Une semaine dans tes bras

Une semaine dans tes bras

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Français
288 pages

Description

Il a fallu que ça tombe sur elle… L’équipe de la fondation Royal Oaks a mandatée Marla pour aller trouver Carson Blackwell en Californie et obtenir de lui qu’il revienne sur sa décision de ne plus les financer. Supplier ce type implacable, qui les prend à la gorge ! Marla s’en serait passée… Mais il y a plus, elle en est bien consciente. Il y a leur brève idylle, six ans plus tôt, cette amourette de vacances qui aurait dû demeurer sans conséquences après leur séparation. Ce qui n’est pas le cas. Marla en a gardé un très tendre secret… et un souvenir torride qu’elle redoute de réveiller.

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Informations

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Date de parution 04 octobre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782290149973
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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PATRICIA PRESTON
Une semaine dans tes bras
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Elisabeth Luc
Preston Patricia
Une semaine dans tes bras
Collection : Sélection
Éditeur original Lyrical Shine Books, published by Kensington Publishing Corp. 119 West 40th Street, New York, NY 10018 © Patricia Preston, 2016 Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2017 Dépôt légal : Octobre 2017
ISBN numérique : 9782290149973 ISBN du pdf web : 9782290149997
Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782290137918
Composition numérique réalisée parFacompo
Présentation de l’éditeur : Il a fallu que ça tombe sur elle… L’équipe de la fondation Royal Oaks a mandatée Marla pour aller trouver Carson Blackwell en Californie et obtenir de lui qu’il revienne sur sa décision de ne plus les financer. Supplier ce type implacable, qui les prend à la gorge ! Marla s’en serait passée… Mais il y a plus, elle en est bien consciente. Il y a leur brève idylle, six ans plus tôt, cette amourette de vacances qui aurait dû demeurer sans conséquences après leur séparation. Ce qui n’est pas le cas. Marla en a gardé un très tendre secret… et un souvenir torride qu’elle redoute de réveiller.
Biographie de l’auteur : PATRICIA PRESTON. Elle a travaillé dans le milieu médical puis comme bibliothécaire avant de devenir écrivain. Récompensée par la critique pour ses nouvelles historiques, elle se tourne désormais vers la romance contemporaine.
© vso / Shutterstock et © Artlusy / Shutterstock
Titre original ONE WEEK IN YOUR ARMS
Éditeur original Lyrical Shine Books, published by Kensington Publishing Corp. 119 West 40th Street, New York, NY 10018
© Patricia Preston, 2016
Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2017
Pour Crissie McMahan et Cindy Franks, mes deux cousines un peu folles mais pleines d’audace.
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Si seulement cette enveloppe pouvait disparaître ! Marla aurait donné n’importe quoi pour que la lettre posée devant elle fasse demi-tour. Elle s’imagina alors l’enveloppe se levant sur des petites pattes et entamant une longue marche en direction de la Californie. Hélas, elle devait se rendre à la raison : il y avait peu de chances pour qu’un tel miracle se produise car ce jour-là la chance ne lui souriait pas. Elle se laissa tomber dans son vieux fauteuil de travail en cuir qui grinçait au moindre de ses mouvements. Son bureau en bois de merisier sombre, curieux vestige des années soixante, avait traversé les décennies sans perdre de sa superbe. Si seulement elle avait pu en dire autant de sa chance. Quelques éléments plus modernes jonchaient son espace de travail : un smartphone, une tablette tactile, la dernière édition du dictionnaire médical de Taber et un exemplaire desPrincipes de médecine internede Harrison, sans oublier un stéthoscope et une plaque en cuivre à son nom : Dr Marla E. Grant. Une fille de la campagne, saine et simple, dont la réussite fait la fierté de sa famille. Bien sûr, ce n’était pas tout à fait ce qui était gravé. Pourtant, à son avis, cela aurait pu. À côté de sa plaque, un superbe philodendron se déployait dans un pot en céramique. Le genre de plante increvable qui ne nécessitait aucun entretien. Elle sauvait des humains, c’était déjà pas mal. Une figurine caricaturant une femme médecin, offerte par son équipe, trônait à côté d’une corbeille qui contenait des notes et comptes rendus divers, ainsi qu’une pile de courrier provenant de laboratoires pharmaceutiques, de confrères et d’autres associations médicales. Ce jour-là, Marla ne s’attendait pas à y trouver une intruse, à savoir une lettre qui sortait de l’ordinaire. Elle avait eu le choc de sa vie. Elle tendit la main vers l’enveloppe qui la hantait tel un souvenir douloureux surgi du passé. Quel sombre secret renfermait-elle ? Elle ne parvint qu’à l’effleurer. Naturellement, elle était composée d’un papier d’excellente qualité et l’adresse de l’expéditeur était imprimée en grosses lettres noires ourlées d’or. Blackwell Enterprises. Les yeux rivés sur ces deux mots, Marla frissonna en repensant à l’imposante grille en fer forgé qui protégeait le manoir cossu de Carson Blackwell. Ces grilles ne s’ouvraient qu’aux quelques membres privilégiés de son cercle, un monde qui ne serait jamais le sien. Elle se tourna vers le mur où étaient accrochées des photos de Sophie, sa fille. Qu’elle soit âgée de quelques mois, de deux ans ou de cinq – c’était la photo la plus récente – la fillette brune aux yeux bleus souriait toujours à pleines dents. Sur l’un de ces clichés, celui où Sophie était âgée d’un an, elle apparaissait elle-même au côté de son ex-mari, Ben Archer, également médecin. Une famille qui n’en a jamais été une, en réalité. Marla ferma brièvement les yeux. Quand elle les rouvrit, la lettre était encore là. En même temps elle ne risquait pas de disparaître comme par magie. Courage ! Tu es une grande fille ! Ouvre-la, cette maudite enveloppe ! Ou plutôt non, jette-la directement dans la déchiqueteuse. Le cœur battant, elle s’empara de son coupe-papier et le glissa sous le rabat. Elle jeta un coup d’œil craintif à l’intérieur pour y découvrir une feuille pliée soigneusement en quatre. Après six ans, que lui voulait donc Carson ? Elle le voyait encore, dans l’allée de Royal Oaks, le domaine de sa grand-mère. C’était un 28 juin, le jour de leur séparation. Il faisait chaud et sec, dans le Tennessee, et un orage s’annonçait