Un défi, tome 3 : The King

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112 pages
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Description


Coureur de jupons, Ray n’a qu’un objectif en tête : s’éclater avec ses potes pour sa dernière année de lycée.



Mais c’est sans compter sur leur pari de se taper cinq filles, au risque de perdre leur amour-propre.



Le King, comme on l’appelle, relèvera-t-il le défi ou prendra-t-il le risque de voir l’amour frapper à sa porte ?



Pendant ce temps-là, Mélanie, sa meilleure amie, lui cache un terrible secret.



Les Seis Blood vont devoir se réunir une dernière fois pour se serrer les coudes.



Parce qu’il n’y a rien de plus important que la famille...

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EAN13 9782378161316
Langue Français

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Un défi, tome 3 : The King
[Sessy Fernandez]
© 2019, Sessy Fernandez. © 2019, Something Else Editions. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisatio n collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 978-2-37816-130-9 ISBN numérique : 978-2-37816-131-6 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait totalement fortuite.
Prologue Je m’appelle Rayan. Mais au lycée tout le monde me surnomme Ray. J’ai la chance d’avoir été entouré depuis que je su is bébé par mes cinq oncles et mes parents. Ils m’ont appris tout ce que je sais. Et putain, grâce à eux je suis un vrai tombeur de petites culottes ! Mon père m’a raconté que quand ils avaient plus ou moins mon âge, ils étaient carrément un gang, les Seis Blood. Non, mais un gang ! Rien que d’y penser, j’ai envie de hurler de rire ! Je plains ma mère qui arrive à rester en vie alors que nous fais ons connerie sur connerie. Je n’imagine pas lorsqu’ils étaient plus jeunes ! J’ai hérité de la belle gueule de mon père, j’ai to utes les filles à mes pieds sans que je demande quoi que ce soit, je dois ça à mes yeux noisette, ma mâchoire carrée, mon sourire et ma tignasse de cheveux qui les rend toutes dingues. Évidemment, j’ en profite, et puis n’oublions pas que mon prénom signifie Roi. Les King ont toujours tout ce qu’ils veulent, alors pourquoi pas moi ? Je sais bien que si je porte ce nom c’est en hommage à mon oncle Ryan qui est décédé et qui est le jumeau de mon oncle Ethan. Il était un héros, dit ma mère, il est mort en guerrier et lui faire honneu r de cette manière me gonfle la poitrine. La famille c’est sacré et nous sommes soudés comme jamais, même si j’en fais voir de toutes les couleurs à ma mère... Mais mon histoire ne s’arrête pas à la famille, mais, plutôt àelle. Rien que son odeur, sa beauté à couper le souffle, son sourire angélique et son caractère bien trempé, et pourtant je ne l’avais jamais regardée de cette manière avant...
Chapitre 1 J’ai qu’une seule chose à dire... l’école ça craint ! Je souffle lorsque mon réveil se met à sonner. Je tire les draps et passe par la salle de bains pour me préparer. Ensuite, je descends les escaliers prendre le petit déj'. — Mmmh ça sent bon par ici, reniflé-je dans l’air avant d’embrasser ma mère. — J’ai fait des pancakes, répond-elle souriante. Je m’assois à table attendant qu’elle me serve. — Ce soir je vais voir tonton Scott, il doit me raconter sa rupture avec sa nouvelle ex-meuf. Ma mère lève les yeux au ciel. — Depuis qu’il a cassé avec Tina, je ne compte même plus le nombre de filles qui est passé dans son lit à celui-là. Je ne veux pas savoir ce qu’il s’est passé avec celle-là, en tout cas. Apprends de lui, mon garçon. Les demoiselles ne sont pas des objets. Elle dépose mon assiette devant moi et je l’attaque de suite. — Et je sais de quoi je parle, murmure-t-elle. Je fronce les sourcils, intrigué. J’ai un avantage énorme d’avoir de jeunes parents. Je peux parler avec ma mère sans problème. Bien que je me réserve en ce qui concerne les gonzesses et ma vie sexuelle. Je me vois mal discuter de ça avec elle ! Bonjour la gêne ! — Oui enfin, bon, maman, les