Nostalgie de la rizière
241 pages
Français

Nostalgie de la rizière

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Description

« Dans ces fragments de vie tragi-comiques écrits en français, Anna Moï raconte avec humour son Viêt-nam... La voix d’Anna Moï, toute en harmonie, a un sacré souffle. » Sylvie Guillot, L’Obs
« C’est son écriture qui séduit d’abord. D’une simplicité totale, avec un air de ne pas y toucher enchanteur, pour mieux nous faire passer les choses graves derrière le rire des enfants. Un père qui est allé en prison, une amie au bagne de Poulo Condore, des vocations contrariées. Ce livre exquis vous laisse une impression douce-amère qui subsiste longtemps. Et la certitude d’avoir découvert un écrivain. » Danièle Mazingarbe, Le Figaro Madame
Anna Moï est née à Saigon (Viêt-nam), en 1955. Styliste et écrivaine, elle vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Elle publie, chez le même éditeur, Le Pays sans nom. Déambulations avec Marguerite Duras.

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Date de parution 05 janvier 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782815903936
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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N O U V E L L E S
ANNA MOÏ Nostalgie de la rizière
l’aube
Nostagîe de a rîzîère
à çôÉçôl’Aube poche littératureÉŝ É pà Màô ÉÉbÉ
© Èôŝ É ’AûbÉ, 2012 É 2016, pôû à pŝÉÉ ô www.ÉôŝÉàûbÉ.çôm
ïSBN 978-2-8159-2097-1
Aà Mô
Nostalgie de la rizière ôûVÉÉŝ
éditions de l’aube
DÉ à mmÉ àûÉûÉ : L’Écho des rizières, ’AûbÉ, 2001 ; ’AûbÉ pôçÉ, 2002 Parfum de pagode, ’AûbÉ, 2003 ; ’AûbÉ pôçÉ, 2007 Riz noir, Gàmà, 2004 Rapaces, Gàmà, 2005 Espéranto, Désespéranto, Gàmà, 2006 Violon, àmmàô, 2006 Des nouvelles de La Fontaine, çôÉç, Gàmà, 2007 L’Année du cochon de feu, Èôŝ û RôçÉ, 2008 Le Venin du papillon, Gàmà, 2017 Le pays sans nom, ’AûbÉ, 2017
Préface
J’avais commencé à écrire par hasard, pour une revue francophone de Saigon. Hasard, car à cette époque de ma vie, je faisais tout autre chose. Revenue vivre au Viêt-nam après une vingtaine d’années d’exil en France, je partageais mon temps saïgonais entre mes trois jeunes enfants, le stylisme de vêtements et le chant dans des maisons de passage aussi impermanentes que possible. Hasard, vraiment ? Plus tôt dans ma vie, adoles-cente alors que la guerre ravageait le Viêt-nam, j’avais écrit un poème en anglais que j’envoyai par la poste aux États-Unis, à la revueSÉVÉÉÉ, qui le publia. Un chèque de vingt dollars me parvint ; j’étais mineure, et mon père m’accompagna à la Banque du Viêt-nam pour l’encaisser. Vingt dollars ! Une petite fortune ! Plus que le montant mensuel du salaire paternel… Je n’avais pas conservé le texte du court poème, enfoui dans les archives du magazine (qui existe toujours) ; je me souviens seulement qu’il était question de chercher et de ne pas trouver.
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Nostagîe de a rîzîère
ï ŝÉàçÉ, ô, ï ŝÉàçÉ, bû ï ’ I…
C’était, pensai-je, le soupir d’une adolescente. Pourtant, devenue adulte, je cherchai encore. La vie continuait à prodiguer ses mystères. Tout au long des nouvelles rassemblées dans ce recueil, j’entremêlai la fiction aux énigmes de ma vie. La fiction, c’est-à-dire la dimension onirique qui permet de mettre bon ordre dans le chaos du monde. Dix ans après la publication de mon premier recueil de nouvelles,’Èçô Éŝ ZÉŝ, mon éditeur me pro-pose de le fusionner avec mon second recueil,Pàûm É pàôÉ,en un seul volume. S’il est toujours possible de rassembler des textes les uns à la suite des autres, les deux collections de nouvelles correspondent cependant à deux « cycles » différents : le premier,’Èçô Éŝ ZÉŝ,clôturé par la nouvelle « Précipices », est l’itinéraire d’une victoire sur la peur et l’envol, à la fin, de l’artiste.
Mô àmôû pÉŝ-mô pà à mà É ÉmmÉ-mô, Éŝ yÉûX bàŝ, àû bô û ôûFÉ, ôù É pôûà ŝàûÉ. DpçÉ-ô, çà É ’à pàŝ ôûÉ à VÉ.
Après une « Invitation » qui fait le lien avec la thématique du chant du premier volume,Pàûm É PàôÉest un parcours jonché de maisons et d’éléments
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Préface
darchitecturecommeleslits,leschambresetlesobjets,d’antiquité ou pas. C’est un rébus dont le tout est un pays imaginaire qui s’est greffé sur tous les pays où j’ai séjourné, toutes les maisons où j’ai vécu, et où je vivrai. Il s’est terminé par « La maison du Bonheur ». Aujourd’hui, le cycle se prolonge d’un épisode : « Le Temple ».