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Un demi-siècle et alors !

De
122 pages

Après vingt-cinq années de vie commune, dame Lassitude était installée dans leur quotidien. Les enfants ayant quitté le nid familial, l’épée de Damoclès frappa. Beaucoup de tabous et de non-dits ont été le moteur de ce point de non –retour : le divorce.
Juliette ressentie alors un immense besoin de bien-être, d’estime de sa personne ; la nécessité d’avoir enfin confiance en elle. La positive attitude devint alors son cheval de bataille.
Même seule et divorcée, la cinquantaine n’est pas toujours synonyme de tristesse ! Juliette, femme séduisante, dynamique, toujours positive, nous emmène dans son univers bien divertissant !


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-79625-7

 

© Edilivre, 2015

Remerciement

 

Je tiens tout particulièrement à remercier mes enfants, ma famille, mes ami(es) ainsi que Marie-Jeanne pour leur soutien et l’inspiration qu’ils m’ont apporté au cours de la rédaction de ce conte érotico romantique.

Je sais qu’ils se reconnaitront…

Citation

 

Nina Quézen,

Partage simplement sa perception imaginée de la vie d’une cinquantenaire seule et divorcée.

Un demi-siècle et alors ! La vie autrement

 

 

Après vingt-cinq années de vie commune, Dame Lassitude s’installa dans leur quotidien. Leurs enfants avaient quitté le nid familial.

C’est à ce moment que l’épée de Damoclès choisit de frapper.

Beaucoup de tabous, de non-dits furent le moteur de ce point de non-retour : le divorce.

Juliette ressentit un immense besoin de bien-être, d’estime de sa personne, la nécessité d’avoir enfin confiance en elle. C’est ainsi que la positive attitude devint son cheval de bataille.

Car même seule et divorcée, le passage de la cinquantaine n’est pas forcément synonyme de tristesse.

Bien au contraire, Juliette, une femme séduisante, dynamique, gaie, rayonnante, toujours positive, spirituelle à ses heures et très souvent intuitive, nous emmène dans son univers divertissant, rempli d’espièglerie et de frivolité.

Elle nous démontre que, malgré de petits tourments, le bonheur est à la portée de chacun de nous.

Il suffit juste d’y croire et surtout de le vouloir…

Il est même possible que vous vous reconnaissiez dans ce conte moderne.

 

 

Nonchalamment, je m’étire tel un chaton, avant d’écarquiller les yeux. Alors que je me frotte lentement les paupières, un petit soupir s’échappe de mes lèvres. Je réalise que ce matin, c’est le début de mes vacances.

Je retourne doucement la tête sur ma gauche, apercevant un rayon du soleil se faufilant par le rideau entrouvert, sur le mur blanc de ma chambre. Un léger vent le fait flotter.

Après une année épuisante professionnellement de par mes nouvelles fonctions, mais tellement enrichissante, j’aspire aujourd’hui à profiter pleinement de cette période de repos afin de me ressourcer.

Durant de nombreuses années, je n’avais pas pris conscience de la chance que j’ai de pouvoir profiter pleinement de ma santé, bien entourée de mes proches qui me sont chers, bref d’être vivante.

Car si depuis mon enfance, ma vie est remplie de bonheur, grâce à la naissance de mes merveilleux enfants, mon mariage, j’ai traversé aussi des périodes de déceptions, de peurs, de doutes.

Mariée à Antoine, nous étions terriblement amoureux. La naissance de nos petits loups nous a apporté énormément de joie. Puis, petit à petit, Dame Lassitude s’est installée dans notre quotidien jusqu’à nos vingt-cinq ans de vie commune. Les enfants avaient quitté le nid familial.

C’est à ce moment que l’épée de Damoclès choisit de frapper. Beaucoup de tabous, de non-dits furent le moteur de ce point de non-retour : le divorce.

J’aurais souhaité prolonger le modèle de mes parents qui ont su traverser les crises et les joies ensemble, et fêter comme eux leurs cinquante ans de mariage, cette année. Mais notre génération a évolué différemment ; elle offre, propose, valorise l’amour tel un article publicitaire, jetable du jour au lendemain.

Acceptant, lors de ma vie de couple, ma soumission au mal-être, sans avoir le courage d’affronter le quotidien, j’ai préféré souvent me réfugier dans la dépression, la boulimie. Quel constat désastreux, je n’étais certainement pas la maman, la femme épanouie et accomplie que j’aurais souhaité être.

J’espère tant que mes enfants sont heureux aujourd’hui et qu’ils me pardonnent mes faiblesses.

