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La liberté inachevée suivi de Poèmes psychédéliques d'un Hippy

De
158 pages

À l’aube du troisième millénaire

L’esprit démocratique et la liberté restent encore

Bien fragile en ce nouveau monde

Qui s’enfonce lentement dans les abysses

D’un vaste océan de civilisations en sursis.

Né en 1942 à Grenoble, Roger BOVE demeure actuellement à Lyon. Issu d’une modeste famille d’artisan d’origine italienne, il partage son enfance en errance entre le Dauphiné et la Provence. Il voyage beaucoup en faisant mille et un métiers et prend part à bon nombre d’événements marquants de l’Histoire. Il se joint au mouvement littéraire Beatnik (Beat Generation) à San Francisco en 1967 ainsi qu’au mouvement Hippy (Youg International Party – USA 1970). Il participe à la Guerre d’Algérie en 1962 (rapatriés sanitaire à cause d’une maladie), et est impliqué dans les événements de mai 1968. Ses principaux poèmes ont été publiés dans de très nombreuses revues et d’importantes Anthologies de poésie tant françaises qu’étrangères.


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Roger BOVE

La liberté inachevée suivi de Poèmes psychédéliques d’un Hippy

ISBN 979-10-203-0747-7

ISBN numérique 979-10-203-2267-8

© Éditions Baudelaire, 2015

www.editions-baudelaire.com

Table des matières
La liberté inachevée
La horde sacrifiée
La troïka de la démocratie
L’assemblée de la déchirure
L’Algérie au bout du fusil
Même l’hiver n’en finit pas de geler
Race, où est ta victoire ?
La fin d’un long calvaire
La guerre en Bosnie, une bonne affaire pour les médias
Le champignon vénéneux
Un monde bestial
L’exode de la honte
L’ultime génocide du siècle
Palestine – Israël
Vision d’apocalypse sur Babel
La persévérance d’un peuple
La bête immonde existe encore
Poème sur la guerre
L’ultime croisade pour l’or noir
La fin du tyran sanguinaire
Les assassins de la liberté
Le mur de l’absurdité
Mourir à Madrid
Le temps de la bestialité
L’été du chaos
Je me rappelle mai 1968
Poème de Soweto
Combattre
L’exterminateur des innocents
Plaidoyer pour un devenir plus humain
Les martyrs de Tian’anmen
Quatorze Juillet
Le mur de la honte
Le ghetto de Sarajevo
Martyrs aux mains nues
En souvenir de mai
Mes contestations
Érotique
Sur les routes psychédéliques
Un hippy dans la ville
Voyages
Réflexion un
The love machine
Reggae Joe
Fureur de vivre encore
New York – Croix-Rousse
Insomnie
L’émergence
À Bob Dylan
Soir de blues
Woodstock
Le rêve américain
Whisky – Blues
La mort n’est point raciste
La réflexion inachevée
Poème pour Johnny Hallyday
La désespérance d’un poète
Le fils d’immigré
L’homme qui voulait devenir une machine
Lassitude d’un vieux hippy
Œuvres littéraires éditées

Entre guerre et paix

Mes jeunes années se sont envolées

Entre guerre et paix

Mes rêves psychédéliques s’en sont allés

Entre guerre et paix

Seule ma pensée m’en est restée

La liberté inachevée

L’hiver nucléaire

Haute vague de l’apocalypse

Provenant des sinistres abysses

Haute vague de 15 mètres

S’en venant fracasser avec fureur

Les côtes paisibles

Du nord-est du Japon

En dévastant les villes

Et les villages de pêcheurs

Haute vague accompagnée

De 580 secousses sismiques.

Et comme emportées par le tsunami

Meurtrier sans pitié

Des milliers d’âmes épouvantées

Sont entraînées dans la mort

Comme fétus de paille

Dans la faune abyssale de l’océan.

