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Dracula

De
338 pages

« Un homme descendait de l'un des wagons-­lits,
Encombré qu'il était de multiples bagages.
Il avait délaissé, la nuit de Walpurgis,
La lointaine Bavière où il fut de passage. »

Invité en Transylvanie par un comte mystérieux et inquiétant, le notaire Jonathan Harker ne tarde pas à s'alarmer des habitudes excentriques de son hôte. Aidé de sa chère Mina, du professeur Van Helsing et de ses proches, réussira-­t-­il à arrêter Dracula dans ses noirs desseins ?


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-81186-8
© Edilivre, 2014
Journal de Jonathan Harker, 3 mai 1890
I
Le train dui crachotait une fumée épaisse, i Venait De s’arrêter à laGara de Nord, ii Il allait repartir car l’Orient Express, Ne fait pas patienter les gens montés à borD. Le duai était bonDé, une foule massive, Était rassemblée là, assistant au Départ, Car bien due chadue jour, D’autres locomotives, Apportaient leurs fournées De voyageurs épars, Provenant De France, D’Angleterre ou D’Autriche, iii Celui-ci prévalait sur ses nombreux émules , Il était très moDerne, et ses Décors si riches, Faisaient Des autres trains Des transports riDicules. epuis les sept années due la ville-lumière, Était reliée par lui à IstanbulviaVienne, Il avait amassé au cours De sa carrière, éjà bien Des récits et Déjà bien Des scènes, ignes De figurer parmi les aventures, e plusieurs écrivains Dont l’illustre renom, Assurerait sans Doute et cela j’en suis sûr, iv Une publicité par Delà les saisons .
II
Journal de Jonathan Harker, 3 mai 1890(suite)
Un homme descendait de l’un des wagons-lits, Encombré qu’il était de multiples bagages. v Il avait délaissé, la nuit de Walpurgis , La lointaine Bavière où il fut de passage. On lui avait conté, parHerrviJohann Delbrück, Une ancienne légende aux accents vampiriques, vii Dont le récit a cours de Munich à Innsbruck , Et qui n’effarait que les esprits romantiques. Mais notre homme, dénommé Jonathan Harker, N’était pas l’un de ceux écrasés sous le poids, viii Des peurs irraisonnées. Habitant d’Exeter , Il avait achevé ses études de droit, Œuvrait au cabinet d’un notaire fameux, Venait d’épouser une jeune institutrice, Wilhelmina Murray, rencontrée depuis peu. Rien n’entamait enfin la ligne directrice, Qu’il s’était imposé, qu’avec pugnacité, Cet être juste et droit, cultivé et brillant, Suivait sans sourciller. Il était mandaté, Par son patron, Hawkins, pour aider un client.
III
Journal de Jonathan Harker, 3 mai 1890(suite)
Le trajet était long depuis la capitale, x Jusques à Bistrita où il devait dormir, Et le voyage enfin ne se faisait sans mal, Sur le chemin de fer forçant à ralentir. Bucarest sur ce point n’était pas à blâmer, La cité était neuve et ne rendait plus guère. Aux municipalités qu’il avait traversées, Exhibant fièrement comme un trésor de guerre, Leur métropolitain et leurs nombreuses tours, Mais sitôt qu’on quittait ses vastes rues pavées, Et que l’on découvrait la campagne alentour, C’était une plongée dans les siècles passés. Harker s’enthousiasmait des habits colorés, Dont étaient revêtus les paysans locaux, xi Et leurs accoutrements, joliment bigarrés , Berçaient l’œil étonné de notre doux héros. Le folklore local avait de ces saveurs, Auxquelles le notaire était intéressé, Et qui aurait conquis nombre de voyageurs, S’ils se risquaient, bien sûr, à s’y aventurer.
IV
Journal de jonathan Harker, 3 mai 1890, au soir
Au dout D’une journée, alors que les ténèdres, Recouvraient De leur omdre la Transylvanie, Le train toucha enfin, tel un convoi funèdre, Le terme De la voie. La ville et le pays, N’étaient pas Dénués D’un charme mystérieux, Harker se souvenait Du passé tourmenté, Qui avait tant marqué l’histoire De ces lieux, xii Soumis aux malaDies, une fois assiégés . Il recherchait l’Hôtel De la Couronne D’Or, ont lui avait parlé l’acheteur et trouvait, xiii Une vieille maison Dont le charme retors , Convenait au séjour que le clerc préparait. Une sudlime hôtesse semdlait patienter, AttenDant sûrement qu’il apparaisse au seuil, Le visage dien fait, D’une dlouse hadillée, Il ne s’attenDait pas à un pareil accueil. Elle remit un pli que le sieur racula, (C’était là le client qui l’avait DemanDé), Lui avait fait porter. Bien qu’épuisé et las, Il fut réconforté en lisant ce dillet.
