Comme une aubade

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Maggy De Coster est avant tout poète, et a le don de l’image tendre et juste, telle cette « nuit qui abaisse les paupières du jour » ou l’herbe « qui soupire après le soleil ». Déjà, le titre, Comme une aubade, indique la direction. Une journée qu’on poursuit à l’aube, riche de sentiments, et de sentiments forts. C’est comme si la page sombre des doutes et d’une nuit inquiète qui s’achève se tournait pour s’ouvrir sur les encourageantes lueurs d’un soleil promis. Très vite on aborde la souffrance, ou du moins son souvenir, les expériences amères avec leur « cargaison de plaintes », les remontées des « épaves de haine », les douleurs du « venin de l’aspic », mais transcendées par « les accords inattendus » et les « trésors d’humanité ». Toutefois l’art de Maggy De Coster échappe à la mondanité comme à la superficialité. D’une part, les recherches de l’écriture sont exigeantes, en particulier dans l’art âprement difficile du poème en prose. D’autre part, on sent affleurer à la surface des mots une immense souffrance.
Journaliste de formation, détentrice d’un DEA de Sociologie du Droit et Relations sociales, membre de l’Association des Femmes Journalistes (AFJ), Maggy DE COSTER a travaillé dans différents périodiques en France et à l’étranger. Elle dirige Le Manoir des Poètes, une revue semestrielle à vocation poétique, culturelle et littéraire. Elle est également membre délégué de la Société des Gens de Lettres, Sociétaire et membre du Comité directeur de La Société des Poètes Français et aussi membre du P.E.N. Club français.

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Date de parution 01 janvier 2007
Nombre de visites sur la page 5
EAN13 9782849240434
Langue Français

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Comme une aubadeCollection « Poésie francophone »
déjà parus :
Jusqu’au bout du vertige, Elvire Maurouard (Haïti)
Baalbek, les demeures sacrificielles, Nohad Salameh (Liban)
La seconde résurrection, Christophe Condello (Québec)
© Éditions du Cygne, Paris, 2007
editionsducygne@club-internet.fr
www.editionsducygne.com
ISBN : 978-2-84924-043-4Maggy De Coster
Comme une aubade
Éditions du Cygnedu même auteur :
POÉSIES :
- Nuit d’assaut, Éd. Choucoune, 1981
- Ondes vives, Éd. Choucoune, 1987
- Rêves et folies, Éd. Saint Germain des Prés, 1994
- Mémoires inachevés d’une île moribonde, Éd. Nouvelle Pléiade,
1998 (Premier Prix de poésie de L’Académie Internationale « Il
Convivio », Italie, 2003)
- La tramontane des soupirs ou le siège des marées, Éd. New
Legend, 2002 (Diplôme et Médaille de Vermeil de L’Académie
International de Lutèce, Mars 2004, Paris)
- Un élan d’innocence, Éd. Spéciale, 2004
- Les vendanges vespérales, Éd. Silex/Nouvelles du Sud, Paris,
2005 (2ème Prix d’argent de : Art et Poésie de la Côte d’Azur, 2005 ;
3ème Prix Jean Cocteau au Grand concours international de Poésie Richelieu
pour un poème sur la Paix, 2004 ; 4ème Prix de la chanson poétique au Grand
concours international de Poésie Richelieu, 2006)
- Petites histoires pour des nuits merveilleuses , Éd. Le manoir des
poètes, 2004
- Anthologie du Manoir des Poètes-Le Chant des Villes, Éd.
Dianoïa, 2006
ESSAI :
- Analyse du discours de presse, Éd. Choucoune, 1996
ROMAN :
Le chant de Soledad, Éd. Rencontres Européennes, 2000
(Médaille d’argent de l’Académie Internationale de Lutèce, Paris, février 2005)
AUTOBIOGRAPHIE :
- Itinéraire interrompu d’une jeune femme journaliste, Éd. des
Ecrivains, 1998 (Diplôme et Médaille de Vermeil de l’Académie
Internationale de Lutèce, Paris 2006)Préface
Avec Comme une aubade, Maggy De Coster n’en est
pas à son coup d’essai. On lui doit déjà huit recueils de
poèmes, une anthologie, un roman, un essai et une
autobiographie, ces deux derniers portant sur son
parcours de journaliste et ses divers engagements
humanistes, comme la cause des femmes.
Mais jusqu’à présent, chacun des ouvrages de
Maggy appartenait à un genre bien délimité. Comme une
aubade propose à la fois des poèmes, qu’on pourrait
qualifier de traditionnels, un riche bouquet de tercets,
une série de poèmes en prose de forme originale et
ramassée. Comme si Maggy avait voulu nous offrir une
sorte de florilège de ses talents. Le projet, on s’en
doute, connaît le risque de la disparité, risque auquel
finalement l’ œ uvre échappe. Du début à la fin, à travers
la diversité des formes et de l’écriture, on perçoit le fil
d’Ariane, une sensibilité dense et contrastée, faite à la
fois d’évidences et de non-dits.
Déjà, le titre, Comme une aubade, indique la direction.
Une journée qu’on poursuit à l’aube, riche de
sentiments, et de sentiments forts. C’est comme si la page
sombre des doutes et d’une nuit inquiète qui s’achève
se tournait pour s’ouvrir sur les encourageantes lueurs
d’un soleil promis. Très vite on aborde la souffrance,
ou du moins son souvenir, les expériences amères avec
leur « cargaison de plaintes », les remontées des «
épaves de haine », les douleurs du « venin de l’aspic », mais
5transcendées par « les accords inattendus » et « les
trésors d’humanité ». Sur terre, on l’aura compris, le
chemin confiant, c’est « le viaduc de l’amour », et le signe
céleste « la comète de l’amour à l’heure où les archanges
s’épanchent ».
Ces thèmes sont bien universels, aussi nous
portent-ils, et répondent-ils à une bonne part de nos
interrogations. Mais Maggy se garde bien de la philosophie.
Elle est avant tout poète, et a le don de l’image tendre
et juste, telle cette « nuit qui abaisse les paupières du
jour » ou l’herbe « qui soupire après le soleil ». La
musique des mots, comme une aubade, rythme son
discours : « J’ai dansé sur la vague du soir »...
Toutefois l’art de Maggy échappe à la mondanité
comme à la superficialité. D’une part les recherches de
l’écriture sont exigeantes, en particulier dans l’art
âprement difficile du poème en prose, et celui, intense, du
haïku. D’autre part, on sent affleurer à la surface des
mots une immense souffrance pudique, retenue, jamais
indiscrète, allégée par un human, une demi-teinte.
Aimons donc le livre, et laissons scintiller, les unes
après les autres, les diverses facettes de l’inspiration
toute féminine de Maggy de Coster.
Jean-Noël CORDIER
Vice-président de la Société des Poètes Français