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Feux de lumière tardive

De
94 pages
"Il y a dans ce livre une férocité lucide, un engagement vers les contraires ; paradoxale vivacité de l'esprit entre la bouche qui exprime et celle qui dévore, entre la main qui crée et celle qui brise. On progresse au fil des pages dans un univers de subtils entrelacs, au sein desquels demeure toujours la lucidité du verbe. Ce qui apparaît comme foisonnement, comme lyrisme, n'est-il pas plutôt fil d'Ariane dans le labyrinthe de l'esprit ?" Extrait de la préface
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PATRICK RAVEAU
Feux de lumière tard Préface de Daniel Leduc
FEUX DE LUMIERE TARDIVE
Poètes des cinq continents En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan La collectionPoètes des cinq continentsnon seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an. Déjà parus 588 – VÂN HI,Les poèmes de Vân.Témoignage (bilingue vietnamien-français), 2013. 587 – Joseph OHMANN-KRAUSE,Le livre d’heures, 2013. 586 – Carole MIROCHE,La femme barkhane,2013. 585 – Serpilekin Adeline TERLEMEZ,Mon ombre et Moi,2013. 584 – Arnaud DELCORTE,Éden, 2013.583 – Philippe TANCELIN (dir.),À la rencontre de Geneviève Clancy, 2013. 582 – Serge VENTURINI,Éclats d’une poétique de l’approche de l’inconnaissable, 2013. 581 –Jean-François COCTEAU,Evidence, 2012. 580 – François-H. CHARVET,D’esquifs en bouquets de sable, 2013. 579 – Philippe TANCELIN,Poet(h)ique de l'Urgence (regards croisés), 2013. 578 – Carlos ALVARADO-LARROUCAU,Des cours d’eau, 2013. 577 – Théodore Mann,Terminaisons, 2013. 576 – Enán BURGOS,À l’aube du sacré, 2013. 575 – Georges MAVOUBA-SOKATE,Libertés d'oiseaux et de pierres vives, 2013. 574 – Monique OBLIN-GOALOU,Résonances, 2013. 573 – Damien BERDOT,Le Livre des sacrifices de Valère Méziers, 2013. 572 – Véronique BRUNET,Voyage poétique au nord du Chili, 2013. 571 – Sali BASHOTA,Allume la lumière magique, 2012. 570 – Pascal FAUVEL,Un bleu de poche, 2012. 569 – Grégoire LOISEAU,Les attractions, 2012. 568 – Stella VINITCHI RADULESCU,À l’écoute des ombres, 2012. 567 – Nina ŽIVANČEVIĆ,L’amour n’est qu’un mot, 2012.
PATRICKRAVEAUPréface de Daniel LeducFEUX DE LUMIERE TARDIVEPoèmes
Du même auteur Ciel Ouvert. Editions La vague à l’âme. 1991D’encre blancheSépia. 1991. Prix Préface de Paule. D’Avant la fracture. Editions La Bartavelle. 1994 Préface de Laurent Desvoux. Second versant de la lumière. Prix Georges Perros 1995 Préface de Serge Brindeau. Paroles en ce pays muet: Editions L’Harmattan. Préface de Daniel Leduc. Dans la brûlure des jours. Editions L’Harmattan Préface de Laurent Desvoux. Chemins naissants. Editions l’Harmattan préface de Daniel LeducHYDRISS. Roman de Science-fiction, Editions Asgard © L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01163-9 EAN : 9782343011639
PRÉFACEJ’ai la poésie vorace, voilà comment Patrick Raveau annonce la couleur. Sa parole dévore la page, s’insinue dans l’esprit, y dépose des reliefs, graines d’observations et de questionnements. Ici le lyrisme manifeste l’immanence des choses. Et si le ciel est observé, c’est essentiellement comme faisant partie du cosmos -- mais aussi des rites de l’esprit. Le mythe est un concept frère jumeau de la raison. La saga de l’Homme se développe dans l’Homme, devant son regard, derrière ses yeux. Ce que nous sommes est produit de ce que nous fûmes et de ce que nous rêvons. Notre Histoire s’écrit dans un mouvement dialectique, où l’absolu n’est qu’illusoire, la vérité, fugace. Il y a, sinon symbiose, du moins corrélation, connivence entre l’Homme et toute autre vie ; entre l’Homme et l’arbre ; entre l’Homme et la pierre; entre l’Homme et ce qui meut, ce qui meurt. Chaque objet de l’univers est atome en devenir. Patrick Raveau est un conteur, un promoteur de mots. Son langage nous entraîne vers le lointain et le proche de nous-mêmes. Nousreconnaissons, et nous nousétonnons. Nous y sommes étrangers, mais nous y sommes -- chez nous. Ce livre est profusion, dans le sens de concentration d’images, de convergence d’idées. C’est une évolution de la conscience de l’Homme, oui, une prise de conscience de la verticalité animale de l’Homme, de son pouvoir de regarder par-dessus les hautes herbes, et de devenir ainsi: l’horizon (l’illusion de l’horizon). Il y a une férocité lucide, un engagement vers les contraires ; paradoxale vivacité de l’esprit entre la bouche qui exprime et celle qui dévore, entre la main qui crée et celle qui brise. L’Homme apparaît tel qu’en lui-même: un instinct raisonnant. La vie ne se sait pas !...La vie se sait mais tu l’ignores.
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On progresse au fil des pages dans un univers de subtils entrelacs, au sein desquels demeure toujours la lucidité du verbe. Ce qui apparaît comme foisonnement, comme lyrisme, n’est-il pas plutôt fil d’Ariane dans le labyrinthe de l’esprit ?Là, où l’on croit se perdre, ne gagne-t-on pas en subtilité ?Là, où l’on cherche, ne trouve-t-on pas de nouvelles routes? Et le pas hésitant, n’est-il pas seul à pouvoir cheminer ? Vraiment. On progresse. Pas à pas on avance dans cette histoire qui nous lie les uns aux autres. Où la sève, le sperme et le sang coulent. Où les croyances falsifient les certitudes, où les certitudes mystifient l’intelligence. Où l’Homme est un roi nu, pouvant se vêtir de flamboyances, comme de haillons; sachant mourir, parfois, où il lui faut renaître… L’Homme, ce terme, qui n’en finit pas de se re-nommer. Il est au centre de l’espace, mais l’espace n’est au centre de rien. Il est au cœur de l’idée, mais une idée fluctue comme une vague émouvante. L’Homme, ce terme qui n’en finit pas de s’écrire. Et le poème ?Il est là pour conter, le poème; pour dire ce qui est ;ce qui ne peut se fixer; pour rassembler les inconciliables, le poème. Il est dans l’ombre de l’homme. Il en trace le calque.Le poème. Patrick Raveau ne se conforme à aucune mode, à aucun dictat. Sa liberté d’écriture, comme toute liberté vraie, s’appuie sur la connaissance. Il déroule son texte dans un geste authentique, écartant tout leurre et tout a priori. Seule l’attraction qu’exercent les mots sur la pensée, la pensée sur les mots, seule cettegravité(contraire de la pesanteur) incitent le poète à cheminer. Et c’est ainsi que nous sommes amenés à le suivre. Là, où il nous entraîne. Mais aussi…en bien d’autres endroits. Daniel Leduc
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