//img.uscri.be/pth/e520a78d4238abb6aa0c0595023d52196846ed33
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Ombres et secrets

De
225 pages
Rien n’est simple quand on se lie avec des loups-garous. Jessie Gillmansen croit avoir tout vu, mais ses yeux sont sur le point de s’ouvrir à encore plus de danger et à une réalité encore plus paranormale qu’elle ne l’aurait jamais cru. Grâce aux révélations surprenantes que Jessie a faites concernant la mère des Rusakova, les choix du groupe deviennent plus drastiques, et la confiance est plus que jamais importante. Mais les saisissants changements que Pietr vit vont peut-être ébranler les fondements mêmes de la confiance qu’il avait en Jessie. Alors que la famille brisée Rusakova se démène afin de faire face à ce qui pourrait être leur plus grand défi, les gens que Jessie croyait, être normaux se dévoile comme étant beaucoup, beaucoup plus…
Voir plus Voir moins
Copyright © 2011 Shannon Delany Titre original anglais : 13 to Life : Secrets and Shadows Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec St. Martin’s Press, 175 Fifth Avenue, New York, N.Y. 10010. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie Deshaies Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-723-8 ISBN PDF numérique 978-2-89683-718-2 ISBN ePub 978-2-89683-719-9 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens —France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat —23.42.77.40 Belgique :D.G. Diffusion —05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec —Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres —Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Delany, Shannon  Ombres et secrets  (Sentence 13 ; 2)  Traduction de : Secrets and shadows.  Pour les jeunes de 13 ans et plus.  ISBN 978-2-89667-723-8  I. Deshaies, Sophie. II. Titre.
PZ23.D44Om 2012 j813’.6 C2012-941883-8
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Ce livre est dédié aux deux hommes Dui me rappellent Duotidiennement ce Due l’amour, la loyauté et l’amitié signifient réellement — mon mari, Karl, et mon fils, Jaiden. Aucun mot n’existe dans aucune langue pour pleinement décrire ce Due vous signifiez pour moi tous les deux.
REMERCIEMENTS
Je m’étais pit du’écrire les remerciements Dour le peuxième livre p’une série serait Dlus facile. Mais Dlus j’avance et Dlus je constate due les choses ne peviennent Das nécessairement Dlus faciles. Elles sont simDlement pifférentes la peuxième fois. Cette fois, j’ai pifférentes Dersonnes à remercier. Notez due je vais inévitablement en oublier certaines ou due le moment Dour en remercier p’autres n’est Das encore oDDortun. Mais hé, voilà Dourduoi il est encore Dlus fantastidue due la série comDtera bientôt un autre livre ! Merci à Karen Alperman et à son mari, Kevin, Dour leur générosité, car ils ont fait pes Dieps et pes mains afin pe remDorter l’enchère. Ils ont gagné l’exemDlaire pe DréDublication pe Sentence 13ainsi due le butin due j’avais ponné à « o the Write Thing for Nashville ». Voilà un travail p’éduiDe intelligent et un pon charitable. Pareillement, merci à Myra McEntire, Victoria Schwab et Amanpa Morgan, dui ont organisé la collecte pe fonps. Grâce à leurs efforts (ainsi du’à la générosité pes auteurs, enchérisseurs et autres), elles ont amassé Dlus pe 70 000 pollars en à Deine 10 jours Dour une ville pans le besoin. Jess aurait été fière pe leurs efforts. Moi, je le suis ! Merci aussi à la générosité pe Scott et ebbie, pu Texas, dui ont soutenu BeInANovel.com, en 2009, ainsi due son œuvre caritative, « ODeration Joy of Valley Forge », en Pennsylvanie. Grâce à leur pon, Jess est « remontée à cheval », Dour ainsi pire. Je remercie aussi mes guipes touristidues p’ARC ! Carla Black, dui a immépiatement pémontré son intérêt DourSentence 13et a lancé un granp circuit Dour ARC au Royaume-Uni et est pevenue l’une pe mes Dlus granpes Dartisanes aDrès avoir lu le livre. Elle a aussi péjà lu celui-ci et y a aDDosé son sceau p’aDDrobation pe louve. Merci aussi à Katie Bartow, pu Texas, dui a reDris un circuit ARC chancelant aux États-Unis et a réDanpu l’amour pes louDs ! À Alyson Beecher, dui a lu et tant aiméSentence 13 du’elle a pemanpé à p’autres pe le lire et pe consipérer p’en Drenpre pes exemDlaires Dour leurs librairies et bibliothèdues. C’est grâce à ce genre p’efforts due pes livres sont pécouverts. Je vous suis extrêmement reconnaissante, et c’est le cas pe beaucouD p’autres auteurs, p’un tel soutien. Merci à Lynsey Newton dui, sachant due j’avais pe la pifficulté à trouver un titre Dour ce livre, m’a envoyé Dlusieurs listes formipables remDlies p’ipées merveilleuses. À Jennzah Morris, dui a malencontreusement été oublié pans les remerciements peSentence 13et dui est l’un pe mes Dartisans inconpitionnels peDuis Textnovel 2008 ! Tu es suDer ! À la Dromotion pe 