histoires de tonton Sc ott sont toujours hyper drôles, dis pas le contraire ! Elle se met à rire sûrement en repensant à la dernière. C’était une vraie folle, elle le harcelait nuit et jour et quand il ne donnait plus de signe de vie, elle lui envoyait des photos d’elle à poil ! On s’est bien marré. Lui moins, le pauvre ne savait plus comment s’y prendre avec cette sangsue. — En parlant de filles, Mel ne vient plus depuis un moment. Vous vous êtes disputés ? — Non, réponds-je en relevant la tête vers elle. — Et sinon, le bisou est pour quand ? me taquine ma mère. — Maman ! C’est qu’une amie ! haussé-je le ton. À mon tour de lever les yeux au ciel. Elle a la manie de vouloir me voir en couple avec Mel. Mel est devenue ma meilleure amie lorsque j’avais quinze ans. Depuis nous sommes inséparables, même quand je suis avec mes potes, elle n’est jamai s loin de nous. D’ailleurs, elle s’en fout royalement d’être la seule nana du groupe. Le cours d’espagnol commence à m’ennuyer. Je regard e ma montre toutes les cinq minutes. Nathan et les autres m’attendent sur le parking. Fa ut que je trouve une excuse pour m’enfuir. — Rayan, dis-moi quelque chose que tu as retenu du cours passé ? Là c’est le moment parfait pour foutre la merde ! J e souris de toutes mes dents, toussote pour m’éclaircir la voix et me redresse sur ma chaise. 1 — Me llamo Rayan y tengo un par de cojones enorme , lâché-je, sûr de moi. Je viens tout juste de choquer ma prof en lui disan t que j’avais une paire de couilles énorme. La moitié de la classe étouffe leurs ricanements tandis que madame Aguila me foudroie du regard. Une fille qui est à trois bancs derrière moi attrap e un fou rire monumental. Je ne peux pas m’empêcher de suivre son euphorie, c’est tellement contagieux. 2 — Rayan, fuera de mi clase ! Y tù también ! hurle-t-elle en pointant la nana qui pleure presque aux éclats. Je ramasse mes affaires sur ma table et m’adresse à madame Aguila. 3 — Con placer, señora . La jolie brune rouspète, mais finit aussi par me su ivre. Nous marchons dans le couloir, moi je me dirige vers la sortie. — Où tu vas ? Le bureau du proviseur est là-bas, dit-elle en m’indiquant le sens inverse. — Je n’ai pas le souvenir qu’elle ait dit d’aller chez lui. Je cite, elle a crié « Rayan, fuera de mi classe ! » imité-je sa voix aiguë de sorcière.
Elle recommence à se marrer. Je ne peux que faire d e même ! Puis je me rappelle que je suis attendu. — Bon à plus, princesse. — Quoi ? Attends, ne me laisse pas ici ! Je souris de toutes mes dents, tire sur ma veste et m’approche d’elle. — M élanie. Inutile de me dire le tient, madame Aguila l’a prononcé à la perfection, se moque-t-elle. Je secoue la tête en riant et lui tends la main qu’elle serre sans crainte. — Toi, je ne te lâche plus ! dis-je en courant vers la porte d’entrée. Depuis ce jour, elle et moi sommes liés comme les cinq doigts de la main. — Qu’est-ce que tu veux pour ton anniversaire ? demande mon père en pénétrant dans la cuisine. Il embrasse ma mère sur la bouche pour lui dire bonjour. — Bonjour toi, s’adresse-t-il à ma mère. Elle rougit. Franchement après autant de temps, qu’ils sont nunuches ! — J’aimerais bien avoir une moto ! Ma mère me scrute, sourcils froncés. — C’est hors de question ! vocifère-t-elle. — Mais pourquoi ? me lamenté-je. — Il n’y a pas de pourquoi ! Je ne veux pas que tu roules avec ce genre de truc ! — Ce truc s’appelle une moto, ça a deux roues et un casque. Je ne risque rien ! Pourquoi papa m’apprend tout sur ces engins si le but est que j’en ai jamais ? Bon, le casque est une option, mais chut on ne dira rien ! — Nash, tu me fais chier ! Pourquoi lui apprendre t out ça ! Je passe pour quoi maintenant ? La méchante, comme toujours ! s’emporte ma mère. Oups, je crois que je viens de créer une embrouille. — Mais laisse-le ! C’est un gamin, il doit profiter de sa jeunesse ! Tu ne te rappelles pas comment c’était d’être jeune ? répond-il sur la défensive. — Heu... je ne suis pas un gamin ! interviens-je en