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Hymne à l'amoune

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Description

Résumé
Le chant explose, navigue les territoires et les corps. Le poème hurle l’amour, casse les digues, roule d’écho en écho. «Je n’ai pas grand conseil à donner. J’aime aimer, de toutes mes forces. »
Extrait
Ô ma belle ma rapaillée
Ma forte au bois givré
Ma cascadeuse ma rieuse
Je pense à toi dans ma cabane Je pense à toi dans ma nuit
Je t’écris des mots d’amoune Parce que t’écrire c’est t’embrasser Et quand je te reverrai
Le plus doux des soirs
J’aurai des iris dans la voix
Et un pieu dans le cœur
Extrait du prologue
Hymne à l’amoune s’est écrit en l’espace de sept ou huit années, petit à petit, au fil de plusieurs soirées de performance poétique ou de slam. J’ai songé composer ces textes spécialement pour déplacer de l’air, lorsque je voulais que la matière poétique swingue plus. Ce sont mes états d’âme concernant la femme, et plusieurs femmes de ma vie : des amies, des amoureuses qui m’ont donné la principale impulsion à ces écrivages.
Écho de presse
« Parfois charmeur, romantique et même ironique, Jean Désy nous livre un recueil de poésie rempli d’originalité où sa relation avec les femmes est mise à l’honneur. Grand voyageur dans l’âme, il nous transporte à travers plusieurs paysages québécois qu’il décrit avec beaucoup de tendresse. »
Émilie Bolduc, Les Libraires
L’auteur
Poète, nomade, voyageur et vagabond, Jean Désy vit autour de Québec, il reste toujours en partance pour les îles, les toundras et les taïgas.
« J’écris pour rester au diapason d’un monde avec lequel je me sens fréquemment en harmonie. »

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 mars 2019
Nombre de lectures 1
EAN13 9782897126216
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

MÉMOIRE D’ENCRIER
1260, rue Bélanger, bur. 201 • Montréal • Québec • H2S 1H9
Tél. : 514 989 1491
info@memoiredencrier.com • www.memoiredencrier.com

