Icônes

Icônes

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Livres
116 pages

Description

Icônes est un recueil de poésies écrites dans une langue mélodieuse mais directe, une composition inventive chargée d'objets et de figures, mais aussi de natures et de rayonnements mystiques.

À travers ces pages, on découvrira une histoire de l'individu solitaire, livré à son sort.

Enfin, comme dans tout ouvrage parnassien, on trouvera, là aussi, songes et rêveries.

Voilà la substance d'une anthologie que l'auteur, dans un état d'esprit toujours optimiste, a mûrie durant des années.

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Ajouté le 02 août 2017
Nombre de lectures 1
EAN13 9782414101337
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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C o u v e r t u r eC o p y r i g h t













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-10131-3

© Edilivre, 2017Le dépit d’amour
Le char héroïque d’Amour,
C’était elle – Alice
Gracile que je voulais,
Ne fut-ce que son nombril !
Ma fleur de lys,
Que devinrent tous nos vœux
Alice ?
L’héroïsme et la vertu –
Les héros, hommes sacrés
D’hier et de main,
C’est ce que l’humanité
A de plus précieux ;
La prunelle des yeux
Qu’adviendra-t-il
Du roi de trèfle,
Qu’une œillade infidèle
Désarme ?
Et quand le cerf pousse l’époi ?
Au-delà de la ville,
Des marbres, granits,
Excavatrices et bétonnières,
Et mêlées apocalyptiques,
Brille un doux rayon,
Qu’un doux matin allume ;
Ah, quand donc
Aurez-vous, Alice, foi en moi ?!V e r t - d e - g r i s
Sous un plat terrain,
Derrière un mur
Ou une croisée,
Une fenêtre
De surannée architecture,
Il est un témoin
Mis en quarantaine.
Si d’aventure,
Un sans-abri,
Par ces lieux humides
Et solitaires,
Se perd
Et heurte son arpion meurtri
A la caillasse,
Il le salue bien bas
De sa voix mystique de vieillard mauresque,
Qui, néanmoins,
Glace l’itinérant d’effroi.
Allez en paix mon homme !
Et puis que sait-il
De la Paix ou de la Paix armée ?
Il n’est pas
De ce Monde.
On ne sait comment
L’euphorbe grasse
Refleurit
Quand mourut la phalène ;
Mais sous les traits
D’un saint
Ou métamorphosé en troène,
Ce triste fantôme
Erre encore
Sur nos terres,
Et sur nos villes ;Et même au lointain.
Celle que j’aime,
Elle,
S’est changée en physalie –
Mais combien loin
De ma plage –
Ses pupilles se colorent
De la couleur vert-de-gris
er11 avril 2009 – 1 décembre 2009*Le Mensonge et le Bourdon
Toute chose
En ce monde nègre-blanc
Nous dit :
Point de repos sur terre !
Quand surgira l’onde de cyclone,
L’océan transgressera la butte.
Mais l’esprit m’éclaire,
Je voudrais courber le Fer
Qui m’opprima.
Je regimbe et lutte.
S’il ne fallait,
Pour diriger sa vie,
Que du travail,
Je serais l’égal
*Des Agrippa
Peu s’en faudrait.
Pourtant,
Si je m’en tenais à mes cadences,
Il n’y aurait pas
Assez de pioches au monde
Pour terminer l’ingrate besogne.
Ah ! La mer à boire
Pour un infâme rata.
C’est – pour ainsi dire –
Perdre sa peine.
Mais pendant
Que je spéculeSur d’occultes Questions
Ou que je donne le change
A mes inquisiteurs,
Comme par magie, / Je trompe mon Cafard.
* Agrippa Von NETTESHEIM philosophe occulte allemand– Cologne 1486- Grenoble 1535
* M.V. Agrippa– 12 – 63 av. J.C. général romain inaugura le Panthéon(Amour et Nature)
Calendula
Toi Claire
Tu es mon seul souci
Souci des marais
Aux fleurs jolies
Et traîtresses
Dame vous n’êtes que trahison
Et les fleurs nommées
Artémis Anahi et Fanny
Qu’on les coupe
Comme les rosés-des-prés
Et qu’on en fasse
Des gerbes de paille
Pour me consoler
J’ai ma louable raison
Ma triple raison se nomme
Douce Maria Labile
Mais je sens que
La digitale à grandes fleurs
Nous tuera
Avant que ne meure
Le calendula.
Ces vers ne ressemblent
Pas au pers de ses yeux :
Je les modelai pour les yeux
D’Issy Amour de rencontre
Blondelette
Aux mimiques déconcertantes
Ne reste donc pas là ma Petite
Pense un peu à soigner
*A soigner mes cannas
20 mai 2010* BalisierLe Feu et La Terre
Comme le feu et la terre desséchée
Jamais l’imposteur ne dira assez
Pas plus...