White Angel, tome 1

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92 pages
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Description

Abby pensait avoir trouvé son prince charmant en épousant Gabriel Greimane. Beau, riche, de bonne éducation, député maire, il a tout du gendre idéal.
Mais rapidement il lui fait vivre un véritable enfer, et le prince charmant se transforme vite en diable incarné.
Pendant les attentats de Paris, il met à sa disposition un garde du corps pour sa sécurité rapprochée.
Mais de qui doit-il la protéger ? Des dangers de la ville ou de son mari ?

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EAN13 9791096785964
Langue Français

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White Angel, tome 1 [Stéfy Québec]
© 2017, Stéfy Québec. © 2017, Something Else Editio ns. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 979-10-96785-95-7 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
« Toute femme mérite un homme qui saura lui faire o ublier les blessures du passé. »
Playlist
Robbie Williams –Angel Pink –Please don’t leave me Rolling Stone –Angie Scorpion –Send me a angel Suzanne Vega –Luka Madonna –Like a prayer
Prologue Rol’avouer. Nous vivonsxy va être fière de moi mais encore jalouse sans me ensemble depuis plus d’un an maintenant. Nous nous sommes rencontrés alors que nous touchions le fond l’un comme l’autre. Si je ne l’avais pas rencontrée je serais certainement mort aujourd’hui. À ce moment-là, l’as sassinat de mon frère par une bande ennemie me hantait. Je buvais excessivement e t fumais des pétards à m’en rendre minable. Roxy a réussi à tout me faire arrêt er,non sans souffrance je l’avoue, mais je m’en suis sorti. Cette fille est folle et délurée, cash et tendre à la fois. Une vraie furie aux cheveux rouges, recouverte de tatouages et à la gouaille d’ enfer. Notre vie ensemble est très sympa. Nous nous poussons mutuellement à aller de l ’avant. Grâce à elle, j’ai enfin trouvé des jobs qui me convenaient, mais surtout je suis redevenu un homme digne de ce nom. Nous ne sommes pas amoureux, nous partageon s seulement le même lit et notre vie. Quand je m’absente pour de longues missi ons, nous trouvons du réconfort ailleurs. Nous sommes des sex friends, comme elle l ’aime me répéter. Elle n’a pas tort encore une fois. Pour le sexe, elle est toujours pr ête et franchement avec son corps de rêve, je ne sais pas lui dire non. En allant boire une mousse en sortant de mon taf ce soir, j’ai rencontré Paul, un ancien copain d’école. Si après le collège j’ai mal tourné en rejoignant la bande de motards de mon frère, où nous passions nos journées à boire, nous battre et à soulever des filles, lui a continué ses études. Il est patro n d’une grosse boîte de protection rapprochée. Il m’avait trouvé un très bon contrat i l y a quelques mois, que j’ai perdu à cause de ma naïveté. J’en ai entendu de toutes les couleurs de la part de Roxy, mais elle était plutôt heureuse que je perde ce job qui m’éloignait d’elle trop souvent. Depuis, je vais de petits en moyens contrats, à dro ite à gauche. Dernièrement dans un hôtel de luxe, ce qui n’était pas désagréable ma is ne me satisfaisait pas, ça manque d’action, je m’ennuie à mourir. J’aime les contrats de gardes rapprochées, j’ai réellement l’impression d’être utile, d’être dans l ’action. Paul m’en propose un nouveau justement qui me convient mais qui va refroidir ma furie ! Ce soir, je risque de dormir dans ma chambre, seul. Nous devons nous retrouver sur une terrasse de café près du canal Saint Martin. Je ne peux pas la rater, ses cheveux rouge flamboyant se voient à des kilomètres à la ronde ! Elle n’a pas l’air heureuse ce soir, je suis sûr qu e me voir sourire l’inquiète. — Qu’est-ce qui t’arrive ce soir ? — Je suis super heureux. — Heureux ? De quoi ? — D’être là avec ma Baby, belle comme un cœur, mes parents enfin partis. Même si j’avoue avoir été heureux de les voir. Ce soir, rie n que toi et moi dans l’appart, enfin ! — Ça va être ta fête mon Beau Brun, j’espère que tu ne commences pas trop tôt demain matin, je ne vais pas te laisser dormir beau coup. Je me sens bien, enfin heureux. J’attrape Roxy par la taille et le lui prouve en l’embrassant fougueusement. Elle a l’air un peu sur prise sur le coup mais comme je m’en doutais, elle me répond de plus belle, allant jusqu’à passer ses mains sur mon pantalon. Je la repousse gentiment, un peu essouffl é, et plonge mon regard qui, je le sais très bien, la fait craquer, dans ses beaux yeu x verts charbonneux, pour lui avouer enfin ce qui me rend encore plus enjoué que d’habitude. — Je ne vais pas travailler demain matin. — Quoi ? C’est quoi cette connerie encore ? — J’ai vu Paul ce midi, tu te souviens de lui ? — Ouais malheureusement, à cause de lui tu t’es cas sé de mon lit.
