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La mémoire d'un amour oublié

De
128 pages

La vie entourée d'un bleu turquoise sous le regard innocent et ensoleillé. Ce beau papillon à la découverte d'un amour partagé se trouve prisonnier. Au final comme un messager, crie sa douleur, seul l'âme d'un enfant lui sert de libérateur.


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Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-64919-5

 

© Edilivre, 2014

Biographie

Cet ouvrage est une fiction qui raconte l’amour d’un Papillon pour une Fleur unique.

Je suis d’origine guadeloupéenne et j’ai voulu montrer une France ouverte au monde, grâce aux nombreuses cultures qui font sa beauté.

 

 

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Histoire romantique

« Cette œuvre, pleine de métaphores, relate l’histoire

d’unPapillon doté d’une morphologie exceptionnelle.

Comme toute création vivante, il est

poussé par la quête fondamentale du bonheur.

Il parvient à le découvrir au détour d’un parcours sinueux,

et se rend compte de sa particularité frappante.

Bien qu’ayant toujours vécu à la lisière de sa terre nourricière,

laFleur, merveille de toutes les splendeurs, devient pour lui, le

seul et unique amour, contre vents et marées, et au-delà des tourments de

l’histoire.

Le monologue du papillon

« Je suis le Papillon des Antilles.

À travers mes aventures, pourtant limitées,

et ma vie si éphémère,
mais que j’estime digne d’être contée,

j’ai effectué mon parcours d’admirateur,
au gré de mes découvertes.

Durant mon périple, une trouvaille bénie,
la Fleur, changea particulièrement

ma vie. Grâce à elle, j’ai appris à partager et à donner de l’amour,

ce qui pour moi, était rare. Ainsi suis-je le messager du monde entier,

qui a parcouru le chemin séparant
la douleur de l’amour,

mais toujours en direction du bonheur ».

Remerciements

MUSEE RODIN, Paris 7e

MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION, Paris 1er

MINISTERE DES OUTRE-MER, Paris 7e

MAIRIE DE PARIS

***

REGION ET DEPARTEMENT DE LA GUADELOUPE

OFFICE DU TOURISME DE LA GUADELOUPE

RECTORAT DE LA GUADELOUPE

FRANCE-ANTILLES GUADELOUPE

France Ô

***

REGION DE LA MARTINIQUE

AMBASSADE DOMINIQUE, Londres

AMBASSADE D’HAÏTI, Paris

***

AURELA Elise, Serge, Patrick, Joël, Philippe, (Marie-Claude « Mary »), Bernard

***

GIBRIEN Félicianne (Mamie)

LEGRAVE Christiane (Christy) & Raymond

LAMEGO France-Lise & Nicaise

RICHARD Antoinette

***

Présentation de l’ouvrage

C’est l’histoire d’un livre très ancien et poussiéreux, qui resta dans l’oubli pendant de nombreuses années, sciemment attaché par des chaînes, consciencieusement cadenassées, que nul n’osa forcer. Dans cet ouvrage, un malheureux papillon se trouvait prisonnier ; coincé entre les pages du livre, il n’avait qu’un seul souhait : être délivré par le Créateur. Le moment salvateur venu, une main blanche, délicate et diaphane brisa les chaînes. A peine ouvert, le papillon jaillit en direction des rayons du Soleil. Bien que meurtri, quittant sa Guadeloupe, il trouva, au tréfonds de lui-même, la force nécessaire pour prendre son envol libérateur. Nous découvrîmes alors sa personnalité enfouie sous tant de souffrances : une traînée de petits cœurs le suivait comme une trace d’amour. Pendant ce temps, à 170 km de là, à la Martinique, une fleur abandonnée gisait, seule depuis de nombreuses années, sans la moindre rosée matinale, et exposée à un soleil de plomb. Elle se battait pour survivre, la tige courbée, honteuse, et les feuilles desséchées. Les quelques pétales restants étaient noirâtres, ternes et caressaient le sol aride. Soudain, un miracle se produisit ! Le malheureux papillon qui avait soif de découvrir un amour partagé, se posa sur la fleur éprouvée, la courtisa, la raviva, si bien qu’elle reprit vie et forme, et se redressa majestueusement ; elle devint plus belle qu’elle ne l’était auparavant. Leur échange historique leur fit verser des larmes d’amour qui arrosèrent abondamment la fleur et firent enfin renaître sa splendeur.

