Your Toxic Sequel (Tome 1) - Le Deal

Your Toxic Sequel (Tome 1) - Le Deal

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Français
352 pages

Description

Sa grand-mère étant sur le point de perdre sa maison, Sienna se précipite à Nashville afin de sauver le havre de son enfance. Pour ne rien arranger, l’acheteur se trouve être un ancien flirt, et pas des moindres : Lucas Wolfe, rockeur au charme hypnotique, avec qui elle a vécu une aventure aussi intense que douloureuse. Si le célèbre musicien joue les jolis coeurs, Sienna sait que ses mélodies sensuelles cachent un être sombre et torturé, qui lui propose un deal : si elle accepte d’être son assistante personnelle pendant dix jours, il rendra la propriété à sa famille.
Un accord passé à contrecœur peut-il mettre leurs corps au diapason ?

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Informations

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Date de parution 01 novembre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782290113011
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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EMILY SNOW
YOUR TOXIC SEQUEL – 1
Le deal
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Del Cotto
Snow Emily
Le deal
Your Toxic Sequel – 1
Collection : Love Addiction Maison d’édition : J’ai lu
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sylvie Del Cotto
© Emily Snow, 2012 Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2017 Dépôt légal : octobre 2017.
ISBN numérique : 9782290113011 ISBN du pdf web : 9782290113035
Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782290117484
Composition numérique réalisée parFacompo
Présentation de l’éditeur : Sa grand-mère étant sur le point de perdre sa maison, Sienna se précipite à Nashville afin de sauver le havre de son enfance. Pour ne rien arranger, l’acheteur se trouve être un ancien flirt, et pas des moindres : Lucas Wolfe, rockeur au charme hypnotique, avec qui elle a vécu une aventure aussi intense que douloureuse. Si le célèbre musicien joue les jolis cœurs, Sienna sait que ses mélodies sensuelles cachent un être sombre et torturé, qui lui propose un deal : si elle accepte d’être son assistante personnelle pendant dix jours, il rendra la propriété à sa famille.
Un accord passé à contrecœur peut-il mettre leurs corps au diapason ?
Biographie de l’auteur : EMILY SNOW est une auteure reconnue pour ses romances contemporaines. Ses livres figurent sur les listes des meilleures ventes du New York Times et de USA Today.
Couverture : © Ollyy / Shutterstock
Titre original DEVOURED Published by Smashwords
© Emily Snow, 2012
Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2017
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
YOUR TOXIC SEQUEL 0.5 – Le clip Numérique
1
— Ton petit frère a téléphoné. Trois fois. Je lève les yeux du courrier que je tiens entre les mains. À trois mètres de moi, Tori est assise derrière le plan de travail en formica de notre cuisine. J’ai rencontré ma colocataire il y a quatre ans, le jour où elle m’a sauvée des griffes d’un étudiant ivre et trop tactile. D’ordinaire calme et assurée, elle triture nerveusement le rebord d’un grand verre d’alcool orné du slogan graveleux « Rien ne vaut une bonne cuite pour embellir les mecs les plus moches ». Elle connaît suffisamment mon frère pour savoir qu’il y a de quoi s’interroger. Si ce n’était pas sérieux, Seth continuerait à m’éviter. Il me doit deux mille dollars depuis le mois de juillet, soit depuis six mois, et la dernière fois que je lui ai parlé remonte à début septembre. Même sa venue programmée pour les fêtes de fin d’année, il l’a annulée par e-mail. Oh, non… mauvaise nouvelle à l’horizon. — Il a précisé ce qu’il voulait ? je demande d’une voix enrouée. Je m’appuie contre la porte en acier, sans me soucier de la longue rangée de verrous qui me rentre dans le dos. Les enveloppes se froissent entre mes doigts. Je ne peux m’empêcher de réduire notre pile de factures et de cartes postales envoyées par les parents de Tori – pendant leurs vacances au Mexique – en boules de papier déchiqueté. C’est dire à quel point les appels de Seth m’angoissent. Trois fois ? Tori hausse ses épaules nues rayonnantes, louche en direction du liquide clair qu’elle tient toujours à la main et siffle son verre d’un vif mouvement du poignet. Bien qu’il n’y ait pas de bouteille en vue, je sais qu’elle boit du schnaps à la menthe. Pour indice, la boisson qui chasse l’autre – du sirop au chocolat sans sucre – est posée à côté de son téléphone. De plus, le schnaps est son carburant du vendredi soir, celui qu’elle sirote systématiquement avant de sortir s’amuser. Parfois, quand mon patron passe une mauvaise semaine et que ça me retombe dessus, je me laisse tenter par les invitations de Tori. Mais pour l’heure, je ne suis pas d’humeur à faire la fête. La migraine irradie déjà d’un point sensible situé entre mes yeux. — Juste que tu le rappelles… À sa manière de laisser sa phrase en suspens, je devine que nous sommes sur la même longueur d’onde. Qu’est-ce que ma mère a encore fichu ? La dernière fois que j’ai reçu un appel désespéré de Seth, un an et demi plus tôt, c’était pour m’annoncer qu’elle avait fait une tentative de