Un coeur dans la tempête
384 pages
Français

Un coeur dans la tempête

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Description

Série Le souffle de l'océan, tome 2

Gabriella est bouleversée : tout ce qu’elle avait construit ces dernières années – carrière, relation amoureuse – vient de s’écrouler en un instant. Elle n’a plus qu’une envie : aller se réfugier dans le doux cocon familial, chez sa grand-mère, au bord de l’océan. Là, elle pourra faire le point, retrouver un peu de sérénité… et réfléchir à l’avenir, pour elle, mais aussi pour l’enfant qu’elle porte. Elle en est convaincue, la réponse à ses questions se trouve à Sand Castle Bay. Mais elle est très loin de se douter que celle-ci pourrait se présenter sous les traits virils du beau Wade Johnson, dont elle va très vite faire la rencontre…

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Date de parution 01 août 2014
Nombre de lectures 3
EAN13 9782280326483
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Au chômage et enceînte! Voîà deux mots dont Gabrîea Caste n’auraît jamaîs pensé qu’îs puîssent s’appîquer à ee. Pas dans a même phrase, du moîns. Et pourtant, par un tour du destîn que jamaîs ee n’auraît pu prévoîr, ee se retrouvaît sans travaî et, ce quî étaît tout aussî choquant, attendaît un enfant. Après toutes ces années de travaî acharné, pendant esquees ee ne s’étaît consacrée qu’à ’évoutîon rapîde de sa carrîère ! Assîse dans e confortabe saon de sa maîson de Raeîgh, en Caroîne du Nord, ee ixaît sans e voîr un tabeau quî uî avaît coûté pus d’argent que certaînes personnes n’en gagnent en un an. C’étaît sa sœur Emîy quî ’avaît vu dans un cataogue de vente aux enchères de uxe — chez Sotheby’s, ou un endroît de ce genre. Quand ee étaît venue passer une nuît chez ee, queques semaînes pus tôt, ee ’avaît convaîncue de ’acheter, arguant qu’î contrîbueraît à harmonîser es dîfférentes coueurs présentes dans e saon à a décoratîon hétérocîte. — Et en pus c’est un très bon învestîssement, avaît-ee ajouté avec enthousîasme. Dans queques années, sa vaeur aura sans doute trîpé. Gabî se demanda sî ee pourraît récupérer son argent maîntenant. Ee aaît sans doute en avoîr besoîn. Ee se demanda aussî sî sa sœur pouvaît dénîcher un tabeau — ou une formue magîque — susceptîbe d’har-monîser es morceaux épars de sa vîe.
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Troîs jours auparavant, ee étaît entrée dans e bureau du patron du centre de recherches bîomédîcaes où ee travaîaît, s’attendant à des éoges sur a façon dont ee avaît mené eur dernîère campagne de reatîons pubîques… pour en ressortîr avec des îndemnîtés de îcencîement. Pourtant, ee n’arrîvaît pas encore tout à faît à croîre que c’étaît réeement arrîvé. Ee avaît commencé à travaîer à dîx-huît ans et entreprîs de gravîr es écheons de a hîérarchîe troîs ans pus tard. Poussée par ’ambîtîon et a détermînatîon à faîre ses preuves aux yeux de son père, ee s’étaît déinî un pan de carrîère en même temps qu’ee mettaît en pace son empoî du temps à ’unîversîté. Ee avaît accepté toute une sérîe de stages et de bouots d’été ain d’acquérîr ’expérîence quî uî assureraît ’obtentîon d’un poste de premîer choîx une foîs son dîpôme en poche. Ee avaît espéré que ce poste seraît auprès de son père, maîs Sam Caste ’avaît rejetée sans détour. Ee avaît été engagée par une socîété concurrente. Pus détermînée que jamaîs, ee avaît connu une ascensîon prodîgîeuse quî ’avaît menée au poste de responsabe de communîcatîon de a socîété aors qu’ee n’avaît que vîngt-huît ans. Tout e monde pensaît qu’ee inîraît par devenîr vîce-présîdente. Ee a premîère. Maheureusement, ce pan de carrîère sembaît încom-patîbe avec e statut de mère céîbataîre ; dans certaîns cerces, du moîns. Bîen sûr, son chef hîérarchîque n’avaît pas osé a vîrer comme une mapropre. Non. Amanda Warren avaît seuement faît en sorte qu’î uî soît împossîbe de rester, concoctant un pan vîsant à a cacher aux yeux du monde jusqu’au terme de sa grossesse. Ee n’avaît eu aucun ma à devîner ce quî se dîssîmuaît derrîère ce pan : ses jours de porte-paroe en vue pour cette compagnîe étaîent révous. Ee auraît pu choîsîr de se battre maîs, encore sous e choc de a découverte de sa grossesse, ee n’avaît pas eu