essayant de me mettre dans la conversation. — Rayan, ne te mêle pas de ça ! s’énerve ma mère. Ouh là là, elle a ce regard qui vous donne la chair de poule. Ce regard que toutes les mères ont quand elles veulent être autoritaires. Je préfère me taire et m’éclipser ni vu ni connu. Je les entends s’engueuler depuis la porte d’entrée. *** Julia — Il est parti, je crois, fais-je remarquer à Ash en regardant la porte. — Tu penses qu’il se doute de quelque chose ? demande Ash. — Bien sûr que non ! On a assuré ! On se frappe les mains, fiers de nous. J’ai hâte de voir sa tête lorsqu’il découvrira sa moto ce week-end ! Bon, même si d’une part en étant maman je me préoccupe des bobos de mon fils, je pense que je dois le laisser grandir et profiter de sa jeunesse, tout comme je l’ai fait. Ce qui me plaît le moins, c’est qu’il est arrivé à l’âge ou il souhait e essayer et repousser sûrement des limites. Je ne veux pas savoir ce qu’il fait avec ses amis. S’il revient un jour bourré ou même camé, croyez-moi, il ne recommencera plus jamais ! J’ai toujours été dis crète pour que ma mère ne soit au courant d’aucune de mes conneries. En même temps, j’avais l’avantage d’avoir un frère. Je sens le souffle chaud d’Ash contre mon cou. — Vingt minutes et seuls dans la baraque. Je me tourne vers lui et me jette sur sa bouche. Il approfondit le baiser en passant ses mains dans mes cheveux. La vache que c’est bon ! Il attrape mes cuisses et me fait asseoir sur le plan de travail. Le feu s’empare de nous. Il est difficile de trouver un moment rien qu’à deux. Mon portable se met à
sonner. D’un regard sur le côté, je jette un œil qui peut me déranger. Mon boss... — Je dois répondre. Je quitte ses lèvres à contrecœur. — Allô ? Ash a déboutonné ma chemise et ses mains agrippent ma poitrine. Je hoquette et tente de l’éloigner, mais son putain de sourire d’ange me fa it frémir. Je lui chuchote d’arrêter, mais il continue en basculant mes cheveux derrière mes épau les et embrasse mon cou, ma poitrine. Je dois me retenir de gémir pour ne pas que mon boss, qui e st de l’autre côté de la ligne, m’entende. Je m’empresse de répondre à mon patron que j’arrive au plus vite et lui raccroche presque au nez. — Putain tu étais obligé ! Je le frappe, mais aussitôt je le ramène à moi pour l’embrasser à pleine bouche. Je n’ai qu’une chose à dire, le boulot ça craint ! *** Ray Arrivé au lycée, je salue Joe, Nathan et Lorenzo, ma bande de potes. Nous étions plus nombreux avant, mais d’autres ont redoublé leur année et d’autres ont quitté carrément le pays. Il ne reste plu s que nous quatre. J’aperçois Mel près de son casier. Je la rejoins rapidement. Elle est tellement concentrée à ranger ses affaires qu’elle ne me voit pas arriver. Je lui attrape les hanches pour la faire sursauter. — Aah ! Ray ! Elle me saute au cou et m’enlace. Nous avons une am itié très tactile et aucune autre fille ne lui ressemble ! D’ailleurs, son petit copain n’a pas l’air d’apprécier, mais je m’en bats les steaks ! — Tu as fait quelque chose à tes cheveux ? lui demandé-je en les lui touchant. Ils sont légèrement plus courts et très doux. — Enfin quelqu’un qui le remarque ! Phil n’a même pas vu... — Je t’ai déjà dit que ce type est un vrai con ? Son mec est un joueur de football américain du lycée. Il a tout dans les biceps et rien dans la cervelle, ce gars. S’il fait le moindre mal à ma petite Mel, je lui referais le portrait ! — Bon, et toi c’est quand que tu vas te décider à avoir une copine ? Elle évite le sujet, sachant bien que je n’aime pas ce débile. — Pourquoi en avoir une quand je peux avoir toutes celles-là ? Je fais un léger signe de la main accompagné de mon sourire de dragueur à la bande de filles qui nous observent. Elles se chuchotent entre elles « Ah tu as vu ! Il nous a fait signe ! Je fonds ! » Pfff quelles cruches ! Mel lève les yeux au ciel et m’attrape par la manche. — Allez viens, monsieur le tombeur, on va en classe. — Avoue tu aimes ça aussi, la taquiné-je. — Rêve pas, lapin. Nous