suicide. J’avais pris le premier vol en direction de Los Angeles pour découvrir qu’elle avait menti à mon frère et à ma grand-mère, dans le seul but de se rendre intéressante. Je me souviens encore clairement de ma mère se moquant de ma naïveté et me reprochant d’être assez bête pour accourir. « Toujours aussi prompte à faire plaisir », avait-elle dit avec son fort accent du Sud. Puis elle avait longuement tiré sur la cigarette qu’elle avait dû s’offrir par des biais illicites, et recraché l’épaisse fumée au-dessus de ma tête. Repoussant ma mère de mes pensées, je force un sourire tendu qui ne trompe personne. — Tu sors ce soir ? La réponse va de soi. C’est vendredi soir, et même si je ne distingue que le buste de Tori, je sais que sa tenue est sublime. Sa coiffure est irréprochable et son maquillage rendrait Megan Fox jalouse. Sa robe sans bretelles, probablement aussi courte que mon haut, en place. Ses escarpins haut perchés qui invitent à de folles parties de jambes en l’air, doublement en place. — Je vais à Vanguard avec Ben, Stacy et Micah.
Elle fronce ses sourcils noirs de jais parfaitement épilés et entrouvre les lèvres pour poursuivre. Je secoue la tête avec entêtement, et elle referme la bouche. Nous savons l’une comme l’autre qu’il est vain de m’inviter. Ce soir, aucune flatterie ne me convaincrait de mettre le nez dehors. Il y a de fortes chances pour que la révélation de Seth ruine ma soirée et le restant de l’année, dans la foulée. Je déglutis plusieurs fois dans l’espoir de me débarrasser de la soudaine sécheresse qui s’est installée dans le fond de ma gorge. C’est peine perdue. — Compris, lance Tori en tendant le bras vers son portable. Je vais annu… Je m’élance pour lui arracher son massif smartphone des mains, laissant au passage tomber la boule de courriers à côté de son verre vide. Mes paumes sont tellement moites que c’est quasiment du papier mâché. — Mais non, ne… non. Tu es bien trop canon pour passer la nuit avec moi. Je… je te jure, ça va aller. À sa manière de pincer ses lèvres écarlates en une fine ligne, je sais qu’elle n’est pas convaincue. Je glisse à nouveau le téléphone entre ses doigts. Je m’applique à sourire avec plus de cœur, et je pépie le plus joyeusement possible : — Sors, et amuse-toi bien ! Elle tente de négocier, proteste, mais je n’entends pas vraiment ce qu’elle dit. Je remonte déjà l’étroit couloir qui mène à ma chambre, serrant mon mobile d’une poigne de fer tout en composant le numéro de mon frère. Seth répond dès la deuxième sonnerie. Les rares fois où nous nous parlons, il laisse systématiquement sonner jusqu’à ce que je tombe sur la messagerie et me rappelle cinq ou six heures plus tard. C’estdéfinitivementmauvais signe. — Est-ce que tout va bien ? Tori m’a dit que… Je me réfugie dans ma chambre et referme la porte. — Enfin ! s’exclame-t-il sans me laisser terminer ma phrase. Où étais-tu passée, Si ? Et comment ça se fait que je n’ai pas ce numéro ? La conversation dure depuis moins de dix secondes qu’il me fait déjà des reproches. Je me donne un coup de mon énorme sac à main sur la tête. Mon portefeuille, une poignée de tampons et mon maquillage tombent sur mes draps lavande, avant d’échouer en partie sur la moquette. Je rangerai plus tard, même si ce fouillis m’insupporte. — Je travaille. Et j’ai essayé de t’appeler plusieurs fois de ce numéro. Tu ne réponds jamais, fais-je remarquer. À m’entendre, on ne dirait pas que je suis en colère. Je donne plutôt l’impression de me justifier. Comme si je devais m’excuser qu’il m’ignore. Je m’en veux d’employer ce ton. — Sienna, c’est Gram, reprend Seth. Je me fige littéralement sur place, debout entre le lit et le bureau. Je dois faire penser à l’une de ces statues tragiques qui peuplent les cimetières, chez moi, dans le Tennessee. J’ai l’impression que mon cœur s’est arrêté. Quand Tori m’a appris que Seth essayait de me joindre, la première chose qui m’est venue, c’est que ma mère s’était encore attiré des ennuis. Je n’ai pas pensé une seule seconde à ma grand-mère ; parce qu’elle est forte, résistante et merveilleuse. En revanche, elle a soixante-dix-neuf ans. J’essaie de dire quelque chose, n’importe quoi, mais une boule de la taille d’une balle de golf avec un goût de poussière me bloque la gorge. Gram serait-elle malade ? Est-elle… ? Je n’arrive même pas à formercemot dans ma tête. Je suis toujours en train de m’étouffer entre deux respirations sifflantes quand Seth finit par lâcher un soupir exaspéré et par rétorquer d’un ton cinglant : — Elle va bien, Si. Enfin, physiquement, ça va. Avant que je n’aie le temps de relâcher mon souffle, ou de brailler qu’il m’a fichu la trouille, il me présente le problème en question. Il prononce des mots comme « saisie » et « avis d’expulsion ». « Nouveau propriétaire » – salopard, musicien californien. « Tribunal lundi ». Puis il ajoute que je dois être là pour elle, pour lui. — Je dois aller au travail, dis-je dans un murmure. Tomas, mon supérieur, est la star du costume dans le monde de la télévision. Depuis qu’il m’a embauchée, il ne cesse de me répéter que de nombreux candidats seraient littéralement prêts à tuer pour travailler avec lui. Je n’ose pas imaginer ce qu’il dirait si je posais un congé pour autre chose