Je crois qu’elle va encore mal le prendre, j’en per ds mon sourire, sa réaction m’inquiète. — Baby, il m’a trouvé un nouveau contrat de garde r approchée. Je commence dans une semaine. À Paris ne t’inquiètes pas, je ne sera is pas loin de toi. — Et nous ? — Quoi nous ? — Bah et nous alors, tu en fais quoi ? — Écoute Roxanne, je sais que nous sommes heureux e nsemble. J’adore notre vie, mais je ne suis pas totalement épanoui dans mon tra vail, tu le sais. C’est toi qui m’as poussé à avoir un bon job non ? On m’en propose jus tement un qui est intéressant : la femme d’un député-maire de Paris. Après tous les at tentats de ces derniers temps, il a peur pour elle. — Ouais et moi, qui me protège des attentats si tu pars ? — Arrête, je ne suis pas maire et nous ne sortons p as dans le grand monde. On ne risque rien. — Foutaises, nous sommes encore plus visés ! — Je sais mais c’est comme ça, j’ai un nouveau cont rat et je serai moins à l’appart. Ça m’ennuie et me réjouit en même temps. — Moi aussi. Je suis heureuse autant que toi. Mais nous, on en fait quoi ? — On verra Roxanne, OK ? Attendons de voir comment ça se passe. — Pourquoi, tu comptes encore te faire virer rapide ment ? — Non pas cette fois. Je vais prouver à Paul, à toi et même à moi, que je suis capable de bien faire ce boulot pour une fois. — OK, on verra, tu as raison. Je la repousse légèrement en plongeant mon regard é tonné dans le sien amusé. — J’ai raison ? Roxanne, tu vas bien ? — Oui pourquoi ? — Pas de «et qui je vais baiser maintenant» ? Ou encore «Je vais être seule, Beau Brun, j’aime pas ça tu fais chier» ? — Non rien de tout ça. Je suis heureuse pour toi, t u le mérites. Tu es un homme merveilleux. Même si tu n’as rien à me prouver, mon tre-leur à tous qui est Chris Fischer. Mais ne baise pas la femme de ton patron o u leur fille s’il te plaît. — Non j’ai tout ce qu’il me faut chez moi. Pas amou reux mais heureux. Merci ma Baby. — Merci à toi, mon Beau Brun, grâce à toi ma vie re ssemble enfin à quelque chose de normal. Je suis presque bien dans ma tête. Je su is vraiment heureuse pour ton contrat. Je ne vais pas te mentir, ça me fout les b oules quand même. Tu ne seras encore plus là effectivement, mais vas y fonce. Je suis soulagé qu’elle le prenne de cette façon. J ’avais peur qu’elle me fasse une de ses terribles scènes où elle me fait croire qu’e lle se fout de tout, mais fait la tête pendant des jours. Elle est vraiment à part, c’est sans doute pour ça que je l’adore. Je sais très bien qu’après mon départ elle partira en chasse pour de nouveaux coups d’un soir, avec des hommes ou des femmes, elle n’est pas regardante. En tout cas ce soir je respire, je vais enfin comme ncer une nouvelle vie et je veux me prouver que je suis devenu quelqu’un de bien et de réglo. Je dois faire mon maximum pour garder ce contrat jusqu’au bout. Profe ssionnel à l’excès et pas de débordement !
