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Une incroyable surprise - Pour le coeur d'une infirmière

De
288 pages
Une incroyable surprise, Carol Marinelli

Suite à sa dernière déconvenue amoureuse, Candy n’a plus qu’une envie : profiter de la vie sans se poser de questions. Le beau Dr Guy Steele, son nouveau collègue à l’hôpital, est la distraction idéale. Mais Candy se rend rapidement compte qu’elle est, bien malgré elle, tombée sous le charme de Guy… Et elle découvre, quelques semaines plus tard, qu’elle est enceinte de jumeaux ! Affolée, Candy préfère mettre un terme à leur liaison. A moins que cette double surprise ne soit exactement ce qu’il faut pour la lier à jamais au médecin de ses rêves ?

Pour le cœur d’une infirmière, Annie O'Neil

Depuis la disparition brutale de son fiancé quelques années plus tôt, Liesel se consacre uniquement à son fils, Liam, âgé de trois ans. Aussi, quand, peu de temps après avoir accepté le poste d’infirmière scolaire à Engleton, elle rencontre le séduisant Jack Keller, membre de la brigade de pompiers locale, Liesel est profondément bouleversée par le trouble qu’il lui inspire. Mais elle se doit de lutter contre l’attirance qu’elle ressent pour lui – car comment pourrait-elle s’attacher à Jack alors que son métier dangereux fait qu’il risque constamment sa vie ? Elle le sait, son cœur ne pourrait pas supporter de nouveau une douleur pareille…

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couverture
pagetitre

1.

Avant

— Mademoiselle, c’est vous qui m’avez bipé ?

— Non, pas du tout.

Candy, bouche bée, une pile de draps dans les bras, s’efforça de sourire au type renversant qui lui faisait face : il était grand et mince, en costume cravate, des cheveux noirs coupés court… Sa voix grave et autoritaire et son regard brun la troublaient tant qu’elle eut de la peine à articuler.

— Qui venez-vous voir ?

— Un certain M. Thomas Heath.

Les urgences du London Royal Hospital étaient calmes, mais elle travaillait en réanimation et n’était pas au courant des entrées. Elle se dirigea vers le tableau et parcourut la liste des yeux.

— Box 7. L’infirmier qui s’occupe de lui est Trevor, ce doit être lui qui vous a bipé.

— Merci. Au fait, je me présente : Guy.

— Pardon ?

— Le Dr Guy Steele, si vous préférez les titres officiels.

— Va pour Guy !

Elle souriait malgré elle de toutes ses dents. Elle devait ressembler à une pub pour dentifrice.

Il devait avoir entre trente et trente-cinq ans, beaucoup plus que ses vingt-quatre à elle… Elle n’était généralement pas attirée par les hommes plus vieux, mais son charisme, sa présence, lui faisaient bondir le cœur dans la poitrine.

— A qui ai-je l’honneur ? demanda-t-il.

— Candy. Candy Anastasi.

Elle vit une lueur amusée passer dans ses yeux.

— Je sais, avec un nom pareil, je devrais être grande, blonde et toute en jambes !

Il l’étudia : elle était en effet plutôt petite et bien en chair, avec de longs cheveux noirs bouclés et des yeux bleus perçants.

— Mais mon prénom, c’est une longue histoire…

— Je suis impatient de la connaître, mademoiselle Candy.

Sa voix de baryton la fit frémir. Il avait le sérieux et l’autorité d’un directeur d’école, mais cette impression était adoucie par des lèvres sensuelles dont elle avait du mal à détacher le regard.

— Oh ! pas question que je vous raconte cela !

Il lui adressa un large sourire.

— Eh bien, nous verrons.

Tandis qu’il s’éloignait, elle le suivit des yeux, perplexe. Etait-ce une amorce de flirt, par hasard ?

— Qui c’était, ce type ? demanda Kelly pendant qu’elles refaisaient un lit en réa.

— Guy ! répondit-elle d’une voix profonde qui fit rire sa collègue.

Elle poursuivit sur le même ton.

— Ou le Dr Guy Steele, si vous préférez les titres officiels. Et, jeune fille, vos tympans vont résonner de ma…

— Mademoiselle Candy ?

Soudain paralysée, elle comprit qu’il était derrière elle.

