Des cendres aux enfers…

Des cendres aux enfers…

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Livres
250 pages

Description

Des cendres aux enfers... est une poignée de fantaisies que l’auteur sème aux quatre vents. Il s’y livre en entier, poète sans prétentions.

Chanteur sans musique, rappeur sans beat, peut-être un rien mélancolique, peut-être un brin narcissique – à nous d’en juger...


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Informations

Publié par
Date de parution 07 août 2013
Nombre de lectures 8
EAN13 9791020321480
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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DES CENDRES AUX ENFERS…

Aurélien MAITRE

Des cendres
aux enfers…


Éditions Baudelaire

© Éditions Baudelaire, 2013

Envois de manuscrits :
Éditions Baudelaire – 11, cours Vitton – 69452 Lyon Cedex 06

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AVERTISSEMENTS LECTEUR

Prends tout ce qui suit pour ce que c’est, rien d’autre qu’un de mes jeux favoris. Ce ne sera jamais par le menu qu’il faudra considérer mon « œuvre » mais par la satisfaction éprouvée dans la fabrication (toute mentale qu’elle soit)…



À toi Chloé moteur et essence de ma publication et à toi mémère, ô combien spécialement qui aura eu le courage de me soutenir depuis le premier de mes jours jusqu’au matin du premier avril 2012, loi…




Le grand moteur de la jeunesse, c’est la vanité
Merci pour tout, louée soit votre patience…

Marcel Pagnol




Une nouvelle fois je tout fébrile,

Putain de gare que Dijon-ville.

Je m’en vais là d’où je ne devrais revenir,

Non pas mourir, peut-être pire

Un aller-retour vers mon enfant

Trois petits tours et puis grand vent ;

Dans mon crâne de cristal navigue un éléphant…

Je n’ose qu’à peine t’écrire

Ces quelques mots sans rire

Jaune de ma condition, éternel honteux…

Foutu papa sans fille…

Foutu, papa s’enfuit !!!

Je t’aime Chloé !!! En vain…

Mille vœux de bonheur…

Sous vingt mille autres yeux

Que les vôtres je meurs donc je vis,

Pourras-tu me le pardonner

Ma toute petite souris…


Le vieil homme crie sa mère…

La femme du vieil homme

S’est jetée à la mer

Dans les bras d’un autre…

Petit suicide organisé,

Et par l’amour galvanisée

Elle a nagé loin des secours.

On mît la main sur le mort

Mais sur le corps de la femme jamais,

Je pense qu’elle rame et rame encore…

Course folle contre l’aurore,

Contre les vents et les marées,

Contre-courants et jeunes mariés…


Une lune si énorme se levait,

Que le ciel avec elle semblait rapetisser…

Le soleil quant à lui occupé qu’il était

À réchauffer les cuirs, les fesses

De l’autre face du globe

N’en avait rien à foutre…


L’horrible histoire d’un verbe cruel,

Sans cœur pour ses sujets…


À pendre

Ou (au moins)

À blesser…


Pourquoi fallait-il que je joue à je, à nous ?

Vu qu’aujourd’hui, je me retrouve

Encore en pleurs à tes genoux…


C’est le lac des vautours,

C’est le lac des corbeaux,

Le lac des signes insultants…

Il y a du monde autour,

Et il y a du monde dedans

Et tous s’affairent,

Et tous à faire

Des ronds dans l’eau…


De quoi, quoi ? T’as dit quoi ??

Les enfants s’amusent ???

Mais ferme ta gueule,

C’est toi qui t’amuses !!!

C’est les chiens qui s’amusent

Et encore…

Les enfants eux au mieux ils se font chier,

Au pire ces petits cons

Se foutent en l’air,

Se jettent à l’eau ou pire encore

Se mettent le feu…

Nan mais t’y crois ? Alors arrête

Avec tous tes lieux communs,

Pense à tous ceux qui crèvent

Rien que de soif et ou de faim :

Économise ta salive, ne dis plus rien…


Ah, si encore il suffisait

D’un peu d’amour

Et de beaucoup,

Beaucoup de sexe,

Plein d’amitiés,

Pas de complexe…

Mais nan !!!

L’humain dans sa défaite

Ne souhaitera jamais longue vie

À un seul de ses opposants,

Guerrier tribal,

Fougueux amant :

Bordel de mer de sentiments…


Le poète se devrait d’être…

Le poète ce devrait être

Celui qui nous rassure,

Celui qui prouve par A plus B

Qu’il y a pire c’est sûr

Et que d’eux et d’eux…

Affaire à suivre,

J’ai un peu mal vers l’aine…


Et je voyage

Et re-voyage,

Jeux de voyage

En société…

Intrinsèquement,

« Je » est un voyage

Naturellement,

Je hais les voyages…


La vie est belle, je vous le dis ;

La vie est belle mais j’la vomis…

Crise de foi carabinée,

Carabines et tirs de mortier :

Allez donc tous vous faire chier…


Vas y, dis-moi pourquoi

Je te me livrerais ?

Pourquoi est-ce que je me donnerais

La peine ? Je la connais…

Aussitôt vie, aussitôt fête

J’en ai souffert des défaites…

En quelque sorte :

Grand commandeur des cloportes…

Always the same, all days je t’aime

Donc…

Moins je te vois, mieux je me porte

Nan je plaisante, tu me hantes,

Tu rôdes au fond de mes cachots spirituels,

Heureusement pour tous mes petits

Pensionnaires habituels,

Tu es gentille et manuelle…


Plus facile que porter sa croix :

Lâcher un pet…


Le soleil s’est tiré

Un avion

Dans la tête…

Et moi je le regardais

Se vider

De toute sa lumière ;

Et moi je le regardais

Au travers

De mes paupières

Moi qui me complaisais

Dans l’encre

Rouge de mes misères…


Combien de différences il y a

Entre le voyageur et le voyageant ?

L’un va tout droit de A à B,

L’autre profite du spectacle

Et choisi toutes ses étapes

Non-inventées…

Holiday-Inn inespérées…


Voir neiger

Noir de geais…

Triste spectacle

S’offrant à moi,

...