Je suis convaincue que me victimiser à cette époque n’allait pas forcément me conduire vers le chemin de la sérénité, mais ce fut le chemin le plus facile que j’avais décidé d’arpenter.

Bien heureusement, il a fallu qu’à l’aube de mes cinquante ans, un demi-siècle, pratiquement les deux tiers de ma vie, je réalise qu’il est réellement dommage de gâcher mon énergie dans les futilités, les contrariétés de la vie.

Il faut croire qu’un déclic s’est produit à ce moment-là, après un divorce, et deux échecs amoureux.

Tardivement, me direz-vous, mais…

La positive attitude devint ainsi mon cheval de bataille.

J’ai ressenti un immense besoin de bien-être, d’estime de ma personne, de mon entourage, je ne voulais plus les juger. Je souhaitais avant tout avoir enfin confiance en moi.

L’apprentissage de l’autohypnose m’a vraiment aidée dans ce sens et m’a permis d’accéder au bonheur.

Elle est d’ailleurs devenue un outil indispensable pour profiter en toute quiétude de mon quotidien.

Bien sûr, comme tout le monde, il m’arrive d’être parfois triste, mais le moyen le plus simple de retrouver la sérénité, et de me ressourcer positivement, est de m’octroyer de délicieux moments de détente en m’isolant pour écouter de la musique zen, ouvrir un livre ou encore rêver et déguster un thé à la menthe.

Puis la vie continue. De nouveau apaisée, refusant de m’abrutir par les aléas de la vie, je reviens… sereinement à mon quotidien, entourée de mes ami(es) et ma famille.

L’odeur du café m’appelle, je me décide enfin à me lever, quelle merveilleuse idée d’avoir inventé les cafetières programmables, il manquerait juste à programmer le toasteur et un robot me servirait le petit dej au lit. En fait, non, j’aurais trop peur de me soumettre à ce dernier, et ne plus avoir le contrôle sur ma vie.

Soudain, le flash d’un de mes rêves de la nuit passée me traverse l’esprit. « Mon reflet dans un miroir », c’est curieux, qu’est-ce que cela peut bien vouloir signifier ?

Si j’y pense, je regarderai dans mon Dictionnaire des rêves, j’espère m’en souvenir encore dans la journée.

Plusieurs de mes songes se sont souvent trouvés révélateurs par le passé. En les analysant de près, j’ai pu en constater les significations, les jours suivants.

Bon allez zou, debout Juliette, une belle journée s’annonce à toi, me dis-je.

Je me lève doucement, pivotant sur le côté gauche de mon lit. Les pieds ancrés au sol, s’enracinant tel un arbre, les bras levés vers le ciel, je m’étire. Cela me procure une belle et douce énergie.

Je retrousse le rideau sur le côté, ouvre la fenêtre, et dégage mes draps jusqu’au bout de mon lit. J’adore aérer mes pièces, en toutes saisons.

Il fait tellement bon, le soleil n’a pas encore réparti tous ses feux sur mon balcon, je vais apprécier mon repas et m’installer ici.

Il est 9 h 30. Nous sommes en juillet. Je vois mon quartier s’animer doucement. Je n’entends ni ne vois les écoliers défiler avec leurs cartables, accompagnés de leurs parents vers l’entrée de l’école qui se situe à deux cents mètres au bout de ma rue.

Les vacances scolaires ont peut-être éloigné ces petits loups vers les plages de l’Atlantique ou la Méditerranée.

J’habite un quartier calme et très agréable dans la banlieue sud nantaise. Déjà sept ans, je me sens bien ici. J’y ai trouvé mes repères.

Il est évident que j’aurais préféré vivre dans un pavillon, posséder un petit jardin, comme avant. Mais les aléas de la vie ne m’ont pas permis d’acheter la petite maison idéalisée.

Je me suis ainsi orientée vers la location de ce petit appartement de cinquante-cinq mètres carrés. Et puis mon travail se situe à cinq minutes, que demander de plus ?

M. Porier passe devant mon balcon, il lève la tête pour me saluer, il a l’air heureux comme à l’accoutumée.

Je lui réponds du regard en souriant.

Son allure est boiteuse mais déterminée. Son cabas à la main, il file au supermarché tout proche.

Je ne sais s’il est veuf, vieux gars, je l’ai toujours vu seul.

Ah tiens, il est en retard aujourd’hui !

Je le croise habituellement vers 8 h 50 lorsque je pars au travail.

Il a dû être retardé, il faut dire que la vie d’un retraité est, dit-on, réglée comme un planning de ministre.

*
*       *

Je me penche vers mon sac à main afin de récupérer mon agenda et vérifier le programme de ma première semaine de repos.