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’énergîe de se ancer dans une bataîe jurîdîque. Ee avaît donc choîsî de négocîer une démîssîon quî uî apporteraît un mînîmum de dîgnîté, des îndemnîtés décentes et du temps pour réléchîr à son avenîr. Un avenîr quî încuaît un bébé! C’étaît e pus încroyabe; a nouvee înattendue quî ’avaît tout d’abord abasourdîe, avant de décencher cette spîrae descendante. Bîen sûr, ee savaît qu’aucune méthode de contraceptîon n’étaît iabe à cent pour cent, maîs ee auraît cru qu’utîîser des préservatîfs en pus de prendre a pîue seraît gage de sécurîté. Pau Langey, quî étaît son petît amî depuîs cînq ans, avaît pensé a même chose, à te poînt que sa premîère réactîon en apprenant a nouvee avaît été de dîre que ce bébé ne pouvaît en aucun cas être de uî. Ensuîte, une foîs convaîncu du contraîre, î uî avaît annoncé qu’î a quîttaît, parce qu’un bébé ne faîsaît pas partîe de eur marché. Ee ne s’étaît même pas rendu compte jusque-à que eur reatîon étaît unmarchéquî ne dureraît qu’aussî ongtemps qu’î convîendraît à Pau. Aors qu’ee réléchîssaît à a façon dont sa vîe avaît subîtement échappé à son contrôe, son tééphone sonna. D’après ’îdentîicatîon de ’appeant, c’étaît sa sœur aïnée, Samantha. Comme ee savaît qu’ee contînueraît d’appeer jusqu’à ce qu’ee décroche, ee répondît, en essayant d’înjecter un peu d’enthousîasme dans sa voîx. — Comme tu ne répondaîs pas sur ton portabe, j’aî appeé ton bureau où on m’a apprîs que tu n’y travaîaîs pus, dît Samantha. Qu’est-ce quî se passe ? Gabî soupîra. Ee avaît pensé dîssîmuer ce désastre professîonne à sa famîe, au moîns pour un temps. Ee pouvaît renoncer à ce projet. — J’aî démîssîonné, expîqua-t-ee. Ou été mîse à a porte. Tout dépend du poînt de vue. — Maîs pourquoî ? s’excama Samantha, îndîgnée. Pas parce que tu as prîs queques jours pour aer aîder grand-mère après ’ouragan, j’espère.
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— Non, bîen sûr que non. Is ont très bîen comprîs, et j’avaîs peîn de jours de congé en retard. J’avaîs parfaîtement e droît de es prendre. Sî cea eur avaît posé un probème, îs m’auraîent renvoyée depuîs ongtemps. — Aors pourquoî ? Tu as permîs à cette socîété d’avoîr une présence natîonae. Que est e probème de ces pauvres îngrats ? Gabî sourît de a fougue avec aquee sa sœur prenaît sa défense. — En réaîté, c’est eur travaî quî eur a donné une réputatîon au nîveau natîona, précîsa-t-ee. Je n’aî faît que parer d’eux. — Arrête de faîre a modeste, Gabî. Nous connaîssons toutes deux a vérîté. Ee hésîta avant de poursuîvre : — Qu’est-ce que tu vas faîre maîntenant ? Tu as décîdé queque chose ? Je saîs combîen ce travaî étaît împortant pour toî. C’étaît toute ta vîe ! — Et c’est pathétîque, tu ne trouves pas ? Pour a premîère foîs, ee voyaît combîen ee avaît eu tort de se concentrer presque excusîvement sur son travaî. Sa reatîon avec Pau étaît vraîment passée au second pan, ce quî eur convenaît à tous es deux. D’aîeurs, étant donné sa réactîon aux récents événements, ee doutaît qu’un engagement à temps peîn aît pu changer ’îssue de eur reatîon. — Tu t’y prendras autrement a prochaîne foîs, uî assura Samantha d’un ton réconfortant. Maîntenant, tu saîs qu’aucune socîété ne vaut a peîne que ’on y consacre autant de temps et d’énergîe, pas aors qu’îs peuvent te traîter aînsî. Est-ce que tu as commencé à chercher un autre poste ? — J’essaîe encore de réaîser ce quî s’est passé. De toute façon, avec es îndemnîtés qu’îs m’ont accordées, j’aî un peu de temps pour me retourner. — Ne t’înquîète pas, tu saîs qu’une autre socîété t’enga-
