//img.uscri.be/pth/cd5dacfd86cd51413d9af4dc59b666c84a3019f3
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - PDF - EPUB

sans DRM

Force et lumière des mots

De
308 pages

« Une parole vaut fortune
Si elle est donnée comme un serment
Qui sans soupçon et sans rancune
Nous réconforte à tout moment. »


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-74338-1

 

© Edilivre, 2014

Remerciements

Ils iront d’abord à mon épouse qui a supporté ma mauvaise humeur quand je ne trouvais pas les rimes.

Ensuite à mes amis :

Serge ARNAL pour ses conseils éclairés m’ayant permis de corriger mon style et Jean-Pierre BEYER pour avoir mis son talent d’artiste sur la couverture de ce recueil.

Poèmes récités

La vie d’artiste

Depuis quelques années, je veux marquer l’histoire

Et jouer dans la cour des auteurs érudits

Mais je dois avouer que ce rêve de gloire

Est un vrai cauchemar qui perturbe mes nuits.

Mon esprit se délite, mon calme s’évapore

La lueur ne jaillit de mes vœux délirants

Je vis de vanité et tout me déshonore

Dans la quête effrénée de lauriers aveuglants.

J’aspire sans relâche au gros plan sur l’affiche

En bravant l’opinion et tutoyant les dieux

Pour briguer le succès éphémère et postiche

Indûment convoité par tous les prétentieux.

A vouloir arpenter les chemins de victoire

Je connais le déclin et j’atteins les bas-fonds

En guise de trophées, je cueille l’illusoire

Palmarès frelaté de tous les vagabonds.

Je côtoie les tocards imbibé de chimères

Mon espoir se tarit plus vite qu’un éclair

Et je goûte au bonheur des déceptions amères

Qui restant dans mon corps me lacèrent la chair.

L’ambition me conduit sur la voie de garage

Les envies me trahissent et me rendent pervers

En sachant que jamais, je n’aurai d’autre image

Que celle d’un raté aux multiples revers.

Et malgré ces échecs, je persiste et je signe

A clamer mon talent aux quatre coins des rues

Me montrant en tous points un sujet fort indigne

Tel un piètre arriviste aux idées farfelues.

Quand on jongle avec l’art, la verve et la culture

On est vite tombé du haut du piédestal

Où parfois sont placés les gens sans envergure

Dont la chasse aux honneurs est le but principal.

Le vaurien

Si j’avais du talent, du nerf et du courage

Le souhait de bien faire et le sens du devoir

Je ne gâcherais pas, vulgaire personnage

La chance que la vie me donne de savoir !

Si loyauté, mérite, droiture et politesse

Elevaient mon mental de défauts corrompu

Je pourrais accomplir sans la moindre faiblesse

Les tâches citoyennes d’un noble individu.

Si le vice chez moi n’était monnaie courante

Au point de m’abîmer la santé de l’esprit

L’avenir je pourrais de manière brillante

Aisément affronter autrement qu’en bandit.

Si plutôt que nourrir des complots inutiles

En crétin et baveux comme tant de malfrats

La raison me dictait des actions moins futiles

Je pourrais m’évader du cercle des goujats.

Si au lieu d’épouser les causes indécentes

Imitant les filous, les véreux, les fraudeurs

Pour gagner mes deniers de façon malséante

Comme font les truands, les escrocs, les voleurs.

Je regardais un peu le monde que j’habite

Avec respect, amour, éthique et probité

Je ne serais jamais un grossier parasite

Un vaurien dépourvu de toute dignité.

Le travail

Quelle erreur des poètes que de vanter la chose

Car jamais sa pratique n’a rendu l’homme heureux

Il fatigue et agace bien plus qu’il ne repose

Le commun des mortels, d’un penchant paresseux !

Refusé par les uns, professé par les autres

Le travail est, bien sûr, instrument d’affliction

Juste bon, convenez, à le bannir des nôtres

N’ayant pas dans son culte la moindre conviction.

Notre monde appartient à ceux qui sans entraves

Se dorent au soleil sans aller au charbon

Et vivent grassement du travail des esclaves

Obligés de trimer pour quelques picaillons.

La sueur de ton front est un terme qui fâche

Nul besoin de cela pour bien gagner sa vie

Regardez les fainéants qui s’emploient sans relâche

A pousser les idiots vers cette fourberie.

Par ailleurs, braves gens, voyez où sont les riches

Toujours chez les rentiers, jamais chez les bosseurs

Enivrés par la pub et les belles affiches

Exaltant le travail, flattant les travailleurs.

J’aspire fermement à chasser cette guigne

Qui sape mon moral et crée mes lumbagos

Tant pis si l’opinion justement me désigne

Introuvable au boulot, increvable au repos.

