A voix basse

A voix basse

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80 pages

Description

D'un rai, le soleil taille des diamants dans l'averse Qui goutte à grands sanglots et que le vent traverse. Je voudrais être l'EAU qui paresse et s'étire, Flâne en se faufilant et sculpte, pour le plaisir, Le rocher ou la berge, le bord de la paupière Qui, scintillante, devient semeuse de lumières. Je voudrais être l'EAU juste un petit instant Pour sentir le frisson sous les caresses du vent. Les variations de la lumière, les nuances qu'elle apporte à la nature, le jeu du soleil et des ombres, les aubes et les crépuscules: voici ce que captent, délicatement, les vers de J. Roussy qui dit, dans ce recueil, un continuel éblouissement face au spectacle offert par la Création. Œuvre poétique contemplative et iridescente, "À voix basse" invite ainsi à un recueillement... Mais un recueillement qui serait moins austère que vivifiant...

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Date de parution 06 novembre 2014
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EAN13 9782342029925
Langue Français

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Du même auteur
L’Encre verte,Éditions La Bruyère (épuisé) Peinture sur mots, Éclats de rêve, Quatuor,(ouvrage distingué au Prix Flammes Vives 1987)
Josyane Roussy
À voix basse
Société des Écrivains
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À voix basse Il y a longtemps, Sur un sentier obscur Troué de lumières verticales, J’ai découvert l’âme de Dame Nature, Elle parlait à voix basse M’entraînant sans bruit Dans un voyage D’où je ne suis jamais revenue.
7
La page blanche Sur un plan vingt et un vingt neuf sept, L’angoisse s’étire en pointillés, Les doutes sont tremblants dans la marge Comme s’ils voulaient s’en démarquer. Sur ce blanc désert de papier, Ma vie est à l’horizontale, Hors encrier et… ponctuée De poings… et d’interrogations ! Sur ce grand désert de papier Où les errances sont poésies, Je vis couchée en italique Avec des ombres majuscules.
8
Timidement Après avoir ouvert les mâchoires de la nuit L’aurore, timidement, s’étire, se dégourdit, Le jour suspend ses raies de vie entre les branches Et le chœur des vents achève les silences. Quelques frêles églantines se penchent sur le fossé Et l’aurore se défroisse, avance sur le sentier, L’allume et le caresse, remonte sur le saule Puis se fond dans le ciel qu’elle ravive et enjôle.
9
À pas de soie… L’aube a les yeux mi-clos, elle marche à pas de soie
Et cueille les lumières qui flottent à la dérive,
Bientôt le soleil pose ses rayons sur les toits,
Bouleverse les jardins de lueurs évasives
Et de cette aquarelle aux contours maladroits
Naît le jour, en douceur, par des ombres déclives.
10