Parisine

Parisine

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356 pages

Description

Parmi les choses de ce monde, le mariage, tel qu’il existe dans nos mœurs françaises, est assurément une des institutions où le hasard a la plus haute main. En Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, il y a plus de place pour le choix individuel. Les jeunes filles n’y sont point séquestrées comme chez nous. Elles y ont une liberté dont elles usent largement pour connaître et se faire connaître. Les fiançailles, cet avant-propos du mariage, n’y étant pas une vaine suite de conversations officielles en présence de qui de droit, ont une réalité et un abandon qui rendent toute erreur sociale assez difficile.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Date de parution 24 novembre 2016
Nombre de lectures 2
EAN13 9782346129515
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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À propos deCollection XIX
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Nestor Roqueplan
Parisine
On dit :
Strychnine,Quinine,Nicotine,Aniline,
Je dis :
Parisine.
PRÉFACE
NESTOR ROQUEPLAN.
LE CHAPITRE DU MARIAGE
Parmi les choses de ce monde, le mariage, tel qu’il existe dans nos mœurs françaises, est assurément une des institutions où le hasard a la plus haute main. En Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, il y a pl us de place pour le choix individuel. Les jeunes filles n’y sont point séquestrées comme chez nous. Elles y ont une liberté dont elles usent largement pour connaître et se fai re connaître. Les fiançailles, cet avant-propos du mariage, n’y étant pas une vaine su ite de conversations officielles en présence de qui de droit, ont une réalité et un aba ndon qui rendent toute erreur sociale assez difficile. Et comme si c’était trop peu de to utes ces préparations, le mariage y peut être dissous. Il faut encore ajouter que, chez nous, les mariages sont téméraires ou intéressés. Chez nos voisins on se montre à la fois plus génére ux et plus prévoyant. On regarde plus au visage et au caractère qu’à la dot, et, si l’on ne peut apporter que de la gêne dans la communauté, on s’abstient ou l’on ajourne. L’homme s’y appuie davantage sur lui-même et compte volontiers sur ses seules ressou rces. Il veut une compagne, plutôt qu’une associée, une épouse et non un commanditaire . Le mariage n’est, dans la société de Paris, qu’un a cte dont les arrangements se débattent à petit bruit au milieu du fracas et des préoccupations de la grande ville. De nos jours on se marie vite, comme on s’enterre v ite ; on ne prend même plus le temps de s’habiller de noir pour l’une ou l’autre fonction. La province, qui a du loisir et qui manque de spect acles publics, grossit l’apparat domestique. Un mariage est l’affaire qui y fournit les tailles de bavettes les plus copieuses. C’est la plus riche occasion de parler d u prochain, de fixer les généalogies, de supputer les fortunes, de définir les caractères , de s’entre-dévorer et de faire des toilettes ridicules. Les enterrements n’offrent pas un intérêt moindre o u différent. C’est bien le moins quand on n’a ni amourettes, ni courses, ni Bourse, ni bois de Boulogne, ni théâtre pour se distraire. Unir, à l’aide d’un notaire et avec la consécration d’une messe, l’existence d’une jeune personne qui porte des petits talons pointus, à l’existence d’un jeune homme qui se coiffe comme Jésus-Christ, paraît chose facile ; et, en réalité, pour toutes les familles, et surtout en ce temps où tous les vieux classements sociaux sont dérangés, cette question du mariage est sombre comme l’inconn u.
