Bukowski n'en a jamais parlé

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120 pages
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Elle jongle inexorablement / Avec ses balles / Alors que le soir tombe / L'une au-dessus de la tête / L'autre autour du coeur / La dernière entre les jambes / elle jongle inexorablement / Avec ses balles / Alors que le jour se lève / La première est la liberté / La deuxième est l'amour / La troisième est l'homme

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Date de parution 01 juin 2012
Nombre de lectures 57
EAN13 9782296492516
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0076€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Bukowski n’en a jamais parlé
Sam Gave Bukowski n’en a jamais parlé
Poèmes libres
Du même auteur Je n’ai de libre que ma chute. Tome 1, Nouvelles poétiques, Edilivre © L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99053-1 EAN : 9782296990531
Pas plus que la liberté l’amour n’est un droit
LA VEILLE J’aime te regarder dormir Comme on veille un enfant Pendant que la ville brûle Et que les vieilles putes S’offrent du bon temps J’aime illuminer tes yeux De l’extraordinaire de la vie Princes, démons Et esprits pervers Jouez avec mes sentiments Si vous voulez Mais que diable, épargnez-la ! Pourquoi te réveiller Dans l’anonymat Des baraques de café chaud Et des étals d’aubergines ? Le matin se lève dans la brise Et je t’entortille dans mon écharpe Pour te garder près de moi
7
LE MASSAÏ Le Massaï meurt Quand on l’enferme Il vit dans le présent Et n’imagine pas qu’un jour On puisse lui rendre sa liberté -Je suis un Massaï, lui dis-je Je vais mourir aussi Si tu m’enfermes -J’m’en fiche, dit la fille, je t’aime Le soleil écrasait l’horizon Et je barbotais comme un poisson Dans mon sac plastique -Tu es agressive Tu ressembles à un homme blanc ! -Tu m’agaces, dit-elle J’veux faire l’amour avec toi Et elle écrasa dans mes côtes Le canon d’un flingue rouillé -Pas possible ! Tu es un trav’ ? -Ce n’est pas un crime de t’aimer ? -Tu t’prends pour Dieu Qui nous aime sans notre avis -C’est toi que j’aime, dit-elle, pas Dieu Merde, c’est mon droit ! -Pas plus que la liberté L’amour n’est un droit Des anges d’aluminium
8
Tombèrent du ciel Pour nous botter le cul - Aimez-vous les uns les autres Ordonnèrent-ils Alors qu’on se dévorait Comme des loups -Shit, fais gaffe, les condés Rhabille-toi, dit-elle -Dommage J’allais te bouffer la cervelle Puis le cœur Et le sexe -Tu vois que tu m’aimes aussi, me chambra-t-elle -L’amour n’est que de la propagande Quand il n’est pas l’exception -L’amour, ça s’consomme Puis on s’y brûle Et on s’y perd -Non l’amour est une drogue pour toi Tu en jouis et tu l’détestes Mais tu n’peux pas t’en passer Et je commandai illico un taxi rose -Et c’est quoi l’amour pour toi ? Railla-t-elle -L’amour c’est quand je plonge Dans l’au-delà, Et au moment de rencontrer la mort Je découvre ton âme Qui m’arrache de l’oubli -Peut-être, dit la fille Mais moi je te laisserais crever
9
Les anges de ferraille M’emmenèrent dans le taxi rose Et moi qui avais cru Que son flingue était naze !
10