Chapitre 1 Chris C’est regonflé à bloc que je me présente dans le du plex de Monsieur et Madame ème Greimane, dans le 7 arrondissement de Paris. Le majordome me demande d’attendre devant la porte d’entrée pendant qu’il v a chercher « Madame ». Ces riches m’exaspèrent avec leurs manières ! Mais ils payent bien… Une jeune femme chic, très maigre, des cheveux blon ds qui lui cachent la moitié du visage et des lunettes de soleil au verre très fumé , arrive vers moi sans un sourire, pour me saluer très gentiment. — Bonjour Monsieur Fischer, je suis Madame Greimane . Vous serez à mon service dorénavant. Elle a l’air fragile et peu sûre d’elle, c’est asse z étrange pour une femme de son genre. Elle m’explique que son mari est en déplacement jus qu'à demain et qu’elle en profite pour se reposer. Elle ne sortira pas aujourd’hui ni demain. Elle me fait visiter « mes appartements », qui se t rouvent au deuxième étage, comme tout le personnel. Elle peut appeler cette ch ambre « mon appartement » ! Elle est plus grande que le mien ! Une pièce immense com posée d’un lit en plein milieu et de placards que je ne remplirai jamais. La pièce es t moderne et je peux la personnaliser à «ma guise». C’est un des problèmes dans mon travail, la façon d e parler de certaines personnes. Bizarrement, j’ai l’impression que Madame Greimane se force à me parler de cette manière, je ne la sens pas à l’aise, ni naturelle d ans sa façon de s’exprimer. Pendant les deux premiers jours je tourne en rond e t vois très peu ma patronne. Le peu de fois où je la croise, elle me fait mal au cœ ur. Je l’aperçois une fois sans ses lunettes de soleil et j’ai l’impression qu’elle a d es marques aux yeux, mais comme ses cheveux cachent son visage, je n’en suis pas certai n. Elle est timide ou mal à l’aise, je ne saurais dire. Le mercredi, son mari est de retour. Elle me le pré sente timidement et repart immédiatement après. Monsieur Greimane est ce qu’on peut appeler un bel homme, avec beaucoup de prestance. Grand, châtain foncé, u n sourire de présentateur télé, habillé avec classe et un charisme incroyable. Si R oxanne était là, elle me dirait «le genre à faire mouiller les petites culottes» ! Son sourire sonne faux, mais il est poli avec moi et me demande de bien m’occuper de sa femm e. Il me présente son garde du corps, Franck, avec qui j’aurais régulièrement à travailler et à partager certaines chambres d’hôtel s. Puis sans prévenir il nous laisse seuls et rejoint sa femme. — Bienvenu parmi nous, Chris. — Merci à toi. Comment est l’ambiance ici ? — Tu jugeras par toi-même. Mais ne te mêle pas de l a vie de ta patronne. — Évidemment. On est professionnel ou on ne l’est p as. — Quand tu verras ce qu’il se passe ici, tu risques de ne plus vouloir être professionnel. Retiens-toi si tu veux garder ton bo ulot. Il m’inquiète, que peut-il se passer ici ? Monsieur trompe Madame ? Ce ne serait pas très original ! Ils organisent des orgies une fois par semaine ? Rien de bizarre dans ce monde bourgeois ! Ou alors il se prend pour ce perv ers dominateur du bouquin que Roxanne lit et relit à n’en plus finir ? Dans tous les cas, je le découvrirai bien assez tôt. Je m'aperçois rapidement que mon patron prend sa fe mme pour un chien. Il lui donne des ordres qui défriseraient Roxy ! Il traite beaucoup mieux ses employés que la pauvre Madame Greimane. C’est sûrement ce dont voul ait parler Franck. Rien de bien
