Contemplations de l

Contemplations de l'arbre

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120 pages
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Description

Avec pour seul sujet "l'arbre", le poète chante une nature spécifiquement coréenne imprégnée de multireligiosité : les symboles du bouddhisme, du chamanisme, du taoïsme, du confucianisme et même du christianisme ont fusionné et donnent un sens à la vie quotidienne. Dans ces poèmes en prose, le poète exprime des réflexions sereines sur le monde visible et invisible par les images pluridimensionnelles.

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Ajouté le 01 février 2007
Nombre de lectures 260
EAN13 9782296163850
Langue Français
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CONTEMPLATIONS

DE L'ARBRE

Du même auteur

Poésie en coréen

Nostalgie des êtres humains, 2002 Les herbes en fleurs ne s'épanouissent pas pour rien, 2003 Contemplations de l'arbre, 2004 Poèmes sur l'eau, 2005

«::> L'HARMATTAN,

2007

5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris
L'HARMATTAN, ITALIA s.r.l.

Via Degli Artisti 15; 10124 Torino L'HARMATTAN HONGRIE Kônyvesbolt; Kossuth L. u. 14-16; 1053 Budapest L'HARMATTAN BURKINA FASO 1200 logements villa 96; 12B2260; Ouagadougou 12 ESPACE L'HARMATTAN KINSHASA Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives BP243, KIN XI ; Université de Kinshasa - RDC

htlp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattanl @wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-02409-0 EAN:9782296024090

JEONG You-JoOD

Contemplations de l'arbre

Poèmes traduits du coréen par HEUH Bong-Geum Revus par Sylvie VIELLARD-GAY

Préface de MOON Dok-S u Notice de SHIN I0ou-Ho

L'Harmattan

Lettres

Coréennes

Déjà parus
JO Jong-nae, La chaîne des monts Taebaek (Tome 5 Le complot), 2006. JO Jong-nae, La chaîne des monts Taebaek (Tome 4 Sang-Jin le stratège), 2006. CHANG Seon, Voyage au bout du monde, 2006. JO Jong-nae, Arirang. Nos terres sont notre vie (vol. l, 2, 3), 2005. JO Jong-nae, La chaîne des monts Taebaek (Tome 3 Un chef incorruptible), 2005. JO Jong-nae, La chaîne des monts Taebaek (Tome 2 Beom-ou le pacifique), 2005. JO Jong-nae, La chaîne des monts Taebaek (Tome J), 2004. YI In-Seong, Saisons d'exil, 2004. YOUN Dae-nyong, Les Amants du Coca-Cola Club, traduit par Byon Jeong-won, Lee André et revu par G. Ziegelmeyer, 2003. YOUN Dae-nyong, Voleur d'oeufs, traduit par Lee Ka-rim et G. Ziegelmeyer,2003. JO Jong-nae, ARIRANG (vol. 10-12), Où le jour se lève sur la plaine, traduit par Georges Ziegelmeyer, 2003. ARIRANG (vol. 7-9) Un peuple sans patrie, traduit par Georges Ziegelmeyer,2003. ARIRANG (vol. 4-6) Tout citoyen incarne la patrie, traduit par J. Byon et G. Ziegelmeyer, 2003. ARIRANG (voU-3) Nos terres sont notre vie, traduit par J. Byon et G. Ziegelmeyer, 2000. JEONG Ji-yong, Nostalgie, recueil de poèmes, traduit par Lee Ka-rim et G. Ziegelmeyer, 1999. JO Jeong-nae, Terre d'exil et autres romans, traduit par Lim Yeong-hee et Marc Tardieu, 1999. KIM Cho-hyé, Cent pétales d'amour, recueil de poèmes, traduit par J. Byon et G. Ziegelmeyer, 1998. JO Jeong-nae, Jouer avec le feu, roman, traduit par J. Byon et G. Ziegelmeyer, 1998. Park Jung-ki, Paroles d'un sage coréen à ses petits-enfants, traduit par J. Byon et G. Ziegelmeyer, préfacé par Mgr O. de Berranger, évêque de Saint-Denis, 1998.

