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Meurtre dans la pyramide

De
274 pages

Un brillant professeur et sa jolie femme forment un couple modèle. Ellina a un sentiment d’infériorité face à des parents plein de réussite. Mais un jour leur vie se transforme en cauchemar. Pour essayer d’y mettre un terme, Ellina va se rendre en Egypte. Et là, parmi les pyramides, elle espérera trouver les réponses à ses questions.
Dans notre monde actuel tout s’entremêle : l'amour et la haine, les amis et les ennemis, la vie et la mort. Tout à la fois, une face lumineuse et une face sombre, et personne ne peut être digne de confiance ! Ellina cherche à dénouer le bien du mal dans son existence mais jusqu'à présent, la jeune fille ne rencontre que des « hypocrites ». Comment les reconnaître, éviter de tomber dans leurs pièges, et comment ne pas devenir elle-même un monstre ?


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ISBN numérique : 978-2-334-15040-8
© Edilivre, 2016
À mon amour
dicace
Copyright © 2016 Natasha Taina All rights reserved.
Un brillant professeur et sa jolie femme forment un couple modèle. Ellina a un sentiment d’infériorité face à des parents plein de réussite… Mais un jour, leur vie, qui était jusque-là heureuse, va se transformer en cauchemar. Pour essayer d’y mettre un terme, Ellina va se rendre en Égypte. Et là, parmi les pyramides, elle espérera trouver les réponses à ses nombreuses questions. Dans le monde actuel, tout est compliqué, tout s’entremêle : l’amour et la haine, les amis et les ennemis, la vie et la mort… Tout a à la fois une face lumineuse et une face sombre, et personne ne peut être digne de confiance ! En apparence, il est gentil et doux et, d’un autre côté, il peut être vaurien et scélérat. Ellina cherche à dénouerle bien du mal dans son existence mais, jusqu’à présent, la jeune fille ne rencontre que des “hypocrites”. Comment les reconnaître, éviter de tomber dans leurs pièges, et comment ne pas devenir elle-même un tel monstre ? Malgré l’histoire tragique et parfois même irréaliste, ce livre passionnant est basé sur des faits réels. L’auteur de ce roman exprime sa sincère gratitude à toutes les personnes qui ont permis de l’inspirer dans sa recherche des personnages, à l’artiste dessinateur Tom Tierney pour ses magnifiques illustrations et au journaliste orientaliste Alexey Vassiliev pour ses connaissances uniques sur les coutumes et traditions du peuple égyptien. Ce roman fait partie de la série « Les aventures malheureuses » dans laquelle l’intrigue principale est entrelacée avec les notes et observations des voyageurs, mais aussi avec une description humoristique et pétillante de l’auteur. Les mésaventures ne sont donc pas terminées ! Natasha Taina vous invite à lire ses autres écrits extraordinaires : La fin de tous les problèmes, Le diamant « Blue Morning », Ma valise est prête pour Amsterdam, Fuite imminente de New York…
La page personnelle de Natasha Taina : https://www.facebook.com/Ecrivain. Natasha. Taina
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1.
Qu’il est bon de ne rien faire ! Les familles Fringe et Van Giess se déplaçaient d’un bar à l’autre de la plage, simplement pour prendre un peu de bon temps. Ces couples de touristes belges avaient l’air un peu étrange tant ils paraissaient différents. Par exemple, leurs styles vestimentaires étaient complètement à l’opposé. Élégante et sexy, Stéphanie Fringe portait un short court et un débardeur moulant de couleur noire, ce qui donnait l’impression que ses jambes impeccables étaient encore plus longues. La femme était accompagnée de son mari, Marc, un homme de 45 ans, grand, mince et habillé à la mode. De par leurs tenues, ils donnaient l’impression qu’ils passeraient la fin de la soirée dans une boîte de nuit. La famille Van Giess semblait complètement différente. Anita, la sœur de Marc, dans sa robe sombre sanglée au niveau du cou, avait l’air absolument ridicule en cet endroit si festif, tout comme son gros mari Rudolph, qui portait une veste en laine malgré la chaleur. La soirée était pesante et étouffante, néanmoins la famille Fringe était de très bonne humeur. Marc voulait