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Un Noël plein d'émotion

De
160 pages
Accepter un rendez-vous avec Nash Reece, l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais rencontré ? Même si elle en meurt d’envie, Maggie sait qu’elle ne doit surtout pas céder à la tentation. Non seulement parce que le Dr Reece est son patron, mais aussi parce qu’il a une réputation de séducteur. Sauf qu’un événement imprévu fait voler en éclats toutes ses résolutions...
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1.
La sonnerie d’alerte déchirait l’air, en ce matin d’octobre. Maggie Green, qui dévalait les marches quatre à quatre, ne savait pas encore que son univers allait basculer. En apparence, ce n’était qu’un jour comme les autres à l’Hôpital pour enfants de Brisbane… Quelques instants plus tard, elle entrait en couran t aux urgences. Comment, à ce moment-là, aurait-elle pu savoir qu’elle allait se retrouver face au Dr Nash Reece ? Evidemment, elle avait entendu parler du nouveau venu, comme tout le monde. La rumeur commentait abondamment sa séduction et l’on assurait que toutes les femmes, des agents de service aux infirmières en chef, se pâmaient devant son allure de campagnard sexy. Maggie, elle, n’était pas du genre à se pâmer. Le c oup de foudre, c’était pour les adolescentes. Et l’adolescence, cela faisait bien deux décennies qu’elle en était sortie !
* * *
Nash quitta un instant des yeux la fillette inconsciente et tourna la tête vers l’infirmière légèrement essoufflée qui venait d’entrer. Sa poitrine généreuse se soulevait à un rythme rapide sous sa chemise bleu marine, mais malgré son essoufflement, elle dégageait une calme assurance. Il lui sourit. — Bien. Vous arrivez à point nommé. Je pense qu’il va falloir intuber, dit-il avant de reporter son attention sur la patiente. Les calmants qu’on avait administrés à l’enfant avaient perturbé sa fonction respiratoire, et il tentait de compenser cette faiblesse en utilisant un ballonnet auto-expansif. Jamais encore Maggie n’avait vu d’yeux d’un bleu au ssi intense, qui les rendait spectaculaires même baissés. Le médecin arborait également une mâchoire virile ombrée d’une barbe naissante. Quant à ses cheveux souples d’un blond cendré, ils découvraient son front hâlé et retombaient sur le col d’une chemise comme en portaient les cow-boys. Et elle faillit se pâmer ! Bouleversée, elle oublia l’agitation autour d’elle, les sonneries d’alarme et les sanglots d’une mère en détresse… Levant les yeux de nouveau, Nash nota avec amusement que l’infirmière n’avait pas bougé. Malgré la gravité de la situation, un léger sourire naquit sur ses lèvres. Il connaissait bien ce regard-là — les femmes l’avaient toujours regardé ainsi. Plus surprenant, cependant, celle-ci paraissait étonnée. — Vous êtes l’infirmière des soins intensifs ? demanda-t-il. Subjuguée par son petit sourire, Maggie hocha distraitement la tête pour acquiescer. Incroyable ! C’était bien la première fois que la s imple présence d’un homme la rendait muette ! — Eh bien dans ce cas, je crois que vous devriez approcher. Je vais avoir besoin d’aide, et je ne pense pas que de là où vous êtes, vous puissiez faire grand-chose ! Maggie avala sa salive avec difficulté. Elle était infirmière aux soins intensifs, que diable. C’était la raison de sa présence en ce lieu . Aider les patients à respirer, c’était son travail. Pourtant, la voix grave de Nash Reece l’enveloppait comme un bain chaud et, pendant un instant de folie, elle mourut d’envie d’y plonger tête la première. Enfin, son cerveau reprit le dessus et ses jambes se mirent en mouvement. En deux pas, elle se retrouva à côté du petit lit, regardant Nash Reece droit dans ses yeux bleus, si bleus… Le sourire de Nash s’élargit. De près, l’infirmière était encore mieux que de loin. — Où est votre interne ? s’enquit-il. — Au chevet d’un patient, à l’autre bout de l’hôpit al, répondit-elle d’une voix trop hachée à son goût. Il… va arriver.
