoi ne cherchez-vous pas du côté d’Elmore ? lança Cash, soudain mû par une inspiration. Il a de nombreux ennemis dans la région. — Peut-être, mais les indices vous désignent comme coupable, maugréa le shérif Jasper. — Sauf que je suis innocent ! répéta Cash. Il ajouta dans la foulée : — Cherchez aussi dans l’entourage de Sondra. Ronnie Thacker la harcelait, et c’était de notoriété publique. Sondra avait même demandé une ordonnance de restriction contre lui. Le shérif leva un sourcil. — Je ne suis pas dupe, vous cherchez à m’égarer, Koker. Dites-moi où est Tyler Elmore. Si vous ne rendez pas son petit-fils à Elmore, les charges qui pèsent sur vous vont s’aggraver : meurtreetenlèvement. Cette fois, Cash crut défaillir. — Tyler a disparu ? Le shérif le prit de nouveau par le collet et le secoua avec une telle violence que les pieds de la chaise claquèrent sur le sol. — Tu l’as enlevé ! lâcha-t-il, le tutoyant avec mépris. Cash n’arrivait même plus à déglutir. Bon sang, où est Tyler ? Qui l’a kidnappé ? Et pourquoi ? Les questions se bousculaient dans sa tête, terriblement angoissantes.
* * *
Deux jours plus tard
BJ avait accepté, à la demande de son père mais à contrecœur, d’être l’avocate d’un des fils de feu Joe McCullen au nom de leur vieille amitié. Cash Koker était l’un des jumeaux McCullen qui avaient été enlevés à leur naissance. Ses trois frères l’avaient retrouvé précisément au moment où il était arrêté pour le meurtre sanglant d’une jeune femme. L’affaire s’annonce délicate, songea BJ en descendant de son élégant cabriolet. Un frisson la parcourut, mais l’air ambiant, très doux, chassa rapidement celui-ci tandis qu’elle s’approchait du bureau du shérif, un modeste bâtiment d’un étage, à l’origine en brique et désormais cimenté.
Elle récapitula ce que le shérif Jim Jasper lui ava it relaté lors de leur bref entretien téléphonique. Cash Koker avait égorgé Sondra Elmore, la fille unique de Lester Elmore, notable de la région et grand propriétaire du ranch de Wagon Wheel. Les indices accusaient formellement Cash Koker et cependant ce dernier s’obstinait à clamer son innocence. Comme la plupart des délinquants et criminels…, conclut intérieurement BJ. Avec amertume, elle se remémora l’un de ses clients accusé, de meurtre. Cette affaire remontait à moins d’un an et l’avait profondément marquée. À l’époque, elle se remettait à peine de la mort accidentelle de son ex-mari et de son fils. Elle allait très mal et était particulièrement vulnérable. Davis Turner, le client en question, ét ait plutôt charmant, compatissant, charismatique et doué d’empathie. BJ s’était beaucoup confiée à lui et avait ainsi enfreint la règle cardinale selon laquelle une avocate ne doit pas entretenir de relations personnelles avec son client. Rapidement convaincue de l’innocence de Davis, qui la lui avait démontrée avec maestria, elle avait refusé tout accord préalable a vec le procureur et réussi à obtenir l’acquittement de son client au terme d’une brillante plaidoirie. Mais, deux jours plus tard, elle avait découvert que Davis l’avait purement et simplement manipulée. Elle l’avait en effet surpris au téléphone avec sa maîtresse, se vantant avec un cynisme révoltant de les avoir débarrassés d’une épouse encombrante et se félicitant de l’incroyable naïveté de son avocate. Grâce à elle, une crapule, un meurtrier susceptible de récidiver était en liberté ! Chaque fois qu’elle y pensait, BJ en avait un haut-le-cœur. Elle restait furieuse d’avoir été manipulée. Jamais plus on ne l’y reprendrait ! Certes, elle avait accepté d’assurer la défense de Cash Koker au nom de l’amitié de son père et de feu Joe McCullen, mais elle était prête à revenir sur sa décision si Cash Koker se révélait coupable du crime dont il était accusé et tentait de la manipuler à son tour. Bien sûr, un avocat mettait la loi et le droit au-dessus de la morale, et ne défendait pas le crime mais l’homme devant la justice. Ce faisant, il ne se rendait aucunement complice du forfait commis par celui-ci, si terrible fût-il. Le rôle d’un avocat consistait à vérifier que la pr océdure était conforme aux règles juridiques, à affirmer le droit de toute personne à être défendue et à s’assurer d’un procès et d’une peine équitables pour celle-ci. Un avocat pou vait faire un choix immoral mais juridiquement irréprochable. BJ ne l’ignorait pas. Toutefois, durement éprouvée par son expérience avec Davis Turner à un moment de sa vie où elle était fragile, et se sachant de surcroît toujours vulnérable, elle restait sur ses gardes. Sur ce, elle entra dans le bureau du shérif. La réceptionniste leva les yeux. Son badge indiquait qu’elle s’appelait Imogene. — BJ Alexander, avocate, annonça BJ. J’ai rendez-vous avec mon client, Cash Koker. Le shérif, déjà, s’approchait. Il aurait pu être très séduisant, songea BJ, s’il n’avait affiché un air aussi froid et surtout aussi arrogant. — Je suis le shérif Jim Jasper. Nous nous sommes parlé par téléphone. C’est donc vous l’avocate de cette crapule ! BJ se raidit, frappée par tant d’hostilité, presque de la haine. Lors de leur entretien téléphonique, elle avait eu le sentiment que le shé rif ne respectait pas le principe de la présomption d’innocence, mais là le doute n’était plus possible : le shérif Jasper avait déjà condamné Cash Koker. Au nom de quelle justice ?