DU MÊME AUTEUR CHEZ MÉMOIRE D’ENCRIER
Chorbacks (poésie), Montréal, Mémoire d’encrier, 2017.
Amériquoisie (essai), Montréal, Mémoire d’encrier, 2016.
Bras-du-Nord (poésie en collaboration avec Normand
Génois), Montréal, Mémoire d’encrier, 2015.
Isuma, anthologie de poésie nordique (poésie), Montréal, Mémoire d’encrier, 2013.
Chez les ours (poésie), Montréal, Mémoire d’encrier, 2012.
Uashtessiu / Lumière d’automne (correspondance poétique avec Rita Mestokosho), Montréal, Mémoire d’encrier, 2010.
PROLOGUE
Hymne à l’amoune s’est écrit en l’espace de sept ou huit années, petit à petit, au fil de plusieurs soirées de performance poétique ou de slam. J’ai songé composer ces textes spécialement pour déplacer de l’air, lorsque je voulais que la matière poétique swingue plus. Ce sont mes états d’âme concernant la femme, et plusieurs femmes de ma vie : des amies, des amoureuses qui m’ont donné la principale impulsion à ces écrivages. Il m’est souvent arrivé de vouloir jouer avec les mots en créant les poèmes de cet Hymne à l’amoune . Avec ce titre, j’ai bien sûr voulu faire un grand clin d’œil à la chanson portée si merveilleusement par Édith Piaf. J’ai bien conscience que je me suis permis beaucoup de liberté en jonglant avec les nombreuses inventions lexicales. Hymne à l’amoune est émaillé de plusieurs néologismes, dont plus d’un se termine en « oune ». J’affectionne beaucoup la musique de l’innu, langue où il est fréquent d’entendre des sons en « oune ». Il y a aussi que ma mère, décédée depuis vingt ans, mais qui vit toujours entre mes oreilles et qui, parfois, lorsque je suis triste, se hisse sur mon épaule droite pour me faire des grimaces, eh bien, cette mère, elle se prenait pour la Poune. Mère aimante. Mère qui m’a donné envie d’aimer les femmes. Hymne à l’amoune se veut une ode aux compagnes qui m’ont tant donné de force aimante, à toutes ces amies, parfois intimes, qui m’ont rassuré, qui ont bonifié mon existence. Il faut recevoir ces poèmes comme un compliment pour l’anima. J’écris pour rester au diapason d’un monde avec lequel je me sens fréquemment en harmonie. J’aime à tout moment crier ma joie d’être au monde. Chères lectrices, chers lecteurs, merci d’accepter de me suivre dans mes pas de poète, même mes faux pas.
BELLE AMOUNE
Mon amoune ma slimoune
Souhaitons-nous des amouneries
Des discussions des parlures
Des frénésies des titillages
Des balbutiements des blogueries
Des sparages des voyageries
Des dires des menteries
Des placoteries des racontages
Des déhanchements du tangage
Des baisemains des amuseries
Mon alterégoune mon amoune
Mon amoune ma slimoune
Laisse-moi belle amoune
Te parcourir du sud au nord
Te slimouliner entre Inukjuak et Oulan-Bator
Laisse-moi te regarder
Par ton flanc le plus mou
Dans le brouillet de tes festouillettes
Dans la fanfreluche de tes organes à vif
Laisse-moi devenir ton grand gnou
Et galoper de steppette en steppette
De Madagascar à la Côte-Nord
Toi ma douce
Mon océanique à l’esprit festoyeur
Fais-moi sauter ta muraille de Chine
Que je te mène en chameau jusqu’à Macao
Laisse-moi courir dans ta lumière
Me perdre au bout de tes forêts d’hiver
Pleurer de joie dans les scintillements
Des frissons plaqués sur tes branches
Laisse-moi refuser tout le reste du monde
Pour me fixer à ton rameau de Nord ☐
Nous sommes faits pour des cieux vastes
Une mer de nuages qui créent des ombres
Nous sommes faits pour aimer les papillons
Le rire d’un canard camouflé sur la plage
Nous avons l’absolu besoin de croire au vol
D’un couple de martins-pêcheurs
Et quand un poisson mord à l’hameçon
Nous aimons remercier les eaux et la terre
De nous gaver avec tant d’ardeur
Nous qui sommes faits pour la joie
Et le vent qui porte notre barque
À la loune ! À la loune !
Je te crierai ma ricanante
Ma folle de longs baisers du soir
Ma première ma toute dernière
Ma grand-route enfirouapée
Ma souvenance de soûleries d’été
Quand la lune est un huard
À la loune ! À la loune !
Ma douce ma pénombre
Je m’accroche à ton cou
Comme au ciel de tes joies
Qui a des trous dans ses nuages
Où nous plongeons nous nageons
Nous dérivons car nous croyons
Que tout est glace bleu-frimasserie
Ma cascadeuse ma lanceuse de mots
Par-delà les monts Otish
Mène-moi par le petit bout du grand bout
En deux temps trois élancées
Et partons le rendre cet hommage
À d’autres louves d’autres histoires
Carabinounes slivlamantes
Délicatessentes excitantes
Enrouantes débobinantes
Récitant par cœur certaines nuits de romance
De longs bouts d’extravagance
D’écrivages potentillés entortillés
Dans des forêts d’épinettes noires et blanches
Ô mon espérance
Que jamais rien ne s’abrège
Et que viennent les heures
Dorme le passé
Que nous soyons moineaux et mésanges
Et survivions aux grandes marées
Aux pétroles des mers du Nord et de Mars
Nous et nos cerveaux de miel
Ô ma grand-louve ma destinée
Partons la mer est goune
Ma preneuse d’images
Ma papagénoune
Mon attrapeuse de rayons bleus
Mon alterégoune
Partons la mer n’est pas lointaine
Ma donneuse de frissons longs
Mon assommeuse de mauvais temps
Avec toi le soleil danse
Ma douce ma folle mon excitante
Partons ma savourante
Laisse-moi te titiller les moringues
Te flaldinguer les orinages
Te flicobalter les alpinites
Te bastringuer les olopintes
Partons ! Partons !
Ma roadrunneuse capotante
Ma VTT ma RTPase
Laisse-moi t’emporter
Dans les valgineuses dégoulinantes
Les sirupeuses miellinisantes
Tu goûtes tu ris bon
Partons ! Partons !
C’est pour toi que la mer chante
Laisse-moi te krakatoer les fariboles
Te marianer les escribilles
Te pavoiser la colobante