Des Poèmes pour Chaque Saison

Des Poèmes pour Chaque Saison

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Livres
88 pages

Description

Ces poèmes sont réunis au fil des saisons pour marquer leur caractère temporel et éphémère correspondant aux 52 semaines de l’année. Ils ont chacun leur histoire, leur couleur et leur musicalité propre.


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Date de parution 13 avril 2018
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EAN13 9782754740654
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Jean-Charles Watiez
Des Poèmes pour Chaque Saison
2018
Les Éditions du Panthéon 12, rue Antoine Bourdelle – 75015 Paris Tél. 01 43 71 14 72 www.editions-pantheon.fr FacebookTwitterLinkedin
A ma Muse, Epouse et Mère de nos trois merveilleux enfants.
« L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes – sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. »
Nelson MANDELA
Le printemps
Eloge de la lenteur
Dans la furie du temps, le tourbillon sans cesse, Des fausses priorités, de l’émoi, des promesses, Des esprits angoissés, fourbus par la vitesse, Obsédés par l’Avoir, brisés par la tristesse, L’ennui s’est répandu comme la poudre à canon, Le malheur est partout, il hante les maisons, Il explose et jaillit, il casse et il détruit, Les espoirs et les rêves et le goût de la vie. Ô lenteur salutaire qui vient nous réveiller, Nous réapprendre à vivre, à voir et à aimer, A privilégier l’Etre, l’écoute et la pensée. Règne enfin dans ce monde qui est si tourmenté, Pour combattre ce mal, si sournois et nuisible, Qui balaye les êtres et les rend invisibles.
Un rouge-gorge
n rouge-gorge ce matin est revenu me voir, Me demander asile, me réclamer du pain, Il insiste, il me presse, exhorte mon devoir, Me somme de le nourrir aujourd’hui ou demain. Cet oiseau est étrange, il vient me signifier, De l’accueillir, le prendre et d’être à ses côtés, Savoir le regarder et d’admirer son chant, Sa présence angélique, irréelle, hors du temps. Le chant de cet oiseau me calme et m’assagit, Dans le tumulte du monde où toutes les énergies, S’expriment et se déchaînent, et se combattent aussi. La création est grande, elle se surpasse ainsi, Surtout sa perfection, le cycle des saisons, L’eau, l’air et le feu, l’Amour et tous ses dons.
Les enfànts
Quand la nouvelle arrive, la naissance connue, La joie est à son comble, bonheur inattendu, La venue d’un enfant est un cadeau ultime, Un don pour les parents, une espérance intime. Dans l’existence qui passe, les années qui défilent, La beauté d’un moment, les succès si fragiles, Les enfants nous rappellent, quelques soient les années, Que la vie est très courte et qu’on doit la goûter. Profiter du présent, oublier le passé, Etre en paix avec soi, s’aimer pour bien donner, Pardonner aux ennemis pour grandir avec Joie, Consacrer son temps libre aux plus proches, à autrui, Ecouter, partager, pour devenir un roi, De bonté et d’Amour, c’est ce qui anoblit.
LaChine
Dans l’empire du milieu, si cher à Saint-John Perse, Tout est dans la démesure et l’ordre un peu inverse, A l’occident connu, à l’esprit rationnel, Aux idées convenues, poussées, universelles, Interminables espaces, extrêmes et prodigieux, Où coule le Yang Tse Jiang, ce fleuve torrentueux, Dans la chaleur humide, apparaissent des rizières, Ce sont des œuvres d’art, sculptées, irrégulières, Sur les flancs des collines, et à perte de vue, Pour cette aquaculture, pour cultiver le riz, Le travail permanent, en groupe, est assidu. Il mène à la récolte et bien sûr il nourrit, Autant d’humains sur Terre, dans le plus grand pays, Et qui connût naguère les tous premiers écrits