 

En avoir l’air

Turbulences, rumeurs, murmures ou tumulte

En n’ayant l’air de rien nous jouent de sacrés tours

Et l’air des apparences est parfois une insulte

Aux règles de la vie, bafouées sans détours.

Quand libres comme l’air les plaisirs on convoite

Sans avoir de remords à nourrir les passions

Si souvent attisées de façon maladroite

Nos envies insensées deviennent tentations.

Courants d’air permanents balayant les promesses

Déchaînant les orages combien dévastateurs

Aux faux airs de chansons occultant les faiblesses

D’un monde dévoyé et peuplé de tricheurs.

Les faux airs nous entourent et nous rendent perfides

Repoussant notre esprit aux confins du néant

Où règnent en seigneurs les mirages sordides

Qui plongent la raison dans un gouffre béant.

Le grand air nous fascine et nous barde d’audace

Impatients de briller sans craindre l’opinion

Devenant imposteurs pour mieux sauver la face

Et tromper nos amis à la moindre occasion.

Ne jamais manquer d’air est l’inique prouesse

Des fripons arrogants se prenant pour des dieux

Qui trahissent le ciel et la terre sans cesse

Affublés d’un paraître pour le moins injurieux.

Et quand bien brasser l’air devient une habitude

Les forfaits pernicieux sont à l’ordre du jour

Chapelet d’incuries annonçant le prélude

Des pièges installés pour étouffer l’amour.

Les sentiers de la gloire

Ils avaient dix huit ans et parfois moins encore

Ils étaient des enfants, ils étaient pleins d’espoir

Mais un jour de malheur dès que pointa l’aurore

En rangs serrés partirent direction l’abattoir !

Ils avaient face à eux des conscrits de leur âge

Embarqués sans pitié dans semblable galère

Par quelques dépravés dirigeant ces otages

Vers des champs de bataille, charniers de la colère !

Ils étaient abreuvés de rêves de victoire

Par ceux qui prétendaient défendre la patrie

Sans respect pour la vie, ce détail de l’histoire

Pour tous les pervertis adeptes d’infamie !

Ils étaient convaincus d’accéder à la gloire

Et se couvrir d’honneur en tuant leurs semblants

Echec de la raison ce trophée dérisoire :

Les fleuves de la honte se nourrissent de sang !

Ils étaient imprégnés d’une folle utopie

Que les hommes sensés ne pouvaient concevoir

Et les médias véreux faisaient l’apologie

Des haines séculaires, sinistres dépotoirs !

Le prix de leurs souffrances n’était que des médailles

Ou bien des croix de bois posées sur leurs cercueils

Par les marchands de mort, ces odieuses canailles

Récoltant les profits des douleurs et des deuils !

Les mères éplorées, plongées dans la tristesse

Imploraient le bon dieu pour revoir leurs enfants

Sans se douter qu’un jour, comble de la détresse

Leurs noms seraient gravés sur de froids monuments !

Tant de portraits d’effroi à faire pâlir la lune

Reflétés dans les larmes, noyés dans les chagrins

N’ont jamais fait tarir l’exécrable infortune

Des humains inféodés aux lois des assassins !

L’héroïsme leurré, les lauriers que l’on prise

Les mirages trompeurs lestés d’idéologies

Nous empêchent, hélas ! de crier qu’on méprise

Ces atroces forfaits nourris de tragédies !

*
*       *

O rage, O désespoir, que d’océans de crimes

Etranglent l’univers dans un carcan d’horreurs

Et répandent le sang d’innocentes victimes

Sur l’autel des profits, des passions, des rancœurs !

Au nom de dieux mythiques, au nom de vaines causes

Pour l’amour de la gloire, la haine des voisins

L’appétit de l’absurde et les rêves grandioses

De royaumes brutaux ou de sombres desseins !

Pourquoi donc perdurer sur la voie des supplices

Par ces guerres iniques, berceaux de barbarie ?

Ces tares de l’esprit qui nous rendent complices

D’un passé désastreux, d’un présent en folie !

L’utopie

Qu’il est loin le printemps des illusions sans faille

Quand le monde n’était à mes yeux innocents

Qu’un Eden de bonheur sans revers de médaille

Erigé par des hommes épris de sentiments !

Depuis lors l’affliction a plongé ma conscience

Aux abysses du doute et celles du dépit

En voyant les humains donner la préférence

Aux actions dépravées pour tirer du profit !

Quel plaisir d’admirer cette étrange attitude

Des amis d’autrefois quand j’avais de l’argent

Je comprends maintenant ce qu’est la solitude

Et le sort quotidien quand on est indigent !

Que penser de la foule, ingrate populace

M’adulant comme un dieu quand j’étais florissant

Elle évite aujourd’hui ma chétive carcasse

Sans le moindre regret de me voir gémissant !

