La bille noire

La bille noire

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102 pages

Description

Au commencement était le Verbe...

Le verbe synonyme de parole ? Non.

Le verbe synonyme d’action, alors ? Peut-être.

Mais lorsque cette action est malveillante, récurrente et exercée sur un être qui n’est pas encore doué de parole – un enfant (in-fens) –, alors les mots ainsi que les émotions sont tus.

Un vide immense envahit cet être assujetti par la violence et qui devient alors avide d’affection falsifiable, tout autant que de tristesse masochiste.

Qui oserait, qui pourrait initier un voyage intérieur dans ce monde de non-dits où seule la souffrance est reine ? Seules les victimes d’attachement précaire le peuvent.

Je vous invite à partager les poèmes de ce recueil que je ramène, tels des trésors, de mon introspection et qui m’ont guidé tout droit sur l’« île mélancolie » : c’est le deuil inconcevable de soi qui réclame sans cesse, comme un dernier refuge, une mort apaisante. C’est l’anxiété permanente et la tristesse qui submergent sans raison tous les jours de ma vie...


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Informations

Publié par
Date de parution 25 janvier 2013
Nombre de lectures 22
EAN13 9791020324702
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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LA BILLE NOIRE

Marc LUQUET

La bille noire

Image

Éditions Baudelaire

© Éditions Baudelaire, 2013

Envois de manuscrits :
Éditions Baudelaire – 11, cours Vitton – 69452 Lyon Cedex 06

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Toute souffrance équivaut à une inspiration.
D’une douleur on tire un livre.

Alain Bosquet

À ma souffrance…

SOMMAIRE

Préface

Notes de l’auteur

Mélancolie

Mélodie Mélancolique

La bille noire

Par-delà…

L’ambulant

La parole

Comme un rayon d’ombre…

Souffrance

Mon Affection

Babel

Le réveil

La Marionnette triste

Donne-moi tes mots

Mamans

La Fontaine

Tristesse

Le Bouquet en deuil

Les larmes

La larme blanche

Tristesse ma tendresse

Les silences non-dits

Mots en grappes…

Le souffle

Violence

La détresse

Chronos

La détente : pile

La détente : face

La violence

La mère agitée

Les portées disparues

Trahison

Le mariage enchanté

La Confiance

Le chevalier sans cœur

Pare-Amour

L’attachement

L’ange déçu

Mort

La Vie

La Mort

L’exhumation

Les caresses

De marbre

Mes dons aux démons

Remerciements

PRÉFACE

QUELLE BILLE NOIRE ?

La sphère d’agate sombre qui, dans les cours de récréation allumait la convoitise dans les yeux des enfants ? On l’aurait bien échangée contre dix billes en terre… car elle conférait une telle respectabilité à son propriétaire, que celui-ci n’acceptait jamais de la mettre en jeu dans une partie de « poursuite » ou de « triangle ».

Ou bien la bille noire que le jeune sortait du sac, et que le sort condamnait alors à la conscription, alors qu’une bille blanche l’eut gardé dans ses foyers ?

La bille noire de Marc Luquet, c’est encore autre chose : c’est la marque de la violence parentale qui interdit à l’enfant d’exister et le prive de la parole, car l’être humain est avant tout un être de parole. Après cette violence, il faut un courage immense et une confiance forte pour apprendre que l’on existe en tant qu’être humain, que l’on a droit à ce qui lie les hommes entre eux : la parole.

Bien sûr, on sait parler et échanger, mais le verbe est un simple quotidien que l’on utilise comme la marche ou la vue. Il perd sa valeur spirituelle et symbolique.

Marc Luquet a apprivoisé cette symbolique, il a caressé le langage, l’a domestiqué peu à peu, il en a exploré la substance, la rythmique, l’assonance, il joue des homonymies. Il est passé du néant à la poésie pour atteindre la parole. À ses vers, il a insufflé le passé diabolique, la souffrance quotidienne, et parfois, comme un diamant, on y trouve l’espoir.

Le regard de ceux qui liront ces poèmes formera une certitude : celle du droit à l’existence, il engendrera la fierté d’être, à force de courage, revenu du fond de l’enfer.

Docteur Tarin

NOTES DE L’AUTEUR

Au moment même où j’écris ces mots, je ne suis pas sûr s’ils seront publiés. Il y a encore seulement quelques mois, jamais je ne l’aurais souhaité. Car je suis quelqu’un de très réservé. Ce recueil de poèmes est le résultat d’un véritable travail thérapeutique que j’ai réalisé. C’est le seul canal d’expression que j’ai su trouver en moi pour « vomir » mes souffrances et coucher mes « cadavres ». Aucun médecin n’a pu poser un diagnostic sur mon mal-être. Néanmoins j’ai réussi à en dessiner les contours.

Les mots étaient là : anxiété, angoisse, tristesse, souffrance, violence non digérée, trahison… et la mort comme refuge.

Les ingrédients d’une mélancolie sont là… Cette humeur dépressive décrite comme la « bile noire ».

J’ai alors intitulé cet ouvrage la « bille noire » pour y faire référence, mais également pour décrire la douleur quasi-viscérale qui la caractérise, comme si elle provenait d’une boule dans les entrailles.

La présentation du recueil ne suit pas l’ordre chronologique de l’écriture des textes. Je les ai regroupés dans différents chapitres selon la facette de la mélancolie qui y est le plus représentative : souffrance, tristesse…

Le premier chapitre est néanmoins consacré à la mélancolie car je n’ai pas réussi à les classer tant ils englobent la totalité des facettes de la mélancolie.

Pour être honnête, je ne suis pas très à l’aise sur l’effet que pourrait avoir la lecture de ces poèmes sur votre humeur, et j’ai presque envie de vous prier de reposer ce livre. Néanmoins je ne peux m’empêcher de penser que la publication de cet ouvrage sera pour moi, et je l’espère pour vous, comme une délivrance. J’ose espérer également que certains poèmes ou certains quatrains auront le pouvoir de vous apporter les mots qui vous manquent et que vous n’arrivez pas vous-même à poser sur votre propre souffrance.

MÉLANCOLIE

La mélancolie est donc le plus légitime de tous les tons poétiques.

Edgar Allan Poe

SOUFFRANCE

On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.

Marcel Proust

TRISTESSE

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.

Victor Hugo

VIOLENCE

Plutôt que de souffrir la violence, mieux vaut se donner la mort.

George Sand

TRAHISON

L’avenir, c’est la trahison des promesses.

Daniel Pennac

M...