Préface

La manifestation de la cosmologie

Je me promène souvent en montagne avec Monsieur JEONG You-Joon. Nous parlons plus souvent des arbres et des fleurs que de la vie quotidienne. Il est heureux de rencontrer des amis écrivains à la montagne; mais il est surtout heureux d'y rencontrer d'autres vies, c'est-à-dire les arbres, les fleurs et les oiseaux. Bukhansan, Dobongsan, Kwanaksan, Chungkésan, ces montagnes renommées près de Séoul ne nous sont pas étrangères bien que nous n'y montions pas souvent. Mais, si nous montons encore plus vers les sommets, nous pouvons trouver plein d'arbres et de fleurs inconnus que nous avons l'impression de voir pour la première fois. Le monde secret d'une vraie vie s'ouvre. Donc, « quel est cet arbre? », « quelle est cette fleur? », ces questions ne relèvent pas de la simple curiosité intellectuelle de connaître leur nom, mais c'est une émotion et une admiration pour la

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nature. On peut dire que c'est la manifestation de la cosmologie. Quand nous sommes embarrassés devant cette nature inconnue, un guide volontaire vient nous aider. C'est Monsieur JEONG You-Joon, lui-même. Bien qu'il ne soit ni philosophe ni biologiste, il connaît non seulement tous les noms et la vie des plantes mais aussi leurs secrets de croissance. De temps en temps, il déballe, devant nous, sans en avoir l'air, son lot d'histoires secrètes. Il n'a aucun titre de «docteur ès arbres» ou «docteur ès fleurs» ; mais, il se peut que, bientôt, le public lui donne une telle consécration. Monsieur JEONG You-Joon publie son troisième recueil de poèmes, Contemplations de l'arbre, juste un an après la publication de son deuxième recueil, Les herbes enfleurs ne s'épanouissent pas pour rien. Comme, de ses précédentes publications, nous pouvons imaginer aisément l'atmosphère de ce nouveau recueil, nous pouvons y percevoir une sorte d'obstacle intentionnel ou audacieux, plein de significations, que nous ne pourrons pas franchir du premier coup. Nous remarquons, d'abord, que le poète a fixé le thème central de ses œuvres. Nous pouvons dire qu'il en a établi les bases. Il s'est préoccupé des «herbes en fleurs» dans son deuxième recueil et il s'attache aux «arbres» dans le troisième. Nous pouvons en déduire ce que le poète chante et quel sens il recherche particulièrement. 8

Monsieur JEONG ne s'arrête pas à la simple description des arbres et des fleurs; l'allégorie des végétaux est autant subjective qu'objective. Les jours maussades, le vent agite le bois de bambous et le réveille. Une volée d'oiseaux prend son essor vers le ciel,. le bois frémit du bruit qui se brise. Le vent heùreux d'avoir jeté ainsi le trouble. Bien qu'il adresse des injures en abondance, il ressent aussitôt la tendresse. Le vent endort le bois de bambous puis franchit la montagne. Les branches courbées rangent leur ombre et offrent leurs.bras aux troglodytes revenus. Les bambous se maintiennent droits dans cette agitation. - Le vent habite dans le bois de bambous Nous pouvons sentir, tout de suite, la coexistence du subjectif et de l'objectif dans ce poème. Les «jours maussades )) concernent-ils le psychisme de l'auteur ou l'ambiance du lieu? L'expression «le vent agite le bois de bambous et le réveille )) n'est pas seulement une description réaliste, mais le sentiment subjectif du poète y est présent. Dans l'expression «Le vent heureux d'avoir jeté ainsi le trouble )), le subjectif et l'objectif coexistent, mais le subjectif y domine. Cette coexistence du subjectif et de l'objectif est, peut-être, la conception spécifique du poète. Cependant, il faut souligner que, « description objective )) ou « description subjective )), le poète a dû en prendre pleinement conscience. 9

[A] Les arbres de monfrère aîné se tournent et se retournent. Des oiseaux sont assis sur les branches de l'érable et frottent leurs becs. Le petit oiseau s'envole vers le ciel, dans l'air printanier. Apprends-moi à m 'habituer aux hauteurs vertigineuses. - Arbres de mon frère aîné [B] (Les arbres disent aux hommes) de renoncer à l'orgueil inutile. Ils disent de n'enfoncer de clou dans le cœur de personne, de ne pas élever de mur entre les hommes.. les arbres agitent leurs mains de verdure, de verdure. - Les arbres disent aux hommes Le premier exemple, [A], raconte le secret de l'élévation d'une vie, celle de l'arbre, et la relation existant dans la nature entre tous les êtres vivants; en parlant, dans le deuxième exemple, [B], d'une morale au sein de la nature, comment ne pas y voir une satire dirigée contre les hommes? Nous pourrions multiplier les exemples de ce genre. En règle générale, le poète tente de rechercher, dans la nature, «une valeur» au-delà du sensible. Nous trouvons des gestes qui y quêtent non seulement le mystère, le respect et la dignité de la vie mais aussi les bases éthiques et morales de la société humaine. Nous ne pouvons pas mesurer à quel point a été poussée cette recherche de valeur que le poète voit et
comprend dans la nature

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pour cela, il faudrait,

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peut-être, une compréhension plus approfondie des vertus vitales de la nature -, mais nous avons l'impression qu'il en a déjà conscience. C'est de ce point de vue que nous pouvons attendre un potentiel de ce poète.
MOON Dok-Su <Poète, Membre de l'Académie des Arts>

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