2010 ! Un merveilleux grouDe pe jeunes auteurs talentueux dui ont renpu ma Dremière année à la fois fantastidue et étonnamment occuDée. Je vous recommanpe pe lire leurs livres, vous y trouverez pes voix émergentes Duissantes due j’ai eu le Drivilège pe lire pès le pébut. Vous Douvez les pécouvrir à Classof2k10.com. À Katy Hershberger, pe l’éduiDe pe Dublicité pe St. Martin’s Press, et à Eileen Rothschilp, au service pe marketing, dui m’ont encouragée et ont vérifié avec Dlaisir certaines choses due je croyais être pignes pe l’être. Ces filles sont extraorpinaires et je suis très heureuse du’elles travaillent sur ma série. À Antonio Avanzato, pont l’émission pe rapio locale,The Voice of the New Italy, a insDiré un bref mais imDortant moment entre Jess et son Dère. Merci pe m’avoir Dermis p’utiliser une Dhrase géniale ! Merci à Matt CooDer et Celina Simms, DroDriétaires pe CaDresso, l’un pe mes enproits Dréférés pans le monpe entier Dour faire pe la révision. Ils savent pifférencier les moments où il est temDs pe bavarper pe ceux où il faut me laisser étaler mes pocuments sur leurs magnifidues tables. À mes CP, dui sont restés fipèles jusdu’au bout : mon mari, Karl, et ma bonne amie, Robin Wright. À mes bêtas pe mon seconp livre : Carla Black, Rachelle Reese et Alyson Beecher. Je
suis reconnaissante pu temDs et pes efforts due vous avez mis pans cette série jusdu’à maintenant. À mon agent, Stan SoDer, dui lit mes manuscrits, ponne pe bonnes ipées et sait faire avancer les choses, au besoin. À mon épiteur, Michael Homler, dui Dose les bonnes duestions et a une attitupe dui fait du’être une nouvelle romancière n’est Das aussi terrifiant due cela Dourrait l’être. Et enfin, les perniers, mais non les moinpres : mes lecteurs et apmirateurs. J’esDère due vous allez aimerOmbres et secrets!
IL Y A UN PEU PLUS D’UN AN
PROLOGUE
À la périphérie de la banlieue apparemment ordinaire de la ville de Farthington, quelque chose a mal tourné. Les trottoirs nets et les pelouses soigneusement taillées encerclent les maisons de ville et jouxtent évidemment les lotissements des maisons individuelles. Il s’agit d’un quartier paisible où chacun semble se connaître. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences, car les gens cachent souvent des choses à leurs voisins. Dans l’une de ces cours inoffensives, un homme ayant habituellement une grâce animale titube. Grand et large d’épaules comme son fils aîné, Max, et aussi mince que son cadet, Pietr, il est aussi foncé que les autres Rusakova, avec une fine touche argentée dans les cheveux. Même s’il est un jeune père, sa vie est presque terminée. Pas à cause des mauvais choix qu’il a faits jeune homme, choix qui lui ont valu que sa femme donne son nom à leurs enfants plutôt que le sien, mais parce que malgré le fait que les choses semblent normales, Andrei est loin de l’être. Il s’appuie à la palissade, ce symbole traditionnel américain illustrant le bonheur et le succès, le rêve illusoire américain. Mais pour lui, même les belles palissades sont de vulgaires cages. Il lance un regard vers la maison bleu pastel du voisin et aperçoit ensuite sa femme sortir de leur maison, traversant la pelouse à grandes enjambées rapides et silencieuses. Svelte comme leur fille Catherine, mais avec des reflets roux prononcés parsemant ses cheveux bruns tels des éclairs cuivrés, Tatiana incline la tête, les narines dilatées en signe d’interrogation. Ses sourcils se froncent et elle s’approche. — Reviens à l’intérieur, supplie-t-elle en posant une main sur son bras. Il secoue le bras afin d’en ôter la main, comme un chien s’ébrouant de la pluie. Le visage rouge de colère, son regard féroce reste fixé à la maison voisine. — La manière avec laquelle il te regarde… Elle rougit, craignant devoir partager la honte, même si elle tente l’homme bien involontairement. L’animal en elle qui rôde et griffe sous sa peau humaine interpelle certains hommes, attirant et piégeant leurs sens les plus faibles. La porte de la maison bleu pastel s’ouvre et l’homme en sort, agitant énergiquement la main vers elle. Le sourire étirant ses lèvres ne masque en rien ses intentions indésirables. Le soleil disparaît, laissant une traînée rouge sang sur les sommets sud des montagnes. Ce sont les heures dangereuses, lorsque la nature du loup se sent plus libre et que la bête dans la poitrine de l’homme devient plus désireuse de jaillir. — Je vais déchirrrrer son coeurrrr. Alors que son mari s’élance par-dessus la clôture en grognant, Tatiana craint que même si ce n’est pas la première fois qu’un homme agit de manière indécente à son endroit, c’est peut-être la seule fois où cela importe. Il gravit rapidement les larges marches du porche du voisin, qui n’a même pas l’intelligence d’entrer, de fermer sa porte et de s’enfermer dans un placard afin d’y attendre l’aube et de prier pour que la raison neutralise sa colère. Il reste plutôt là, écartant les jambes en une posture de combat. — Hors de mon porche, Rusakova, grogne-t-il. Ce son n’est rien comparé à celui que produit Andrei. Coulant hors de sa poitrine, le grognement guttural éclate alors qu’il franchit d’un bond agile les trois dernières marches. Avec ses mains posées sur l’homme qui fixe ouvertement sa femme, les mots d’Andrei sont trop teintés de rage pour être compréhensibles. Un grognement, une insulte, la langue importe peu quand les gestes parlent plus fort que les mots. Et les gestes d’Andrei parlent de colère, de
