Un amour vrai

Un amour vrai

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660 pages

Description

Alors même qu’Alix Madsen termine ses études en architecture, Adelaide Kingsley meurt et lui lègue, le temps d’une année, sa charmante maison du XIXe siècle sur l’île de Nantucket. Le lien entre cette dame et la famille Madsen est une énigme pour Alix, qui accepte cette faveur excentrique, entre autres pour organiser sur l’île le mariage de sa meilleure amie, digne d’un conte de fées. Mais Adelaide a en fait chargé Alix d’une mission bien précise : résoudre le mystère qui entoure l’étrange disparition de l’une des femmes Kingsley plus de deux siècles auparavant. Pour ajouter au trouble, Alix doit
supporter l’arrogant architecte (et terriblement bel homme) Jared Montgomery. L’alchimie entre eux est indéniable. Mais Jared cache quelques secrets qui, révélés, pourraient les diviser. Avec un glorieux mariage à l’horizon dans la beauté de l’île, l’effervescence est à son comble et les fantômes se manifestent – littéralement pour certains. Liés malgré eux à la fortune de leurs ancêtres, Alix et Jared découvrent que pour espérer sauver leur union, ils devront réparer les torts commis jadis.

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Date de parution 06 juillet 2018
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EAN13 9782897864347
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Un amour vrai est une oeuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteure, ou mentionnés dans un contexte fictif. Toute ressemblance avec des lieux ou des événements réels et des personnes vivantes ou défuntes est pure coïncidence.
Copyright © 2016 Deveraux, Inc. Titre original anglais : True Love Copyright © 2018 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec Ballantine Books Mass Market Edition Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Marianne Champagne Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Féminin pluriel Conception de la couverture : Catherine Belisle Photo de la couverture : © Getty images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-432-3 ISBN PDF numérique 978-2-89786-433-0 ISBN ePub 978-2-89786-434-7 Première impression : 2018 Dépôt légal : 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Deveraux, Jude
[True love. Français] Un amour vrai / Jude Deveraux ; traduction, Marianne Champagne. (Les mariées de Nantucket ; tome 1) Traduction de : True love. ISBN 978-2-89786-432-3 I. Champagne, Marianne, traducteur. II. Titre. III. Titre : True love. Français.
PS3554.E927T7814 2018
 813’.54
 C2017-942807-1
POU R TOU J OU R S EN MER
Prologue
Jared Montgomery Kingsley
NANTUCKET lle arrive vendredi, précisa Jared, en réponse à la question de son —E grand-père Caleb, alors je partirai d’ici là. Et mi eux vaut que je ne revienne pas avant qu’elle soit partie. Je m’arrang erai pour que quelqu’un vienne la chercher au traversier. Wes me doit une f aveur, j’ai dessiné les plans de son garage. Il pourra s’en charger. Jared passa la main sur son visage. — S’il n’y a personne pour l’accueillir, elle va sa ns doute s’égarer au fond d’une ruelle et disparaître à jamais. Un individu f antomatique pourrait bien la kidnapper. — Tu as toujours eu une imagination débordante, dit Caleb, mais peut-être que, cette fois-ci, tu pourrais faire un effort et essayer d’être gentil… ou est-ce que la gentillesse est un concept démodé pour ta gé nération ? — Être gentil ? répéta Jared en réprimant sa colère . Cette femme va occuper ma maison durant toute une année et me chasser de c hez moi. Dema maison. Et pourquoi ? Parce qu’elle a vu un fantôme quand e lle était enfant. C’est cela. On me prive de ma maison parce que cette petite fil le devenue adulte pourrait voir quelqu’un que les autres ne voient pas. Comme le révélait le ton de sa voix, toute cette hi stoire l’indignait. — C’est un peu plus complexe que cela, dit calmemen t Caleb à son petit-fils, et tu le sais. — Oh, évidemment ! Je ne peux pas ignorer tous ces secrets, n’est-ce pas ? D’abord, la mère de cette visiteuse, Victoria, qui, pendant 20 ans, n’a rien dit à sa propre fille de ses séjours sur l’île. Ensuite, bien sûr, il y a le grand mystère des Kingsley que nous devons résoudre, cette grande question restée sans réponse depuis 200 ans et qui hante notre famille d epuis lors. — Deux cent deux. — Comment ? — Restée sans réponse depuis 202 ans. — Exactement. Jared poussa un soupir et prit place dans l’un des vieux fauteuils qui meublaient la maison. La demeure appartenait à sa f amille depuis sa construction, en 1805. — Un mystère que personne n’est encore parvenu à ré soudre depuis 202 ans, mais pour une raison obscure, cette étrangère est censée tout éclaircir. Debout, mains jointes dans le dos, Caleb regardait par la fenêtre. La saison estivale commençait à peine ; pourtant, la circulat ion s’intensifiait déjà. Bientôt, les autos se suivraient pare-chocs contre pare-choc s, même dans leur petite rue tranquille.