Je ne pars pas cette année.

Financièrement parlant, les impôts auront ma peau à la rentrée, lorsque leur belle double page fiscale sous enveloppe filmée atterrira dans ma boîte aux lettres !

Les galères pécuniaires de mes années précédentes m’avaient préservé jusqu’à l’année dernière de contribuer par ma modeste participation à la cagnotte fiscale de mon pays.

La mince augmentation, à mon goût, due à mes nouvelles fonctions, n’a pu malheureusement échapper à la grande administration que tout le monde connaît. Ma contribution va tripler à la rentrée.

Bref, presque mon treizième mois ! Envolé…

Du coup, j’ai décidé d’être raisonnable cet été et de ne pas me lancer dans des dépenses que je regretterai amèrement.

Le choix de profiter ici de tous mes proches amis, la famille, et partir au soleil, vers une destination « low cost » telle la Crête, peut-être en arrière-saison, me semble plus envisageable et sérieux.

Mon rêve serait de visiter l’Indonésie, plus précisément l’île paradisiaque de Bali.

Ce petit paradis terrestre, aperçu sur Internet et commenté très régulièrement par Adrien, un ami qui s’y rend chaque année, m’attire énormément.

À chaque fois, cela me donne l’envie d’apprécier ses splendides plages de sable blanc, ses reliefs volcaniques extraordinaires couverts de forêts, ses collines où s’étagent des rizières, avec une culture authentique.

Un jour, j’irai, je le sais…

Bon, « voyons voir », sur mon agenda, aujourd’hui lundi, rien de spécial.

Eh bien, je vais alors savourer ma journée, ne rien faire et peut-être rejoindre ma fille, Anna, en soirée après son travail. Elle est avocate spécialisée en droit de la famille. Jean, son mari, a ouvert dernièrement son cabinet dentaire en centre-ville.

Nous partagerons une succulente boisson fraîche en terrasse en regardant les passants s’agiter autour de nous.

J’aime regarder autour de moi la vie, les gens, nos différences culturelles. De nature curieuse, j’aime apprendre. Je suis souvent attirée par ce qui est à l’opposé de ma vie. Je trouve très enrichissant d’aller à la rencontre de l’autre, en laissant de côté ses préjugés. Mon ouverture d’esprit est, dit-on, sans commune mesure.

C’est certainement pour cette raison que je travaille comme assistante sociale dans un centre d’aide sociale.

Nos sujets de conversations avec ma fille sont inépuisables. Très souvent, j’ai l’impression d’être avec ma meilleure amie.

Nous nous racontons nos dernières emplettes, nos nouveaux menus équilibrés, nos nouvelles techniques de musculation abdos-fessiers et parfois nos doutes, nos peurs, nos amours.

J’essaie néanmoins de parler le moins possible du dernier sujet. Anna s’inquiète pour moi depuis le divorce avec son papa. Elle rêve souvent de me voir comblée grâce à une belle histoire amoureuse épanouissante.

Sans compter que certaines personnes de mon entourage, amical ou familial, espèrent certainement me caser.

Mon excentricité, ma joie de vivre les effrayent, les dérangent je présume.

Il faut dire qu’après mes échecs amoureux, peut-être de peur d’être déçue à nouveau, j’ai mis moins sérieusement l’accent sur ce thème, privilégiant les furtifs instants charnels d’une rencontre sans lendemain. Il m’est arrivé de cajoler, rassurer un homme marié, ne se sentant plus désiré par sa femme.

Une frustration dans leur quotidien amoureux est parfois saisissable.

Je me sens libre, heureuse d’offrir de la douceur, de la frivolité dans nos jeux érotiques, de la gaieté et de l’amour tout en en recevant, je vous assure, au centuple.

Je suis restée en bons termes avec certains de mes ex-amants. Ils me respectent, ne m’ont jamais considérée comme une poule, une catin. Je suis celle qui les a peut-être compris, aimés, rassurés sur leur virilité.

L’idée d’être parfois la vedette de leurs fantasmes, lors de leurs caresses masturbatoires, me flatte sincèrement.

Il est vrai que comme nous toutes, je rêve du grand amour, l’inconditionnel.

Mais est-ce vraiment ce que je souhaite au fond ? Ai-je peur de le rencontrer ?

En toute franchise, je me satisfais actuellement de ces torrides moments, qui parfois ne le sont souvent plus, ou très rarement, lorsque nous vivons en couple.

Est-ce normal d’apprécier mon indépendance ? De vouloir jouir constamment de la liberté, des jeux de la séduction ?

Peut-être même, serais-je devenue une dragueuse ? Ou éprouvé-je...