Fragments

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63 pages
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Description

Recueil de poésies où on trouvera tout ce qui est attrait à la vie.

Une vie qui n’est pas un long fleuve tranquille puisque les maux se dessinent au détour des rimes. Maux de la société qui peut être oppressante. L’amour est au détour de chaque poésie, sous jacent mais bien présent lorsque l’ on lit entre les lignes.


Des pensées qui se reflètent sur une page blanche pour mieux extérioriser peut-être, un certain mal de vivre.


***


Dommage il faisait beau et nous étions deux
Tes peurs t’ont fait fuir l’idéal masculin féminin
J’y ai rajouté l’angoisse d’un futur sans vœux
Rien n’y a fait, tu as couru vers la fin


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Une brume matinale enveloppe la ville
Ne pas voir au-delà de mes pas
M’empêche de te suivre, c’était si facile
Avant que tu ne m’échappes à l’heure du glas

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Date de parution 15 mars 2017
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9791034801145
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Jean-Frédéric Seban FRAGMENTS Illustration : Néro Publié dans la Collection Electrons Libres, Dirigée par Poppy
© Evidence Editions 2017
Amour déchu
Je suis fatigué de voir que tout casse J’ai du vague à l’âme, je déraille Je suis seul à voir que tout passe Sans toi, sans nous, je défaille Un temps pour tout, et tout pour rien Qu’il est long le chemin qui va vers l’horizon En prenant par là, j’irais comme un chien Levant la patte sur ma déraison Dommage il faisait beau et nous étions deux Tes peurs t’ont fait fuir l’idéal masculin féminin J’y ai rajouté l’angoisse d’un futur sans vœux Rien n’y a fait, tu as couru vers la fin Tu me quittes sans te retourner Je reste planté sur le trottoir Larmes au coin des yeux, te regarder Tu t’éloignes sans retour, juste pour voir Dix années passées à tes côtés J’ai oublié tout ce que je crains Perdu entre les portes fermées Je suis dans un couloir sans fin Tu es moi, je suis toi, tous deux liés Nous étions deux, double, jumeaux Passé simple, il n’y a pas d’amour jumelé Séparation, déferlante comme un torrent d’eau Après tout, mourrons et délivrons nous De la douleur de la solitude De la vie où tombent les coups Vers une délivrance sans servitude Tu ne veux pas? Moi j’aimerais Tu ne peux pas? Moi je le ferais Dialogue monotone Paroles uniques
Je parle monocorde À la mort je fais la nique Face au miroir des angoisses Je me regarde de travers J’ai le reflet en pleine face D’un amour qui désespère
Amouret plnie
Le ciel plombé me fait un toit Aussi loin que porte mon regard Je ne vois que toi Visage oublié qui me rend hagard La pluie tombe continuellement Et je n’ai de cesse de rêver Cauchemars ou rêves, je me mens Tu es parti et je suis tombé À genoux dans l’existence J’avance si peu Mes mots sont dénués de sens En moi brûle un feu Celui qui ravage mon cœur Celui qui ne s’éteint pas Je maudis cette peur Qui me rend si las La pluie frappe mes carreaux Mon visage ne s’y reflète plus Les yeux dans les gouttes d’eau Errance inutile sur ce que je fus
Au
om des miens
Il suffirait de presque rien Juste un peu de nous Que nos pas païens Écrasent ces loups Zombi aux griffes acérées Tu cherches à nier Sous tes allures inaltérées Tu déclames aux à peine nés Ta haine est si forte si terrible Avec ton désir aveugle de terreur Tu vomis ta rage sur tes nouvelles cibles Elles sont vulnérables et ont peur Jeunesse du peuple libre aujourd’hui Ne soit pas asservie aux discours haineux Ouvre tes yeux et n’écoute pas le bruit Que fait le cerveau des scabreux Relève la tête et crache au visage De tous ceux qui sont révisionnistes Ne pas accepter tout ce brassage De la non vérité tellement simpliste L’histoire reste écrite à jamais en nous Personne ne peut revenir sur ceux qui sont morts Personne ne peut atténuer tant de remous Au front de ces chiens sans remords Au nom de ceux qui sont tombés au nom de la race Au nom de ceux qui sont tombés, au nom des miens Au nom des différences qui colorient nos carapaces Au nom de mes larmes qui coulent pour les tiens Je jure sur le tombeau des innocents assassinés Que jamais je ne me tairais face à la haine J’éteindrai tous les feux que vous avez allumés De mes mots, j’enrayerai cette purulente gangrène Qu’il me faille des mois, des années, ma vie Je serai au plus haut de tous les combats
Mes armes ne seront que mon désir et l’envie Pour la liberté j’élèverai avec force mon bras Battez-vous contre l’ignominie renaissante Ne vous trompez pas de cible, ils vous veulent Aux urnes ou dans la rue les masses défilantes Ils sont là, le regard borgne cherchant des filleul es Le destin est entre vos mains vous qui me survivrez Pour que jamais ne revienne ce temps, aux allures b ottées Qui marchant au pas de l’oie, de façon cadencée Pour que vos enfants naissent libres et égaux avec fierté
CassurE En hivEr
Levent aura beau tourner Rien n’effacera la douleur Le vent aura beau s’en aller Rien ne t’effacera de mon cœur Le temps et la passion se sont mêlés Pour ne faire qu’un avec mon amour Le départ ne fera que tout briser Puisqu’il aura tout séparé au petit jour Une brume matinale enveloppe la ville Ne pas voir au-delà de mes pas M’empêche de te suivre, c’était si facile Avant que tu ne m’échappes à l’heure du glas Je tends ma main, et rien ne s’y accroche Seul le silence épais du brouillard Ma ville endormie, mes larmes si proches Pourquoi les retenir, il est trop tard Ombre lointaine qui s’en va sans se retourner Verre après verre je boirai jusqu’à la lie Mon désespoir de ne pouvoir plus t’aimer Ma solitude ne sera plus que ma vie
Cement garden
J’ai poussé la petite porte rouillée La clé est perdue depuis longtemps Disparus les petits cailloux de l’allée Sous le pas léger, plus de craquement Regard à droite, virage à gauche Le paysage reste identique Pas même une petite ébauche De ce que fut l’endroit idyllique Nul besoin de se pencher Où se posent nos mains Rien à prendre, à ramasser Errance maladive sur le chemin Terre sacrée longtemps travaillée Caressée par une main sûre et légère Celle qui savait lentement faire pousser Celle dont on pouvait être si fier De cette fierté qui embellissait nos vies De par les couleurs envahissantes Qui parfumaient les espaces transis Les faisant renaître en gerbe odorante Gris est maintenant la couleur du lieu Tout y est déraciné, fané L’endroit sinistre parait si vieux Les fleurs mortes sont...