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Journal à deux âmes

De
42 pages

Il est « celui qui n'est pas né » !!
Un jour, je me suis dit, qu'il était temps, qu'il me fallait lui donner la vie.
Alors est né : Journal à deux âmes.
Juste lui et moi en huis clos.
Vérité, fiction ou réalité fictive...
Est-il vraiment une partie de moi ?
Vous regarde-t-il sourire en ce moment ?
Ou bien, est-ce mon imagination qui vous joue un tour ?
D'après vous...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-61074-4

 

© Edilivre, 2013

Journal à deux âmes…

 

 

Lui – nous sommes nés.

Je me rappelle ta frimousse toute fripée : tu n’appréciais guère ton arrivée dans ce monde et tu le faisais savoir.

Je me souviens du regard rieur de notre grand-père, lui aussi était heureux ! Tandis que papa faisait les cent pas dans la salle d’attente et que notre mère criait à qui voulait l’entendre que l’on n’y reprendrait plus.

Je t’ai suivi dans la salle d’examen, il fallait que je sache…

Déjà je pouvais lire sur ton visage l’inquiétude de ne pas savoir, de ne pas comprendre. Combien de fois aurai-je l’occasion de lire cette expression dans tes yeux ! la vie t’apprendra à masquer tes émotions mais à moi, jamais tu ne pourras le faire. Bien sûr, tu ne le sais pas, et lorsque tu le comprendras, le passé sera loin derrière toi. Ce ne sera qu’un souvenir à peine perçu, une illusion d’une vie antérieure ; tu te souviendras d’avoir été, mais tes pas te mèneront ailleurs, là où toute souffrance est bannie et où seule compte la lumière.

Lorsque notre père t’a tenue dans ses bras, j’ai ressenti un tel amour entre vous deux que j’en fus une fraction de seconde jaloux, sentiment fugace, vite oublié, j’avais un rôle à tenir dans ton existence et je me devais de m’y tenir, sinon comment aurais-je pu te transmettre ce savoir, ce don qui te donne le pouvoir de parler de nous aujourd’hui ? Car c’est bien de cela dont nous parlons, de notre histoire. Certains y croiront, d’autres resteront sceptiques, tandis que les autres nous hueront. Mais qu’importe, l’important, ce sont les mots !

Ces mots par lesquels l’homme ne cesse de s’exprimer, qu’ils soient lettres, dessins ou sculptures, chacun nous transmet son histoire, son vécu, son ressenti.

Laisse-moi te guider jusqu’au bout du chemin, je ne te promets pas qu’il sera une ligne droite sans faille, mais chaque fois que ton âme doutera, je serai là pour toi.

Car vois-tu, je suis né avec toi, et vivrai à travers toi.

Nous serons l’un et l’autre.

Je serai cette main sur ton épaule.

Je serai cette voix qui te murmure dans la nuit :

« Tu n’es pas seule. »

 

 

Je suis née un après-midi de printemps.

Malgré tous mes efforts pour rester dans ce cocon, il me fallut bien affronter le monde.

Ma première impression fut une grande solitude.

Je devais garder toujours au fond de moi ce sentiment de manque : comme si j’avais oublié quelque chose ou quelqu’un quelque part.

On me déposa sur le ventre de ma mère et aussitôt je sentis sa peur, je devais comprendre plus tard, devenue mère à mon tour, que ce que je ressentis comme un rejet n’était rien d’autre que la peur de ne pas savoir comment m’aimer, elle qui avait grandi avec ses trois frères et été envoyée à Paris, certificat d’études en poche, pour travailler comme femme à tout faire.

Avec mon père une complicité naquit dès qu’il me prit dans ses bras, complicité qui ne se démentit jamais tout au long de notre chemin dans la vie.

Je posai un regard curieux sur ce nouvel univers.

Très vite je sus qu’il me faudrait m’y frayer un chemin, une route…

J’appelai à l’aide, seul le silence me...