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Une vengeance de femme

De

J’appris qu’une grande passion l’unissait à une femme, dont on m’exalta le mérite... À l’instant, et sans pouvoir m’en défendre, je la pris en haine.

Tout porte à penser que la nouvelle signée Amélie M... est d'Amélie Bosquet : Amélie, 1835, Rouen, revue de publication.


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UNE VENGEANCE DE FEMME Amélie M… publié dansRevue de Rouen, 1835 — Pourquoi donc, Émile, ce refus obstiné de venir dîner chez moi avec M. de Ferville ? — Je vous l’ai dit, Madame, je désire ne pas me rencontrer avec lui. — Et la raison ? — La raison !… vous la saurez peut-être un jour. — M. de Ferville est un homme aimable ; le voir une seule fois suffirait à vous le faire désirer pour ami. — M. de Ferville mon ami !… lui !… jamais ! — Pourriez-vous expliquer cette répugnance ? — Je le hais. — Eh ! pourquoi ? — C’est là mon secr et, Madame. — Allons, cher petit Émile, confiez-moi ce secret. — Femme ! coquette ! vous êtes certaine déjà de l’avoir deviné… Prenez garde aux méprises ! — Dites, Émile. — Vous le voulez ? — Oui. — Vous l’aimez. — C’est là son crime ! ce pauvre Henry, si vous saviez !… — Quoi ! ne l’aimeriez-vous pas ?… Bonheur !… » Un sourire aigu et douloureux passe rapide sur le visage d’ Émile ; ses yeux étincellent, mais se détournent sans chercher d’autres yeux… Joie de l’amour, est-ce donc vous ?… « Vous m’effrayez, Émile, reprit Mad. de Larc euil ; qui peut vous émouvoir ainsi ? vous désirez que je n’aime pas Henri ? — Oh ! ma vie en échange d’une preuve ! — Je puis vous donner cette preuve sans qu’il vous en coûte la vie. Enfant ! vous avez l’exaltation de votre âge ; cela me plaît. Vous m’inspirez de l’amitié, de la confiance. Écoutez : Je me mariai à dix-huit ans. Vous dire que je fus malheureuse par mon mari, ce serait une excuse pour quelques torts, mais ce serait aussi un mensonge. M. de I.arceuil était le plus noble des hommes : bon, juste, affectueux, mais grave et même sévère ; car, s’il excusait les torts de caractère avec une étonnante indulgence, il stigmatisait sans pitié et ne pardonnait pas les fautes du cœur. M. de Larceuil crut reconnaître en moi beaucoup de légèreté ; il me blâma de ceténorme défaut, avec bienveillance il est vrai, mais avec un grand sérieux. Il me parla longuement des maux qu’entraîne la légèreté du sexe… un véritable sermon. « La mort d’une réputation de femme, me disait-il, peut être la punition d’une inconséquence. » « J’avais, en l’écoutant, de l’impatience dans les mouvemen ts, de l’ironie aux lèvres ; il le vit. « Vous me trouvez ridicule, Maria, continua-t-il : encore un mot ; si vous m’aimez, il vous suffira chacune de vos légèretés me sera un chagrin. Il me laissa, bien persuadé que, seule, j’allais peser dans ma conscience et une à une peut-être, ses graves et sentencieuses paroles ; mais moi, j’avais dix-huit ans, je voulais m’amuser ; je n’avais aucune criminelle intention. « Mon mari est jaloux, me dis-je. » Cette conclusion fut tout le résultat de mes sages réflexions, et je restai ce que j’étais. « M. de Larceuil fut...