— Pourrais-je vous emprunter votre stéthoscope ?

Elle éclata de rire et le lui tendit, pour le reprendre au moment où il allait le saisir.

— Pas de problème, à condition que vous cessiez de m’appeler « mademoiselle ».

Il se borna à sourire en prenant le stéthoscope, et tourna les talons.

Lorsque Kelly et elle eurent changé tous les draps et vérifié les chariots, elles considérèrent leur travail comme terminé. Lydia, la directrice, était toujours dans les couloirs, mais elles emportèrent du thé glacé au comptoir des infirmières. A leur grande surprise, Guy y était, pianotant sur un clavier d’ordinateur.

C’était une des premières journées d’été, la climatisation n’était pas très performante. Ce fut agréable de s’asseoir sur un banc pour bavarder. De temps à autre, le médecin les interrompait.

— Pardon, Candy, demanda-t-il, concentré sur son écran, comment entrez-vous en pathologie pour chercher des résultats ?

— Vous avez un mot de passe ?

— Oui, et je l’ai rentré… Parfait, j’y suis.

Kelly reprit la conversation qu’elles avaient commencée en préparant le thé dans la cuisine.

— Alors, tu as parlé d’Hawaii à tes parents ?

— Pas encore.

— Mais tu pars dans un mois !

Candy poussa un soupir.

— Avec un peu de chance, ils ne s’apercevront pas de mon absence !

Elle avait pris un ton sarcastique : ses parents, italiens, lui faisaient de fréquentes visites-surprises, et lui téléphonaient tous les jours.

— Si je ne les préviens pas, je finirai sur la liste des personnes recherchées par Interpol…

Sur un coup de tête, elle avait réservé un séjour de deux semaines à Hawaii. Elle avait vu l’offre à la télé — une réduction spéciale pour les dix premiers appels —, et avait sauté sur l’occasion. Elle avait tellement besoin de se changer les idées. Son aventure stupide avec Gerry, l’infirmier-chef du service, l’avait laissée contrariée et désabusée. Par chance, il était parti en Grèce pour deux mois, ce qui lui évitait, du moins provisoirement, de sursauter chaque fois qu’elle le croisait… Malgré tout, des vacances à l’autre bout du monde lui permettraient de se détendre et de recharger ses batteries.

A présent, elle avait hâte de se prélasser sur le sable doré et d’explorer à loisir cette île magnifique, tout en remettant ses pensées en ordre.

— Ils seront aux cent coups quand je le leur annoncerai. Ils savent que je n’ai pas vraiment les moyens…

— Tout est payé ?

— Hmm, je loge dans un bungalow près de la plage, mais il me faut de quoi vivre sur place ; je viens de demander des services en plus à l’administration. En fait, jusqu’à mon départ, je n’ai plus un jour de libre.

— Où vas-tu travailler ?

— En gériatrie.

— Beurk ! fit Kelly avec une grimace.

Candy haussa les épaules. Elle avait apprécié ses stages dans ce service, et, de toute façon, chaque heure supplémentaire était la bienvenue. Même si ne plus avoir un seul jour de libre de tout le mois l’épuisait à l’avance.

Ses parents lui objecteraient sans doute — quand ils apprendraient enfin son projet —, que se tuer au travail pour un repos dont on avait déjà besoin avant était idiot, mais elle avait pris sa décision.

— Quand commences-tu ?

— Ce week-end. Vendredi soir, puis la matinée de dimanche. Lundi matin je reviens ici.

Guy leva la tête de son écran et se tourna vers elles.

— Pardon de vous déranger, mais je viens de consulter les résultats de M. Heath. Sa circulation sanguine est totalement erratique. Il va entrer tout de suite en réa, et doit être surveillé dès le début du traitement.

— D’accord.

Candy aida Trevor à transférer le patient, puis elle nota son nom sur le tableau et regarda Guy.

— Je le marque dans quel service ?

— En gériatrie. Beurk ! fit-il avec un sourire pincé.

Les joues brûlantes, elle aurait voulu préciser que la remarque n’était pas d’elle, mais il ne lui en laissa pas le temps.

— Pas de problème, je suis habitué à ce genre de réflexion !

— Vous êtes le nouveau gérontologue ?

