Un aller simple pour Deeplake

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183 pages
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Description

J’ai quitté mes parents le jour de mes dix-huit ans pour m’installer à Deeplake.


Malheureusement, j’enchaîne les mauvaises rencontres et ma vie bascule irrémédiablement. Ma belle histoire d’amour se transforme en véritable cauchemar et j’ignore comment m’en sortir, comment me préserver de lui. Et des autres.


Je vais découvrir la vraie signification de la peur.


Entre menaces, trahisons, meurtres et manipulations, le danger rôde à chaque coin de rue.

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EAN13 9782819104384
Langue Français

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DeePLAKe Sharon Kena
Du même auteur aux Editions Sharon Kena
Béverly, sur un piédestal Les Guerriers de l’ombre (la saga) Morsures nocturnes (la saga) Possédés (la saga) Brad et Cassie Espérance Chasseurs de démons (saga) Jeux Malsains (saga) No Choice (saga) Histoires croustillantes tome 1 Not Allowed Monde Obscur Carpe Diem Rebelle *** Aux Éditions Elixyria : Follow your heart
« Le Code de lapropriété intellectuelle et artistique n’autorisant,aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’unepart,que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usageprivé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autrepart,que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration,toute re « présentation ou reproduction intégrale, oupartielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause,est illicite »(alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction,parquelqueprocédéque ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2019 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Remerciements
Merci à mes bêtas, à ma correctrice, pour avoir traqué les fautes et les incohérences. Merci à Rachel pour la sublime couverture. Merci à vous, lecteurs et lectrices, de me suivre. J’espère que vous apprécierez cette nouvelle histoire. Bonne lecture. Sharon Kena
Remerciements Prologue Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26
Table des matières
Prologue
Je suis arrivée à Deeplake il y a quelques semaines, dès le jour de mes dix-huit ans. J’ai pris un studio meublé avec mes maigres économies et j’ai décroché un job de barmaid au Neptune. Je ne pouvais plus vivre chez mes parents – je ne les supportais plus –, alors je les ai fuis. J’avais prédit mon coup, ce qui m’a permis de mettre un peu d’argent de côté pour concrétiser mon projet et ne pas me retrouver à la rue. J’ai flashé sur Cameron dès que je l’ai vu entrer dans le bar où je travaille. Sa gueule d’ange m’a plu tout de suite. Il traine toujours avec les trois mêmes gars, j’imagine qu’à eux quatre, ils forment une sorte de bande. Mais voilà, lui ne me remarque pas ! Pire, j’ai l’impression d’être transparente à ses yeux. Ce soir, je décide d’en parler à ma collègue, Christie, qui est ce qui se rapproche le plus d’une amie pour moi. — Comment je peux faire pour qu’il me voie ? — Qui ? — Le mec, là-bas, habillé tout en noir. Elle fronce les sourcils en regardant dans la direction que je fixe, puis elle grimace. — Cameron Desta ? Je hoche la tête pour lui confirmer. — Il traîne une sale réputation, laisse tomber. Je n’ai pas écouté sa mise en garde. J’aurais peut-être dû. Elle est du coin, moi pas. Je me suis obstinée, je voulais qu’il s’intéresse à moi. — Il est tellement canon ! je m’exclame. Christie hausse les épaules avant d’approuver. — T’as qu’à lui rentrer dedans avec un plateau ou lui renverser une boisson dessus. L’idée est atroce et tentante à la fois. L’une des serveuses, qui se fait appeler Perle,et que je trouve un peu prétentieuse, s’approche de moi pour me demander un soda. Au même moment, j’aperçois Cameron qui se lève, c’est ma chance. Je remplis un verre d’eau à la hâte sous les yeux exaspérés de la jeune femme qui réalise que je ne m’occupe pas de sa commande. Puis, je sors de derrière le comptoir