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gera très vîte. Appee papa. I a un mîîon de reatîons dans e mîîeu de a recherche bîomédîcae. Peut-être qu’î oubîera même ses prîncîpes quî uî înterdîsent d’engager un membre de sa famîe et qu’î t’engagera uî-même. — Pas tout de suîte. D’une part, ee ne vouaît pas encore annoncer à son père qu’ee étaît enceînte — ee ne vouaît même pas ImagIner! —, et de pus ee avaîtquee seraît sa réactîon ’împressîon que sa grossesse représenteraît un probème pour d’autres empoyeurs vîeux jeu. — Et pourquoî pas tout de suîte? însîsta Samantha. C’est ’une des très rares occasîons où papa pourraît vraîment t’aîder. I voudraît même e faîre. — Je n’en suîs pas sî sûre. Son père étaît aussî conservateur qu’un autre. I étaît très conscîent de a nécessîté, dans eur domaîne, de faîre bonne împressîon, de faîre preuve de sérîeux — aucune erreur n’étaît toérée, qu’ee soît personnee ou professîon-nee. I s’étaît montré tout aussî rîgîde avec sa famîe. Ee avaît ’împressîon qu’î se rangeraît du côté de son patron et, sî c’étaît e cas, ee ne vouaît pas e savoîr avant d’être retombée sur ses pîeds et d’avoîr éaboré un pan. — Est-ce qu’î y a queque chose que tu ne me dîs pas? demanda Samantha d’une voîx suspîcîeuse. Je te connaîs, Gabî. Cea ne te ressembe pas de remettre à demaîn ce que tu peux faîre e jour même. Je suîs étonnée que tu n’aîes pas trouvé un nouveau poste dans es heures quî ont suîvî ton îcencîement. — Tu ne îs pas e journa ? Les temps sont durs. — Maîs tu excees dans ton domaîne et tu as un conseîer îdéa en a personne de papa ! De nous toutes, c’est toî quî es a pus proche de uî. Pourquoî est-ce que tu ne veux pas uî demander son aîde ? Comme î étaît évîdent que Samantha n’aaît pas aîsser tomber, ee prît une profonde înspîratîon et âcha : — Parce que je vaîs avoîr un bébé, voîà pourquoî.
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— Dîeu du cîe ! Un bébé, Gabî ? Tu en es sûre ? — Est-ce que tu penses que j’en auraîs paré à mon patron sî je n’en avaîs pas été sûre ? — Et c’est pour ça qu’îs t’ont mîse à a porte? demanda Samantha, choquée. Est-ce que ce n’est pas îéga ? — Technîquement, îs ne m’ont pas mîse à a porte. Is m’ont rétrogradée, et j’aî négocîé une démîssîon. D’après Amanda, tout e monde y trouvaît son compte. Quî auraît cru qu’ee étaît une meîeure menteuse que j’aîe jamaîs rêvée d’être ? — Très bîen, oubîons e travaî pour e moment. Ce n’est pas împortant. Ce bébé est de Pau. Gabî fut heureuse de ne pas entendre de poînt d’înter-rogatîon à a in de cette phrase. — Bîen sûr. — Comment est-ce qu’î ’a prîs ? — On auraît dît que j’avaîs commîs un déît. Inutîe d’ajouter qu’î ne faît pus partîe du tabeau. — Quee ordure ! Maîs cea ne m’étonne pas. Je ne ’aî jamaîs aîmé. — Tu ne ’as jamaîs rencontré, uî it remarquer Gabî quî, magré a tensîon, ne put s’empêcher de sourîre. — C’est justement pour ça que je ne ’aîmaîs pas, se défendît Samantha. Que genre d’homme ne veut pas ren-contrer a famîe de sa petîte amîe ? I ne s’est même pas montré quand nous aîdîons grand-mère après ’ouragan ! — C’étaît probabement mîeux aînsî. Donne-uî un marteau et î fera sans doute pus de ma que de bîen. — Maîntenant, ce qu’î te faut, c’est un homme soîde et responsabe. Que dîraîs-tu de Wade Johnson ? C’est e genre d’homme qu’î faut avoîr à ses côtés en temps de crîse. Gabî se raîdît à a mentîon înattendue de ’homme quî avaît été présent en permanence tandîs qu’îs réparaîent e Caste’s by the Sea, e restaurant famîîa, après ’ouragan. — Pourquoî est-ce que tu pares de uî? demanda-t-ee. — Parce qu’î étaît à après a tempête, tout comme Boone.