— Peut-être que le mystère reste entier parce que p ersonne ne l’a vraiment sondé, reprit Caleb. Personne n’a réellement essayé de… la retrouver. Jared ferma les yeux un moment. Après le décès de s a grand-tante Addy, il avait fallu des mois pour clarifier ce testament ri dicule qu’elle leur avait laissé. Le document disait qu’une jeune femme, Alixandra Ma dsen, dont le dernier séjour chez les Kingsley remontait à l’été de ses q uatre ans, devait y vivre pendant un an. C’était le délai qu’elle aurait pour essayer de percer le mystère familial — enfin, pour autant qu’elle en ait envie. Le testament de tante Addy précisait bien que si l’invitée ne souhaitait pas f aire de recherches, rien ne l’y obligerait. Elle aurait alors le loisir de se consa crer à la voile, à l’observation des baleines ou à l’une ou l’autre des innombrables act ivités que concoctaient les habitants de Nantucket pour occuper la marée de tou ristes qui envahissaient leur île chaque été. Si ç’avait été le seul secret qu’il eût à passer so us silence, Jared aurait pu s’en accommoder, mais taire une vie entière de gens et d’événements, voilà qui était trop lui demander. Il savait que cela le rend rait fou de toujours chercher à cacher à cette jeune femme que sa mère, Victoria Ma dsen, séjournait tous les étés durant un mois chez tante Addy pour faire les recherches qui lui servaient à écrire ses romans historiques à succès. Jared inspi ra profondément. Peut-être devait-il changer de tactique… — Je ne comprends pas pourquoi on a confié ce trava il à une personne qui vient du continent. On ne peut pas lancer ici le mo indre harpon sans atteindre quelqu’un dont la famille vit à Nantucket depuis de s siècles. Si l’on avait recruté un descendant du coin pour faire ces recherches, ce tte fille n’aurait pas eu besoin de se déplacer, et l’insulaire s’occuperait de résoudre notre mystère sans que les secrets que Victoria tient absolument à gar der soient à risque d’être éventés. Devant le regard de son grand-père, Jared cessa de parler. Tout avait été dit. — Tu t’es bien fait comprendre, reprit-il à l’adres se de son aïeul. Un an, et c’est tout, ensuite la fille s’en va, et tout revie nt à la normale. Je récupère ma maison de famille, et ma vie. — Excepté qu’à ce moment-là, nous saurons peut-être ce qui est arrivé à Valentina, ajouta Caleb d’une voix douce. Jared s’irritait de voir le vieil homme si calme, a lors que lui-même était en furie. Mais il sut quoi dire pour reprendre la ball e. — Bien, explique-moi encore pourquoi cette chère ta nte Addy n’a pas essayé de retrouver ta précieuse Valentina ? Le beau visage de son grand-père prit soudain un ai r tourmenté — comme la mer qui se déchaîne dans la tempête. Il recula plus encore les épaules et bomba le torse. — Par lâcheté ! lança-t-il d’une voix mugissante qu i avait terrorisé des bateaux entiers de marins. Mais Jared, ayant entendu ce rugissement toute sa v ie, resta imperturbable. — Par pure lâcheté ! reprit Caleb. Adelaide craigna it ce qui devait advenir si elle découvrait la vérité. — C’est-à-dire qu’elle craignait que son bien-aimé fantôme ne disparaisse et la laisse seule dans cette grande maison centenaire , dit Jared en faisant la grimace. D’autant que les gens la prenaient pour un e vieille fille fortunée, la riche héritière des Savons Kingsley. L’argent des S avons avait disparu depuis
belle lurette, mais tante Addy, Victoria et toi, vo us êtes tout de même parvenus à conserver la maison, n’est-ce pas ? Le fait qu’il faille pour cela laver le linge sale de la famille aux yeux du monde ne semble avoir dérangé que moi. Le grand-père de Jared détourna les yeux au-dehors. — Tu es pire que ton père, dit-il. Tu n’as aucun re spect pour tes aînés. Tu dois aussi savoir que j’ai conseillé Adelaide sur l a question du testament. — Évidemment, répondit Jared, et tout a été fait sa ns qu’on me demande mon avis. — Nous savions que tu dirais non, alors pourquoi te consulter ? À défaut d’obtenir une réponse, Caleb se tourna vers son petit-fils. — Pourquoi souris-tu ? — Tu espères envoûter cette fille avec l’historiette du fantôme Kingsley, c’est cela ? Voilà ton plan. — Bien sûr que non ! Elle connaît ce truc mondial, ce… comment dit-on ? — Pourquoi me demander ? répliqua Jared. Je ne suis jamais consulté. — L’araignée… Non, ce n’est pas ça. La toile. Voilà . Elle sait qu’il y a la toile et qu’elle peut y chercher tout ce qu’elle veut. — Pour ta gouverne, moi aussi, je sais qu’il y a la toile, Internet, et je peux t’assurer