méchant, même si je n'apprécie pas cette façon de f aire à l’encontre d’une femme. Quand il ne l’humilie pas il l’ignore totalement, s ouvent quand des hommes d’affaires ou des personnes importantes viennent chez eux. Ell e a juste le droit de les saluer et d’un signe de tête il la congédie. Si elle a le mal heur de regarder un peu trop l’un des hommes, elle récolte sa jalousie excessive en fin d e soirée dans leur chambre. J’ai beaucoup de défauts, je suis loin de l’homme parfai t, mais traiter sa femme de cette manière me rend fou de rage. Surtout que Madame Gre imane n’est pas du tout comme Roxy, elle se laisse faire, n’osant sans doute pas lui répondre. Si j’en avais la possibilité j’aurai aimé l’aider, mais ils vivent c omme ils l’entendent. *** Un soir pourtant, pendant que nous dînons dans le c uisine avec Franck, j’entends des cris provenant de la chambre des Greimane. Je m e précipite vers la porte quand Franck m’arrête. — Non, tu n’interviens pas. — Comment ça ? C’est ma cliente qui appelle au seco urs, non ? — Oui mais elle est avec son mari, ce sont leurs hi stoires. — Tu veux dire qu’il frappe sa femme et que vous ne faites rien du tout ? — Exactement, tu connais notre boulot. On n’intervi ent pas dans la vie privée de nos clients même si cela nous déplaît. Et ça ce n’est q u’un petit exemple, prépare-toi à pire. Malheureusement pour elle. Je retourne dans l’entrée, perplexe. Rester profess ionnel d’accord, mais ne pas réagir quand une femme se fait taper dessus, je tro uve ça limite. Franck a raison d’une certaine façon, je ne dois pas m’en mêler. Le contrat implique de rester neutre face à la vieprivée de nospatronsquoiqu’il arrive. Puisque je tiens à ce boulot, j'essaierai de faire l'impasse sur ce qu'il se passe entre les murs. Pendant que j’envoie des sms à Roxy en petit déjeun ant, Madame Greimane me rejoint, la joue gauche gonflée. Elle a mis ses lun ettes de soleil, mais je vois des larmes couler en dessous. Elle me fait mal au cœur. Je doi s être fort, ne rien faire voir de se que je ressens, ne pas laisser ma compassion prendr e le dessus. Elle est ma cliente, pas une amie. — Emmenez-moi Avenue Montaigne chez Chanel, s’il vo us plaît. M’ordonne-t-elle en retenant des sanglots. Je descends préparer la voiture et la récupère deva nt l’immeuble. Elle s’assoit à l’arrière et se laisse aller à pleurer. Elle ne s’a rrête plus jusqu’à ce que nous arrivions devant la boutique. Elle reprend ses esprits en ins pirant un grand coup et en essuyant ses yeux. — Veuillez m’attendre ici, ce sera rapide. Les sanglots dans sa voix, rende son ordre presque inaudible. Je sens que je ne vais pas du tout apprécier ce Monsieur Beau Sourire . Le Chris d’avant lui aurait cassé la gueule sans fioriture. Je viens juste de commenc er et je dois déjà prendre sur moi ! À croire que je collectionne les contrats spéciaux. Effectivement, son shopping ne dure pas des heures. Étrange pour une femme ! Elle me demande de la ramener chez elle mais ne veut pas sortir de la voiture devant l’immeuble. Elle descend avec moi jusqu’au parking et ne bouge pas pendant un petit moment. De nouvelles larmes coulent sur ses joues, elle doit appréhender son retour auprès de son « cher mari ». Lorsqu’elle se décide enfin, je lui ouvre la porte et tends ma main vers elle pour porter ses sacs. Au contact de ma main contre la sienne, elle sursaute et se recule, totalement affolée. Je me se ns tout con ! — Excusez-moi de vous avoir fait peur, je voulais u niquement prendre vos sacs, Madame.