* * *
L’OR ET LES PARCHEMINS
Voyez ces fortunes qui surgissent si rapides et si magiques. Croit-on qu’elles n’apportent pas la colonne des soucis au compte de ceux qui voient grossir leurs capitaux et grandir leurs enfants ? Si vous étiez un parvenu d’hier, à qui donneriez-vo us votre fille ?... à un jeune parvenant ? — Non, parce que vous savez trop le dan ger des moyens qu’on emploie pour parvenir. Les nouveaux riches ont plus que jamais du goût à m endier, pour leur fille, un gentilhomme du faubourg Saint-Germain, grignoté par les femmes et les cartes. Nom d’un côté ; fortune de l’autre. Ces alliances de la vanité et de l’argent amènent des
complications de ridicule qui ne s’atténuent qu’à l a troisième génération. On connaît ce financier ambitieux et commun d’espèc e qui donna sa fille à un très-galant homme, bien né, se conduisant à merveille, m ais ne pouvant disposer des préjugés des siens et de ses amis. Quelquefois, en sortant d’un grand dîner de famille, le beau-père s’épanchait dans le cœur de sa femme, une ample et forte femme pleine de résignation, et celle-ci répondait : — Tant que nous ne dînerons pas à l’office, nous n ’aurons rien à dire. Il y a des gens plus sages et moins éblouis par l’é clat pâle et décroissant de ces blasons faméliques qui attendent pour se raviver un pain de quatre livres sur fond de gueule ; un gros millionnaire de fraîche éclosion, dont l’esprit n’a pas altéré le bon sens, a su trouver une assez bonne réponse à des pr opositions de mariage pour sa fille, qu’il s’agissait d’unir à un duc râpé comme ces poëtes que bâtonnaient ses aïeux :  — Grand merci de l’honneur qu’on veut me faire ! J e ne souhaite pas pour gendre quelqu’un qui dirait à ses amis comme M. de Grignan : « Il n’y a pas de bonne terre qui n’ait besoin d’un peu de fumier. » On a souvent affirmé que le théâtre devait être la peinture et la critique des mœurs. Voilà bien longtemps que le théâtre use ses alexand rins et ses sarcasmes à cette correction illusoire des bourgeois qui veulent se p archeminer. Le roman est venu en aide au théâtre. A travers la distance d’un siècle et demi, M. Jourdain donne la main au père Goriot. La tâche de Molière et de Balzac es t-elle remplie ? Du reste, il faut en convenir, au point où en sont les armoiries, les frottements qu’elles, subissent et l’oubli qui les couvre de sa poussière auront bientôt confondu dans une teinte générale et incolore les merlettes, les besans, les tours et les licornes qui se datent de la croisade, et l’écusson d’un mar chand de fil sera plus clair à lire ; il parlera plus haut que ces grimoires altérés par des intrusions, falsifiés par des mensonges historiques, et compromis dans des dissip ations sans élégance, sans goût et sans gaieté. La noblesse oisive de notre pays, nous ne dirons pa s l’aristocratie, parce qu’elle ne jouit d’aucunecratiet pas rose.quelle qu’elle soit, se prépare un avenir qui n’es Pendant que l’aristocratie anglaise veut au moins r acheter ses priviléges par son travail, son instruction, son immixtion dans toutes les affaires publiques et privées, et ne veut pas cesser de faire partie du peuple anglai s, quelques-uns de nos gentilshommes, ignorants comme les carpes de Fontai nebleau qui se croient toujours er sous le règne de. François I , joueurs et amoureux par vanité, font rentrer dans la masse les bribes de leurs héritages déjà morcelés p ar nos codes. C’est par la main des restaurateurs, des carrossier s et desbichesque s’opère cette démocratique décomposition des grandes familles. Et comme le roi de France n’est plus là pour rehausser des maisons qui s’abaissent ; comme la loi moderne, avec son système de division infinie, réduira ces illustres noms à des parts de douze cents francs de rente, et comme le travail ne réparera ja mais les malheurs et les pertes, et comme alors les bourgeoises épouseront invariableme nt des bourgeois, on verra des hidalgos s’abstenir de toute reproduction de leur r ace, de peur d’engendrer des mendiants. Il ne s’agit pas ici de dédain ou de vénération des généalogies, mais de particularités qui provoquent la critique, notammen t de la noblesse de mauvaise trempe, que le ridicule ne suffit pas à décourager, et dont la loi devrait réprimer les grands airs. On sait comment de nos jours, en l’absence de toute pénalité et à défaut d’un
Annuaire comme leRed BookouPeerageanglais, on se constitue noble. Un monsieur étant donné qui s’appelle Mâchelard, et qui en est vivement contrarié, la première tentation de s’anoblir lui vient par l’ astuce des gamins qui ouvrent sa voiture en lui décochant les titres les plus pompeu x ; la tentation est continuée par son tailleur qui lui remet une facture au nom de M.de Mâchelard ; puis ce sont les maquignons. et les carrossiers qui l’achèvent. Il est impossible d’acheter dans les Champs-Élysées un cheval et unevictoriasans être traité de comte. Puis ce sont les domestiques qui viennent prendre l es ordres de M. le comte, les portiers qui remettent les lettres et les cartes à M. le comte. Vient ensuite l’achat d’une bicoque, à quinze lieues, dans un pays dont il usur pe le nom avec la complicité narquoise des paysans qui l’appellent de ce nom pou r se faire payer leurs journées doubles. C’est une affaire de deux ans : M. Mâchelard finit par se croire lui-même comte de Floricourt ; il fuit les mésalliances, et ses enfan ts sont insolents.
