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Du côté d'où viendra le jour

De
114 pages
La neige n'est jamais blanche quand elle laisse la nuit l'emporter, terre d'aube qui attend un là-bas refusé, cette bouche qui ne sait plus le dire, mais le murmure parfois, dans le noir de ses défaites. Es-tu le rêve qui moins s'efface quand tu vas dans le noir, ta main posée sur le miroir brouillé d'une heure ; son silence jour à jour arrêté là, vers le gris tard venu de la terre... ce que tu fuis, ce que tu cherches au bord des mots,... hier nos illusions, demain nos ombres. L'ailleurs est ce que défait la lumière.
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Raymond Magnant
Du côté d ’où viendra le jour
Du côté d’où viendra le jour
Raymond Magnant
Du côté d’où viendra le jour
Du même auteur
Voyage au pays d'autrefois, éditions de L'Athanor. Aude ou les flaques de nuit, éditions de l'Athanor. La promesse d'un regard, éditions, Pleine Page Un visage de sable, éditions Publibook, épuisé Jusqu'au rien, éditions, La Société des Écrivains Vivre peut-être, éditions L'Harmattan Elle dans l'aurore, éditions L'Harmattan Toi et l'atlantique, éditions La Société des Écrivains Presqu'amour, éditions L'Harmattan
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-09350-5 EAN : 9782343093505
« Le jour au fond du jour sauvera-t-il le peu de mots que nous fûmes ensemble. »
Yves Bonnefoy
Pour Nadine
« O toi dont les yeux ont vu les nuages de neige. Toi dont le seul livre a été la lumière Oh ne t'épuise pas…, je ne sais rien Et pourtant le soir écoute. »
John Keats
 Quel désir, chagrin ou fatigue a jeté dans le vide tant de ciel et de silence, vers le pays imprévisible où t’habille le vent. Il se pourrait encore que tu reviennes quand une voix dit ton nom, sa plainte inlassable, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier. La nuit se perd à la recherche de la nuit…. Comme jamais. Comme jadis.  Tu existes sans le savoir… pour t’effacer, m’effacer. Il n’y a plus de chemin. Rien que le regret de tes pas.
Ailleurs ce n’est pas ce qui est loin, c’est naître sans cesse, n’arriver jamais. Tout juste la feuille d’un arbre… et autour, quelques herbes tressées. Laisse-moi te regarder encore lorsque les jours clairs portent du gris, émerveillé et triste que ce soit, déjà, fini. Loin… l’aube des arbres…
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