Elle me sourit sans me regarder, mal à l’aise. Elle a eu peur de moi ! Peur de quoi ? Que je la frappe ? La pauvre, il l’a totalement tra umatisée. *** Franck m’informe que nous devons les accompagner à une soirée en plein cœur de Pa ris .Nous ne prendrons qu’une seule voiture, car ils ne resteront pas longtemps. Apparemment, c’est juste histoire dese faire voir, de dire qu’ils y étaient. Pas de cris ce soir dans l’appartement. Tout est ca lme. Lorsque je leur ouvre la portière de la voiture, j’admire discrètement Madam e Greimane. Elle est réellement très jolie dans sa robe de soirée noire. Bien qu’elle so it un peu maigre à mon goût, cette robe l’avantage. Elle me sourit timidement avant d’ entrer dans la voiture. Son mari me tape sur l’épaule, un grand sourire aux lèvres. Garde ta gratitude, connard ! Franck et moi attendons devant le grand hôtel où se déroule l'événement. Ils ne doivent y rester qu’une heure normalement. Il m’app rend que leurs sorties sont souvent du même genre. Ils doivent se faire voir, enfin surtout lui pour son métier de politicien, il doit être partout sur tous les fronts. Politique, s how-biz, business, associations caritatives et j’en passe... *** Une heure pile après être entré, le couple ressort, les yeux noirs de colère pour Monsieur et apeurés pour Madame. Je sens que le ret our va être mouvementé. Il la pousse à l’intérieur de la voiture et nous fait sig ne de partir rapidement. Nous démarrons et lui aussi, au quart de tour même. — Tu n’es vraiment qu’une traînée ! Tu ne peux pas t’empêcher de sourire aux hommes ! Il finit sa phrase par une grande claque sur la jou e de sa femme. Elle crie et se cogne la tête contre la vitre, poussée par la viole nce du coup que vient de lui porter son mari. — Plus jamais tu ne souris à un autre homme que moi , tu m’as bien compris ? Tu m’appartiens, c’est clair ? hurle-t-il encore. Je me contiens, je n’ai pas le droit d’intervenir. Je n’aime pas voir un homme frapper une femme, ni l’insulter comme il le fait. C’est in admissible, c’est impensable, d’une lâcheté incroyable pour un homme digne de ce nom. E lle ne répond pas, le regarde faire en laissant ses larmes couler et en fermant l es yeux. Puis tout à coup sa colère s’arrête, il la prend da ns ses bras et l’embrasse tendrement. Il commence même à la caresser tout en s’excusant. Elle reste statique, j’ai même l’impression qu’elle ne répond pas à sa t endresse subite. — Ouvre la bouche, Abigaël, et embrasse-moi ! lui o rdonne-t-il. Effectivement, elle ne répond pas à son baiser, ça le rend furieux, rouge de colère et je sens que la pauvre va encore prendre. — Putain, tu le fais exprès ou quoi ? Ouvre ta puta in de bouche et embrasse-moi ! Elle le regarde sans bouger, mortifiée. Lui s’énerv e de plus en plus, il en grogne presque. — OK salope, puisque tu ne veux pas te bouger, je v ais te montrer comment faire. Il lui attrape la tête férocement à deux mains pour lui plaquer sur son entrejambe. Elle pousse un léger cri pendant qu’il hurle comme un forcené. — Suce moi, salope, allez dépêche-toi ! Et tu as in térêt à t’appliquer. Je me contiens de plus en plus difficilement, cet h omme est dingue. J’attrape une bouteille d’eau vide devant moi et passe mes nerfs dessus. Stoïque à côté de moi, Franck conduit et me jette un regard en me murmuran t «retiens-toi». Il est marrant lui, cette pauvre femme est en train de se faire violent er et moi je dois rester sans broncher