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Et j’aî remarqué sa façon de te regarder. On auraît dît qu’î n’avaît jamaîs vu personne d’aussî parfaît de toute sa vîe. — Tu racontes n’împorte quoî. — Laîsse-moî te rappeer que j’aî dît a même chose à Emîy au sujet de Boone, et regarde-es, tous es deux. Dans queques moîs, îs seront marîés ! Enin, sî Boone arrîve enin à convaîncre Emîy de ixer une date. Je suîs douée pour ce genre de choses, Gabî. Je remarque ’attîrance quî exîste entre un homme et une femme, même quand îs refusent tous deux de a remarquer eux-mêmes. — Eh bîen, cette foîs, tu as tort! D’aîeurs, tu ne penses pas que e moment est ma choîsî pour penser à une nouvee reatîon? Je vaîs avoîr e bébé d’un autre homme bîentôt. Samantha marmonna queques mots que Gabî ne comprît pas avant de demander sur un ton hésîtant : — Est-ce qu’au moîns cea te rend heureuse ? Un bébé, Gabî ! C’est teement încroyabe ! Gabî posa une maîn sur son ventre et y sentît un éger mouvement. La premîère foîs qu’ee avaît sentî cette vîe mînuscue en ee, ee étaît tombée amoureuse. Cette grossesse étaît peut-être împrévue, ee n’étaît peut-être pas e fruît d’une hîstoîre d’amour, et ee uî avaît coûté son poste. Maîs ee aîmaît déjà ce bébé pus que tout, et ee feraît tout ce qu’î faaît pour e protéger et s’assurer qu’î avaît tout ce qu’î mérîtaît. Y comprîs deux parents quî e chérîraîent, e moment venu. — Je pense à ’adoptîon, avoua-t-ee soudaîn. Ee vouaît tester ’îdée avant d’en parer à quequ’un d’autre. Ses paroes furent accueîîes par un grand sîence. — Samantha ? Tu es toujours à ? — Tu abandonneraîs ton bébé ? Ee ferma es yeux. — Je pense que c’est a seue façon de m’assurer qu’î aura une vîe heureuse, répondît-ee enin, pesant chaque mot. Et, pour être sîncère, je ne veux pas être îée à Pau par cet enfant. Je ne veux pas qu’î me verse un centîme de
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pensîon aîmentaîre. Je ne veux pas que quequ’un d’aussî égoste que uî aît une pace dans a vîe de cet enfant. — Oh, ma chérîe, oubîe Pau pour e moment ! Tu es tout à faît capabe d’offrîr une vîe heureuse à ce bébé. Tu peux ’entourer de toute une famîe quî ’adorera dès ’înstant où î naïtra. — Un bébé ne devraît pas faîre ses débuts dans a vîe auprès d’une mère céîbataîre et sans empoî. — Aons, Gabî ! Ce n’est pas comme sî tu aaîs être une îndîgente. Tu trouveras un autre poste e moment venu. Et puîs, nous t’aîderons tous. Moî, Emîy, grand-mère, même papa. Son premîer petît-enfant ! Tu saîs qu’î va être fou de joîe ? — Ah, tu croîs ça, toî ? Ee avaît paré d’un ton sceptîque quî ne uî ressembaît pas. C’étaît Emîy quî refusaît d’admettre que eur père es aîmaît profondément. Maîs comme Sam Caste avaît à peîne remarqué ’exîstence de ses ies, sauf quand ees avaîent des ennuîs, î sembaît peu probabe que ’îdée de devenîr grand-père e combe de joîe. L’îmagîner dans un rockîng-chaîr, un bébé dans es bras, étaît teement încongru que c’en étaît rîsîbe. — Tu n’as pas à te décîder dans a seconde, reprît Samantha. Nous en parerons quand nous nous verrons. — Quand nous nous verrons ? demanda-t-ee d’un ton soupçonneux. Depuîs quand envîsages-tu de venîr me rendre vîsîte ? — Je rentre à a maîson demaîn, répondît Samantha comme sî ce voyage étaît prévu depuîs des jours. Vîens me rejoîndre à Sand Caste Bay. Et ne te cherche pas d’excuses, parce qu’î n’y a rîen quî te retîenne à Raeîgh en ce moment. Tu vîens de me dîre que tu ne cherches pas de travaî, aors autant proiter de ces vacances înespérées. Tu as besoîn de soeî et d’aîr marîn pour tout mettre en perspectîve, et tu e saîs. Ensuîte, tu y verras beaucoup pus caîr. — Je ne suîs pas sûre d’être prête à en parer à grand-mère.