chanter, rire, danser, se baigner nu dans la mer Méditerranée… Bref, faire tout ce dont l’homme a envie lorsque son cœur s’emballe. « Si tes étudiants pouvaient te voir maintenant, toi, leur professeur si sérieux, ils ne te reconnaîtraient pas ! dit Anita avec un petit ricanement. – Arrête avec ce petit rire sarcastique, sœurette ! s’agita négligemment Marc. Je me sens super bien, tel un jeune homme de 20 ans, dit-il. – Génial ! confirma Stéphanie aux yeux rayonnants. Encore un peu de champagne et je vais aller danser le sirtaki avec ce beau Grec… Regardez-le, ce véritable dieu grec ! Serait-ce Adonis ou Apollon ? Lequel est le plus joli des deux ? » Stéphanie se tourna vers son mari Marc, un professeur d’histoire. Marc sourit avec bienveillance, admirant sa femme aux yeux bruns et brillants. « Je ne sais pas qui ici est un Apollon, mais toi tu es certainement Aphrodite, ma chérie ! » termina Marc dans un murmure avant d’embrasser sa charmante compagne. Soudainement, Anita, irritée, dit : « Je pense qu’il est temps de retourner à l’hôtel car il est déjà très tard. Viens Rudolph ! » La femme, littéralement énervée, quitta la salle. Son homme, un type costaud d’environ 60 ans, se leva et se traîna consciencieusement, suivant sa moitié. Anita, une fois sortie de la boîte, continuait à rager en disant : « Regardez-les faire leurs câlins dans cette salle ! Comme s’ils ne pouvaient pas attendre d’être à l’hôtel pour les faire ! Pourquoi sont-ils si démonstratifs ? Pour me gêner ? » Rudolph acquiesçait tout en marmonnant quelque chose. Anita lui répondit : « Elle voulait danser ! Et pour cela, elle a trouvé son Apollon ! Elle n’est pourtant plus si jeune. C’était… une salope, et elle le reste ! Comment t’est-il venu l’idée de voyager ? C’était bien ton idée !? C’est ce que tu appelles des vacances !? – Je ne pensais pas, dit Rudolph en présentant ses excuses. – “Ne pensais pas”, répéta sa femme toute irritée. Dix ans que nous n’avions pas eu de contact avec eux, et on n’aurait pas dû recommencer ! – Quinze ! – Pourquoi quinze ?! dit Anita en colère. – Quinze ans que l’on ne communiquait plus, expliqua Rudolph. Même seize ans, car Ellina vient d’avoir ses seize printemps. – Eh bien, d’autant plus ! Toute de suite, j’ai vu qui était réellement cette Stéphanie, mais Marc ne m’a pas écouté et a épousé cette brune. – Mais c’était toi qui avais décidé d’aller en vacances avec eux », protesta Rudolph hésitant.
Mais la réaction de sa femme fut si virulente qu’il comprit immédiatement son erreur… « J’ai accepté !? C’était toi qui répétais tous les jours : “Vacances en famille… Un rabais pour quatre adultes à Chypre… l’île du repos des dieux…” Et voilà, regarde maintenant comment les dieux se reposent ! » C’est à ce même moment que le couple Fringe est sorti du bar, ravissant, bronzé et heureux. Marc ressemble certainement à notre père, grand, blond, aux yeux bleus, pensa Anita avec satisfaction.Mais sa femme est insipide, maigre comme un bâton, auxcheveux noirs de gitan… Comment peut-elle mettre ses petits seins en avant et marcher aussi fièrement ? Et de quoi est-elle fière ? Unevendeuse reste toujours une vendeuse,même sielles’est mariée à un professeur ! Étonnant pour un si petit cerveau de gagner le cœur de mon frère. Je ne pourrais jamais croire qu’elle aime vraiment Marc… mais bien son argent ! Pauvre Marc, il est aveuglé… C’est dégoûtant ! Anita, nerveusement, tira la manche de son mari et, via la promenade éclairée, ils prirent la direction de l’hôtel. Derrière eux, Marc et Stéphanie, enlacés, les suivaient sur le même chemin. La nuit chaude, la musique gaie et amusante sur ce quai de Larnaca subliment orné de merveilleux palmiers avec cette foule de touristes insouciants firent qu’Anita s’était peu à peu calmée et avait inconsciemment ralenti ses pas. « Écoutez, les gars ! annonça joyeusement et soudainement Stéphanie. J’ai une idée brillante… Regardez ici ! » À travers la vitre d’une agence de voyages, elle montra du doigt ce qu’Anita lut à haute voix : « Croisière sur la Méditerranée… Et alors ?! Hier nous avons passé toute la journée en mer. Rudolph a même pêché un têtard ! Que n’aurions-nous