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Mazel tov, tout va mal !

102 pages
Le Mensonge - De tous les mensonges qui vont se succéder, lequel sera le plus grand ?
Le Bon Conseil - Comment peut-on se faire piéger en acceptant de rendre service ?
Le Collège - De nos jours, comment placer son enfant dans le meilleur collège ?
"...Trois petites pièces pétillantes et malicieuses (...) L'Humour juif de Jean-Henri Blumen ne manque vraiment pas de saveur..." Le Monde.fr
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Le Mensonge– De tous les mensonges qui vont se succéder, lequel sera le plus grand ?
Le Bon Conseil– Comment peut-on se faire piéger en acceptant de rendre service ?
Le Collège – De nos jours, comment placer son enfant dans le meilleur collège ?
« … Trois petites pièces pétillantes et malicieuses (…) L’humour juif de Jean-Henri Blumen ne manque vraiment pas de saveur… » Le Monde.fr
« Jean-Henri Blumen rend hommage au célèbre écrivain yiddish, Cholem Aleikhem, dans une écriture restituant son univers fait de facétie, de dérision, de tendresse et d’humanité. » Actualité Juive
Fils d’un grand violoniste et d’une rescapée des camps de concentration,Jean-Henri Blumen exerce une profession médicale tout en menant, depuis sa jeunesse, une grande activité professionnelle dans le domaine de la musique et du théâtre.
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TOUT VA MAL
MAZEL TOV
M A Z E L T O V , T O U T V A M A L !
Collection « Théâtres » dirigée par Denis Pryen Dernières parutionsAnton TCHEKHOV, À la datcha,Comédie en 10 tableaux, Traduction de Françoise Darnal-Lesné,2017. Léo KOESTEN,Le vélo et le rameur, 2017 Emmanuel VAN CAPPEL,Elle… émoi, 2017. Inès FÉVILIYÉ,Retour au pays,2017. Gad DAHAN,Occupe-toi donc de Danielle, 2017. Bertrand SINAPI,Un siècle, 2017. Bernard H. RONGIER,Demba, pour mémoire, 2017. Michel VIVIER,La ferme des Lebellec,2017. Esther SEGAL,Rédemption. Texte et photographies, 2017. Oriane GASSAN,Suspendue,2017. Francine NARÈCE,Le mariage de cousin Bèbert, 2017. Pierre TAMINIAUX,Les dormeurs, 2017. Guy LORANT,L’anneausuivi deLe retour, 2017. Guy LORANT,Le tricotsuivi deLa place, 2017. Jean-Jacques MICHELET,Un ciel bas saupoudré de corbeaux,2017. Monique LANCEL,Un architecte dans la médiathèque, 2017. Alain LARBAOUI,La prêtresse de Tanit, 2017. Laurence HUARD,Cette femme que l’on oublie…,2017. Fadi AZAR,L’Énergumène, Tragi-comédie, 2016. Marie-Hélène CHIOCCA,Les Soyeuses, 2016. Monique CAMINADE,Cris et craquètements, 2016. Jacques SÉGUEILLA,Gertrude / Ophélie. Deux femmes,2016. Alexandre KOLLATOS,Vive la crise ! Tragédie satyrique sur la Grèce, 2016. Jacqueline ZINETTI,Deux femmes pour l’éternité, 2016. Mélanie LECARPENTIER,Jeanne ou la veuve déguisée, 2016. Kama Sywor KAMANDA,L’entremetteuse, 2016. Ahmad TABOYE,Au pays des démocrates ou « La débrouillardise »,2016. Thaïs COUSIGNÉ,L’Académie des boulets, 2016. Jean-Michel BROUSTAIL,Mascarade, 2016.
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+FBO)FOSJ #MVNFO
M A Z E L O U T V A
T O V ,  M A L
Le Mensonge Le Bon Conseil Le Collège
Trois pièces inspirées par l’œuvre de Cholem Aleikhem.
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© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12381-3 EAN : 9782343123813
I N T R O D U C T I O N
« Mazel Tov » est l’expression d’une réjouissance, une façon de dire « la bonne étoile ! » ou encore, « à la bonne heure ! ». Mais comment peut-on se réjouir lorsque tout va mal ?
Dans la tradition populaire juive d’Europe de l’Est, parmi les personnage des contes, revient souvent « Le Schlimazel », le « Pas de chance », celui qui collectionne tous les malheurs. On se moque de lui mais le rire n’est pas dépourvu de compassion.LeSageconsolecepauvrebougreaveccesmots : « Si tu as de bonnes raisons de te plaindre, réjouis-toi, car cela prouve que tu es en vie. » Les trois pièces de ce recueil nous content des mésaventures.Pasdehappyend,toutseterminemaldansun monde où règnent l’injustice, l’égoïsme et le mensonge. En dépit de cela, le dénouement est là, surprenant, comme une invitation à la bonne humeur. Il reste une place pour la joie de vivre et la page peut se tourner pour d’autres aven-tures où il n’est pas interdit d’espérer un avenir meilleur. En 2016, pour le centenaire de sa disparition, j’ai choisiderendrehommageaugrandécrivainyiddish,CholemAleikhem,dontladeviseétaitderésisteràladver-sité par le rire. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Dans les premières décennies du XXe siècle, mon grand-père maternel, né en Pologne, lisait son œuvre dans la langue originale comme d’autres, en France, lisaient Victor Hugo.
Bien après la Seconde Guerre mondiale, il me racontait des histoires humoristiques de Cholem Aleikhem. Pour l’adoles-cent que j’étais, ces récits résonnaient comme l’écho d’un autre temps et d’un autre monde. Les années qui suivirent, j’ai tissé seul mon lien avec cette culture. Dans un premier temps, de façon très active, avec la musique, puis, avec la découvertedelalittératureyiddishetlerayonnementdeson théâtre. J’exprime toute ma gratitude à ceux, traduc-teurs, libraires, écrivains, chanteurs, acteurs, metteurs en scène, qui m’ont ouvert les portes de cet espace inni.
En écrivant ces trois pièces, je ne suis pas resté gé dans la contemplation d’un passé chargé de nostalgie. Je me suis approprié l’héritage. J’ai revisité trois nouvelles de Cho-lem Aleikhem comme si je prenais possession d’une vieille maison de famille pour m’y installer et y vivre ma vie. J’ai donc recréé des personnages, modié des actions, situé ces pièces tantôt à Saint-Pétersbourg au début du XXe siècle, tantôt à Paris de nos jours. Mes aïeux traversent ces pièces comme des fantômes et je peux imaginer, devant les facé-ties des personnages, que je ne suis pas différent d’eux, tant les préoccupations qui les animent me sont proches. Ain-si, l’illusion amoureuse dans Le Mensonge, l’indécision et l’ingratitude dans Le Bon conseil, ou encore, l’obsession de l’excellence dans Le Collège. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, « Mazel Tov, tout va mal ! », est une invitation au jeu théâtral, une partition pour acteur de la comédie humaine, car nous le sommes tous.
Jean–Henri Blumen
À ma mère, revenue vivante du camp d’Auschwitz. À mon père, qui me racontait le soir l’histoire deLa Chèvre de Monsieur Seguin.