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— Vîens. Sînon Emîy et moî vîendrons te chercher pour t’emmener de force, rétorqua Samantha, uî refusant toute îndugence. — Emîy est à-bas? demanda-t-ee, étonnée. Je pensaîs qu’ee se consacraît jour et nuît à son nouveau travaî, à Los Angees. — Ee a aussî un marîage à organîser. Et ee essaîe toujours de convaîncre grand-mère de rajeunîr un peu a décoratîon du Caste’s. Boone et ee sont arrîvés î y a queques jours. Ee afirme qu’ee veut notre avîs sur ses îdées pour e marîage. C’est pour ça que je t’appeaîs, pour te dîre que nous avons été réquîsîtîonnées. Gabî écata de rîre. — Depuîs quand Emîy a-t-ee besoîn de nos conseîs? — Ee dît qu’ee a vu des marîages încroyabes dans es feuîetons dans esques j’aî joué, et que je devraîs pouvoîr a conseîer sur un truc ou deux. En pus, nous sommes ses sœurs, et nous assîsterons à son marîage. Aors, sî tu ne veux pas te retrouver obîgée de porter une teînte très peu latteuse de a coueur quî est à a mode à Hoywood ces jours-cî, î faut que tu soîs à pour donner ton avîs. Faîs-moî coniance. Je suîs a pus vîeîe. Je e saîs mîeux que toî. — Depuîs quand? J’aî toujours été a pus raîsonnabe. Tout e monde e saît. — Sî c’est e cas, comment t’es-tu retrouvée dans ce guêpîer ? répîqua Samantha. A demaîn, ma chérîe. Et ne t’înquîète pas. Tout va bîen se passer. Je te e promets. Gabî raccrocha et soupîra. Sand Caste Bay étaît e dernîer endroît où ee avaît envîe d’aer en ce moment, maîs Samantha avaît raîson sur un poînt : c’étaît à qu’étaît sa pace.
Wade étaît assîs par terre, au mîîeu du saon de sa sœur. Deux enfants en bas âge uî grîmpaîent dessus. Du
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moîns, ’un d’entre eux grîmpaît. L’autre bavaît, peotonné contre son torse. — Tonton Wade ? chuchota Chesea. La petîte ie, quî avaît presque troîs ans, s’înstaa sur ses genoux et se bottît contre uî. — Quoî, ma puce ? I dépaça Jason, e benjamîn de a troupe, pour uî faîre pus de pace. — Je veux un petît chat pour mon annîversaîre, annonça a iette. I sourît, parfaîtement conscîent d’être manîpué. I sufisaît à n’împorte aquee de ses nîèces de poser sur uî ses grands yeux beus pour qu’î uî donne à peu près tout ce qu’ee vouaît. Maîs un petît chat ? Louîse en auraît une attaque! Sa sœur avaît juré qu’î n’y auraît pas d’anîma dans sa maîson avant que tous ses enfants aîent passé ’âge de porter des couches — et soîent sortîs de ’unîversîté, s’î a connaîssaît aussî bîen qu’î e pensaît. — Qu’en dît ta maman ? demanda-t-î. La iette posa a tête contre son torse et poussa un profond soupîr. — Ee dît non, avoua-t-ee trîstement. — Aors, j’aî peur que ce soît non. Peut-être qu’ee dîra ouî quand tu seras pus grande et que tu pourras t’occuper toute seue d’un petît chat. — Maîs je vaîs avoîr troîs ans ! — Je croîs qu’î faut être un peu pus vîeîe que ça, ma puce. Un petît chat représente beaucoup de responsabîîtés. Sentant une présence, î eva es yeux. Sa sœur étaît debout à côté de uî, es maîns sur es hanches, ’aîr menaçant. — Bonne réponse, dît-ee avant de poser es yeux sur sa ie. Quant à toî… Est-ce que je ne t’aî pas déjà înterdît d’aer demander à ton père ou à ton once de te donner queque chose que je t’aî déjà refusé? Chesea uî décocha e sourîre quî charmaît généraement tous ceux dont ee croîsaît a route.
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