que la Valentina Montgomery que tu cherch es ne s’y trouve pas. — C’était il y a si longtemps… Jared quitta son fauteuil et, s’approchant de son g randpère devant la fenêtre, observa les touristes qui arrivaient déjà. Aussi di fférents des insulaires que les dauphins des baleines, ces visiteurs avaient malgré tout quelque chose de comique, trébuchant sur les pavés du haut de leurs souliers de ville ou de leurs chaussures à talons. — Comment va-t-elle s’y prendre, cette fille, pour découvrir ce que nous-mêmes n’avons pas élucidé ? demanda Jared d’une voi x calme. — Je ne sais pas, répondit Caleb. J’ai juste un pre ssentiment. Jared connaissait son grand-père depuis longtemps : il savait qu’il mentait, ou encore qu’il ne lui disait pas tout. Si Alix Mad sen se voyait confier les clés de la maison Kingsley pour une année entière, il y ava it d’autres raisons à cela, mais Caleb refusait d’en dire plus. Et Jared savait qu’il n’en saurait rien tant que Caleb n’aurait pas décidé de parler. Il n’abandonna pas pour autant la partie. Pas encore. — Tu ignores certaines choses à propos de cette fem me, dit-il à son grand-père. — Dans ce cas, dis-moi tout. — J’ai discuté avec son père la semaine dernière, e t il m’a dit que sa fille traversait une mauvaise passe. — Pourquoi donc ? — Elle était fiancée, ou elle allait se marier, que lque chose comme ça, mais le couple a rompu récemment. — Alors, cela lui fera beaucoup de bien d’être ici, dit Caleb. Sa mère a toujours adoré Nantucket. — Est-ce qu’on parle de la mère dont elle ignore le s séjours chez Addy tous les étés ? répliqua Jared, qui contenait difficilem ent son agacement. Il balaya l’air du revers de la main. — Peu importe. Cette fille vient de se séparer de s on copain ou de son fiancé, l’un ou l’autre, je l’ignore. Tu sais ce qu e cela veut dire, n’est-ce pas ?
Elle sera toute larmoyante et déprimée, elle va se gaver de chocolat et, après, elle va voir… — … un fantôme. — Oui, reprit Jared. Un grand et beau fantôme à la jeunesse éternelle qui sera si sympathique, si courtois et si charmant qu’ elle en tombera amoureuse. — Tu crois ? — Je ne plaisante pas, dit Jared. Cette femme sera la première de sa génération, après bien d’autres, à renoncer à sa vr aie vie pour mener une existence vide de sens. Son grand-père fronça les sourcils. — Adelaide n’a jamais voulu se marier, et sa vie était loin d’être vide. — Si pour toi recevoir des invités à raison de quatre thés par semaine suffit à l’épanouissement d’une femme, alors tu as raison, s a vie était tout sauf vide. Caleb regarda son petit-fils d’un air furibond. — D’accord, dit Jared en levant les bras au ciel. J e ne rends pas justice à tante Addy. Tu sais combien je l’aimais. Comme l’îl e au complet, d’ailleurs, qui ne serait pas l’ombre de ce qu’elle est si ma chère tante n’y avait pas consacré tout ce travail acharné. Il reprit son souffle. — C’est juste qu’avec cette fille, ce n’est pas par eil. Elle n’est pas des nôtres. Elle n’a pas l’habitude des fantômes, des m ystères de famille et des légendes qui remontent à 202 ans. Elle n’a même pas l’habitude des maisons ancestrales ni des îles sur lesquelles on peut ache ter une veste à mille dollars, mais où pas un seul magasin ne vend des sous-vêteme nts en coton. — Elle apprendra, dit son grand-père en se retourna nt pour lui sourire. Pourquoi ne lui enseignerais-tu pas tout cela, toi ? Jared prit un air effaré. — Tu sais de qui nous parlons, et tu sais ce qu’ell e attendrait de moi. Tu sais qu’elle étudie en… en… — Dis-le, mon garçon ! lança Caleb à son petit-fils . En quoi étudie-t-elle ? — En architecture. Caleb le savait ; néanmoins, il ne comprenait pas l a réticence de Jared. — N’est-ce pas ton propre domaine d’activité ? — C’est cela, dit Jared. C’est exactement ce dans q uoi je travaille. Mais j’ai un cabinet. J’ai… je suis… — Oh, dit Caleb, je vois… Tu es le maître du navire , et elle, le moussaillon. Elle voudra tout apprendre de toi. — Je sais que tu n’as aucune raison de le savoir, d it Jared, mais nous traversons en ce moment une récession. Le marché im mobilier est en train de s’effondrer, et l’un des emplois les plus touchés e st celui d’architecte. Il n’y a pas de travail, ce qui fait des derniers diplômés d e jeunes loups aux abois. Ils sont prêts à s’entre-dévorer. — Alors, propose-lui un stage, rétorqua Caleb d’un ton sec. Après tout, tu dois ta vie entière à ses parents. — Oui, c’est vrai, et c’est aussi pour cela que je ne peux pas rester. Comment pourrais-je lui cacher tous ces secrets ? C omment ne pas dire à la propre fille de Victoria ce que sa mère faisait lorsqu’elle était ici ? La frustration perçait dans sa voix. — Comprends-tu dans quelle position m’a mis ce test ament stupide de tante