La haute vague surgissante

Comme une tueuse impitoyable

Enveloppe de sa cape apocalyptique

Le nord-est de l’île meurtrie

Du Soleil levant.

Déjà, les innombrables dégâts sont immenses

Face à ce désastre fatal

Des villages de pêcheurs comme

Ofunato, Tono, Yamagata, Kugi

Taro, Noda, Misawa, etc.

Sont totalement anéantis

Des villes côtières comme

Sendaï, Rikuzentataka, Shiogama

Karakuwa, Minamisouma, etc.

Sont rayées de la carte du Japon.

Et, pendant ce temps-là,

La centrale nucléaire de Fukushima,

Déjà dévastée par son funeste destin,

Crache ses nuages de fumée mortelle

Sur des villes nipponnes

Cruellement ravagées.

L’hiver nucléaire est bien là

Couvrant de son voile endeuillé

Les débris d’une catastrophe annoncée

À l’aube de ce troisième millénaire.

Or, le peuple nippon en a vu

Bien d’autres avec les bombes

De Hiroshima et de Nagasaki

Il s’en remettra bien avec le temps

Mais d’en combien de temps ?

(À la mémoire des vingt-sept mille morts et disparus nippons au cours du tsunami et du séisme survenus le 11 mars de l’an 2011 – Japon)

Lyon, mars 2011

Le tyran de Carthage

Voilà bien des années d’oppression

Que le despote tunisien

Dirige d’une main de fer

Son peuple bien aimé des dieux

En condamnant au bannissement

Ses élites intellectuelles muselées

De libertés d’expression et de droits.

Après plus de 23 années de tyrannie

Sans partage de pouvoir avec son peuple

Le dictateur tunisien

Zine el-Abidine Ben Ali

Ne respecta plus son beau pays

qu’à coups de bâtons.

Voilà un nouveau peuple en marche

Vers la véritable démocratie

S’en venant par milliers des villes

Millénaires de Kasserine, de Sidi Bouzid,

La Goulette en se rassemblant

En masse sur l’avenue Habib ibn Ali Bourguiba

À Tunis.

Un vent nouveau de liberté souffle

Sur toute la Tunisie meurtrie

Par de nombreuses injustices

Sur un peuple souverain

Lié aux Phéniciens, aux Romains

Et Arabes.

Après un mois de lutte d’un pays

Déjà en liesse

La révolution du Jamin est en train

De gagner son destin

Et déjà le rat quitte le navire

En fuyant lâchement

Laissant sa nation à l’abandon

Cependant, le peuple tunisien

A gagné son combat contre le despotisme

Du président général Zine el-Abidine Ben Ali.

(À la mémoire des victimes du peuple tunisien tombées lors de cette mémorable journée historique du vendredi 14 janvier de l’an 2011 à Tunis)

Lyon, janvier 2011

La folie meurtrière d’un tyran

Après trois ans et demi d’une guerre fratricide

Qui a fait plus de 200 000 morts

De 12 000 enfants, de plus de 500 000 blessés

Et plus de neuf millions de réfugiés

Le fou sanguinaire Al-Assad massacrant

Son propre peuple dans l’indifférence de l’ONU

Continue méthodiquement son œuvre destructive.

L’exterminateur de la liberté syrienne

Poursuit son escalade d’assassinat avec sauvagerie

Sur un peuple épris de démocratie.

La ville martyre de Homs

Siège fondateur de la résistance

Contre l’oppression du parti Baath

Est littéralement réprimée dans le sang.

L’infâme extermination se poursuit de jour en jour

Contre l’armée libre syrienne

S’opposant au régime indigne dictatorial

De ce parti soi-disant socialiste Baath.

La folie criminelle d’état de Al-Assad

S’intensifie en bombardements s’abattant aveuglément

Sur des cités millénaires de Homs, Raqqa, Hamâs, Alep…

Assad le chimique a employé le 21 août 2013

Et le 23 mai 2014 du gaz sarin et chlore

Sur son propre peuple déjà martyrisé

La ligne a été largement franchie.