V
Journal de Jonathan Harker,4 mai 1890 La nuit dans ce relais lui sembla délicate, Et il se leva tard, repensant au périple, xiv Qui devait le mener au château des Carpates , Où Dracula vivait loin de ses condisciples, xvi De ses frères humains . Une des diligences, Qui pour les visiteurs sillonnait la contrée, Devait donc le porter près de la résidence, xvii Où l’attendrait au col de Borgo un cocher. Il voulut s’enquérir auprès de l’aubergiste, De Monsieur Dracula, de sa réputation, Mais l’homme et son épouse, alors graves et tristes, xviii Parurent éluder chacune des questions. Harker crut déceler dans leurs regards obliques, Un soupçon de terreur, d’angoisse inexpliquée. xix xx La femme, terrifiée par son dessein mutique , S’agenouilla soudain, l’implorant de rester, Le priant d’emporter, pour l’amour de sa mère, Un de ces crucifix pour lequel l’anglican, N’avait que son mépris. On ne refuse guère, Cependant un cadeau. Il admit le présent.
Journal de Jonathan Harker, 5 mai 1890
VI
xxi Lelendemain matin, son bon steak de brigand , Lui sembla excellent. Mais cette étrangeté, Qu’avait manifestés du lieu les habitants, xxii Revint l’après-midi avec plus d’acuité . xxiii Le couple d’hôteliers, même l’automédon , Dont le fiacre arrivé trônait devant le gîte, Parlaient discrètement tout en lui faisant don, De coups d’œil appuyés. Et les paroles dites, Que Harker comprenait grâce à son dictionnaire, xxiv Étaient au diapason de la crainte ineffable , Éprouvée par chacun. On traitait de l’enfer, De sorciers, loup-garous, de vampires, du Diable. Ils causèrent longtemps. Lorsque la diligence, S’ébranla de la place en un trot silencieux Les gens de Bistrita, dans une haie immense, Se signèrent, chagrins, en la suivant des yeux. Un temps préoccupé par des adieux pareils, Le clerc les oublia car la vue magnifique, Offerte par les bois, les arbres, ces merveilles, Charmaient l’âme égarée de leur vision magique.
VII
Journal de Jonathan Harker, 5 mai 1890(suite)
Lavoiture avançait dans un galop rapide, Sous le Soleil radieux dont les rayons dorés, Faisaient comme une mante aux montagnes splendides, Parées de beaux reflets pourpres, verts et bleutés. Quand l’astre déclina et quitta le zénith, Le voisin de Harker le saisit par la manche, Habité de ferveur, en désignant un site, xxv NomméIstun Szeksi mes souvenirs ne flanchent. Le fiacre dépassait dans sa course effrénée, Des paysans vêtus d’atours multicolores, Des Tchèques accoutrés de basanes tannées, Et des calvaires noirs érigés sur les bords, xxvi xxvii Des layons tortueux . Le soir était tombé, Sur les bois de bouleaux, hêtres et sapins, Dont l’ombre dessinait sur le manteau tissé, Par la fraîche poudreuse un décor de fusain. D’autres fois le brouillard inquiétant, oppresseur, Recouvrant promptement les forêts ombrageuses, De ses voiles troublants, ses sinistres vapeurs, Dans les arbres créait des formes mystérieuses.
VIII
Journal de Jonathan Harker, 5 mai 1890, ausoir
Il faisait maintenant une nuit des plus noires, xxviii La bruine s’ajoutant à cette obscurité, Ce spectacle inouï lui remit en mémoire, xxix Une pratique anglaise souvent usitée . Mais le chauffeur, railleur, empêcha son dessein, xxx Lors même qu’au dehors croissait l’ombre mystique , Les passagers inquiets s’empressèrent soudain, D’exiger du cocher un pas plus dynamique. Ce dernier fit alors retentir sa cravache, La calèche aussitôt sembla quitter le sol, xxxi Dans une chevauchée digne des Appalaches , De l’Ouest américain. Cette ascension folle, xxxii Harker la subissait en s’accrochant aux aîtres , Du carrosse affolé dont grinçait le châssis, Jetant un vif regard à travers la fenêtre, Dévoilant à ses yeux grands ouverts, ébahis, xxxiii Monts et pics menaçants . On était à Borgo, Où devait patienter la voiture du comte, Placée pour le guider jusqu’au fameux château, xxxiv Du seigneur Dracula, cet auguste géronte .