Bon sang ! songea Maggie avec agacement. Elle avait bien dix ans de plus que lui ! Et elle n’était pas du tout intéressée ! Et quand bien même elle le serait, pourquoi Reece, lui, s’intéresserait-il à une divorcée de quarante ans qui n’avait plus eu d’homme dans sa vie depuis une éternité ? Elle travaillait, effectuait quelques heures de bénévolat à Radio Giggle, s’occupait de son jardin, dévorait des montagnes de livres, et dormait. Une vie d’ermite. Il ne lui manquait plus que deux chats pour compléter ce désastreux tableau… Remarquant sa nervosité, Nash ne résista pas à l’envie de la taquiner. — Ça va aller ? Maggie faillit répondre qu’elle pratiquait déjà des intubations quand il portait encore des culottes courtes, mais n’en fit rien et se contenta de répondre d’un hochement de tête. — Quel calibre de sonde ? demanda-t-elle. — Du quatre, répondit-il avec un sourire oblique. Maggie se hâta de baisser les yeux. Elle avait traité des centaines d’urgences médicales, sans jamais manifester autre chose qu’une efficacit é rigoureuse. Ce cas ne ferait pas exception. Elle se tourna vers le chariot et sortit du tiroir la sonde demandée, puis ouvrit l’emballage et enduisit de lubrifiant l’extrémité du mince tube. Au même instant, le son du moniteur diminua et le r ythme cardiaque de la fillette ralentit. Instantanément, Nash et Maggie furent en alerte, oubliant les ondes étranges qui avaient vibré entre eux. Maggie jeta un coup d’œil au graphique vert sur l’écran derrière Nash. — Le rythme cardiaque tombe à cent… quatre-vingt-douze, maintenant. — O.K. Pas le temps d’attendre l’interne. Maggie n’eut pas la moindre hésitation, bien au contraire. D’ordinaire, cela la rendait nerveuse de travailler avec un médecin qu’elle ne connaissait pas, mais pas cette fois. C’était étrange car elle ignorait tout de Nash, à part sa réputation de tombeur, mais il affichait un calme rassurant. Il ouvrit la bouche de la fillette pour en examiner rapidement l’intérieur avant de remettre fermement le masque en place, puis il s’adressa à une infirmière des urgences qui se tenait à proximité. — Zoe, on lui administre du Vécuronium. Avons-nous de l’atropine sous la main ? Le sourire sexy avait disparu, remplacé par un sérieux des plus professionnels. Maggie refoula en un instant le violent accès d’attirance sexuelle qu’elle avait éprouvé pour redevenir une infirmière expérimentée, alliant calme et maîtrise. Zoe injecta une dose dans la perfusion. — Vécuronium administré, annonça-t-elle. Et l’atropine est prête en cas de besoin. Nash acquiesça de la tête et entreprit d’assurer la respiration de la petite fille à l’aide du ballonnet en attendant que le médicament agisse. Bientôt, la saturation remonta à cent pour cent et le rythme cardiaque, à cent soixante. — Bien, dit-il en cessant d’actionner le ballonnet. Allons-y. Maggie lui passa le laryngoscope et chacun retint son souffle pendant que, d’une main experte, il l’introduisait dans la bouche de l’enfant. La lumière au bout de l’instrument permit de voir les minuscules cordes vocales blanches. — Le tube. Il tendit la main tandis que, de l’autre, il mainte nait une pression sur le manche du laryngoscope pour garder ouverte la bouche de la fillette. Le regard fixé sur son travail, il agissait comme un chirurgien. Maggie lui présenta le tube correctement positionné afin qu’en un seul geste, il le fasse glisser le long de la lame du laryngoscope. — Cœur à cent cinquante-neuf. Sat à quatre-vingt-dix-huit, annonça-t-elle posément. Nash acquiesça d’un signe de tête. Il allait poser la question, car il tournait le dos au moniteur et ne pouvait voir les chiffres. Tout ce qu’il savait, c’était que pendant l’intubation, la fillette ne respirait plus du tout : la substanc e qu’on lui avait administrée avait complètement arrêté sa respiration, et plus cela du rerait, plus le petit corps serait privé de l’oxygène vital. — Pression cricoïdienne, dit-il. D’un geste automatique, Maggie utilisa son pouce et son index pour comprimer doucement le cartilage cricoïde à mi-trachée, ferma nt temporairement l’œsophage pour empêcher la remontée dans les poumons du contenu de l’estomac. Nash fut impressionné par la précision et la techni que de l’infirmière. Souvent, la pression exercée comprimait exagérément les organes. — Cœur à cent soixante-cinq. Sat à quatre-vingt-douze. D’un signe de tête, Nash indiqua qu’il avait entendu. — J’y suis.