* * *
Cash avait passé le week-end enfermé dans sa cellul e comme s’il avait été le pire criminel de toute l’histoire du Wyoming. Il l’était aux yeux du shérif Jim Jasper, mais il n’avait jamais supporté d’être enfermé. Cela lui rappelait son enfance à l’orphelinat. Il se leva et arpenta sa petite cellule, sa seule activité physique durant ces deux derniers jours. Il avait également cherché à se souvenir des événements de la nuit de vendredi à samedi. Comment avait-il abouti au motel avec Sondra ? L’avait-on drogué à son insu pour l’y conduire ? Avait-on ourdi une machination contre lui ? Et surtout, où était Tyler ? Cash était plus inquiet pour le sort du petit garçon que pour le sien. Sondra l’avait-elle déposé chez une amie avant de venir au bar ? A priori, non. Si l’amie en question était en effet restée trop
longtemps sans nouvelles de Sondra ou avait été informée par les médias de son meurtre, elle se serait spontanément présentée au bureau du shérif avec le petit garçon. Tyler avait bel et bien disparu ! Qui l’avait enlevé ? Le meurtrier de Sondra ? Quel sort réservait-il au petit garçon ? Pourquoi Sondra avait-elle été tuée et son fils, enlevé ? Lester Elmore avait de nombreux ennemis, mais ces derniers le haïssaient-ils au point d’assassiner une toute jeune femme et de kidnapper son enfant ? Et au fait, le shérif Jasper avait-il déclenché une alerte Amber ? Cash, épuisé par ces questions qu’il ne cessait de se poser, se laissa tomber sur son lit et se prit la tête entre les mains. e Il avait contacté M Patton, le seul avocat en ville, mais était tombé sur son répondeur. Il lui avait donc laissé un message lui expliquant sa situation. Malheureusement, l’avocat n’avait pas donné signe de vie. À l’évidence, celui -ci, ami de Lester Elmore, refuserait d’assurer sa défense. Soudain, la porte de communication entre les bureaux du shérif et le couloir des cellules s’ouvrit. Cash se tendit, prêt à subir un nouvel interrogatoire. Jasper apparut, suivi par une jeune femme à la chevelure d’un noir de jais, au teint de lait et aux yeux verts brillants et très expressifs. Ell e était élégante, juchée sur ses escarpins vernis, dans son tailleur noir de coupe stricte qui n’en mettait pas moins en valeur ses formes féminines. Contre toute attente, Cash se sentit aussitôt attir é par cette inconnue. Certes, il était jeune, vigoureux et sensible à la beauté féminine, mais la situation et les lieux, sinistres, ne prêtaient pas au glamour. Son élan était d’autant plus incongru que cette jolie jeune femme portait sur lui un regard méfiant et semblait même regretter de se trouver là. Cash se passa la main dans les cheveux, conscient de son apparence déplorable. Il était sans doute hirsute et n’avait pu se raser depuis so n arrestation. Il avait eu beau se laver les mains, avoir quitté ses vêtements maculés de sang pour revêtir l’affreuse combinaison orange des prisonniers, l’odeur du sang de Sondra paraissait toujours flotter autour de lui.
TITRE ORIGINAL :THE MISSING MCCULLEN Traduction française :Véronique MINDER © 2017, Rita B. Herron. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Image : © BIGSTOCK/GAUDILAB/ROYALTY FREE Réalisation graphique : L. SLAWIG (HARPERCOLLINS France) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7366-1
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.