partons dans un fou rire incontrôlable. À la deuxième heure, nous sommes virés du cours pou r bavardages. J’y peux rien si j’ai toujours quelque chose à dire à ma meilleure amie ! Nous nous promenons dans les couloirs vides du lycée. — On fait quelque chose pour ton anniversaire ? me demande Mel. — J’ai entendu parler d’une fête chez Larry le drogué. On pourrait y aller ? — J’aime pas ce type bizarre. — Mais ses soirées c’est de la folie ! Larry est réputé pour ces fêtes de dingue. On l’appelle le drogué, car c’est quasiment le dealer le plus connu au lycée. Mel finit par accepter. — Tu viens chez moi ce soir ? Je passe mon bras sur son épaule pour la rapprocher de moi. — Non, Phil vient me chercher à vingt heures. Le dégoût déforme mon expression. J’espère que Mel ne va pas coucher avec ce gros con. Il
n’attend que ça : la baiser et la jeter ! — Tu ne vas pas... — Ray, ma vie privée reste PRIVÉE ! Je retire mon bras, découragé. — Oh ça va, je te raconte tout, moi ! Elle se met à pouffer. — Je vais pas t’expliquer ce que je fais avec Phil quand même ! Le fait qu’elle soit avec ce type me fout les nerfs . J’attends qu’il fasse un pas de travers pour pouvoir lui foutre mon poing dans la gueule.
Chapitre2 Enfin ! Alléluia ! J’ai dix-huit ans ! Une méga soirée s’impose ce soir ! Évidemment, faut que je prévienne encore ma mère. C’est une autre histoire ça... Je descends les escaliers. — Joyeux anniversaire ! hurle ma mère en me sautant dessus. Je l’intercepte dans mes bras, tout sourire. — Mon Dieu, le temps passe trop vite, mon bébé ! Je lève les yeux au ciel. C’est le même cinéma chaque année. Limite elle chiale ! Mon père la pousse pour me féliciter à son tour. — Ce soir, tes oncles viennent dîner, m’apprend mon père. Merde... — Ah c’est cool, dis-je avec peu de conviction. — C’est quoi cette tête ? remarque ma mère en faisant des cercles de son index devant ma figure. — Quelle tête ? Je fais l’innocent. — Celle que tu fais juste là. Qu’est-ce que tu as à me demander que tu n’oses pas ? Comment est-elle au courant de tout ça ? Je suis sû r qu’elle fait de la sorcellerie, autrement c’est impossible ! Elle sait toujours tout sur tout ! — Mais... heu... En fait tu vois..., bégayé-je en me grattant la tête nerveusement. — Accouche, mon vieux, ta mère va perdre patience. — Il y a cette soirée où je voulais aller avec mes copains pour fêter mon anniversaire. Ma mère pose ses poings sur ses hanches, je connais ce regard ! — Non pas ce soir, Rayan ! — Mais allez, maman, s’il te plaît ! Je lui fais une petite moue de chien battu faisant trembler ma lèvre inférieure. Elle va craquer je le sens. Je joins mes mains et la supplie. — Tu m’énerves, on dirait ton père ! On verra ! — Ça veut dire oui ? — J’ai dit « on verra », Rayan ! Alors c’est un oui. Le « on verra » de maman est à 99% oui. Mon père me jette un regard pour m’assurer que c’est un oui. J’affiche un magnifique sourire à ma mère ce qui la fait rire. Il y a des sourires spécifiques pour toute occasion. C’est mon oncle Nick qui me l’a appris. Mon téléphone vibre plusieurs fois dans la journée. J’ai reçu des textos de nombreuses personnes, même mes ex-copines... Sérieux, elles veulent quoi ? Une fois, pas deux... J’espère que je vais pouvoir sortir ce soir, je cro ise les doigts, les pieds, les jambes et tout ce qu i est possible. Mes oncles arrivent tour à tour. J’adore passer du temps avec eux, on dirait de vrais gamins. — Yo, mon petit, j’ai apporté des bières ! se réjouit tonton Nick en me montrant le pack. — Nick putain ! l’engueule ma mère. — Relax, Julia ! À son âge tu buvais aussi. — Maman, tu buvais de l’alcool ? J’écarquille les yeux. — Nuance, j’étais un peu plus âgée ! Et toi, n’écoute pas ton oncle, il est cramé du cerveau. Pour ma mère, tous mes oncles sont cramés de la cervelle. Nous rions comme des enfants alors qu’elle lui arrache le pack des mains. Si seulement elle savait tout ce que je consomme en soirée... — Je me trompe ou ta mère a l’air un peu stressé sur les bords ? demande oncle Scott. — Comme chaque année, j’ai envie de te dire, répond tonton Juke. Oncle Nick me fait un clin d’œil taquin. Je m’attends au pire, Juke plus Nick dans la même pièce ça annonce la couleur. Nous sommes assis sur le canapé comme des pachas. — Hé, Juke, elle vient à quelle heure la strip-teaseuse ? parle-t-il fortement, assez pour que ma mère entende. Je leur fais de gros yeux. Ma mère va finir en dépression avec ces deux-là. — Elle devrait arriver.