Il maintint le tube en place pendant que Maggie y r eliait le ballonnet et le pressait doucement, à deux reprises. La minuscule poitrine se leva et s’abaissa. Deux fois. Et la saturation remonta. — Voulez-vous ausculter ? demanda Maggie. Avec un nouveau hochement de tête, Nash prit le ballonnet, sans lâcher le tube, puis il s’immobilisa pendant que Maggie retirait le stéthoscope qu’il avait autour du cou pour en placer les embouts dans ses oreilles. Pendant qu’elle faisait cela, leurs regards se croisèrent, puis se fondirent l’un dans l’autre. Elle rosit jol iment, et pendant qu’elle déplaçait le stéthoscope sur la poitrine de l’enfant, Nash put détailler ses yeux d’un brun profond, ses pommettes hautes, et ses lèvres fermes et bien dessinées. — Quels jolis bruits, murmura-t-il sans la quitter du regard. Maggie avala sa salive avec difficulté. Dieu qu’il était beau ! Ses yeux étaient d’une couleur extraordinaire. Bleu des mers du Sud. Il avait la peau bronzée et les pommettes bien marquées. De fines ridules autour de ses yeux prouvaient qu’il aimait rire, et qu’une bonne dose de soleil australien n’était pas pour lui déplaire. Réalisant qu’elle le détaillait de nouveau ouvertement, elle détourna le regard. — Si nous fixions la sonde ? suggéra-t-elle. — Bonne idée. Elle fut contente d’avoir quelque chose à faire qui l’oblige à garder les yeux baissés. Ignorant délibérément les longs doigts bronzés qui maintenaient le tube fermement en place, elle venait d’appliquer le premier morceau de ruban adhésif quand l’interne des urgences entra dans la salle. — Mac… Tu arrives un peu trop tard, constata Nash. — Désolé, répondit Mac Caldwell, haletant. J’ai couru. J’ai un point de côté. Nash pouffa. — Assieds-toi, mon vieux. Le pire est passé. Avec Nash Reece tout près d’elle, Maggie trouva particulièrement difficile d’enrouler du ruban à l’oxyde de zinc autour du tube. Un délicieu x parfum d’après-rasage l’enivrait littéralement… Son regard baissé effleura un jean d’un beau coloris sable. On devinait un ventre plat sous la chemise à carreaux, que le médecin portait le col ouvert et les manches roulées jusqu’aux coudes, ce qui dévoilait des avant-bras bronzés sous une légère toison blonde. Nash exposa le cas à Mac, puis, avec un mélange bien dosé de sympathie, de confiance et d’autorité, à la mère angoissée. — Relions la patiente au respirateur portable, dit-il ensuite quand le tube fut bien fixé. Il faudra faire une radio pour vérifier la position de la sonde. Nous pourrions avoir des anticonvulsants, s’il vous plaît, Zoe ? — Je vais informer le consultant, dit Mac en quittant la pièce pour aller téléphoner. Maggie lutta avec le ruban adhésif, découpant une extrémité qui s’était collée sur la minuscule oreille de la fillette et, pendant tout ce temps, elle demeura excessivement sensible à la présence de Nash à côté d’elle. — Merci…, dit-il lorsqu’elle eut terminé. Il regarda le badge épinglé à son col. — Merci… Maggie. Enveloppée par sa voix chaude, Maggie s’immobilisa. Elle coula un regard vers lui, et le regretta immédiatement. Il affichait un de ces sourires sexy dont il semblait avoir le secret et, en Maggie, trouble et agacement s’affrontèrent. Ce fut l’agacement qui l’emporta. Certains hommes, vraiment trop charmeurs, ne connaissaient manifestement aucune limite ! Elle eu t un haussement d’épaules faussement indifférent. — Je ne fais que mon travail. — Mais vous le faites si bien… A son grand dam, le cœur de Maggie adopta un rythme fantaisiste indésirable. Ce Dr Reece était décidément trop jeune et bien trop sûr de lui. — Pas étonnant, répliqua-t-elle. Ça fait des lustres que j’effectue ce genre de tâche.
TITRE ORIGINAL :A DOCTOR, A NURSE: A CHRISTMAS BABY Traduction française :F. JEAN © 2009, Amy Andrews. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Père noel cheminée-paysage : © FOTOLIA/PINIPIN/ROYALTY FREE Réalisation graphique couverture : C. ESCARBELT (HarperCollins France) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-8919-8
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.