Une aussi longue étreinte avec le théâtre.

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Description

Cet ouvrage présente le Groupe Signes, compagnie de théâtre fondée à Lyon par Claude Chalaguier dans les années 1980. Par sa détermination et son professionnalisme, le Groupe Signes se singularise depuis l'origine, par l'obtention en résidence d'un espace de culture et d'art, qui fait place à des artistes en situation de handicap, et d'autres dont on ne le dit pas. Ensemble ils ont rêvé et tenté d'écrire en images et émotion un geste artistique et politique. Une aventure subversive de 25 ans de création théâtrale avec des acteurs inattendus qui nous révèlent que le handicap est une chance pour la culture. "L'œuvre de Claude Chalaguier, incarnée dans le Groupe Signes, fait partie de celles qui maintiennent allumée la flamme de la conscience, de la pensée critique et de la saine révolte", Charles Gardou (revue Reliance, CRHES, Lyon 2).

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Ajouté le 01 avril 2010
Nombre de lectures 18
EAN13 9782296252196
Langue Français
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Claude Chalaguier
Une aussi longue étreinte avec le théâtre
LE GROUPE SIGNES : ÉCRITS CROISÉS
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Claude Chalaguier
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Directeurs : Philippe Blanca et Paola Pigani
Trouve beau tout ce que tu peux, écrivait Vincent Van Gogh à son frère Théo, ainsi en va-t-il de la quête de toute une existence sur un chemin de création et de vérité. Telle est la ligne de cette collection duCroquant : une vie comme une œuvre,une œuvre comme une vie, dans laquelle le lecteur découvrira une œuvre littéraire, scientifique, artistique, éducative, ainsi que l’aventure humaine qui lui donne sens.
Dans la même collection Roger Curel,Caprices et désastres, 2009, 170 p.
A paraître Michel Cornaton,Pierre Bourdieu. Une vie dédoublée, 2010
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Claude Chalaguier
Nourrir la Norme par la Marge
A l'orée de cetteAussi longue étreinte avec le théâtre, je souhaite plus particulièrement exprimer ma reconnaissance et mon admiration fraternelle à Michel Cornaton, fondateur de la revueLe Croquant. Sans lui, cet ouvrage n'aurait jamais vu le jour. Je tiens aussi à remercier chaleureusement Philippe Blanca et Paola Pigani, co-directeurs de la collectionLe Croquant : Une vie, une oeuvre. Ce livre, avec l'étroite collaboration des membres du Groupe Signes et le fidèle soutien d'Eric Ferrier, raconte un long itinéraire. Il éclaire les temps de recherche dans le champ de la création artistique et parle de la force des signes de communi-cation. Il évoque les joies, les épreuves vécues et partagées au sein d'un groupe unique,stimulé par la puissance motrice que représente l'admiration mutuelle.
Il y a 25 ans, au moment de la création du Groupe Signes, intuitivement m'est apparue l'importance de mettre en acte l'idée force quela marge pouvait nourrir la norme et la transformer. Une option d'autant plus vérifiable que j'étais déterminé sur le principe du métissage à parité égale entre des acteurs en situation de handicap, et d'autres dont on ne le dit pas. Très vite ce choix s'est révélé décisif et riche de découvertes. Celles d'explorer les liens invisibles, d'interroger les tressaillements inattendus avec acuité et sensibilité. Une sorte d'approche de la spéléologie de nos mondes intérieurs, pour y puiser l'audace de réformer, d'innover dans une société en voie de déshumanisation. Une aventure dans laquelle se sont engagés des hommes et des femmes, venus de tous les horizons, pour tenter de changer le regard sur la personne en situation de handicap.
Dans cette voie, notre engagement nous confirme, s'il en était besoin, que chacun, quel que soit son sort, est sur terre pour donner du sens et une forme aux choses. Dans le champ des pratiques artistiques des personnes en situation de handicap, vouloir réagir, contester l'implacable normalité, relève aujourd'hui de l'insolence. Avec beaucoup d'autres artistes, je suis convaincu qu'il faut emboîter le pas de ceux qui vont à l'envers des grammaires habituelles, des morales qui tuent les enthousiasmes. Cela, dans la création artistique, afin d'aller encore plus loin dans la direction où la part d'enchantement passe par la condition d'associer à la recherche les personnes dites handicapées. Autrement dit, prendre en considération quela marge nourrit la norme et la transformerelève pour moi de la condition sine qua non. Ce parti pris nous renvoie au concept de ressemblance dans l'espèce humaine et par voie de conséquence nous ramène en arrière aux origines biologiques et aux archétypes de l'art.