Introduction

Une vie est une histoire que l’on écrit sur les pages du cœur, durant tout le temps de notre existence, et non sur le sable, car la mer pourrait l’effacer. Elle commence par l’infiniment petit et se termine par l’infiniment grand, entre-temps elle est parsemée d’embûches. Elle est régie par une loi fondamentale dont le maître-mot est aimer. Les étapes d’une vie, sont comparables au cycle naturel et soumises à des principes qu’il faut respecter harmonieusement. Le Papillon, l’Homme et la Fleur, comme autant de symboles mémorables pour ces êtres, vivants dans un coin du globe infiniment petit, allaient devenir, dans l’infiniment grand, les trois ombres de l’amour dans le cœur de la Terre. Aucun papillon ne volait dans le ciel bleu d’outre-mer et n’illuminait les jours ensoleillés de printemps et d’été, de ses ailes aux multiples couleurs. Les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas sa beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur de Printemps, et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient, comme le printemps, plus tendres pour tous les oubliés de l’amour.

Inspiration de l’auteur

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Sous un soleil printanier, je suis assis paisiblement sur un banc, à Meudon, devant le tombeau d’Auguste Rodin, qui réunit depuis 1917, et pour l’éternité, le grand artiste et son épouse Rose Beuret. Au-dessus de la pierre tombale, l’emblématique Penseur continue, sans trêve, sa longue méditation. Je réfléchissais aux nombreuses sculptures qu’il réalisa et à qui il donna une âme. Je me disais que la pensée est une opinion à circonscrire de volonté, un rapprochement par lequel se distingue la fierté optimale. Les mains de Rodin avaient atteint la perfection grâce à sa passion et à sa dévotion pour son art. Je me devais de saluer sa mémoire, en témoignage de toute mon admiration. Je continuais ma réflexion et m’imaginais adolescent lorsque j’aimais l’art et la culture ; mon professeur d’arts plastiques, au collège Carnot, à Pointe-à-Pitre, évoquait en termes élogieux la possibilité d’entrer aux beaux-arts. C’était comme si je reprenais mon histoire là où elle s’était arrêtée. Depuis tout ce temps, jusqu’à presque la moitié d’un siècle de vie, je pensais avoir oublié l’objet de mon attirance. A cet instant précis, un papillon se posa sur une fleur au centre du tombeau. Je fermais les yeux, et sentis mon imagination m’inspirer un rêve qui m’amena sur les rivages de mon île natale, la Guadeloupe. Un songe en forme de papillon. La Martinique, une île fleurie comme un bouquet de roses entre les mains de Rodin. La porte de l’enfer s’ouvrit. Le passé et le présent de mon île nourrissaient mon imagination artistique – toujours empreinte de liberté et d’amour auxquels je suis si attaché – pour me transformer en papillon, en fleur – car l’un ne va pas sans l’autre – tout en restant moi-même. J’ai donc conçu une biographie à partir d’un mélange d’ingrédients : histoire, humour, poésie, métaphores, et fiction, pour créer un parfum dont l’objectif ultime est d’inviter le lecteur à sentir passionnément le goût de :

« La Mémoire d’un amour oublié »

Préambule

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Le vernissage pouvait commencer au centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre. Les enfants en tenues traditionnelles se joignant les mains, formant comme une cathédrale, présentaient passionnément les œuvres du « peyi an nou » (notre pays).