— NICK ! Tu as fait quoi ? hurle ma mère. Nous commençons à éclater de rire. — Une strip-teaseuse ? demande mon père, soudain intéressé. Ma mère lui fout une claque à l’arrière de sa tête. Je ne peux m’empêcher de me marrer. La sonnette retentit. Ma mère blêmit. — Ah la voilà ! s’exclame oncle Scott qui entre dans le délire. — Vous n’avez pas osé..., lâche ma mère ébahie. Je me lève du canapé pour aller ouvrir. Oncle Jo apparaît, le sourire aux lèvres. — La voilà notre strip-teaseuse ! ris-je — Hein quoi ? Mon oncle ne comprend rien alors que nous sommes pl iés en quatre. Ma mère est soudain soulagée de le voir à la place d’une femme. — Vous faites chier, bordel ! Allez, à table, les gosses ! Nous pouffons et nous mettons à table. Ma mère est l’unique fille, c’est juste trop drôle de la taquiner. Je me demande si elle a toujours été la seule nana lorsqu’ils formaient un gang. — Des nouvelles d’Ethan ? interroge mon père. Tout le monde ignore où il se cache. Le repas se fait dans la bonne humeur, la venue du gâteau est le meilleur moment. Ils se donnent à cœur joie de me chanter la chanson incontournable lorsqu’on fête un an de plus. J’orchestre en agitant les index comme un dingue. Mon père finit par une note à la Maria Carey accompagné de mon oncle Juke. Alors là ! C’est le fou rire monumental ! J’en ai des crampes au ventre tellement je ris. Je ne sais pas d’où vient cette euphorie, mais ils sont bien en forme ce soir ! Nous reprenons nos esprits le temps que je souffle mes bougies. — Les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux ! crie ma mère en dansant. Elle bouge les épaules et je ne peux que l’imiter. Ma mère est complètement tarée, mais y’a de quoi avec les gars qui partagent sa vie. — Moi d’abord, lance oncle Jo. Il me tend un paquet bien emballé que je m’empresse à toute vitesse de déchirer le papier. Une veste en cuir avec un logo au dos, j’y vois une rose et le nom Seis Blood inscrit et une couronne de roi orne cette fleur magnifique. — Oh trop fort putain ! J’admire cette merveille. — C’était celle de ton oncle Ryan, je l’ai juste modifiée un peu pour toi. Ma mère écarquille les yeux pendant que je l’enfile. Elle me va parfaitement, un rien trop grand tout de même. Je peux remarquer une certaine émotio n sur leurs visages. Je ne saurais dire s’ils sont émus ou juste choqués. — Comment tu as réussi à l’avoir ? demande mon père étonné. — J’ai été voir sa mère et elle me l’a gentiment donnée, sourit-il. J’ai l’air mauvais garçon avec ça sur le dos. Oncle Scott m’offre des gants de boxe, depuis petit il m’apprend à comment me battre. Mon oncle Nick m’a donné un manuel « comment draguer une fille pour les nuls ». Pourquoi ça ne m’étonne pas ? Mes parents se sont éclipsés de la pièce pour aller chercher leur cadeau. — Tiens, j’en profite que tes parents ne soient pas là pour te donner le mien, m’interpelle oncle Juke. Il me tend une petite boîte où il est inscrit « Défi » dessus. — J’y crois pas tu l’avais encore ! s’exclame oncle Nick. — Qu’est-ce que c’est ? demandé-je en regardant le paquet de cartes, intrigué. — On jouait à ça quand on était plus jeunes. Ce son t des défis que nous avions inventés. Tu pourras t’amuser avec tes potes, tu verras, dit-il en me décoiffant. — Cache ça avant que ta mère le voie ! me couvre mon oncle Jo en voyant mes parents arriver. Je le dissimule vite dans la poche de ma veste. — À toi de créer tes propres règles. Mon oncle Juke me fait un clin d’œil. Ça peut être drôle... Pouvoir savoir jusqu’où nous fixons