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Mohammed Dib. L'homme épris de lumière

De
336 pages
L'auteur s'emploie à décrypter l'univers labyrinthique de Dib. Cet essai pose La Grande maison comme la pierre angulaire de l'ascension spirituelle et artistique de Dib. Celui-ci y fait oeuvre de révolution, mettant d'entrée de jeu à l'ordre du jour la création, l'engagement et l'émancipation. Son oeuvre ultérieure a continué sur la même lancée d'indépendance. Cela, alors même qu'elle tend vers l'individualisation et nourrit moult ambitions stylistiques.
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Mohammed Dib L’homme épris de lumière
Critiques Littéraires Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Georice Berthin MADEBE, Sylvère MBONDOBARI, Steeve Robert RENOMBO,Les chemins de la critique africaine, Actes du colloque international de Libreville, 2012. N’guettia Martin KOUADIO,Poétique africaine, rythme et oralité, L’exemple de la poésie ivoirienne, 2012. Nassurdine Ali MHOUMADI,Littérature comorienne, Mohamed Toihiri : fiction d’un témoignage et témoignage d’une fiction, 2012. Adama COULIBALY, Philip Amangoua ATCHA, Roger TRO DEHO,Le postmodernisme dans le roman africain. Formes, enjeux et perspectives, 2012. Denise BRAHIMI,Quelques idées reçues sur Maupassant, 2012. Ridha BOURKHIS,Lionel Ray. L’intarissable beauté de l’éphémère, 2012. Krzysztof A. Jeżewski,Cyprian Norwid et la pensée de l’Empire du milieu, 2011. Camille DAMEGO-MANDEU, Laisse-nous bâtir une Afrique deboutde Benjamin Matip. Une épopée populaire, 2011.Bogdan GHITA,Eugène Ionesco, un chemin entre deux langues, deux littératures,2011. Debroah M. HESS,: mythe, parabole etMaryse Condé complexité, 2011. Armelle LACAILLE-LEFEBVRE,La Poésie dansA la Recherche du Temps Perdude Marcel Proust, 2011. Vera CASTIGLIONE,Emile Verhaeren, Modernisme et identité générique dans l’œuvre poétique, 2011. Jean-Pierre FOURNIER,Charles Baudelaire. Quand le poème rit et sourit, 2011.Jean Léonard NGUEMA ONDO,Le roman initiatique gabonais, 2011.
Mohammed-Salah Zeliche
Mohammed Dib L’homme épris de lumière Évolution créatrice et dynamique de libération du moi
L’auteur a bénéficié, pour la rédaction de cet ouvrage, du soutien du Centre National du Livre
© L'Harmattan, 20125-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56981-2 EAN : 9782296569812
Là mon existence, aussi’autre es t indispensable bien qu’à la connaissance que j’ai de moi. Sartrehumanisme., L’existentialisme est un A près avoir fréquenté des idiomes dont la plasticité lui donnait l’illusion d’un pouvoir sans limites, l’étranger débridé, amoureux d’improvisation et de désordre, porté vers l’excès ou l’équivoque par inaptitude à la clarté, s’il aborde le français avec timidité, n’y voit pas moins un instrument de salut, une ascèse et une thérapeutique. Cioran,La tentation d’exister.E t de même que le talent du peintre se forme ou se déforme, en tout cas se modifie, sous l'influence même des oeuvres qu'il produit, ainsi chacun de nos états, en même temps qu'il sort de nous, modifie notre personne, étant la forme nouvelle que nous venons de nous donner. On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes. Bergson, L’évolution créatrice.
Avant-propos
 Cet essai poseLa Grande maisoncomme la pierre angulaire de l’ascension spirituelle et artistique de Dib. Et de fait – soucieuse d’aller au cœur des choses – son œuvre ultérieure a continué sur la même lancée d’indépendance. Cela, alors même qu’elle tend vers l’individualisation et nourrit moult ambitions stylistiques.  À aucun moment, contrairement à ce que certains croient, le romancier n’a tourné la page de l’engagement. Il a tout au plus déplacé la pulsion créative et libertaire sur un autre plan que collectif, mais sans jamais décrocher des réalités sociopolitiques de son pays d’origine.  Les quêtes s’orientent toutes vers une transcendance des limites. Et la posture créative procède d’une conscience humaniste. Il n’est pas jusqu’aux virtuosités de la langue qui ne développent des logiques pour sortir l’être des confinements et des soliloques, porter l’altérité à son couronnement.  Le sujet, fût-il réfractaire au déjà-là, ne se réclame pas moins d’un esprit de communion. En réalité, l’abîme de l’individualité où l’auteur précipite les narrateurs intervient pour leur conversion à un ordre suprêmement humain. De là, au gré d’un processus de validation des réflexes, cethomme épris de lumière et inlassablement propulsé vers lehaut– que Dib nous donne à lire.
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