* * *
LES ENFANTS
La mode, qui se prend à tout, ne parviendra pas à r endre ridicules les familles nombreuses. Que devient une maison sans enfants ? C’est le tête -à-tête à perpétuité, aigri par un reproche qui ne s’exprimera jamais, faute de savoir qui l’a mérité ; c’est toute la décoration de la vie attendant sa toile de fond ; c ’est le sarcasme orgueilleux des mères irritant la femme stérile, épargnant le mari ; c’est la fortune inutile, ou s’en allant vers des emplois illicites ; c’est la dernière heur e entrevue avec l’isolement, les soins mercenaires et l’apparition d’héritiers mesurant à l’importance de leur part leurs démonstrations suprêmes. Une maison sans enfants es t plus triste qu’une maison qui a perdu ses enfants, et qui, au moins, a gardé un p ortrait, des cheveux, des joujoux, le souvenir d’une joie et d’une douleur éprouvées en c ommun, le culte d’une tombe où l’on va, chacun de son côté, porter sa fleur et rêv er. Au contraire, la belle et vivante marmaille amuse e t tyrannise tout le ménage : c’est à qui des deux sera le plus lâche envers ces despot es qui, dès la première heure, essayent leurs forces, c’est-à-dire leurs larmes, s ur leurs nourrices. La mère imagine les babioles les plus élégantes pour honorer, à leu r entrée dans le monde, ces petits Amours sans façon ; ensuite elle les habillera en d ’Artagnans, en fera de petits Écossais, de petits Russes, des Scapins, des Crispi ns, jusqu’au moment où ils endosseront la tunique du collége, ne laceront jama is leurs souliers, seront toujours enrhumés du cerveau sans porter de mouchoirs, et fe ront des albums de timbres-poste. Quant au père, la venue de ce produit lui do nnera beaucoup d’orgueil et de facilité pour varier l’emploi de ses soirées ; et m ême il y prendra goût si fort, il sera si fier et heureux d’être si père et si libre, qu’il tâchera de l’être le plus possible. Il a été observé, dans tous les cercles, qu’à parti r de la première grossesse de leurs femmes, les maris viennent reprendre leur whist noc turne. Ce qu’on appellele plongeon.c’est-à-dire la disparition d’un nouveau marié, ne dépasse pas en moyenne six mois. Deux mois préparatoires pour lacour. quatre mois de convenance après la noce. A partir de là, toutes ses habitudes sont rep rises, et sa femme commence à dire
avec amertume qu’onne peut pas l’arracher de son cercle. C’est aussi à partir de là que le whist le plus modéré peut devenir un jeu dan gereux. Ce n’est plus la maison sans enfants, mais la maison sans mari. A mesure que l’enfant grandit il devient espiègle, mais espion aussi. On a tort si l’on ne garde pas de retenue devant les enfants ; ordina irement on parle et on agit (surtout les domestiques) comme s’ils n’étaient pas là. On l es croit aveugles et sourds lorsqu’ils ne parlent pas encore ; lorsqu’ils parle nt, on les croit incapables de comprendre ; lorsqu’ils comprennent, on les croit i nattentifs ou indifférents. — Une dame de beaucoup de sens et d’esprit disait un jour à ce propos : « J’ai craint et respecté mes enfants dès qu’ils ont eu l’âge de cin q minutes. » Ces petits êtres presque muets, qui se remuent avec peine et qui, pareils à la génisse dont parle le poëte, regardent vaguement qu elque part, sont les espions naïfs et infatigables du milieu où ils vivent. Ils ressem blent à ces gens qui comprennent une langue sans la pouvoir parler. Tout ce qui se dit o u se fait autour d’eux se grave dans leur molle cervelle avec une sûreté et une rapidité que l’on oublie dans les choses sérieuses et dont on ne se souvient que pour en tirer vanité comme d’une perruche ou d’un babouin. Les enfants voient, entendent et comprennent avec u ne précocité et une vivacité si extraordinaires, qu’ils paraissent tous des prodige s à leurs parents, et ils le sont en effet jusqu’à l’âge où s’arrête, pour eux, ce que n ous appellerons volontiers la première pousse. A partir de là, se dessinent les a ptitudes et les différences. Dans ce sentiment si touchant, si dignement social de la famille, le père et la mère se font le plus souvent ainsi leur part : le père p orte de préférence sur sa fille une affection que la mère semble montrer plus forte pou r le fils. Tous deux obéissent à une loi raisonnable et mystérieuse. Le père prend l’habitude de diriger ses facultés, s a force, sa fortune, vers le côté où sont la faiblesse, le danger, où manquent les moyen s d’acquérir. La mère, par un indéfinissable et secret retour de chaste coquetterie qui succède aux premiers soins, que reçoit, aux premières joies que donne le fils