Il fit un signe de dénégation.

— Je remplace Kathy Jordan pendant son congé. Je suis ici pour six semaines.

— Seulement ? demanda-t-elle malgré elle.

— Seulement, répéta-t-il avant de disparaître.

Kelly prit un air émoustillé.

— Waouh ! Quelle chance de travailler avec ce beau mec ! Je parie que tu vas cesser de gémir, à présent !

— Je te ferai remarquer que je ne me suis pas plainte.

Une sirène d’ambulance les interrompit.

— Je me doutais bien que ce calme ne pouvait pas durer ! soupira Kelly.

Une heure plus tard, le service était plein et elles ne savaient plus où donner de la tête. Kelly s’occupait d’un bébé gravement malade tandis que Candy s’efforçait de calmer M. Heath qui, affolé de trembler plus fort qu’avant, voulait à toute force descendre de son lit.

— C’est le médicament qui accélère votre rythme cardiaque, ça va passer…

Peine perdue, le vieux monsieur s’entêtait. Elle recommença en haussant le ton.

— C’est le médicament…

— Laissez-moi faire, dit Guy, arrivant à la rescousse. M. Heath !

On devait l’entendre jusque dans la salle d’attente. Il répéta ce qu’elle venait de dire en hurlant et le vieil homme, soulagé, reposa la tête sur l’oreiller.

— Parfait ! cria Guy.

Il sourit et baissa le ton.

— J’ai la voix idéale pour ce boulot.

Elle rit.

— C’est vrai !

— Vous allez travailler un peu avec nous, si j’ai bien compris ?

— Oui.

— Pour payer des vacances trop chères pour vous, c’est ça ?

— Inutile d’enfoncer le clou, répondit-elle en fronçant les sourcils.

— Eh bien, je trouve ça super ! Je vous souhaite d’en profiter.

Quelle gentillesse ! Elle le regarda avec des yeux ronds.

— O.K. A la fin du traitement, je veux M. Heath sous surveillance encore une bonne heure. Ensuite, nous l’admettrons dans mon service. Ils vous biperont quand ils seront prêts à le recevoir.

— Oh ! comme d’habitude !

Personne ne l’appellerait, elle devrait leur courir après et les harceler pour qu’une place se libère…

Guy semblait avoir perçu le sarcasme.

— J’espère vraiment qu’ils vous préviendront, et assez vite. C’est incroyable qu’il faille attendre aussi longtemps pour disposer d’un lit dans cet hôpital !

Et il tourna les talons.

Elle le suivit du regard. Allait-il remonter sur son nuage ?

Elle était perplexe : aucun homme, jusque-là, ne l’avait captivée en si peu de temps.

La pause-déjeuner de Candy approchant, Kelly la relaya au chevet de M. Heath. Comme Candy n’avait rien apporté pour manger, elle acheta un paquet de chips oignon-vinaigre au distributeur et, ayant rejoint la salle du personnel, les fourra entre deux tranches de pain de mie abondamment beurrées. Elle prit place à une table, souriant à Trevor qui déjeunait lui aussi, et vérifia ses appels sur son portable. Evidemment, ses parents avaient téléphoné et laissé des messages ; ils s’inquiétaient qu’elle ne soit pas passée les voir…

Elle poussa un soupir résigné. Malgré sa fatigue et son envie de se coucher tôt, ce soir elle irait leur parler de ses vacances. Autant en finir vite, elle se sentirait mieux après.

— Tenez, Candy !

La voix délicieuse de Guy la tira de ses réflexions. Elle leva la tête vers lui. Il lui tendait son stéthoscope.

Elle le remit autour de son cou.

— Merci, mais il n’y avait pas d’urgence, il appartient à l’hôpital, j’en aurais trouvé un autre…

— Oh ! je croyais que c’était le vôtre ! Ça ne fait rien, je descendais de toute façon. J’attends l’arrivée d’une patiente, Macey Anderson. Elle est envoyée par son généraliste. Je préfère être là, car il a pratiquement fallu la forcer à venir. Et encore, elle n’a accepté qu’une radio du thorax et des analyses de sang, elle compte rentrer chez elle aussitôt après !

— Comment cela, « elle compte rentrer » ?