Tout cela nous éloigne de la définition restrictive du handicap et nous incite à découvrir concrètement qu'il est possible d'élargir notre champ de compréhension de l'homme, au-delà de l'approche clinique, médicale et sociale. Ce choix exige d'assumer une réelle déstabilisation des représentations intégrées par le plus grand nombre au sujet de la personne handicapée.
Dans ce champ de réflexion, j'ai pris appui dans mon travail de thèse sur le concept degeste fossile, mis à jour par André Leroi-Gourhan. Une découverte prise en compte de façon très pragmatique par Jacques Lecoq, lorsque dans son enseignement il prônait la mobilisation desgestes oubliés. C'est là un des pans fascinants de l'être au monde, exploré par Fernand Deligny et quelques anthropologues.
Dans ce sillage, au cours de mes échanges avec Peter Brook, j'airetenu sa quête du geste juste. Pour moi, elle éclaire la définition de la notion d'acteur qui est très différente de celle de comédien.En effet,alors que l'un mobilise la notion de l'en-deçà dans sa démarche, l'autre reproduit et personnalise dans son jeu ce qu'il a observé. A ce propos, avec Bernard Martino, je partage la conviction queun avant reptilienl'en-deçà est une part atavique de nous-mêmes. Il n'y a pas qu'un ailleurs, il y a aussi simiesque, qui persiste en dépit des efforts pour en nier la trace dans la moindre de nos pulsions, dans la plus évanescente de nos pensées, dans chacun de nos actes.
Cette découverte, au cours des 25 ans du Groupe Signes, est décisive. Elle est au cœur de mon écriture dramaturgique, elle fait brèche en orientant ma façon d'aborder le théâtre.Ce faisant, elle permet surtout de faire de tous, celles et ceux qu'on tient éloignés, des prochains, des partenaires.En cela, la Marge nourrit la Norme et la transforme.
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Ouvrage réalisé sous la direction de Claude Chalaguier
Comité de pilotage coordonné par Eric Ferrier : Céline Barale, Muriel Carrupt, Christine Molina, Julie Molina, Christophe Notin, Jean-Paul Petit
Entretiens réalisés par Paola Pigani avec la collaboration d'Eric Andremasse.
Suivi de l'ouvrage : Eric Ferrier
Conception graphique : Annie Lebard
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la marge.Nourrir la norme parClaude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.3 Une plongée au cœur du Groupe Signes.Philippe Meirieu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.9 Ensemble debout sur les planches.Claude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.11
Historique et contribution à la tentative de l'avènement d'une œuvre Une démarche de théâtre au cœur de la modernité.Charles Gardou. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.21 L'en-gage de Signes.Joël Clerget. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.25
Le Groupe Signes, un geste artistique et politique Une rencontre placée sous le signe de la connivence.Bernard Martino. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.37 Lettre d'Avignon à Claude Chalaguier.Patrick Ravella. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.42 Entretien avec Peter Brook.Claude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.48 Yves Peysson un extraordinaire acteur.Julien Barbeau, Claude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.54
Une odyssée créative en terre théâtrale. L'aventure signienne 1983 à 2010, création d'un répertoire et sa représentation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.59 1994, création des Irréguliers de l'Art. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.82
Paroles d'acteurs Entretiens menés par Paola Pigani. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.128 Paroles introductives à la révolution du regard.Eric Bulliot, Claude Chalaguier, Muriel Carrupt, Yves Peysson. . . . .p.146
Ils ont aussi fait le Groupe Signes Le Groupe Signes et les sentiers marginaux de la création. L'exploration des confins.Christine Molina. . . . . . . . . . . . .p.150 D'une écriture à l'autre, à la marge de l'inattendu.Eric Ferrier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.155
Paroles de spectateurs L'homme au carton projecteur.Jean-Pierre Roos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.162 Les pionniers d'un autre regard.Benoît Guillemont. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.167 Un parcours singulier.Jean Verdeil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.169 Petit témoignage.Pyët Vicard. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.170 L'émancipation n'a pas de frontière.André Gerin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.171 L'homme qui s'est fait signe.Agnan Kroichvili. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.172
Le Groupe Signes en images. Ecriture, mémoire, création Signes par Signes.Eric Ferrier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.179 A propos du filmLes Ogres.Sandrine Sabot-Angaribo. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.182 Les poètes foudroyés.Christian Bobin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.183 Une ardoise de silence.Claude Chalaguier, Daniel Denis, Eric Ferrier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.184 Remember.Michel Cornaton. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.186 Acteur trisomique, acteur tout court.Pierre Sullice. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.188 Au risque du désir.Claude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.190 Filmographie - Videographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.192
En guise de conclusion Rêver et contester.Claude Chalaguier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.199
Bibliographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.204
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Groupe Signes jamais trop tôt jamais trop d’art
LAPLUPARTDESEXCLUSION COMMENCENTTRÈSTÔT.