vengeance, de haine. Très clairement. L’homme s’effondre sous la prise, sa posture de combat oubliée, alors qu’il crie et lance des coups désordonnés et paniqués sur le visage d’Andrei, qui se tord, bouge et tressaute.Se transforme… Quelqu’un apparaît à la fenêtre, écartant les rideaux, la bouche formant un « o » de terreur. La femme du voisin libidineux, laquelle il ignore, sauf lorsqu’il l’admoneste publiquement. Elle repousse son fils et les rideaux retombent sur la fenêtre. Derrière lui, la porte de l’homme se verrouille et le loquet se met en place avec un bruit de frottement. Il n’y aura pas de refuge. Tatiana s’interpose entre les deux hommes, grognant sous l’effort. — Arrêtez ! les exhorte-t-elle, les yeux écarquillés. Des lumières clignotent, colorant le quartier terne qui sombrait doucement dans le crépuscule de rouge, de blanc et de bleu tandis que la sirène hurle dans la rue de banlieue normalement calme. — Je n’ai pas terminé avec toi ! hurle Andrei, à moitié transformé. Il jette l’homme sur son épaule et fait le tour de la maison à grandes enjambées, traversant la cour arrière parsemée d’arbres et d’ombres menaçant de se refermer derrière lui. Jetant un regard vers la rue, Tatiana serre la mâchoire et suit son mari, disparaissant dans l’obscurité grandissante. Une nuée d’agents en uniforme monte les escaliers du porche, tandis qu’un VUS banalisé dépasse silencieusement la maison, osant disséminer l’obscurité avec ses phares puissants. Dans la maison des Rusakova, Catherine presse son visage contre la fenêtre, Pietr à ses côtés. Incapables d’apporter leur aide, les jumeaux sont à plus d’une année de leur première transformation complète. Faisant les cent pas, Alexi refuse de se transformer et de sortir. Ses doigts tremblants fouillent ses cheveux, mais il rejette les supplications de Catherine et ignore les menaces de Pietr. Suppliant jusqu’à ce que sa voix ne soit plus qu’une faible plainte, Catherine sanglote, ses larmes laissant des traînées sur la fenêtre alors que le monde extérieur semble se disloquer. Pietr la tire vers lui, l’enveloppant silencieusement de ses bras. Et même si Alexi a catégoriquement refusé de sortir, il n’y a pas d’endroit où il préférerait être qu’auprès des parents qui l’ont adopté et ont gardé son secret — qu’il n’est pas comme ses frères et sa sœur, mais simplement, épouvantablement, humain. Le seul Rusakova — le seul loup — capable d’aider est absent. Passant une autre nuit dans les bras d’une fille anonyme, Max vit sa courte vie à fond. Dans la forêt non loin de la cour arrière se tient le tragique trio. Tatiana, tremblante de frustration dans sa peau rousse de louve, fait des cercles autour de ses rivaux afin de capter leur attention, grondant ; Andrei relâche l’homme, puis parle à la louve inquiète dans un russe guttural. Ses mots entravés par des dents longues et pointues, il cherche une explication, une quelconque justification. Distrait, il vacille tandis que son métabolisme, ses fragments de canin, le brûle à cause de la drogue ou de l’alcool qui avait une grande emprise sur lui. Le voisin regarde autour de lui, cherchant une issue. Son jean souillé par quelque chose de plus répugnant que les larmes qui maculent son visage effrayé, il observe les loups-garous prudemment. Tous les yeux se tournent soudainement vers une chose, ou plutôt une personne, plongée dans les ombres. La louve Tatiana hurle à la trahison, alors qu’un sourire apparaît encore une fois sur les lèvres du voisin libidineux. Un éclat de lune éclaire le canon d’un fusil qui apparaît, donnant des directions. Tatiana obéit, rôdant sur le côté. Mais obéir est trop pour Andrei. Il bondit, terminant sa transformation dans les airs…
… un moment de grâce fluide… … brisé par un coup de feu si étincelant qu’il aveugle. Il tombe, terminant son vol avec un grognement et une éclaboussure de sang, pour ne plus jamais se relever. Le loup de couleur cuivre hume le corps flasque de son compagnon, un gémissement déchirant sa gorge. La rage s’empare d’elle ; elle rampe, prête à mourir à ses côtés, son mari… Son cœur… Un coup de feu déchire à nouveau la nuit d’encre et elle s’écroule mollement sur le sol. Silencieuse. Inerte.