tout petit, le continuateur du nom, l’honneur futur du groupe tend re et respectueux de la famille, la mère se trouve heureuse d’aimer encore. Elle aime d eux fois son mari en aimant son fils en qui le père revit d’une seconde vie ascenda nte et riche d’espoir. Une des plus douces émotions de la mère lui est don née le jour où, pour la première fois, son fils est en culotte : c’est un petit homm e. Chez une mère toute à ses devoirs, toute à l’avenir de ses enfants, le désir de retrouver au plus vite un second protecteur, un défenseur, un nom, produit un véritable aveuglement ; à chacune des étapes par où passe cet être que nous avons été, que nous aimons quand nous l’avons, et que l’on appelle : le garçon, l’aveuglement augmente. Au sortir des dentelles, des rubans et des chapeaux à plumes du premier âge, l’enfant devient laid subitement, sans rémission, p our une quinzaine d’années ; le lycée le déforme et le blêmit, il est grotesque par sa tunique, par son ceinturon de cuir ; toujours mal chaussé, mal mouché ; la pauvre mère le trouve charmant. A sa première pipe, vers l’âge de douze ans, il reç oit une bonne gronderie de sa mère, qui promet bien de ne pas le dire au papa : « C’est une horreur que la pipe... Si, au moins, tu fumais des cigares. Tiens, voilà de l’ argent pour en avoir comme tes petits camarades. » Aux premières manifestations de ce duvet malpropre qui se mêle, sur le visage du gamin mal lavé, aux éphélides, aux efflorescences b outonneuses d’une peau qui
fermente aux feux de la puberté, la mère court vers le père et lui dit : — Tu ne sais pas ! Alfred a de la barbe.  — Il est joli, ton fils ; elle est belle, sa barbe ; j’aimerais bien mieux qu’il eût des prix. Quand des rumeurs domestiques, quelquefois des vant eries de gamin devenu jeune homme, apprennent à la mère une première galanterie de son fils, la mère revient encore vers le père : « Tu ne sais pas, Alfred a un e maîtresse. Il est si joli garçon ! » Père fronçant le sourcil : « Pourvu qu’il ne mange pas son argent avec des coquines ! » — De l’argent ! il n’en a pas ! il faudra même que tu lui en donnes. — De mon temps nous n’en avions pas, et cependant... » Que le père en donne ou n’en donne pas, Alfred en a ura. La mère savoure cette suprême jouissance de donner à l’enfant gâté de l’a rgenten cachette de son père. Toujours bonne, toujours indulgente, résignée à voi r s’envoler son fils pourvu qu’elle lui attache un fil à la patte, la mère n’aime pas q u’il tire de l’aile vers des mondes inconnus, d’où il pourrait ne pas revenir de longte mps. Elle préfère qu’il s’ébatte dans le cercle du monde qui est le sien. Elle sait bien que c’est mal, qu’elle désire la chute de femmes qui sont ses pareilles, les pareilles de sa fille. Mais le fils reste là.
* * *
LE CELIBATAIRE
La morale et la civilisation s’accordent pour nous imposer comme un devoir les unions légitimes ; mais on n’est pas forcément un r éfractaire, un insoumis, un égoïste, parce qu’on se soustrait à ce devoir ; comme aussi ceux qui l’ont accompli ne sont pas, sans exception, des modèles d’abnégation, de d ésintéressement et de fidélité. Hormis les mariages de réparation, quels motifs dét erminent d’ordinaire la plupart des autres mariages ? Quelques gens se marient sans savoir pourquoi. On e n a entendu qui disaient : « Dans ma famille on se marie de père en fils, et j e fais de même. » Voilà qui s’appelle une forte raison, et si cela tourne mal, s’ils sont malheureux en qualité de maris, ils se dédommagent en qualité d’amants, comme le dit l’aut eur desLettres persanes. D’autres savent très-bien pourquoi : c’est pour man œuvrer une dot et se faire une position. Certains hobereaux se croient d’une race quelconque et ne veulent pas laisser périr leurs noms. J’allais oublier les mariages d’inclination : ce so nt les plus naturels et les plus moraux ; ce ne sont pas toujours les plus heureux. Pourquoi ne se marie-t-on pas ? Bien souvent par paresse, souvent par crainte des r esponsabilités, — ce qui n’est pas un sentiment malhonnête. Il y a des célibataires mal conformés et mal portan ts, dont la conscience se révolte à l’idée de donner à leurs enfants, pour premier héri tage, un principe maladif. D’autres qui, arrivés aux jours tristes de la vie, à ces jou rs où l’on ne fait plus de projets, trouvent imprudent et immoral de se ragaillardir pa r la vue d’une poussinée de marmots dont ils ne dirigeront pas l’éducation et l ’établissement. Mieux vaudrait acheter des petits chats et les renouveler quand il s grandissent, comme faisait