pas encore vu ? – Pas un têtard, mais une pieuvre ! dit son mari offensé. – Bon, on dirait un poulpe, la tête toute bleue et visqueuse… En fait, j’ai même pensé que tu tirais un cadavre hors de l’eau, insista Anita. – Eh bien, peu importe ! dit Stéphanie pour arrêter la dispute. Regardez, il y a un voyage en Égypte ! OK, ce n’est peut-être qu’une seule journée, mais cela a l’air chouette. » Le silence de ses compagnons prouvait que les gens n’ont pas l’envie de trop réfléchir pendant leurs vacances. « Chéri, s’est adressée Stéphanie à son mari, imagine-toi en Égypte !!! Tu as toujours voulu y aller ! – En effet, répondit Marc. – Il me racontait tant de choses sur les pyramides, les pharaons, leurs richesses incalculables, expliqua Stéphanie aux autres. Nous devrions certainement visiter l’Égypte ! Hein, mon chéri ? – Bien sûr, répondit Marc. Que puis-je dire ? – Nous préférerions rester ici, décida Rudolph. Je ne supporte pas le tangage de la mer. » L’homme interrogea du regard sa femme. « Chéri, tu ne seras jamais un capitaine, c’est une évidence, mais un voyage d’une journée, pourquoi pas ? relança Anita. Nous allons aussi en voyage ! L’Égypte est mille fois plus intéressante que Chypre. Lorsque nous rentrerons chez nous, nous aurons au moins quelque chose à raconter ! Franchement, ici je n’ai rien vu de spécial, juste du sable et la mer, rien d’extraordinaire. Cette croisière est quelque chose de complètement différent, c’est une occasion unique… » En quoi était-ce une occasion unique ? Anita ne put terminer, car c’est à ce moment précis qu’un gitan avec un perroquet blanc sur l’épaule s’est approché des touristes. Anita fut encore plus choquée lorsque le gitan commença à agiter, sans ménagement, une petite tirelire métallique juste devant son visage, en hurlant d’une voix stridente :
« Voulez-vous connaître votre avenir ? » Le clochard répéta cette phrase au moins en sept langues, dont le japonais, jusqu’au moment où Marc mit fin à ses cris irritants en lui donnant une livre chypriote. Le gitan, d’un geste habile, arracha le billet qu’il dissimula rapidement sous sa chemise. Pendant ce temps, le perroquet sortit lentement de la tirelire quatre petits papiers enroulés et les distribua à tous les quatre ; ainsi, ils reçurent tous leurs prédictions. Pendant que les amis essayaient de lire les notes griffonnées sur les morceaux de papier, le vagabond se volatilisa aussi vite qu’il n’était apparu. « Qu’est-ce qu’il y est noté ? demanda Anita à son époux. Je n’ai pas de lunettes. Lis-le ! » Rudolph murmura : « Attends une minute, car il fait assez sombre ici… Le texte est probablement en grec… – Non, il est certainement en anglais, dit Marc tout en souriant. Chez moi, il est écrit : “Méfiez-vous des blondes !!!” – Une bonne blague ! dit Stéphanie en souriant. Quel perroquet intelligent ! Il donna cette note à… ? Marc, et non à moi ! – Et toi, qu’est-ce que tu as ? – Je ne peux pas comprendre, dit Stéphanie en haussant les épaules. Quelle langue étrange ! Euh, je vois un oiseau. – Très intéressant ! s’exclama Marc. Ça ressemble à des hiéroglyphes de l’Égypte ancienne, je vais certainement les déchiffrer à la maison. Et qu’avez-vous Rudolph ? » Ce dernier regarda longuement le morceau de papier froissé puis, enfin, le lut lentement : « Bientôt… l’un d’entre vous… sera tué… » D’un seul coup, un silence pesant envahit l’atmosphère. Tout le monde se regarda, jusqu’au moment où Anita réagit en premier. Elle sursauta violemment, attrapa le papier de la main de son mari et le déchira en morceaux. Dans un même élan, elle déchira également la note qu’elle avait reçue. « L’escroc ! dit Anita indignée et en colère. Eh bien, s’il revient… – Calme-toi, sœur ! dit Marc le sourire aux lèvres. C’était juste une mauvaise blague ! » Anita était telle une tigresse en colère, ce qui avait le don d’amuser Marc, qui ne pouvait plus s’arrêter de rire avec, comme conséquence, d’encore plus irriter sa sœur. « Mais qu’est-ce qui vous fait rire ?! Cela vous concerne également, il est écrit : “L’un de vous” », cria Anita. Elle ajouta un peu plus tard : « Nous verrons bien qui ! » dit-elle sur un ton étrange et suspicieux.