Des milliers de blessés innocents sont transportés

À la hâte en hôpitaux gouvernementaux

Soit pour y être torturés ou soit exécutés

Pendant que les rebelles blessés sont soignés

Chez l’habitant.

Sans cesse d’innombrables roquettes s’abattent

Sur les quartiers de Baba-Amr, Daraya, Deir Al-Assafir

Et, pendant ce temps-là, l’armée du régime

De Bachar Al-Assad exécute sans pitié

Les âmes innocentes du hameau d’Al-Koubeïr.

Déjà trois ans et demi de guerre civile passée

Dans les larmes et dans le sang.

Vision d’apocalypse ? Vision d’horreur ?

Est-ce la fin du régime syrien ?

C’est certain.

Le génocide existe toujours de nos jours

Et pour combien de temps encore…

(Poème dédié aux nombreuses victimes innocentes syriennes massacrées par une armée dictatoriale fanatisée d’un président boucher Bachar Al-Assad)

Lyon, place Bellecour, août 2014

Harkis, mes frères

Souvent traités de collabos

Avec l’armée française combattante en AFN

Souvent sous-estimés par certains hauts gradés

D’un défunt empire colonial français

Dans l’absurdité d’une guerre démembrée

Souvent bafoués par leurs frères de sang musulmans

Combattants rebelles contre l’injustice

Souvent même traités de vils tortionnaires

Dans de nombreuses exactions de tortures

Souvent traités de lâches parjures

Et d’infâmes transfuges à la solde des gros colons

De pieds-noirs par les hommes du contingent

Très souvent appelés à faire le sale boulot

De chercheurs de caches d’armes du FLN

Dans de très rudes crapahuts en djebels

Souvent décorés pour des faits d’armes

Qu’aucun gradé français n’aurait pu avoir

Souvent sacrifiés pour rien sur la scène des combats

Pour éviter à certains hommes de troupe

De se mouiller

Très souvent exécutés à obéir aux ordres

Pour effectuer de sales tâches

Comme certaines basses besognes

Entre autres les tortures et les « corvées de bois »

Envers leurs frères de sang de l’ALN

Inutilement sacrifiés par un gouvernement français

D’une guerre d’Algérie avortée

Dramatiquement honteuse à mes yeux de simple soldat

Laissés lâchement pour compte

Comme de vulgaires sacs de pommes de terre

Sur des quais de gare ou sur des quais maritimes

Aux mains tachées de sang d’une nouvelle armée

Régulière d’une République démocratique populaire algérienne.

On les a simplement sacrifiés

On les a bassement trompés

On les a laissés lâchement se faire assassiner.

Au mon de qui ?

Au nom de quoi ?

D’une guerre fratricide sans nom

Au nom d’une Algérie française

Ou au nom d’une future Algérie à pognon ?

Honneur et grandeur d’âme à mes frères d’armes

Qui ont su combattre avec leur cœur

Auprès d’une armée française millénaire

Pour la France et l’amitié envers celle-ci.

(En hommage à la mémoire des fidèles harkis morts pour une illusoire guerre d’Algérie)

Lyon, Croix-Rousse, décembre 2003

Le noir et le blanc

Toi l’humble homme blanc

Ô vaste cœur d’océan.

Toi le simple humain conquérant

Ô vains restes de hareng

Es-tu bien en accord auprès de ton piètre sort ?

Toi le pitoyable citoyen divin souverain

D’un illusoire royaume sans lendemain

Ô vains sourires de tendresse clairsemée

Dans un monde complètement paumé.

Toi l’étrange humain sublimé

Ô amitiés chimériques exilées sur ton frêle domaine

Connais-tu l’impitoyable détresse qui se traîne

Âpre et amère dans l’enchevêtrement de ses seuls mensonges

Sur une terre...