et fonce à la rencontre du beau brun, là, c’est le drame. Mais une tragédie programmée. Je le heurte et le liquide se déverse sur sa jolie chemise blanche qui n’est pas boutonnée jusqu’en haut. — Putain ! râle-t-il en reculant de deux pas. Il plante ses yeux dans les miens et me foudroie du regard. — Je suis désolée, bredouillé-je. Aussitôt, ma patronne apparaît. À croire qu’elle guettait dans l’ombre l’arrivée d’un incident ! — C’est un accident, j’affirme. Je vais réparer. Elle m’explique que je dois conduiremonsieur Destala partie « privée » pour dans l’aider à se nettoyer ; ce que je fais. L’idée de me retrouver isolée avec lui me plaît assez. Je lui propose donc de me suivre et le beau Cameron m’emboîte le pas, exaspéré, malheureusement.
Je déverrouille la porte, referme derrière lui et marche dans le long couloir jusqu’au battant indiquant « toilettes » ; de l’autre côté, ce sont les vestiaires du personnel et, au fond, le bureau de ma supérieure. Là, j’entre et nous nous retrouvons devant les lavabos. J’attrape une serviette pour essuyer l’eau sur sa chemise, néanmoins il arrête mon geste. — Tu ne veux pas que je la sèche ? — On n’a pas élevé les cochons ensemble, il me semble. C’estMonsieur Desta. OK. Il est super en colère. — Madame Lanisse a dit que je devais t’aider à te nettoyer. Cette fois, il ne me reprend pas. Je l’approche avec le linge sauf que Cameron ne me laisse pas le toucher. — Qu’est-ce que tu veux ? crache-t-il sans me lâcher des yeux. Là, tout de suite, face à sa rage, je n’en suis plus très sûre. Christie a eu une très mauvaise idée ! — Juste t’aider. Il ricane, mais n’est absolument pas sexy, c’est plutôt dans le genre diabolique, flippant. Cameron prend la serviette que je tiens encore entre mes mains et la jette négligemment dans l’un des lavabos. — Tu sais qui je suis ? Je hoche la tête pour toute réponse. — Cameron Desta, le fils du maire de Deeplake, croit-il bon de préciser. La ville appartient à mon père. Il est propriétaire du Neptune ! Je ne connaissais pas ce détail et me fiche un peu de le savoir, sauf s’il menace mon job. — T’es comme toutes ses pétasses qui se trémoussent devant moi en espérant une attention ! OK, c’est vraiment très mal engagé ! J’aurais dû davantage réfléchir avant d’agir. Je pensais qu’il avait de l’humour, c’est mort. Je viens de griller toutes mes chances avec lui. Peut-être devrais-je lui proposer de repartir à zéro. Il me balance sans douceur contre le mur carrelé derrière moi, malmenant mon dos. — J’en ai rien à foutre de toutes les garces qui bavent devant moi ! aboie-t-il. Je déglutis difficilement. Le message est très clair. — Je suis désolée, m’excusé-je. Cameron me fixe de son regard noir, voire menaçant, il m’a fait passer toute envie de m’acoquiner avec lui. — Je crois qu’on devrait y aller. Il s’esclaffe comme si j’avais sorti la vanne la plus drôle qu’il ait jamais entendue et me saisit par les épaules. Il me secoue comme un prunier en me hurlant dessus. Ce type est affreux ! Je commence à avoir peur. Il ressemble à un possédé qui voudrait me faire du mal. Je suis tétanisée et n’arrive pas à bouger, alors je subis sa rage. Jamais il ne me gifle, par contre il me brutalise, me cogne contre la cloison. Mon dos est meurtri, je dois avoir des hématomes sur les biceps et les poignets quand il me les serre. Puis il me plaque contre les lavabos et relève ma jupe tout en se collant à moi. — Je vais te donner ce que tu veux. Je le pousse fermement, l’empêchant de me toucher, le faisant ricaner. — Je t’aurai quand tu ne t’y attendras pas ! Il recule et fait quelques pas dans la pièce. Je souhaite fuir, mais mes jambes me supportent difficilement. Je demeure immobile en espérant qu’il parte ou disparaisse.
— Ne t’avise pas de jouer contre moi ou ça se passera très mal pour ta petite gueule, me prévient-il. Mon père est puissant, toi… tu n’es personne. Sur ces gentils mots, il tourne les talons et s’en va. Je me laisse glisser contre le mur à ma gauche, jusqu’à me retrouver assise. Je pleure.