La jeunesse issue de la nouvelle génération revendique son appartenance à la Guadeloupe, en désignant son territoire du nom de Gwada. La Martinique, de son côté, répond au nom de Madinina. Les liens de gémellité des deux îles ont été tissés grâce à des points communs tels que la langue française et un passé historique datant de la traite négrière. Elles ont toutes deux été contraintes de quitter leurs parents biologiques, pour grandir au sein d’une famille caribéenne, en passant par Nantes, un lieu de rendez-vous avec l’Europe. Avec le temps, elles se rendirent compte que d’autres filles caribéennes avaient connu le même sort ; certaines avaient été contraintes d’assimiler l’anglais, d’autres s’étaient pliées à la domination espagnole. Gwada et Madinina sont devenues des départements français à part entière, dès 1945. En plein cœur, dans cette zone battant au rythme de l’amour, notamment à travers la solidarité guadeloupéenne, en 1942, an tan Sorin, sous le gouverneur Sorin, il fallait se débrouiller, cultiver, être ingénieux, prendre l’initiative… Cette renaissance ouvrirait des horizons vers le monde extérieur. Durant ce temps, ceux qui n’avaient pas appris à connaître ces deux îles allaient souvent les comparer, sans clairement distinguer les particularités de chacune, et créer du même coup, des blessures et marques profondes pour le devenir touristique.

En revanche, ceux qui prennent le temps de les découvrir se rendent compte de leurs particularités. A travers leur beauté et leur charme, la faune et la flore sont associées pour la vie de toutes les espèces. Aujourd’hui, ces deux îles françaises des Petites Antilles, ne sont pas assez connues des Français de l’Hexagone ni des autres pays de la francophonie. De nombreux enfants vivent parfois des situations très éprouvantes. Abandonnés, orphelins, handicapés…, leurs vies semblent un cauchemar. L’espoir de connaître un cocon familial où règne l’amour demeure primordial et fondamental. Par ailleurs, dans de nombreuses civilisations, la liberté d’aimer est contrainte au mutisme. La sensation de fraîcheur sous une température ensoleillée, le sentiment de sérénité et d’apaisement, sont des éléments, sources de bienfaits, d’épanouissement, et cela, pour toute forme de vie qu’elle soit animale, végétale ou humaine.

Dans son passé, qui hantait tous les esprits, l’Afrique noire, tout comme une mère biologique, fut privée de ses nombreux enfants, contraints de s’exiler vers les fers de l’esclavage. Pendant plusieurs décennies, la culture africaine était très différente de la culture européenne ; la cause principale n’était autre que le trafic des esclaves, au sujet duquel l’Encyclopédie américaine déclare : « Il adésorganisé la culture et l’industrie noires, enrayé le développement des arts, renversé des gouvernements et causé la stagnation culturelle qui a marqué le continent noir depuis le XVIIe siècle » (vol. XX, 1927 p. 47). Souvent, des Africains troquaient d’autres Africains, contre de l’alcool, des tissus, des bracelets, des couteaux, des épées, et surtout des armes à feu, très recherchées pour les guerres tribales. L’ampleur du trafic, pour fournir une main-d’œuvre forcée dans les plantations, et les conséquences sur la société africaine furent stupéfiantes. Selon la NouvelleEncyclopédie britannique (éd. 1976), « on estime le nombre important d’esclaves transportésde l’autre côté de l’Atlantique entre 30 000 et 100 000 millions ». Il faut reconnaître que les Africains n’étaient pas toujours capturés par les Blancs ; mais aussi, au cours de guerres et de raids, par des Noirs qui vendaient ensuite leurs compatriotes aux trafiquants. On estime qu’un tiers des prisonniers mouraient avant l’embarquement et un autre tiers durant la traversée.

Les membres d’une même famille étaient dispersés, et les trafiquants ou les nouveaux maîtres changeaient leur nom en véritable identité qui fut usurpée au détriment d’une adoption tronquée. Pourtant, ces lignées venant de l’ouest et du centre de l’Afrique ne resteraient pas dans l’oubli de leurs propres racines. Les ports négriers à...