Absences
76 pages
Français

Absences

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Description

Contrairement aux idées reçues, la poésie peut être très actuelle. N’hésitez pas à entrer dans l’univers poétique de Luc Barbier qui a un regard concis et synthétique sur le monde, la vie, la mort, l’amour, les gens, mais aussi sur lui-même. Des visions parfois abstraites, des voyages, des opinions, des traits d’esprit ou des émotions pures.
L’émotion est en effet sans cesse présente dans ses textes, de l’amour à la colère, en passant par l’humour ou l’étonnement.

Jeux de mots et jeux de sens, s’émouvoir et s’émouvoir encore...


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Date de parution 10 mai 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414066339
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-06631-5

 

© Edilivre, 2017

Du même auteur

Du même auteur :

REGARDS (Editions Saint-Germain-des-Prés) – 1979

SOLITUDES (Editions Saint-Germain-des-Prés) – 1981

Préambule

Il m’arrive d’avoir des absences. Durant ces absences mon esprit vagabonde sur des souvenirs, des lectures, des expériences, des observations, bref sur ma vie, les vies qui m’entourent, proches ou lointaines. Ces absences m’avaient déjà permis de produire deux modestes recueils de poésies en 1979 et en 1981 (éditions Saint Germain-des-Prés). Appelons-les pudiquement des œuvres de jeunesse dont j’ai tout de même prélevé six textes pour cet ouvrage. Puis je me suis plongé dans le grand bain de la vie et j’ai fait autre chose (des boulots, des enfants, des voyages,…). La source n’était pas tarie, mais bouchée plutôt…

Après une très longue absence, le bouchon a sauté ! Je retrouve l’émotion, les flashs, la rythmique, la sensibilité, la musique, mais surtout le plaisir. Le plaisir de peaufiner les mots, de les relire, de les polir, de les caresser, de les modifier parfois.

Pour moi la poésie est un regard concis et synthétique sur le monde, sur la vie, sur la mort, sur l’amour, sur les gens, et aussi sur soi-même. Contrairement aux idées reçues la poésie est très actuelle, comme des chansons où la musique serait quasi absente. Mais cela peut aussi être une vision abstraite, un trait d’esprit, ou une émotion pure. C’est aussi un exercice de style qui impose un rythme particulier, servant une émotion particulière. Il faut du sens, parfois des sens, jouer avec les mots, s’émouvoir et s’émouvoir encore. Cela peut être beau et profond, cela peut être court et violent comme un flash : c’est du concentré !

J’ai rassemblé ici des textes en vrac, il n’y a pas vraiment d’ordonnancement, pas d’orchestration, pas de chronologie, pas d’ordre à tous les sens du terme. J’ai juste rebattu les cartes. Ce sont de simples images parfois furtives, des impressions, des émotions, des coups de cœurs, des coups de gueule aussi.

J’ai pris du plaisir à tricoter ces mots, vous pourriez en avoir à les détricoter.

Luc BARBIER

J’aurais tant aimé

Moi j’aurais tant aimé que tu m’aimes vraiment

Que tu sois ma câline et que l’on soit amants,

Que tu poses ta tête au creux de mon épaule

En disant des mots doux

En disant des mots drôles

Moi j’aurais tant aimé que ton regard si doux,

Nos doigts entrelacés, tes baisers dans mon cou,

Ma vie entre tes mains, ton cœur apprivoisé

Et mes yeux dans tes yeux

Et ton corps allongé…

Moi j’aurais tant voulu avant que d’être vieux

Voir l’éclat de ton âme et te connaître mieux,

Te laisser m’enivrer de ta gorge profonde,

Jusqu’au bout de la nuit

Et jusqu’au bout du monde.

L’esprit des batailles

On a perdu l’honneur et l’esprit des batailles

Du temps où les soldats, la peur dans les entrailles

Partaient à pieds au loin, joyeux et fiers, et beaux.

Les chemins de la gloire alors montaient si haut !

On a perdu l’horreur et les cris des batailles,

Dans la fureur du feu, le bruit de la mitraille

Le courage et la peur qui nous glaçait le sang

Et l’odeur de la poudre et les morts effrayants.

On a perdu nos chairs au tranchant de leurs lames,

Nos os se sont brisés à Ulm et à Wagram

Sous l’assaut des boulets vomis par les canons,

Les canons de la gloire !

Les canons de l’honneur !

Les canons de l’horreur !

Moi j’ai perdu la vie, on m’a troué la peau,

Mon sang s’est écoulé sur ces terres lointaines.

Je n’étais que soldat ou même capitaine,

Mais mon cœur est resté dans le cœur de Margot.

Le chaos**

Quand je suis seul dans mon chaos

Je rêve d’ordre et de rigueur

Or sur la...