Jean-Claude Guillemon
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A tous les membres du Groupe Signes : ceux qu’on dit handicapés et ceux dont on ne le dit pas. C.C.
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Philippe Meirieu*
Une plongée au cœur du Groupe Signes
Ce soir-là je me retrouvais un spectateur parmi beaucoup d'autres dans un des spectacles donnés par le Groupe Signes. Dire que cette soirée fut “facile” pour moi serait à tous points de vue une contre-vérité. Dire que j’y fus toujours “à l'aise”, aussi. Un tel spectacle bouscule tellement toutes nos habitudes qu'on ne sait pas bien comment rester assis sur sa chaise, qu’on est pris soudain du désir que “la chose” finisse, avant de se laisser aller pour un moment, de se laisser emporter par un geste, arracher hors de soi et de ses préoccupations du moment par un air de saxophone, enfermer sur la scène derrière des parois de plastique transparent avec la peur pa-nique de ne pouvoir en sortir. Il n'y a plus rien ici qui soit de l'ordre du “paraître” : à la nudité du plateau répond la nudité des acteurs qui livrent leur joie et leur souffrance, leurs désirs et leurs angoisses avec une violence inouïe. Une violence pourtant retenue par les exigences de la mise en scène, une violence que l'on sent “travaillée”, resserrée, suspendue parfois, mais jamais travestie. Car il ne s'agit pas, ici, d'une improvisation débridée pas plus que d'une savante manipulation dans laquelle un démiurge habile utiliserait des comédiens dociles pour exprimer ses propres fantasmes. Il s'agit bien de “théâtre”, c'est-à-dire d’êtres qui veulent com-muniquer avec d’autres, qui ne peuvent cacher ce qui les traverse mais qui veulent aussi donner à leurs gestes cette intensité de la retenue dans laquelle ils acquièrent toute leur force d'expression. Car, le “théâtre”, le vrai, c'est quand, dans un bras levé, on sent toute la force du coup qui va s'abattre, on la sent infiniment plus fort dans cette tension du bras que dans l'exhibition inutile. En ce sens, la mise en scène n'in-troduit aucun artifice, elle est à mille lieues de la “décoration”, elle est ce travail avec des hommes et des femmes pour qu'ils trouvent la force et la précision des gestes et des cris qui révèlent au plus juste ce qu 'ils portent en eux. Et, parce qu’il n'y a plus de “paraître”, des choses oubliées depuis longtemps, enfouies en nous-même avec la complicité des “normopathes” de tous bords, reléguées dans le tréfonds de notre cerveau reptilien, peuvent alors “apparaître”. Rien de “primaire” pourtant dans tout cela... rien dont nous devions avoir honte… Au contraire, tout l'essentiel : l'émergence d' une liberté face aux conventions écrasantes, la peur devant la fra-gilité de cette liberté, la tentation de fuir, la solitude qui nous prend à la gorge, la quête d'un autre, l'impossibilité de communiquer par crainte de briser une relation qui s'ébauche, le désir de créer, de donner naissance pour avoir le sentiment de durer… et la contradiction toujours présente qui “travaille”, ici, jusqu'au moindre geste, ébauché, arrêté, repris, qui se contredit, qui s’inquiète, qui s’affole... la contra-plongéetacle”. Pas blessé non plus. Un peuplus moi-mêmesimplement. Un peu plus homme. diction qui est notre quotidienneté même et qui se trouve là exprimée dans la sim-plicité d'avant les sutures artificielles de “l’intelligence”... la contradiction d'avant les réconciliations théoriques et les oublis faciles. Je ne suis pas sorti indemne du “spec-au cœu *ProfesseurUniversité Lumière Lyon 2. du G Signes
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