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Congo Ô suivi de Saisons plurielles

De
54 pages
Ô Congo est une série de poèmes sur le Congo-Kinshasa. Des poèmes de dépit, un sanglot étouffé dans des borborygmes de déprime sans horizon, un fruit qui éclate au contact des griffes étrangères. Cet ouvrage est comme un couteau qui taillade sans pitié ceux qui saignent ce pays. C’est un index pointé sur les fils et filles du Congo, victimes consentantes de sa chute vertigineuse. Des poèmes virulents, qui ne laissent pas d’excuse à ceux qui apportent leur contribution au malheur de cette nation qui tarde à se réveiller.
« Pleurs éteints qui ne coulent plus des yeux révulsés
Aux horreurs permises et acclamées du dedans comme du dehors... »
Saisons plurielles est une série de poèmes tantôt légers, tantôt denses, qui parlent d’amitié et d’amour frivole, mais qui sont également des jets d'amertume qui fulgurent. Le mot est pur, volatil, il bondit et lacère, il serpente et déterre les récriminations justifiées et les frustrations entretenues.
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-75299-4

 

© Edilivre, 2014

Du même auteur

Du même auteur :

Flammèches, Editions du Mont noir, Kinshasa 1973

Kamba Luesa. Co-auteur. Kinshasa 2001

Roger Botembe Transymbolisme du masque africain. Co-auteur. Kinshasa, Editions AEG 2002

Par la fenêtre entrouverte, Editions Bookelis, France 2014

Un ange dans la tourmente, Editions Edilivre, France 2014

Lema Kusa : Des laques de soleil dans les laves de lumière Editions Bookelis, France Juin 2014

Citation

 

« Se brisant contre les barreaux de la cage, mais aussi, y faisant brèche. »

Aimé Césaire, Une Saison au Congo

Ô Congo

Sanglot pour mon pays

Congo Ô

Congo, haut de gamme de trames

Congo aux mille plaies béant aux flancs de l’Equateur

Congo, saut irrésistiblement interrompu

Dans les vertiges et les rouages de la mondialisation

Congo tôt sorti, tôt déclassé

Des banquets et des assises internationaux

Congo, pot d’illusions fracassées

Avec mille âmes égaillées aux mille recoins terrestres

Congo, lot de vierges sacrifiées

Sous les bruits des bottes et les chants des kalachnikovs

Congo, faux destin découvert

Entretenu par l’hypocrisie et la médiocrité autocratiques

Congo, peau crevassée de viols

De vols, de prophéties engourdies dans des temples cossus

Congo, eau vagabonde dépourvue d’ondes

Long filet d’espoirs enfouis sur 2.342 000 kilomètres carrés

Congo, corps perclus sur l’horizon immobile

Aux intersections des essors percutés de plein fouet

Congo, enclos privé des prédateurs

Collecteur de leurs urines, de leurs déjections

Congo, dos des démagogues

Depuis leurs tribunes et leur verbe devant la foule.

Congo, Ô, mon Congo !

A l’Est de ton domaine, Kivu, Maniema, Goma

Ecrins des seins perdus

Où le sperme et le sang victorieux

Ont inauguré l’ère de la mutilation

Dans les corps déchirés de tes filles

Ebahies à jamais, mortes dans leur vertu pétrifiée

Au centre de ta demeure : Tshikapa, Mbuji-Mayi, Kananga

Ils ont labouré tes alluvions et raclé tes entrailles

Ils y ont entraîné ta progéniture pour leurs alibis

Ils y ont retiré des gemmes scintillantes, diamants enviés

Aujourd’hui riches prisonniers dans les tailleries outre-Atlantique.

Congo Ô

A l’Ouest et au sud de tes horizons illimités

La sève de manioc s’est asséchée au vent chaud des exodes

Aux formules incantatoires pour des lendemains édéniques

Et l’avenir, coupé à ras de phanère gigote encore, tordu

Dans les gorges impétueuses, dans les rires nubiles

De ta jeunesse aux vases d’intentions fêlés, déversées dans le gouffre

De l’incertitude, dans la hargne qui suinte de frustration retenue.

Ô Congo, longue plainte pour ma terre

Large râle...