Et parfois espérer réconfort de famille

Est domaine du rêve ou bien de l’irréel

Sa conduite n’est guère que mépris qui fusille

Mes espoirs farfelus d’un secours fraternel !

C’est ainsi que la vie me comble de surprises

Au hasard d’un parcours parsemé d’imprévus

Qui me fait miroiter de fausses convoitises

Et goûter tristement au malheur des vaincus !

Le prisonnier

Libre que tu te crois, immergé dans la foule

Dans ces flots sans visage d’anonymes passants

Avançant en silence, faits sur le même moule

Et rêvant, insouciants, de paradis tentants.

Tu croises le regard de ces gens insipides

Dans les rues sans barreaux qui forment le décor

Mais tu ne pourras pas sans des idées lucides

T’évader de ces lieux qui t’attirent si fort.

Car l’otage tu es de la vie qui défile

Refusant d’affronter les ravages du temps

Et soumis au destin implacable et fébrile

Qui t’accable sans cesse pour ton comportement.

Tu passes, prisonnier, l’éphémère existence

Victime consentante du poids de tes erreurs

Et les chaînes qui lient ton âme et ta conscience

T’empêchent de tenir ta place avec rigueur.

Prisonnier de tes actes, tes passions et tes vices

Tu chemines amer, traînant tes illusions

Comme un fleuve de boue charrie des immondices

Comme un miroir cassé déforme les visions.

Pourquoi ne brises-tu tes liens à l’esclavage

Et les murs qui t’occultent l’horizon du bonheur ?

Ces tabous qui te suivent au long de ton voyage

Perfides compagnons qui noircissent ton cœur !

Ne place pas l’espoir dans les choses frivoles

Qui te font délaisser l’honneur et l’amitié

Place-le dans l’amour, plus fort que les paroles

Plus puissant que la mort te guettant sans pitié !

L’épouvantail et le miroir

Quand mon corps fatigué, mon esprit en déroute

Quand le temps ravageur fait son œuvre insensée

Un pénible carcan me serre et me dégoûte

Comme vil prédateur de sinistre lignée.

Quand mes songes d’antan aggravent ma déprime

Quand mon cœur en lambeaux n’est qu’un épouvantail

Les souhaits délirants font de moi la victime

De ce monde trompeur qui me prend en tenaille.

Quand ma pauvre conscience bourlingue à la dérive

Quand mes simples paroles se fondent dans les flots

Je me sens un paria devant la perspective

De subir chaque jour l’épreuve des sanglots.

Quand ma vie se dérobe, mon ardeur prend le large

Quand le doute envahit mes plus fortes pensées

Et le ciel n’est pour moi qu’une très lourde charge

Mes idées farfelues se trouvent lapidées.

Quand la gloire avariée n’est qu’une morne image

Quand l’empire des rêves s’écroule fracassé

Les miroirs dérangeants me renvoient au visage

Les reflets déprimants des erreurs du passé.

Quand le sort me trahit, me contourne et me lâche

Quand ma foi déclinante se trouve consumée

La frayeur du futur m’opprime sans relâche :

Mes folies de grandeur partent vite en fumée.

Quand l’enjeu quotidien n’est qu’un triste mirage

Quand l’appel des sirènes n’est que pure illusion

Les valeurs délaissées ne sont plus qu’un outrage

A l’espoir de nous tous, navrante conclusion !

Le syndicat du crime

Quel gâchis désastreux que l’histoire des hommes

Jonchée de perfidie et pétrie dans le sang

De ces guerres sans fin pour d’iniques royaumes

En rêvant de lauriers, véreux et répugnants !

Les féroces conflits par la soif de conquête

Ces drames du délire, échecs de la raison

Réduisent l’homme fou au rang de simple bête

Et forgent son destin au goût de la trahison.

Fourvoyés par le gain et l’attrait des chimères

Enivrés de folies, de haines et de peurs

Nous penchons en faveur des actions délétères

Pour berner le prochain et gagner les honneurs.

Les racines du mal, ce cancer qui nous ronge

Nous aliènent l’esprit, ainsi que la pensée

Pour doter le présent d’un fabuleux mensonge

Et grever l’avenir d’une entrave insensée.

Cet état consternant nous conduit vers l’abîme

Impuissants à trouver parade et solution

Aux funestes méfaits du syndicat du crime

Confortés par l’abject de la loi du talion.

Et pourtant les vertus existent dans ce monde

Nous donnant de l’espoir pour attendre le jour

Où les forces du bien vaincront la bête immonde

Qui mange la colombe et saccage l’amour.

L’optimiste

Optimiste effréné, débordant d’insouciance

Imitant la cigale, dédaignant la fourmi

Je respire la joie, je baigne dans l’ambiance

Des noceurs déchaînés sachant fêter la vie.

Mon allure est clinquante et ma démarche hautaine

Au regard des rêveurs, des félons, des grincheux

Qui nous chantent sans fin cette vieille rengaine

D’un passé plus glorieux, d’un présent moins heureux.

Je me souviens encore de ma prime jeunesse

Où mon luxe subtil était la pénurie

Cultivée de leur mieux par les riches en liesse

Quand mon ventre jouait la triste symphonie.

Je m’abstiens aujourd’hui, même quand je suis ivre

De bannir le présent, même s’il n’est parfait

Car il me va très bien et me permet de vivre

Comme un larron en foire, nonchalant à souhait.

Et je me moque ainsi de la foule avec aise

Sans jamais m’occuper de ceux dans le pétrin

Pour jouir du pactole, oh vulgaire punaise

Tel un très débauché et vénal publicain.

Que le peuple pardonne mes crises de délire

Car au fond, je navigue dans le même bateau

Capable comme tous du meilleur et du pire

Et parfois obligé de porter le chapeau.

De Six Commandements

Ces Six Commandements depuis belle lurette

Sont tombés dans l’oubli de nos populations

En prenant à jamais la poudre d’escampette

Pour ainsi mépriser l’ensemble des nations.

Qui se souvient encore des mots et des préceptes

Burinés sur la pierre des tables de la Loi ?

Les principes divins ont perdu leurs adeptes

Et leur force initiale à transmettre la foi.

Ils sont certes écrits en vocables barbares

Incompris de la plèbe et des gens sans morale

Qui donnent des leçons mais qui restent avares

Des valeurs essentielles et d’esprit radical.

Le « Tu ne tueras pas » : fondement dérisoire !

Dans un monde noyé de larmes et de sang

Cortège de massacres à travers de l’histoire

Perfide, délétère et fourbe de haut rang.

« Abstiens-toi d’adultère » : oh, comédie grossière !

Jouée par les humains éloignés des vertus

Pour tromper leur conjoint de façon régulière

Sans craindre l’opinion ni l’humeur des cocus.

« Tu ne voleras pas » : encore une boutade !

Au peuple diffusée par tous les margoulins

Détournant volontiers les règles en cascade

Pour tenter de duper les braves citoyens.

« Pas de faux témoignages » : on devine l’injure !

A travers les serments prêtés par les véreux

Dépourvus de courage, d’honneur et de droiture

Et souillant la parole en termes crapuleux.

« Tu aimeras ton proche » : déclenche le fou rire !

Quand on voit les complots ourdis jour après jour

Pour tuer de sang froid au royaume du pire

Cet extrait de bonheur que l’on prénomme amour.

« Honore père et mère » : expression d’un autre âge !

Car depuis fort longtemps beaucoup d’individus

Ne sont que des goujats en quête d’héritage

Amassé par les « vieux », justes ou corrompus.

Quel chemin cahoteux semé de dérapages

Parcourons indolents au mépris de la vie

Blessant l’humanité de multiples outrages

Quand on veut sans détours côtoyer l’infamie !

Les sept péchés capitaux

Ils sont sept – nous dit-on – mais de fait davantage

Ils sont présents partout, nuisibles ou narquois

En traînant derrière eux dans leur obscur sillage

Les actions dépravées, les bavures parfois.

Les péchés sont nombreux et sans eux tout est fade

Qu’ils se disent véniels, mortels, originels

Ils se placent toujours en sournoise embuscade

Pour ainsi pervertir le commun des mortels.

Ils sont là et nous guettent, fourbissant leurs plumages

Comédiens, imposteurs, insolents, aguicheurs

Et montrant de la vie les plus fausses images

Reflétées comme appâts aux miroirs des tricheurs.

Les péchés nous entourent, ciel, la manne bénite !

Pourquoi donc n’en citer que sept dits capitaux ?

Luxure, orgueil, paresse, on connaît leur limite

En regard des forfaits souvent monumentaux.

Avarice, colère, envie ou gourmandise

Ont l’air d’être conçues par des enfants de chœur

Comparées à l’égoïsme, au crime et l’injustice

Détournant les humains des plus nobles valeurs.

Oublier tous les autres n’est que pur sacrilège

Et la preuve évidente de notre iniquité

A cacher nos défauts sous un trompeur manège

Pour vêtir un profil paraissant dignité.

La vertu toute seule ne peut jamais survivre

Dans cette mer houleuse où sombre la raison

Quand Pilate et Judas sont des exemples à suivre

Pour nous rendre indécents à la moindre occasion.

Le monde est ainsi fait, que voulez-vous qu’on fasse ?

Profitons de l’ouvrage : c’est le souhait des dieux

Sans complexe majeur pour éviter l’impasse

De mourir innocents : c’est encore plus affreux !

La Terre

Dans l’univers planétaire

Depuis de...